Le programme de terminale se fixe pour ambition l'intelligence d'ensemble de la période par l'approche croisée des grands axes de l'évolution, de notions opératoires et d'un nombre maîtrisé de connaissances factuelles.





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La colonisation européenne et le système colonial (4-5 h.)

Elle est préparée par une période de gestation, durant laquelle la conquête politique n'est pas à l'ordre du jour, si l'on excepte l'Algérie. C’est surtout à partir des années 1870 que commence une ère de colonisation, qui constitue un des traits saillants de l’expansion européenne. Elle fait jouer une série de mécanismes : volonté humanitaire et civilisatrice, ambitions stratégiques et affrontements des nationalismes, développement du capitalisme et révolution industrielle, suprématie scientifique et technologique patente à la fin du XIXe siècle. La conquête ne s’opère pas aisément, engendrant des résistances armées de populations, de chefs comme Samory Touré dans l'Ouest africain, de sociétés organisées : guerres zouloues, opposition annamite à la conquête des années 1880, victoire de Ménélik II contre les Italiens en Abyssinie. Quoi qu’il en soit, le processus aboutit à la domination politique et économique par les puissances européennes d’espaces continentaux et maritimes immenses.

La pacification et les principaux partages sont acquis entre les années 1890 et 1914, même si la résistance ne cesse jamais (ce dont témoigne la guerre du Rif) et si la Première Guerre mondiale occasionne une redistribution entre les vainqueurs. La période proprement gestionnaire des empires commence alors. Les « coloniaux » (missionnaires, fonctionnaires, commerçants…) sont peu nombreux et l’appareil colonisateur modeste, rapporté à l’ampleur de la tâche. L’empirisme l’emporte donc, d’où l’hétérogénéité des situations, que renforce l’absence ou la présence de colons qui ne forment une composante effective du peuplement qu’en d’assez rares endroits, dont l’Algérie. On peut cependant repérer quelques tendances, tels l’intérêt britannique et hollandais pour la tutelle indirecte, ou la politique plus étatique et assimilatrice de la France. La diversité des modes de mise en valeur est aussi grande, même s’il s’agit toujours de vendre des biens manufacturés, d’obtenir denrées tropicales, cultures industrielles puis produits du sous-sol, de lever l’impôt. Un équipement en infrastructures de transport destinées au contrôle et au drainage des productions est conduit partout, avec un coût humain élevé et des problèmes de capitaux (en 1914, l’investissement colonial français ne représente pas 15 % des investissements à l’extérieur). Même s’il y a des exceptions — l’Indochine est précocement équipée —, la période d’engagement maximal des métropoles est tardive, liée à la crise et même généralement postérieure à la Seconde Guerre mondiale.

C’est dans l’entre-deux-guerres que le discours colonial imprègne le plus la culture collective des métropoles, comme en témoigne pour la France le succès de l’Exposition de Vincennes de 1931. Il vante des réalisations qui ne sont pas minces, comme l’éradication progressive des endémies, et d’autres qui exigeraient plus de nuances, tels la scolarisation et le développement économique. Au total, l’entrée des colonies dans l’économie-monde et une certaine modernité est réelle, sans se fonder systématiquement sur la contrainte : ainsi l’attrait de la condition salariée attire-t-elle largement vers l’économie minière en plein essor dans l’entre-deux-guerres (a fortiori quand les travailleurs bénéficient du paternalisme typique du Congo belge). Mais, sans que la colonisation se confonde avec le colonialisme, elle emprunte à ce dernier la majorité de ses traits ; globalement, il s’agit bien d’abord d’une exploitation, qu’elle soit conduite par le biais des compagnies concessionnaires, de l’économie de traite, des grandes exploitations ou des réquisitions de toute nature.
Bibliographie

- Michel Marc, La Colonisation européenne, La Documentation photographique, n° 7042, août 1997.

- Le Temps des colonies, Les Collections de L'Histoire, n° 11, avril 2001.

- Pervillé Guy, De l'Empire français à la décolonisation, Hachette, « Carré histoire », 1993, [outre le cas français ici présenté, le chapitre 1 est utile pour l’approche des concepts]

- Bancel Nicolas, Blanchard Pascal, De l'indigène à l'immigré, Gallimard, « Découvertes Histoire », 1998, 128 p.
La décolonisation et ses conséquences (3-4 h.)

L’émancipation politique des colonies constitue un fait décisif du XXe siècle, qui ne se limite pas à la phase de décolonisation et entretient des liens avec la question contemporaine des rapports Nord-Sud.

C’est la transformation du contexte international pendant et après la Seconde Guerre mondiale qui favorise, avec des décalages dans le temps et l’espace, l’épanouissement et la radicalisation des revendications nationales. Les métropoles ne réagissent pas unanimement devant la remise en cause du système colonial par les colonisés, les nouvelles puissances dominantes et l’ONU : les plus affaiblies s’accrochent à reconstituer leur domination, le Royaume-Uni adopte une position plus souple. Quoi qu’il en soit, la fin des empires est acquise pour l’essentiel en à peine 20 ans, au moins si l’on réserve le cas de l’Afrique portugaise et celui de l’aire soviéto-russe. Dès 1949-1950, la montée des tensions internationales et la poussée communiste en Asie inscrivent le mouvement dans la concurrence Est-Ouest. Cette articulation dure jusqu’au début des années 1980, mais la décolonisation de même que les efforts d’organisation du Tiers-Monde ont leur dynamique spécifique et ne se confondent pas avec la guerre froide.
Tiers-Monde

Quand Alfred Sauvy l’utilise pour la première fois (France-Observateur du 14 août 1952), par analogie avec le tiers état, le terme « Tiers-Monde » revêt une double signification : géopolitique (un ensemble distinct des pays occidentaux et des pays communistes) et socio-économique (les pays pauvres en recherche de développement). Le succès de ce néologisme est immense, du fait de sa charge symbolique et de sa vocation englobante.

Au long des années 1950 à 1970, l’expression offre matière à débat, notamment quand elle désigne en bloc les « pays décolonisés », la voie neutraliste ou la concentration des difficultés, alors que ces recouvrements ne sont que partiellement exacts. Cela nous rappelle qu’il y a une histoire de l’utilisation de ce type de concept.2
Dès les années 1950, l’ébranlement des empires et plus largement le recul des puissances européennes — dont la crise de Suez constitue un emblème — libèrent un espace politique. Ils facilitent l’émergence du Tiers-Monde sur la scène internationale, qui se manifeste en deux temps : lors de la conférence afro-asiatique de Bandung en 1955, durant laquelle la Chine populaire confirme son statut d’acteur incontournable, puis dans les années 1960, avec la relance du non-alignement et les efforts d’organisation dont témoigne la mise sur pied de l’Organisation de l’Unité africaine (1963).

Quelques années auparavant, la naissance de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (1960) montre que l’autonomisation se déplace vers la recherche d’un nouvel ordre économique et vers ce qu’on appellera bientôt le développement. La réunion de la première Conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement en 1964 confirme cette inflexion. à cette époque, le débat sur les causes du sous-développement est extrêmement vif, mais les rapports n’ont guère de peine à s’entendre sur des constats : décrochage par rapport aux pays industrialisés, faiblesse du revenu individuel, malnutrition, analphabétisme, démographie non contrôlée et secteur tertiaire hypertrophié, toutes caractéristiques avec lesquelles l’explosion urbaine interfère de plus en plus. Se déploient alors, en parallèle, une politique de coopération des anciennes métropoles avec les jeunes nations (de manière bilatérale ou par l’intermédiaire de la CEE : la convention de Yaoundé date de 1963) et une radicalisation d’une partie du Tiers-Monde, qui dénonce, notamment aux conférences du Caire (1964) et de Lusaka (1970), le néo-colonialisme.
Bibliographie

- Michel Marc, Décolonisations et émergence du tiers monde, Hachette, « Carré Histoire », 1993, 271 p.

- Pervillé Guy, De l’Empire français à la décolonisation, Hachette, « Carré-Histoire », 1993, p. 90 s.

- Pervillé Guy, L’Europe et l’Afrique (1914-1974), Ophrys, 1994, 152 p. [sélection de textes commentés].

La France de la Ve République (12 heures)3

Cette partie offre un potentiel élevé de liaisons avec d’autres parties du programme ou avec d’autres programmes : articulation avec des thèmes clefs abordés en I et II (décolonisation, influence des modèles idéologiques, etc.), approche historique et géographique du III.3 (La France dans le monde), lien à établir avec le programme de géographie de la classe de première.
Un nouveau système républicain (3-4 h.)

La crise algérienne, qui accroît la faiblesse de l’exécutif en même temps qu’elle en révèle l’ampleur, provoque la fin de la IVe République — qui aura duré douze ans — et l’appel au général de Gaulle. La constitution, promulguée le 4 octobre 1958, vise à garantir la continuité et l’efficacité de l’état dans le respect de la souveraineté du peuple, qui élit les députés, décide du sort des projets qui lui sont soumis par référendum et, à partir de 1962, choisit le président de la République. Elle introduit un nouvel équilibre des pouvoirs, plus strictement séparés et au sein desquels l’exécutif l’emporte sur l’activité parlementaire (voter les lois, contrôler le gouvernement) très encadrée. S’il est évident pour le général de Gaulle — comme pour ses successeurs — que le président de la République est la clé de voûte des institutions, une ambiguïté existe dans le partage des responsabilités entre celui-ci et le Premier ministre : elle se révèlera ultérieurement. Au total, la Ve République présente un visage institutionnel inédit, incluant des éléments parlementaires et des éléments présidentiels ; on a pu parler d’un régime « semi-présidentiel ».

Il fonctionne sans à-coup grave durant la période gaullienne, les septennats de Georges Pompidou et de Valéry Giscard d’Estaing et les premières années de la présidence de François Mitterrand, malgré les césures que représentent le dur affrontement sur le mode d’élection du président de la République (automne 1962), la crise de 1968 et le départ brusqué du général de Gaulle l’année suivante, l’accès d’un non-gaulliste à l’élysée (1974) et l’alternance qui porte la gauche au pouvoir (1981). Des traits apparus tôt tendent à s’amplifier, tels le présidentialisme, la logique binaire, le poids du conseil constitutionnel. Par bien des traits, on a quitté la culture républicaine traditionnelle pour celle des grandes démocraties libérales, ce que confortent le tournant décentralisateur (fin 1981) et l’entrée croissante de la norme internationale dans l’ordre interne.

Les législatives de 1986 introduisent un nouveau paramètre : la majorité parlementaire diffère de la majorité présidentielle. La désignation du Premier ministre et la formation du gouvernement dépendant dans les faits du rapport de force à l’Assemblée nationale, commence l’expérience dite de cohabitation. Comme elle est récurrente, puisque aucune majorité élue depuis 1978 n’a été reconduite, elle nourrit un débat portant à la fois sur le régime et sur la capacité des projets politiques à satisfaire les aspirations des Français. Une redistribution de l’électorat et des partis accompagne ces évolutions des décennies 1980 et suivantes : recul électoral du parti communiste, constitution d’un courant écologiste, efforts pour construire des coalitions de droite et de gauche, ancrage de l’extrême droite et poussée de l’extrême gauche. Ces deux derniers traits apparaissent nettement lors des présidentielles de 2002, à l’issue desquelles Jacques Chirac est élu pour la deuxième fois — désormais pour 5 ans.
Bibliographie

- Bastien François, Le régime politique de la Ve République, La découverte, « Repères », 1998, 121 p.

- Becker Jean-Jacques, Histoire politique de la France depuis 1945, Armand Colin, « Cursus », 2000, 207 p.

- Berstein Serge, Wieviorka Olivier et Winock Michel, La République recommence. De 1914 à nos jours, Histoire de la France politique, Seuil, 2004, p. 283-547.

- Néant Hubert, La politique en France XIXe-XXe siècle, Hachette, « Carré histoire », 2000, 240 p.

- Les Cultures politiques en France, s. d. de Serge Berstein, Seuil, « Points histoire », 2003, 436 p.
Économie, société, culture (4-5 h.)

Ce thème d’étude vise à dégager l’évolution d’ensemble de la démographie, des structures économiques, du niveau de vie et des modes de vie, au sein desquels s’inscrivent le fait religieux et les pratiques culturelles. Il se nourrit de l’analyse de données statistiques et de faits et témoignages signifiants. Le repérage des rythmes et des inflexions aide les élèves à maîtriser cette évolution ; ainsi l’installation structurelle du chômage à partir de 1975 (890 000 personnes et un dépassement du seuil de 3 %) dessine-t-elle peu à peu un nouveau paysage social, politique et culturel. La césure de la décennie 1970 ne se révèle pas systématiquement pertinente : des mutations sociales entamées durant les années 1960 l’enjambent, le PIB par habitant s’accroît autant entre 1973 et 2001 qu’entre 1950 et 1973.

La croissance est l’un des maîtres-mots de l’analyse : elle vaut pour l’espérance de vie et la population – qui augmente de 17 millions entre 1954 et le début du XXIe siècle, soit plus que de 1700 à 1950 —, la productivité et la production, le niveau de vie et la consommation, la formation, dont la prolongation transforme le niveau moyen d’études et de qualification de la population. La productivité apparaît comme une clef et un emblème du changement : en 1973, un actif occupé crée 20 700 dollars constants de plus qu’en 1950 ; en 1998, il en crée 18 770 de plus qu’en 1973.

Ce dernier trait contribue à dessiner une nouvelle France du travail. Il en est d’autres : recul du travail indépendant, augmentation de la population active, diminution de la durée du travail (à nuancer selon les périodes et les catégories), redistribution des activités collectives. D’une répartition presque égalitaire en 1954 : 6,4 millions d’actifs dans l’agriculture, 6,7 dans l’industrie et 7,1 dans les services, on passe à la ventilation hiérarchisée du début du XXIe siècle et à ses 16,5 millions d’actifs dans les services. C’est la population employée dans l’industrie qui connaît l’évolution la plus heurtée, atteignant son apogée historique en 1973 puis diminuant de 3 millions en 30 ans. Un tel contraste attire l’attention sur la rapidité – voire la brutalité – des changements et sur l’importance de la chronologie. Bien des phénomènes possèdent la même caractéristique : les modes de gestion et de management des entreprises successivement dominés par le modèle du fordisme puis par celui du toyotisme, la place des femmes sur le marché du travail d’abord en net repli puis en expansion, la géographie des espaces productifs industriels ou encore l’appel aux travailleurs immigrés. Ce dernier est massif et multiforme dans les décennies d’après-guerre (nourrissant le second grand flux migratoire de l’histoire de France : 1,7 million d’étrangers en 1954, 3,4 millions en 1975) puis se tarit dans les années 1970, sous le double effet du retournement de conjoncture et de l’arrivée de classes d’âges nombreuses sur le marché du travail ; il cède alors la place à une immigration de regroupement familial.

Immigration, arrivée des rapatriés, croît naturel, exode rural et mutation de l’appareil productif : tout se conjugue pour favoriser les villes. Pour faire face, l’urbanisation est d’abord majoritairement verticale, avant de s’épandre en vastes nappes pavillonnaires — 230 000 maisons individuelles sont construites en 1977. Elle donne naissance à de nouvelles manières d’occuper le territoire et à de nouveaux paysages, comme le font aussi l’avènement des hypermarchés à partir de 1963, la modernisation des infrastructures de transport ou l’équipement des littoraux. Pour valoriser l’espace national, orienter les phénomènes qui l’affectent et établir une certaine équité spatiale, une politique d’aménagement du territoire est assurée de manière volontariste jusqu’au début des années 1970 ; c’est l’un des aspects du renforcement du rôle de l’état, si sensible depuis les années 1930. Si un nouveau paradigme s’affirme ensuite en matière d’aménagement, l’idée elle-même n’est pas abandonnée.

Ce nouveau rapport aux lieux est l’un des facteurs ayant modifié les choix et les modes de vie, marqués par une mutation proprement inimaginable au sortir de la guerre. Elle affecte la structure familiale, la place et la situation matérielle des plus âgés et, dans un autre registre, la consommation, le confort de l’habitat, l’équipement matériel, l’ampleur des déplacements de toute nature, etc. L’amélioration du niveau de vie des plus de 60/65 ans constitue l’un des tournants les plus nets ; à la fin du siècle, c’est au sein d’autres groupes que vit la majorité des exclus : jeunes de 15-25 ans, femmes à la tête d’une famille monoparentale…

La mutation affecte aussi le rapport de la société au religieux. Au sortir de la guerre, rares sont les régions coupées des traditions chrétiennes. Ainsi l’église catholique baptise-t-elle 9 enfants sur 10 et marie-t-elle 8 couples sur 10 dans les années 1950. L’après-guerre apparaît même comme l’un des apogées du catholicisme français, ce que reflète plus tard l’intérêt suscité par Vatican II. Mais l’érosion de la place du religieux est manifeste au fil des Trente Glorieuses. Compte tenu de sa position dominante, le catholicisme est le plus touché, et la crise qui l’affecte à partir des années 1960 retentit sur tout le dispositif social, symbolique et spirituel. À la suite de ces évolutions et de nombreuses autres, le paysage religieux français contemporain apparaît contrasté et fluctuant : le judaïsme et l’islam, renouvelés par des apports migratoires, se sont donné une plus grande visibilité communautaire ; les églises chrétiennes, ébranlées, demeurent une instance de transmission et d’activité caritative sans beaucoup d’équivalents dans la société civile ; l’émergence de nouveaux courants spirituels ou dans un tout autre registre le succès de l’ésotérisme, de la voyance ou de l’astrologie manifestent religiosité diffuse, recherche d’équilibre et besoins de certitudes ; la modernité est soumise à un questionnement inquiet.

Autre trait majeur du second XXe siècle : la montée en puissance d’une culture de masse fondée sur le son et l’image, qui concourt à la dislocation des cultures closes (celles des terroirs et des groupes socioprofessionnels) et à l’uniformisation de la société. Caractérisée par la consommation en très grand nombre de spectacles et d’objets culturels identiques, elle se diffuse par de multiples canaux. Mais c’est avec la télévision qu’elle entretient les rapports les plus étroits : ils font de cette dernière le médium souverain de la période, même s’il est loin d’être hégémonique : en 1963 et 1964 deux tiers des 14/20 ans lisent le mensuel Salut les copains, de 1958 à 1978 la radio triple son parc. Dans ce contexte, la culture « cultivée » est l’objet d’une évolution ambiguë : nombre de ses vecteurs (enseignement secondaire et supérieur — en 1936, 2,7 % d’une classe d’âge obtient le baccalauréat pour 20 % en 1970, 36 % en 1989 et 63 % en 1995 —, livres, revues de haute vulgarisation, expositions, etc.) et de ses thématiques sont plus répandus qu’avant-guerre ; parallèlement, elle est mise en concurrence et relativisée par la critique des hiérarchies dont est porteur l’esprit de 1968. Ce contraste n’est que l’un de ceux dont témoigne l’histoire culturelle contemporaine : culture de masse mais privatisation des pratiques culturelles permise et encouragée par le progrès technologique, uniformisation mais constat au fil des enquêtes du maintien de fortes distinctions culturelles entre groupes sociaux.
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