Inspecteurs pédagogiques régionaux d'histoire et de géographie de l'Académie de Paris





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Lettre ouverte

à Madame Jalta, Messieurs Carnat et Lauby,

Inspecteurs pédagogiques régionaux d'histoire et de géographie
de l'Académie de Paris

Nous avons pris connaissance de votre lettre académique d'histoire et de géographie du 12 décembre 2008. Non sans effarement !

Les collègues qui enseignent nos disciplines dans les collèges et les lycées parisiens y sont invités à assister à la projection d'un docu-fiction intitulé « L'évasion de Louis XVI », projection programmée pour le 11 février et qui sera suivie d'un débat entre les jeunes, leurs professeurs et le producteur du film ainsi que la directrice de l'unité magazines et documentaires de France 2... 

Le «conseiller historique» de ce docu fiction, Jean Christian Petitfils, a-t-il rédigé ou ratifié les quatre lignes de présentation destinées à convaincre les enseignants d'emmener leurs élèves voir ce film ? Quatre lignes ahurissantes :

Pour sauver ses enfants de la terreur, et sa femme Marie Antoinette de la vindicte populaire, le roi Louis XVI, déguisé en bon bourgeois, s'enfuit incognito du palais des Tuileries où il est prisonnier. Mais rien ne va se passer comme prévu. L'échec de sa fuite se soldera un an plus tard par la décapitation du roi et de la reine de France.
Ignorance ou falsification ?

Quelles que soient les divergences d'appréciation sur les intentions du roi Louis XVI, ce roi incertain et secret, tous les historiens sont d'accord sur les faits suivants : la terreur comme système de gouvernement usant de moyens de coercition terribles sur les contre révolutionnaires a été mise en oeuvre à partir de septembre 1793 pour atteindre son plein déploiement en mai- juin 1794, soit plus de deux ans après la fuite de Varennes. Elle n'est donc pas la cause de cet événement majeur, elle en est la conséquence différée !
Citons les historiens les moins suspects de partialité en faveur des Jacobins tant vilipendés aujourd'hui : l'historien Edgar Quinet évoque en ces termes le plan de Mirabeau devenu conseiller de la Cour jusqu'à sa mort survenue le 2 avril 1791 :

Le roi se réfugiera dans une place forte au milieu des régiments fidèles. De là proclamation pour dissoudre l'Assemblée, convocation du ban et de l'arrière ban de la noblesse, Paris investi, réduit à capituler ainsi que la Révolution[...] L'effet de la mort de Mirabeau sur le roi fut de le convaincre qu'il n'y avait plus de salut pour lui au-dedans du royaume. Dès lors toutes ses pensées se tournèrent vers des projets de fuite [vers les Pays-bas autrichiens - l'actuelle Belgique - qui appartenaient à son beau-frère Léopold, l'empereur Habsbourg dont le secours financier et militaire apparut désormais indispensable]. C'est pour reprendre les concessions politiques et non pour autre chose que Louis XVI sur le chemin de Varennes allait chercher une armée aux frontières et des alliés sur les trônes d'Europe.

Une génération plus tard, un autre historien, celui qui a obtenu la création d'une chaire d'histoire de la Révolution française, Alphonse Aulard écrit :

« Dès le mois d'octobre le projet était arrêté de partir secrètement pour Montmédy. L'empereur ferait sur nos frontières une démonstration militaire qui effraierait les patriotes. Louis XVI marcherait sur Paris avec l'armée de Bouillé ». Puis il cite la lettre mensongère du roi lue à l'Assemblée le 19 avril pour endormir la vigilance des Parisiens : J'ai accepté et juré de maintenir cette Constitution dont la Constitution civile [du clergé] fait partie et j'en maintiens l'exécution de tout mon pouvoir. Aulard poursuit : Au même moment Louis XVI se concertait avec l'étranger et avec Bouillé pour sa fuite et son coup d'état.



Veut-on des analyses plus récentes ? Voici celle de Frédéric Bluche auteur d'une biographie de Danton qu'on ne soupçonnera pas de sympathie excessive à l'égard des Jacobins :

Louis XVI prisonnier de Paris depuis le 18 avril, ulcéré d'avoir dû accorder sa sanction à la Constitution civile du clergé votée le 12 juillet 1790 et condamnée par le pape le 10 mars 1791 est décidé à ne plus jouer le rôle que les circonstances lui imposaient depuis presque deux ans. Il est résolu à fuir la capitale, à se réfugier en province à Montmédy afin de retrouver au moins la plénitude de ses attributions constitutionnelles.

En fuyant vers la frontière dans l'espoir de trouver des troupes fidèles à Montmédy loin de la fournaise révolutionnaire, le roi espérait mettre un terme à la Révolution, retrouver l'intégralité de ses pouvoirs, c'est-à-dire déchirer le mensonge de la monarchie constitutionnelle espérée par l'Assemblée nationale mais à laquelle il n'avait consenti que sous la pression du peuple parisien manifestée le 14 juillet lors de la prise de la Bastille puis le 6 octobre 1789 lors de la marche des femmes sur Versailles : elles y étaient allées chercher du pain mais aussi la ratification (on disait alors la sanction) de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen jusqu'alors différée par le roi.

L'affrontement du 18 avril 1791 allait accélérer la mise en oeuvre du plan de fuite parce qu'elle révélait au roi la force croissante des révolutionnaires : le roi très chrétien aurait voulu célébrer la semaine pascale à Saint Cloud en compagnie d'un curé «non-jureur », n'ayant pas prêté le serment de respecter la Constitution civile du clergé. Le peuple ainsi que les gardes nationaux affectés à la garde du palais lui avaient interdit le passage, jugeant suspecte cette sympathie affichée à l'égard d'un clergé non-jureur dès cette date assimilé à la contre révolution militante. Conflit où le facteur religieux se mêlait inextricablement au conflit politique. Cet événement met fin aux hésitations du roi qui décide de suivre le plan d'évasion mis au point par le marquis de Bouillé et Fersen.

Il quitte les Tuileries au soir du 20 juin 1791, est arrêté à Varennes le lendemain soir par l'intervention conjointe du maître de poste Drouet et de la municipalité : le plan hasardeux du roi s'effondrait tandis que les citoyens découvraient avec stupeur le roi « fuyard » et « menteur ».

Ils avaient accueilli avec joie la Révolution et ses changements institutionnels, ils avaient pris conscience de leur qualité de citoyens membres adultes d'une nation proclamée apte à se gouverner elle-même en administrant ses communes, ses départements. Aventure prodigieuse mais troublante par sa nouveauté si bien qu'ils avaient placé leur confiance dans une figure tutélaire à peine retouchée : ils avaient imaginé une paisible mutation de la fonction royale, un roi de droit divin transformé en roi constitutionnel jouant loyalement le jeu.
Cette illusion majoritairement partagée s'effondrait sous le choc des faits : le roi avait laissé derrière lui une Déclaration aux Français, que nous citons d'après le résumé détaillé qu'en donne Mona Ozouf ( Varennes la mort de la royauté Gallimard 2005).

Louis XVI a fait une description très exacte ...des accrocs faits à la prérogative royale par des Constituants qu'obsédait le désir de subordonner l'exécutif jusqu'à la paralysie...Le roi commande toujours l'armée mais celle-ci ...refuse d'être commandée...C'est en son nom qu'on rend la justice mais qu'est-ce que ce pouvoir judiciaire s'il ne peut refuser son consentement aux juges que le peuple aura élus? Il dirige l'administration mais le pouvoir administratif appartient désormais aux départements aux districts aux municipalités tous corps délibérants ...qui nuisent à l'unité et à la rapidité d'exécution...Que peut l'influence d'un roi qui n'a plus ni places ni récompenses à distribuer ?...Qu'est ce enfin et surtout qu'un roi écarté de l'élaboration des lois ?

Jaurès cite cet autre passage fort éclairant :

Revenez à votre roi il sera toujours votre père...Quel plaisir n'aura-t-il pas à oublier toutes les injures personnelles et à se revoir au milieu de vous lorsqu'une Constitution qu'il aura acceptée librement fera que notre sainte religion sera respectée...

Aucune allusion et pour cause à la terreur dans ce texte mais une énumération précise des innovations révolutionnaires auxquelles le roi très chrétien ne peut consentir.

Le traumatisme vécu fut tel qu'il donna naissance au premier courant républicain, à Paris, mais aussi plus timidement en province. Et c'est cet immense bouleversement des consciences, cette modification fondamentale des rapports de forces qu'on voudrait ramener à la dimension d'un drame domestique ? Louis XVI avait une plus haute idée de sa fonction, de ses responsabilités ! N'en déplaise à France 2 et à sa directrice des magazines et documentaires !
Grotesque, cette façon de présenter l'aventure du 21 juin 1791 s'inscrit également dans un courant historiographique bien précis : celui qui a envahi les médias et produit toutes sortes de « livres noirs » dont « Le livre noir de la révolution française » publié par les éditions catholiques du Cerf : parmi les auteurs de cet ouvrage collectif on relève les noms de ...Jean Christian Petitfils « le conseiller historique » associé à la production de ce docu-fiction recommandé par votre lettre académique de décembre !

Jean Christian Petitfils a multiplié les biographies de « nos rois » ce qui relève de sa liberté intellectuelle mais ne le qualifie nullement pour trancher sur l'histoire révolutionnaire. Sa monumentale biographie de Louis XVI (1114 pages) reprend avec une éloquence digne du vicomte de Chateaubriand les images noires mises en circulation par les libellistes royalistes : la prise de la Bastille ? Pratiquement rien sur la dureté du combat mais une complaisante évocation du « peuple violent, barbare, carnassier, bouillonnant de pulsions sadiques »...

La marche des femmes sur Versailles ? « Des amazones déguenillées, dépoitraillées, des harengères, des marchandes de vin, des blanchisseuses, des filles de chambre, des catins... » Suit la scène fameuse par laquelle La Fayette réussit à faire acclamer la reine au balcon du château. Elle inspire ce jugement vengeur : « versatilité de cette foule irrationnelle et impulsive qui s'apprêtait quelques instants auparavant à égorger la malheureuse et à faire des cocardes de ses boyaux » (?)

L'insurrection du 10 août 1792 d'où naquit la première République fondée sur le suffrage universel masculin ? Due aux « démagogues de la Commune », elle donna naissance à la « démocratie totalitaire »!
Le procès du roi ? Une anticipation des procès staliniens !

« Portée par une minorité agissante animée d'une utopie totalisante sinon totalitaire la république mettra plus d'un siècle à s'en remettre ».

D'où vient la violence qui selon Petitfils est consubstantielle à toute l'histoire révolutionnaire et disqualifie toutes ses institutions ? Du 20 juin 1789 quand les Etats Généraux s'instituent Assemblée Nationale ! Une assemblée unique omnipotente vite livrée à la démagogie et à la surenchère des factions...un pouvoir détenteur par principe de toute autorité exécutive, législative judiciaire et enclin par son origine comme par sa nature au totalitarisme ...tous les maux ultérieurs de la révolution, les désordres, la violence sauvage et collective ont trouvé leur origine dans cette appropriation de la souveraineté sans partage par une assemblée unique.

Les quatre lignes citées plus haut prennent alors tout leur sens : la fuite du roi expliquée par son souci de «sauver ses enfants de la terreur »...qui n'interviendra que deux ans plus tard dans le contexte de la guerre civile et étrangère ! Le tripatouillage de la chronologie ne révèle pas seulement le mépris des faits, il signe la volonté de s'inscrire dans un courant politique qui a la faveur des médias et qui vise à déconsidérer la Révolution dès son origine !

Libre à J-C Petitfils de cultiver cette veine politico-littéraire prometteuse de succès médiatique. Mais nous sommes surpris et choqués de découvrir que l'Inspection régionale d'histoire de l'Académie de Paris a jugé bon d'accorder à cette entreprise la caution de son autorité pédagogique.

N'y a-t-il pas là abus de fonction ?
Veuillez agréer, Madame l'Inspectrice, Messieurs les Inspecteurs, l'assurance de notre attachement à un enseignement honnête de l'histoire.


Nicole Bossut, Odile Dauphin, Jean-Jacques Marie *
* Nicole Bossut historienne de la Révolution française ayant enseigné dans l'académie de Paris jusqu'à ma retraite.

Epouse Perron 71 A rue de Talant 21000 Dijon lucienperron@wanadoo.fr

Odile Dauphin professeur agrégée enseignant au lycée Montaigne qui nous a communiqué cette lettre académique de l'inspection d'histoire géographie de l'académie de Paris.

Odile Dauphin 38 rue Vellefaux 75010 Paris odile.dauphin@laposte.net

Jean-Jacques Marie agrégé, historien de la Révolution russe, responsable du CERMTRI qui nous propose d'imprimer et de diffuser cette lettre que nous soumettrons à la réflexion et à la discussion de nos collègues (et pas seulement historiens)

CERMTRI 28 rue des petites Ecuries 75010 Paris cermtri@wanadoo.fr

Cette lettre ouverte installée sur le site du CERMTRI a été imprimée à mille exemplaires pour être portée à la connaissance du plus grand nombre possible d’enseignants.
Signataires :
Pierre Serna professeur à Paris I directeur de l'Institut d'histoire de la Révolution française

Michel Biard professeur à l'Université de Rouen

Michel Vovelle professeur émérite Université de Paris I Panthéon Sorbonne

Philippe Bourdin professeur d'histoire moderne Université Clermont II,

président de la Société des études robespierristes

Frank Labrasca professeur à l''université Rabelais Tours

Michel Barbe agrégé d'histoire et géographie retraité académie d'Aix Marseille

Rémy Jeanneau agrégé retraité académie de Caen

Gérard Bourdin historien (Orne)

Maurice Martin professeur retraité académie de Versailles

Lluis Roura professeur d'histoire moderne (Université autonome Barcelone Espagne)

Jean Paul Rothiot maître de conférences Université de Nancy II (retraité)

Eric Saunier enseignant chercheur historien Université du Havre

Jeff Horn Manhattan College New York

Jacques Guilhaumou chercheur CNRS

Pascal Dupuy maître de conférence histoire moderne Université de Rouen

Jean-Numa Ducange ATER histoire moderne Université de Rouen

Edouard le Moigne agrégé d'histoire géographie Saint-Brieuc

Jean Salem professeur UFR de philosophie

directeur du Centre histoire des systèmes de pensée moderne Paris I Panthéon Sorbonne

Claude Coquard agrégé de lettres, docteur en histoire, retraité

Martine Lapied professeur Université de Provence

Annie Crépin maître de conférence en histoire contemporaine Université d'Artois retraitée

Claude Mazauric professeur émérite Université de Rouen, chevalier de la légion d'honneur

Annie Crépin maître de conférence en histoire contemporaine Université d'Artois (retraitée)

Jean Hubac agrégé d'histoire, doctorant en histoire moderne,

chargé de TD en histoire moderne Université Paris X Nanterre

Françoise Brunel maître de conférence en histoire moderne Université Paris I Sorbonne

Pierre Roy enseignant du secondaire retraité

Jean Marc Schiappa docteur en histoire enseignant

Liliane Fraysse professeur histoire géographie retraitée académie de Versailles

Nicole Aurigny professeur de lettres académie d'Amiens

Marcel Picquier enseignant retraité académie de Lyon

Marc Belissa enseignant à Paris X Nanterre

Hervé Leuwers professeur Université Lille III

Nicole Dorey professeur agrégée d'histoire retraitée

Marc Olivier Gavois professeur d'histoire géographie académie Aix Marseille

Daniel Letouzey professeur d'histoire,

Natacha Coquery, professeur d'histoire moderne à l'université de Tours
Christine le Bozec, enseignant à l'université de Rouen, ancien doyen de la faculté de lettres de Rouen.

Martin Waldman, professeur émérite d’histoire, City University of New York.

Christine Fauré, directrice de recherches CNRS

Jacques Girault, professeur émérite université de Paris XIII

Alain Dalançon, professeur honoraire de chaire supérieure.

Marie-Claude Bartholy, agrégée de philosophie ,retraitée

Jean Vigreux ,professeur d'histoire contemporaine université de Franche Comté

Louis Couturier , professeur d’histoire retraité, académie de Versailles

Annie Lacroix Riz ,professeur d'histoire contemporaine université de Paris VII

Michel Eliard ,professeur de sociologie retraité, Toulouse le Mirail

Louis Weber, ancien président de l'Institut de recherches de la FSU.

Julien Papp, historien

Soizik Moreau, professeur agrégé, retraitée.

Françoise Rousseau, professeur d'histoire géographie en retraite académie de Versailles

Jean Guillaume Lanuque professeur d'histoire géographie, académie de Nancy

Nathalie Lutaud professeur de gestion, académie de Marseille

Roland Corominas ,agrégé d’espagnol, retraité.

Lucien Perron ,professeur d'histoire géographie en retraite.

Christian Beuvain , professeur d’histoire-géographie,académie de Dijon.

André Yon, professeur d’ histoire ,académie de Créteil

Pierre Lévêque, professeur honoraire d’histoire-contemporaine Université de Bourgogne

Jean-Pierre Eude, professeur d’histoire-géographie retraité Paris

Christian Coudène ,enseignant sciences économiques retraité

Dominique Briand professeur d'histoire géographie IUFM basse Normandie

Stanislas Hommet ,professeur d'histoire géographie IUFM-UCBN basse Normandie

Pierre Cize économiste

Daniel Jouteux, directeur d'école retraité

Mathilde Roux, vacataire histoire géographe Université du Maine

Marie France Sale, coordonnatrice enfance MDPH Sarthe

Michel Colin, professeur de lettres retraité

Philippe Icard, professeur de droit public université de Bourgogne

Anne Herbin professeur d'histoire géographie

Elsa Forey, professeur de droit public université de Franche Comté

Franck Laidié professeur d'histoire du droit université de Franche Comté

Jeannine Jouvet, professeur de philosophie honoraire

Guy Jouvet, professeur de philosophie honoraire

Georges Prautoy, professeur de mathématiques en retraite

Patrick Gand Roy ,rectorat de Dijon

Gordana Djurovic,documentaliste

Jacques Gaillard, professeur de lettres académie de Dijon

Danielle Roy ,professeur en retraite (Loire)

Jean Claude Vanie,r enseignant (Côte d'or)

Christian Beuvain , enseignant histoire géographie Côte d'or
Alexandre Bande, agrégé, docteur en Histoire médiévale, Lycées Condorcet et Chaptal (CPGE) (Paris)

Jean-Marc Berlières, professeur d’histoire contemporaine, Université de Bourgogne

Céline Borello, maître de conférence en histoire moderne, Université de Haute- Alsace.

Olivier Coquard, docteur en histoire, professeur de chaire supérieure, Lycée Henri IV, Paris

Bernard Gainot,Université Paris I ,Panthéon-Sorbonne

Jean-Clément Martin, professeur émérite à Paris I.

Alain Chevalier, Conservateur en chef du Patrimoine, Directeur du Musée de la Révolution française, Domaine de Vizille ( 38)

François Godicheau, maître de conférence en histoire contemporaine, Université de Bordeaux.

Yann-Arzel Durelle-Marc, professeur d’histoire du droit, Université de Franche-Comté.

Jean-Pierre Debourdeau, professeur d’histoire-géographie retraité (académie de Dijon)

Loïc Lebars, professeur d’histoire retraité, académie de Nantes.

Philippe de Carbonnières, assistant de conservation chargé des colletions Révolution-Empire au musée Carnavalet.

Jacky Gélis, professeur émérite d’histoire moderne, Université Paris VIII.

Henri Hassan, Professeur de SES (académie de Lyon)

Christian Coudene, enseignant SES retraité (académie de Lyon)

Jacques Chatillon, professeur retraité d’histoire-géographie ( Côtes d’Armor)

Catherine Giappiconi , agrégée de lettres, ex PLP Lettres-histoire (Paris)

Christine Schimmer, agrégée de lettres classiques.(Paris)

Marianne Darras, agrégée de lettres classiques (Paris)

Edith Danry, professeur de lettres modernes (académie de Dijon)

Jean-Pierre Doujon, maître de conférences- économie, histoire des faits économiques et sociaux (retraité), Grenoble

Jean-Louis Grappin, agrégé de mathématiques (CPGE) Paris

Alain Cuénot, professeur d ‘histoire, docteur en histoire, académie de Versailles

Dominique Gros, maître de conférence retraité, droit public, Université de Bourgogne.

Nadine Marie-Schwartzenberg, chercheur CNRS.

Yannick Delpoux, professeur d’histoire (académie de Toulouse

Claude Palacios, agrégée de lettres classiques, académie de Paris

Martine Lannaud , professeur de Chaire Supérieure retraitée, Paris.

Reynold Humphries, agrégé, professeur d’Université, retraité.

Thierry Aprile, Professeur Agrégé, Créteil.

Sylvie Aprile, Professeur d’histoire moderne Lille 3.

Marc Ferro, Directeur d’études à l’EHESS Co-directeur des Annales.

Daniel Roche, professeur au Collège de France.

Jean-Luc Chappey, maître de conférence histoire contemporaine, Paris I Panthéon-Sorbonne.

Bernard Vinot, professeur agrégé retraité ( académie d’Amiens)

Marie-Claude Vitoux, maître de conférence histoire contemporaine, Université de Haute –Alsace.

Laurence Favier, maître de conférence Université de Bourgogne.

Jacques Gleyze professeur d’Université (STAPS) Santhesih Montpellier IUFM

Michel Aurigny, professeur de mathématiques, Président de l'association les Amis de Gracchus Babeuf .

Jean Bart, historien du droit, Université de Bourgogne.

Jacqueline Baynac, professeur d' histoire retraitée (académie de Dijon)

Francis Blanchet, professeur agrégé de mathématiques ( Paris)

Olivier Dumoulin, professeur des Universités, Histoire contemporaine( Université de Caen)

Georges Epitalon, professeur d’histoire retraité (académie de Nice)

Boris Ernult, professeur de géographie, CPGE, Caen.

Xavier Giovannetti, professeur de lettres classiques retraité (académie de Nice)

Anne Girollet, maître de conférence en histoire du droit, Université de Bourgogne.

Béatrice Grassias, agrégée de lettres classiques ( Paris)

Jacques Lelong, professeur d’histoire agrégé retraité, historien.

Hélène Lézaud, agrégée d’histoire-géographie, retraitée ( Aix-Marseille)

André Paris, professeur d’histoire retraité (académie de Dijon), historien.

Jean-Jacques Petit, professeur d’histoire retraité (Nantes)

Stéphane Kotovtchikhine, maître de conférence en histoire du droit et des institutions, ancien vice-président de l'Université de Bourgogne.

Françoise Roussel, professeur agrégée de philosophie, CPGE Paris.

Alain Sauvage, professeur d’histoire (académie de Besançon)

Philippe Salvadori, maître de conférence histoire moderne, directeur du département d’histoire de l’Université de Bourgogne.

Claude Singer, professeur de lettres modernes (académie de Versailles)

Jean-François Dormois, professeur de lettres-histoire en lycée professionnel ( Autun)

Jean-Pierre Molénat, historien, directeur de recherche émérite CNRS.

Jean-Pierre Peyrard, professeur d’histoire retraité ( Clermont-Ferrand)

Michel Delamotte, professeur d’histoire retraité ( Rouen)

Pascal Le Mao, professeur agrégé de géographie, (Paris)

Jean-Claude Blanchetière, professeur d’histoire retraité (Caen)

Bernard Daniel, professeur de philosophie (Le Mans)

Michel Pageard, directeur d’école retraité( Le Mans)

Audrey Marc, professeur d’histoire (Montpellier)

Martine Coulon, professeur de lettres classiques.

Jean-Pierre Cassard, professeur agrégé d’histoire-géographie, lycée J Ferry, St-Dié.(88)

Maurice Stobnicer, professeur honoraire d’Allemand( Créteil)

Nada Chaar, professeur agrégé d’histoire-géographie, lycée St-Saens, Deuil la Barre(95)
--------------------------------------------------

25 janvier 2009

Nous avons reçu de Mr Jean-Christian Petitfils la lettre suivante :
Paris le 20 janvier 2009

« L’EVASION DE LOUIS XVI »

Monsieur,

Je n’ai ni écrit ni validé le texte de présentation dont vous parlez. D’après la société productrice du film, que j’ai contactée, celle-ci s’étant rendu compte de son erreur avait déjà supprimé l’expression que vous condamnez à juste titre « pour sauver ses enfants de la terreur. .. »

Je suis étonné que vous ayez pu croire que je cautionnais une erreur aussi monumentale puisque, semble-t-il, vous avez lu mon livre.

Avec mes salutations distinguées. »

---------------------------------------------
Cette précision de Mr Jean Christian Petitfils ne peut qu’amener à s’interroger : d’où vient donc cette  « monumentale erreur » ou contre-vérité qu’ il rejette et qui remplace par un mobile inventé les mobiles réels de la fuite du roi et dissimule donc ces mobiles réels ? Quelle est son origine ?  Si la société productrice a retiré ce membre de phrase, pourquoi les enseignants invités à venir avec leurs élèves assister à la projection du docu-fiction sur la fuite de Louis XVI ont-ils reçu une invitation qui l’introduit ou le maintient ,pourquoi à la date du 25 janvier le texte qui figure sur le site du rectorat de Paris est-il inchangé?

Nous ne pouvons donc que répéter la question sur laquelle se conclut la lettre ouverte adressée par nos soins à madame et messieurs les IPR d’histoire géographie de Paris : accorder à une contre-vérité historique aussi manifeste et grave la caution de l’autorité pédagogique de l’Inspection Pédagogique Régionale d’histoire de Paris, n’est-ce pas un abus de pouvoir ?

Nicole Bossut-Perron, Odile Dauphin , Jean-Jacques Marie.
Lire la réponse des IPR dont cet extrait : " Faut-il à ce point rechercher des raisons d’exister, faut-il avoir tant de rancunes et des frustrations rentrées, faut-il avoir le goût des querelles rances pour susciter à partir de rien une agitation vide de sens ? Seul l’intérêt pour la falsification, la manipulation et l’intimidation semble constituer le moteur pathétique de votre lettre, diffusée à l’envi afin que son funeste objectif soit davantage assuré " .

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