Le programme de terminale se fixe pour ambition l'intelligence d'ensemble de la période par l'approche croisée des grands axes de l'évolution, de notions opératoires et d'un nombre maîtrisé de connaissances factuelles.





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Série S

Commentaires des thèmes d’étude d’histoire

Le monde contemporain (II)



Le programme de terminale se fixe pour ambition l'intelligence d'ensemble de la période par l'approche croisée des grands axes de l'évolution, de notions opératoires et d'un nombre maîtrisé de connaissances factuelles. Au fil de l'année, l'étude plus approfondie d'événements soigneusement choisis et d'un nombre restreint de documents étayent les démonstrations, nourrissent la culture et entraînent les élèves à l'analyse rigoureuse.
Les relations internationales depuis 1945 (12 heures)
La guerre froide (1947-1991) (7-8 h.)

Au fil de 1945 et 1946, les témoignages de méfiance puis les blocages se multiplient entre les vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale, notamment dans la gestion de la question allemande, pôle de tension durable. 1947 marque une étape décisive dans l’émergence de deux camps antagonistes. Ce processus de bipolarisation ouvre la guerre froide, qui constitue avec la décolonisation l’autre fait majeur des rapports internationaux de l’après-guerre.

L’expression « guerre froide », inventée en 1947, désigne en même temps une période de l’histoire contemporaine (que le programme prend dans son acception large : de la seconde moitié des années 1940 à 1991) et un conflit multiforme, d’intensité variable, dressant l’un contre l’autre deux blocs visant l’extension maximale de leur influence et l’endiguement voire le refoulement de l’adversaire. Les ressorts durables de ce conflit sont l’opposition des idéologies — qui rend la paix impossible —, la recherche permanente du meilleur positionnement, la prise au sérieux du risque nucléaire — qui rend la guerre improbable —, la peur et diabolisation de l’autre, qui sont à leur maximum entre 1948 et 1953.

Dans la seconde moitié de la décennie 1950, la volonté d’affirmation du Tiers-Monde, le changement de la politique extérieure soviétique et les enseignements de crises graves, comme celle de Cuba, induisent une pacification progressive. Celle-ci débouche sur la période de la « détente », qui s’étend de 1963 au milieu des années 1970 et fait des États-Unis et de l’URSS des « adversaires-partenaires ». Malgré la poursuite de la guerre au Viêtnam et le désaccord profond sur la situation au Proche-Orient, les rencontres Nixon-Brejnev de 1972 et 1973 marquent un temps fort de cette phase.
Les relations internationales de la période se structurent donc en partie autour de l’existence et de la confrontation de deux universalismes : les modèles américain et soviétique. Ceux-ci ne sont immuables ni dans le temps ni, tant ces pays sont vastes, dans l’espace : pour simplifier l’approche, le programme centre leur étude sur les décennies 1950-1960 et sur leurs caractères les plus permanents.
Modèle idéologique

Dans la continuité du programme de 1995, les programmes de 2002 entendent le mot de « modèle » comme un outil didactique, facilitant la présentation et la compréhension des traits saillants d’une réalité historique par articulation entre l’exposition d’un petit nombre de faits et le recours à l’abstraction, entre le dégagement d’invariants et la prise en compte de l’évolution. L’accent est mis sur le versant idéologique, c’est-à-dire les mythes fondateurs, le système de valeurs et de normes, les pratiques culturelles, la vision des rapports état/société civile et de l’organisation socio-économique, qui fournissent un soubassement commun à tous ceux qui y adhèrent ou en dépendent.

Inscrite par les programmes dans le cadre des relations internationales, l’étude des modèles américain et soviétique inclut la présentation de leur force d’attraction, de leur diffusion et de leur mobilisation dans le cadre de la confrontation entre les deux Grands.
Parmi les traits caractéristiques du modèle soviétique, on trouve : le postulat optimiste du progrès et la croyance en la toute-puissance du pouvoir, qui ont une traduction dans le volontarisme aménageur ; l’affirmation de l’unité organique de la société, que traduisent l’exaltation d’un homme nouveau dévoué à la collectivité, la stricte limitation de la propriété privée, le rôle attribué au parti communiste ou le transfert des échecs et des craintes sur les « ennemis » du peuple et de l’état : le Goulag est à son apogée au début des années cinquante ; la prégnance des méthodes de gestion des années trente, qui vont de pair avec l’idéologisation de la réalité ; l’imprégnation générale du langage marxiste-léniniste.

Après la disparition de Staline, les nouveaux dirigeants associent rupture et continuité. Un processus complexe de sortie du totalitarisme s’amorce. Par contre, après une phase effective de réformes socio-économiques dans un contexte de forte croissance, le khrouchtchévisme renoue à partir de 1958/1959 avec un mode de régulation et une floraison d’effets d’annonce qui tournent le dos au réel.

Pour beaucoup d’hommes à travers le monde, l’expérience soviétique, connue de manière sélective et dont la résistance victorieuse aux Allemands vient de montrer l’efficacité, offre un exemple de transformation volontariste de l’existence. Elle constitue une réponse aux dysfonctionnements qu’ils constatent ou combattent.

Le modèle américain connaît aussi un apogée au lendemain de la guerre. Il se nourrit d’un corps de valeurs : la liberté et la force des contre-pouvoirs ; l’influence du pouvoir judiciaire et de la religion, liée à l’histoire américaine de la démocratie et à l’exercice du civisme ; la confiance dans la valeur régulatrice du marché, la figure positive de l’entrepreneur, la bonne conscience vis-à-vis de la réussite matérielle, la suspicion envers l’action publique, dont un corollaire est l’efficacité des fondations privées ; la capacité à susciter périodiquement de nouveaux horizons : mythe de la frontière ou nouvelles étapes de la modernité économique, dont le pays se veut un laboratoire permanent. L’american way of life fournit un horizon d’attente aux Américains qui n’ont pas encore rejoint la classe moyenne et fascine l’étranger, y compris les détracteurs des États-Unis. La puissance économique et la réussite dont témoigne ce mode de vie concourent à convaincre les Américains de l’exemplarité de leur démocratie libérale.

Cette confiance est cependant ébranlée durant les années soixante, qui connaissent de nombreuses inflexions : développement de la réglementation sociale et de l’intervention de l’état — surtout sous la présidence Johnson —, phase d’introspection et de profonde contestation, premiers indices de la crise du fordisme. Pour autant, le rêve américain n’est pas mis à mal, comme en témoignent les chiffres de l’immigration après la libéralisation de celle-ci (1965).
Les années 1973-1975 constituent un renversement de la conjoncture internationale, à partir duquel la déstabilisation l’emporte. Une tonalité anxiogène succède à l’euphorie de la première époque de la croissance. Les rapports de force entre les deux Grands évoluent à rythme court (déclin états-unien à partir de 1973-1974 puis réaffirmation au temps du « reaganisme », expansion brejnévienne puis enlisement). Leur cogestion s’essouffle : la logique de guerre froide s’affirme à nouveau à partir de 1979, tandis que s’accroissent les concurrences politique (la Chine) ou économique (le Japon). Les conflits régionaux se multiplient, contribuant aux profondes difficultés du continent africain.

Prenant acte des effets asphyxiants pour l’URSS de l’expansion impériale et militaire, Mikhaïl Gorbatchev, nouveau premier secrétaire du PCUS (1985), privilégie l’apaisement. Ce dernier se marque notamment par le traité de Washington de décembre 1987, qui ouvre la voie au désarmement. Ce fait et d’autres, telle la fin de l’apartheid en Afrique du Sud ou le caractère assez largement apaisé du dialogue interreligieux, montre aux contemporains que le pire n’est pas inéluctable.

Puis, à un rythme absolument imprévu, des fondements majeurs du monde de l’après-guerre, voire d’après 1917, s’effondrent. À l’issue d’une tentative de six ans pour apporter une réponse aux impasses du système, l’URSS se délite en 1990 et disparaît en décembre 1991, après avoir accepté la perte de son glacis européen dès 1989. La guerre froide prend fin.
Bibliographie

- « Enseigner l’histoire contemporaine », Historiens & Géographes, n°s 375 de juillet-août 2001 et 376 de septembre-octobre 2001 (articles de R. Frank, A. Kaspi, J. Marseille et J. Sapir).

- Duroselle Jean-Baptiste et Kaspi André, Histoire des relations internationales de 1945 à nos jours, Armand Colin, « Classic », 2002, 663 p.

- Milza Pierre, Les Relations internationales (1945-1973), Hachette, « Carré-Histoire », 1996, 240 p.

- Soutou Georges-Henri, La Guerre de Cinquante Ans, Les relations Est-Ouest 1943-1990, Fayard, 2001, 650 p.

- Vaïsse Maurice, Les Relations internationales depuis 1945, Armand Colin, « Cursus », 2002, 250 p.

- Dullin Sabine, Histoire de l’URSS, La Découverte, « Repères », 2003, 124 p.

- Le Siècle communiste, L’Histoire, n° 223, juillet-août 1998.

- L’Empire américain, Les Collections de l’Histoire, n° 7, février 2000.

- Vaïsse Justin, Le Modèle américain, Armand Colin, « Synthèse Histoire », 1998, 95 p.
Le nouvel ordre mondial (4-5 h.)

Au tout début des années 1990 s’achève une double séquence chronologique : les États-Unis se trouvent sans adversaire militaire ; le système d’économie communiste disparaît d’Europe, tandis que la Chine, qui a introduit l’économie de marché en 1978, l’officialise en 1993.

Première puissance globale de l’histoire, les États-Unis veulent promouvoir un « nouvel ordre mondial », au sein duquel la paix serait fondée sur le multilatéralisme (première guerre d’Irak). Mais ce néo-wilsonisme suscite rapidement des réserves, qui mettent en cause une Realpolitik de fait, la prétention instinctive des états-Unis à se situer du côté du bien, leur lecture idéologique des réalités mondiales, les motifs inavoués de leur alternance d’interventions ou de réserve, ou encore la direction qu’ils impriment aux institutions économiques internationales (fortement contestée par les organisations altermondialistes).
Dans les faits, le passage entre le XXe et le XXIe siècles apparaît marqué par la complexité (qui transparaît nettement dans la situation du Proche-Orient) plus que par un ordonnancement manifeste. Les attentats du 11 septembre 2001 contre les États-Unis en fournissent une illustration dramatique, qui focalise l’attention sur la frange radicale de l’islamisme.
Islamisme

Des années 1970 au début des années 1990, le projet de l’islamisme politique est de construire, à partir du pouvoir d’état, un système politique totalisant, gérant la société et l’économie en s’appuyant sur les fondements de l’Islam et en refusant le pluralisme politique (l’Iran d’après la révolution de 1979).

Les analystes concluent à l’échec de ce projet, à l’inflexion des nombreux mouvements représentatifs vers une logique nationaliste et une insertion dans le jeu politique, et au glissement de l’islamisme vers les dynamiques fondamentalistes.

On englobe sous cette dernière expression des courants différents, mais qui se meuvent tous dans l’espace de référence de l’oummah : mouvements prédicateurs prônant l’islamisation de la société en se désintéressant de l’action politique explicite, activistes radicaux sans projet de construction de société nouvelle. Laissés pour compte de l’échec de l’islamisme politique, souvent partie prenante des jihad d’Afghanistan, de Tchétchénie, des Philippines, etc., les radicaux refusent toute logique nationale et se font les défenseurs d’une communauté musulmane déterritorialisée. En recherche de modèles, ils se reconnaissent volontiers dans la figure d’Oussama Ben Laden ; symétriquement, les États-Unis, du fait de leur politique au Proche-Orient, des frustrations qu’ils ont pu engendrer et du symbole culturel qu’ils incarnent, sont devenus pour eux l’adversaire absolu.

La compréhension de cet ensemble est complexe :

- l’échec de l’islamisme politique ne signifie pas celui de la réislamisation : questionnement de la modernité au nom des valeurs spirituelles, quête individuelle du salut, création d’écoles et d’associations humanitaires, alignement de la législation sur la charia, diffusion du voile et port de la barbe sont des réalités, à l’œuvre dès les années 1970, très visibles dans les années 1980. Des jeunes nés dans des familles issues de l’immigration sont sensibles à ce mouvement, relayé par la prédication internationale et l’Internet.

- le fondamentalisme ne traduit pas la seule résistance de l’islam traditionnel : c’est un néo-fondamentalisme qui s’accompagne souvent d’une mise en cause des références anciennes (cas des talibans ou de jeunes des pays occidentaux critiquant les conceptions religieuses de leurs parents) ;

- dire que les discours fondamentalistes n’expriment pas un projet politique ne doit faire oublier ni qu’ils traduisent nombre de frustrations dues à des situations nationales (corruption, despotisme, injustice sociale) ni qu’ils s’inscrivent dans la dynamique anti-impérialiste, exprimée dans un langage religieux endogène différent du tiers-mondisme des années 1950-1960.
- Les Islamistes, L’Histoire, n° 281, novembre 2003.

- Burgat François, L’Islamisme en face, La Découverte, « Poche », 2002, 304 p.

- Kepel Gilles, Jihad, Gallimard, « Folio actuel », 2003, 751 p.

- Martinez-Gros Gabriel et Valensi Lucette, L’Islam en dissidence. Genèse d’un affrontement, Seuil, « L’univers historique », 2004, 336 p.

- Mutin Georges, Du Maghreb au Moyen-Orient, un arc de crises, La Documentation photographique n° 8027, juin 2002.

- Roy Olivier, L’Islam mondialisé, Seuil, « Essai politique », 2002, 144 p., et Généalogie de l’islamisme, Hachette, « Pluriel », 2002, 119 p.
Les efforts de l’Organisation des Nations Unies — qui compte 190 membres en 2002 pour 125 en 1970 — pour incarner la communauté internationale témoignent de cet état de fait. L’attribution aux casques bleus du prix Nobel de la paix en 1988 est révélatrice de l’énergie mise à monter des opérations de paix et des espoirs investis dans l’ONU durant la seconde moitié des années 1980 et le début des années 1990. Le décalage entre ces espoirs et la réalité se révèle souvent cruel par la suite, et la question des missions et du financement se pose avec d’autant plus d’acuité que la combinatoire des attentes et des risques évolue rapidement. Il n’est que de souligner les pistes nouvelles que constituent l’affirmation du droit d’ingérence (1991), la création de la Cour pénale internationale (1998) ou encore les craintes anciennes mais réactivées en matière de dissémination nucléaire et de qualité de l’environnement.
Bibliographie

- « Enseigner l’histoire contemporaine », Historiens & géographes, n°s 375 de juillet-août 2001 et 376 de septembre-octobre 2001 (articles de R. Frank, A. Kaspi, J. Marseille et J. Sapir).

- Duroselle Jean-Baptiste et Kaspi André, Histoire des relations internationales de 1945 à nos jours, Armand Colin, « Classic », 2002, 663 p.

- Milza Pierre, Les Relations internationales (1945-1973), Hachette, « Carré-Histoire », 1996, 240 p.

- Vaïsse Maurice, Les Relations internationales depuis 1945, Armand Colin, « Cursus », 2002, 250 p.

- Bertrand Maurice, L’ONU, La Découverte, « Repères », 2003, 124 p.

- Lafay Frédérique, L’ONU, PUF, « Que sais-je ? », 2003, 128 p.

Colonisation et indépendance (8 heures)1

Cette partie est à traiter sur la longue durée, du milieu du XIXe siècle aux années 1960 incluses.
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