La séparation et dépendance du politique et du religieux





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LAÏCITE, VALEURS DE LA REPUBLIQUE, LIBERTE RELIGIEUSE

Christian Salenson




Un lien étroit unit la laïcité et la liberté religieuse. La laïcité garantit la liberté religieuse. La liberté religieuse fonde la laïcité. Je voudrais montrer l’interaction et l’interdépendance des deux qui agit alors comme un critère de jugement sur l’une et sur l’autre. Je le ferai en rappelant quelques points essentiels sur la laïcité qui à mes yeux au moins sont comme des conditions pour un vivre ensemble, dans l’esprit de la loi de 1905. J’évoquerai plus rapidement les valeurs de la république pour en venir assez vite à la liberté religieuse, son histoire, sa définition, les évolutions et le discours de l’Eglise catholique sur la liberté religieuse. Enfin en conclusion je ferai quelques remarques sur la laïcité et la liberté religieuse dans les établissements

La laïcité
Mais je voudrais rappeler en commençant ce que l’on disait en ouvrant la session et énoncer quelques points. Et tout d’abord la nécessité du politique pour les religions. Les religions ont besoin du politique ; Le politique a besoin de la religion. La laïcité est un principe politique qui gère les opinions philosophiques et les religions dans la société
La séparation et dépendance du politique et du religieux
L’histoire et l’actualité montrent les drames nés de la confusion contre le politique et la religion. La laïcité est une des formes qu’a prise la séparation du politique et du religieux. Cette séparation est de la responsabilité du politique qui doit empêcher les religions de devenir hégémonique et laisser l’État gérer la vie de la société. La séparation est aussi de la responsabilité des religions qui doivent empêcher le politique de vouloir les instrumentaliser. Après les attentats du 11 septembre, l’administration Bush a tenté l’instrumentalisation des confessions chrétiennes contre l’islam, à laquelle Jean Paul II s’est ouvertement opposée en convoquant la deuxième rencontre d’Assise du 24 janvier 2002 et en invitant de nombreux responsables religieux en particulier musulmans et en élaborant ensemble le décalogue de la paix. La séparation du politique et du religieux est une nécessité. Toutefois la séparation n’est ni l’ignorance ni l’exclusion. Le politique et le religieux grandissent à portée l’un de l’autre, un lien très fort les unis qu’il serait aisé de montrer dans l’histoire des religions et l’un a besoin de l’autre particulièrement dans la construction de la paix. L’apartheid du religieux ampute le politique et ne manquerait pas à terme de se retourner contre le politique.
Le politique a besoin du religieux
Les grands problèmes politiques ont une dimension religieuse : la paix par exemple et les religions inspirent les cultures et les sociétés. Parfois des hommes politiques éclairés le reconnaissent et le disent. Ainsi Bernard Cazeneuve, ministre de l’intérieur et des cultes en exercice, s’exprimait ainsi il y a quelques mois à Strasbourg : « L’histoire politique ne doit pas nous dissimuler la réalité de certaines filiations. Certes, notre devise républicaine s’adresse à ceux qui croient au ciel, comme ceux à qui n’y croient pas. Pour autant, comme le relevait Jean-Paul II, notre devise nationale, « liberté, égalité, fraternité » rejoint bien à certains égards le message évangélique… » En affirmant cela, il disait ni plus ni moins que le politique, et en l’occurrence la République laïque puise ses valeurs dans les religions1. 

Ainsi la religion inspire le politique lui fournissant des valeurs éthiques susceptibles de devenir des valeurs républicaines, lui rappelant la valeur intrinsèque de l’être humain etc. et cela même lorsque le politique ne reconnaît pas avec la même probité que Bernard Cazeneuve la place prépondérante de la religion. On trouverait cette idée chez le philosophe allemand Jürgen Habermas. Il souligne « l’influence favorable qu’ont effectivement exercée les Églises et les mouvements religieux dans l’instauration ou la défense de la démocratie et des droits de l’homme » et cite entre autres Martin Luther King. Il souligne « les racines profondément religieuse de la plupart des mouvements sociaux et socialistes » 2. On pourrait allonger la liste et faire valoir l’action politique du pape François se rendant à Lampedusa pour réveiller la conscience humaine sur le drame de la Méditerranée transformée en cimetière, son encyclique sur l’écologie intégrale avant la Cop 21, sa parole pour les migrants… dans une Europe qui est en crise non pas tant économique que culturelle et éthique. Angela Merkel sauve l’honneur de l’Europe !

Le religieux a besoin du politique
La religion a besoin des limites du politique. La religion peut fort bien vouloir instrumentaliser le politique. L’histoire en fournit de nombreux exemples. Il faut, pour le bien de la religion elle-même et de ses adeptes que ses prétentions soient limitées par le politique.

De plus, la religion vise l’Absolu et comporte par nature une part d’irrationalité ! Elle peut se croire et se présenter elle-même comme absolue. Il y a là une des grandes dérives des religions. Le politique doit la circonscrire afin qu’elle ne s’impose pas dans l’espace public de manière hégémonique.

Le politique doit aussi garantir la liberté religieuse de tous, veiller au respect des minorités et au droit de chacun de pratiquer le culte de son choix, particulièrement dans des sociétés pluri religieuses. Le politique veille à l’ordre public et impose aux religions le respect de l’ordre public, de la loi, de l’organisation sociale.

La limite des religions par le politique est une des conditions de la paix sociale mais aussi de la paix des individus, y compris des adeptes de la religion qui trouvent dans le politique une protection vis-à-vis de l’institution religieuse à laquelle ils appartiennent.

Tous laïcs !
La laïcité ne s’oppose pas à la croyance. Il n’y a pas dans la société ceux qui croient et les autres, les « laïcs » comme on l’entend dire parfois. En effet la laïcité en tant que principe juridique s’applique pour tous les citoyens. La République est laïque et donc tous les citoyens sont sous le régime de la laïcité.

Certes le principe de laïcité tel qu’il est inscrit dans la loi de séparation des Eglises et de l’Etat a été porté par des courants qui n’étaient pas religieux, encore que ce point mériterait bien des nuances. Jean Jaurès qui fut auprès d’Aristide Briand le défenseur de la loi de 1905 avait fait sa thèse de philosophie sur la métaphysique et s’il a combattu le cléricalisme, ce fut aussi en fin connaisseur de l’Evangile3. Mais enfin la loi a dû être imposée à l’Église catholique qui a refusé de toutes ses forces mais qui a dû s’y soumettre au point de départ contre son gré puis qui y a trouvé son compte et qui aujourd’hui affirme « le caractère positif de la laïcité ». La loi a aussi été imposée aux courants antireligieux comme cela a été rappelé précédemment et le combat n’en fut pas moins difficile que pour l’imposer à l’Eglise.
La laïcité n’est pas la religion de ceux qui sont sans religion. La laïcité doit veiller à ce que tout le monde, ceux qui croient au ciel et ceux qui n’y croit pas4 selon l’expression d’Aragon, puisse vivre librement dans une société démocratique. Un ministre du gouvernement a été particulièrement maladroit en disant en France la laïcité est la religion de tous les français. Non ! la laïcité n’est ni une religion, ni une opinion de quelques-uns sans quoi on ne voit pas pourquoi cette religion ou cette opinion s’imposerait à tous. On comprend que de tels propos fassent beaucoup de mal à la laïcité. Jean Bauberot, précédemment cité, grand spécialiste de la laïcité en France, titulaire de la chaire « histoire et sociologie de la laïcité à l’Ecole pratique des hautes études, à écrit un ouvrage il y a déjà 10 ans qu’il a intitulé « L’intégrisme républicain contre la laïcité 5».

Neutralité de l’Etat, pas de la société
La laïcité suppose la neutralité de l’État comme le dit la loi de 1905. « L’Etat ne salarie ni ne subventionne aucun culte ». Voilà pourquoi il est demandé aux agents de l’État de faire preuve de la plus grande neutralité dans l’exercice de leur fonction. Toutefois cette neutralité n’est pas une neutralité de la société. La société n’est pas neutre6 ! On y débat ! Toutes les opinions et toutes les croyances ont le droit de s’exprimer et de participer au débat démocratique. Or on assiste à une dérive qui voudrait neutraliser l’espace public. Il en va ainsi quand on veut interdire le voile à l’Université. La liberté veut que chacun s’habille comme il veut dans l’espace public et que si le voile gène certaines personnes, cela relève de leur sensibilité et de leurs opinions mais ne peut faire l’objet d’une réglementation puisque cela ne porte pas atteinte à l’ordre public.
Sphère privée, sphère publique
Force est de constater que nous ne sommes pas à l’abri de dérives en ce domaine. Certains verraient d’un bon œil un reflux de la religion dans l’intime des individus, réduisant ainsi la liberté religieuse à la liberté de conscience. L’affirmation récurrente selon laquelle la religion relève du domaine privé instille cette idée fausse. Si on entend par là que chacun a droit à son opinion personnelle et que l’Etat est affranchi de la tutelle des religions, alors cette expression peut se comprendre. En effet l’Eglise catholique qui était de droit public – et même un service public - avant la Séparation des Églises et de l’État est de droit privé, mais elle l’est au même titre que les syndicats ou les partis politiques ou les entreprises. Si on entend par sphère privée que les religions sont renvoyées à l’intime en leur contestant par principe leur action dans la sphère publique, leur participation au débat démocratique, alors cela n’est pas acceptable. Les religions n’ont jamais été du domaine privé, ne serait-ce que parce qu’elles ont un culte, des règles alimentaires ou autres, des manifestations publiques comme des processions, une éthique qui leur fait prendre parti pour les réfugiés en ce moment par exemple etc. qui les font apparaître dans l’espace public. Les religions n’accepteront jamais d’être du domaine privé, ce qui d’ailleurs serait en contradiction avec les droits de l’homme qui énonce que la liberté religieuse se vit « en public et en privé ». Or ce danger existe. On a vu et entendu des journalistes ou des citoyens tout étonnés que certains catholiques manifestent contre la loi dite du mariage pour tous. Indépendamment de l’opinion que l’on peut avoir sur cette loi, les gens ont le droit de manifester au nom de leur religion leur désaccord avec une loi. Après quoi, comme on est dans une démocratie, ils doivent accepter la loi à laquelle eux-mêmes en conscience se soustraient pour leur pratique personnelle. Ce qui n’est pas acceptable est la réaction d’un évêque qui s’est permis de dire qu’une fois votée cette loi ne serait pas légitime. Il a le droit de dire qu’elle n’est pas morale s’il estime que tel est le cas, mais pas de remettre en cause sa légalité.
La reconnaissance par l’Eglise catholique de la laïcité
L’Eglise catholique après avoir refusé la loi de 1905 et la séparation des Eglises et de l’Etat a appris à vivre en régime de laïcité. Dans le même temps la loi de 1905 qui est une loi d’apaisement a protégé l’Eglise catholique contre les courants antireligieux. Ainsi tout au long du XXe siècle la laïcité a guidé les relations entre l’Eglise catholique et l’Etat, prenant des décisions de jurisprudence apaisées. Aussi dans La lettre aux catholiques de France, texte tout à fait officiel, les évêques malgré leur grande diversité ont pu reconnaître son caractère positif :
« A cet égard, la séparation de l’Eglise et de l’Etat, après un siècle d’expérience, peut apparaître comme une solution institutionnelle qui, en permettant effectivement de distinguer ce qui revient « à Dieu » et ce qui revient « à César », offre aux catholiques de France la possibilité d’être des acteurs loyaux de la société civile. Affirmer cela revient à reconnaître le caractère positif de la laïcité, non pas telle qu’elle a été à l’origine, lorsqu’elle se présentait comme une idéologie conquérante et anti-catholique, mais telle qu’elle est devenue après plus d’un siècle d’évolutions culturelles et politiques : un cadre institutionnel, et, en même temps, un état d’esprit qui aide à reconnaître la réalité du fait religieux ».

Conclusion de cette première partie.
Comme éducateurs nous sommes en charge de permettre à des générations d’enfants et de jeunes de pouvoir rentrer dans le monde, à la fois dans le respect de ce monde qui les précède et en même temps en pouvant apporter leur touche originale. Les deux aspects sont essentiels. Nous sommes répondants devant les enfants et les jeunes de ce monde comme le disait Hannah Arendt7. Nous devons donc les introduire à cette manière de vivre le rapport de séparation et de complémentarité du politique et du religieux, tel qu’il s’est construit dans la société française et donc les initier à cette dimension politique.

En faisant cela nous ne formons pas des citoyens. Nous formons des hommes et des femmes qui doivent apprendre à vivre non seulement la tolérance envers ceux qui sont différents, non seulement le respect mais à vivre l’altérité. Si nous formons des hommes et des femmes, nous formerons par la même occasion des citoyens, peut-être un peu moins formatés et à l’esprit plus critique8. Dans un monde en voie de globalisation dans la Modernité tardive dans laquelle nous nous trouvons, on peut espérer que les générations montantes sauront vivre plus sereinement que les générations actuelles l’altérité culturelle et religieuse. L’an dernier lors de la session sur le fait religieux au féminin, nous avions mis à jour l’interdépendance qu’il y a dans la manière de vivre l’altérité homme/femme, l’altérité culturelle et l’altérité religieuse. L’initiation à la laïcité est une des formes du projet éducatif de l’enseignement catholique en ce qu’on y apprend que l’identité est toujours relationnelle comme le disait Paul Ricoeur.


Les valeurs de la République

La laïcité pourtant ne suffit pas et en cela elle n’est pas à proprement parler une valeur. Il y a une ambiguïté autour du mot valeur qui désigne à la fois des valeurs morales à prétention universelle et les valeurs d’une société donnée à un moment de son histoire et en fonction de son idéologie. J’aime à dire que le travail n’est pas une valeur et encore moins une valeur chrétienne ! Le travail est une valeur de notre société, depuis l’avènements de la Bourgeoisie. Dans les récits fondateurs il apparaîtrait même plutôt comme une punition ! Au Moyen âge l’otium était la valeur prisée plus que le négotium. Un jour, peut-être proche, le travail n’aura plus la valeur sociale qu’il a aujourd’hui. Quand la révélation chrétienne valorise le travail ce n’est jamais le travail pour lui-même mais la création.

La laïcité n’est pas une valeur morale. Elle est un principe juridique et une manière d’être qui se présente comme une valeur sociale. Elle ne relève pas de l’éthique mais de l’ethos d’une société. Aussi elle a besoin de se vivre dans un contexte plus large qui lui donne du sens et là on peut parler de valeur quand on parle des valeurs de la République : liberté, égalité, fraternité. On ne vit pas durablement sur des principes juridiques, pas plus que sur des lois ou des règlements inflationnistes en notre temps. Aussi utiles soient-ils, ils ne sont pas suffisants. Cela vaut aussi pour les règlements intérieurs dans les établissements scolaires. La République a besoin pour vivre et pour avoir du souffle de se donner des valeurs. Les citoyens ont besoin d’avoir intégré ces valeurs. Ces valeurs elle les affiche au fronton des mairies et des bâtiments publics : liberté, égalité, fraternité.

L’enseignement catholique a tout pour être à l’aise avec la devise républicaine puisque ces valeurs font partie de l’anthropologie chrétienne qu’elles fondent pour une part son projet éducatif. Jean Pierre Chevènement qui n’est pas soupçonnable de collusion avec l’Eglise catholique l’avait dit en son temps, lorsqu’il était ministre de l’intérieur et des cultes :

« Les valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité qui ont inspiré le combat républicain sont pour une large part des valeurs chrétiennes laïcisées. La liberté et surtout l’égalité sont largement des inventions chrétiennes. S’agissant de l’égalité, on ne peut qu’admettre l’audace à proprement parler révolutionnaire des Evangiles, faisant surgir cette idée neuve, contraire à toutes les normes et les idées d’un monde romain à la culture fortement hellénisée. Quant à la fraternité, elle est une traduction, à peine une adaptation, de l’agapé du Nouveau testament.9 »

Bernard Cazeneuve, précédemment cité, a récidivé lors des états généraux du christianisme à Strasbourg où il était invité. Dans une déclaration courageuse qui a dû lui valoir quelques remarques, il évoque les trois valeurs républicaines en regard de la révélation chrétienne, montrant d’ailleurs une connaissance du christianisme que beaucoup pourraient lui envier :

« Des figures telles que celle du Pasteur Dietrich BONHOEFFER ont magnifiquement témoigné de cet amour chrétien de la liberté, acceptant de subir le martyre plutôt que d’abdiquer face à la barbarie nazie.

De même, quand Saint Paul écrit aux Galates : « Il n’y a plus ni juif ni grec, il n’y a plus ni esclave ni homme libre, il n’y a plus l’homme et la femme, car tous, vous ne faites plus qu’un », comment ne pas y voir la racine première de l’égalité républicaine de tous devant la loi ?

Quant à la fraternité républicaine, elle est l’expression politique de la grande question biblique “Qu’as-tu fait de ton frère?”.

…Faire vivre les valeurs républicaines, qui sont aussi largement celles de l’évangile, constitue pour moi l’une des clés de ce renouveau que vous (les chrétiens) vous appelez de vos vœux. Même si elle est marquée par la sécularisation comme tous les pays occidentaux, même si elle a accueilli sur son sol les croyants de toutes confessions, qui contribuent eux aussi à sa richesse culturelle, la France est historiquement un pays de tradition chrétienne…

…Je n’ignore pas qu’en tenant de tels propos, je m’expose aux critiques de ceux qui estiment que la laïcité consiste pour l’État et ses représentants à ignorer l’existence du fait religieux, à redouter ses effets ou même à restreindre son expression dans l’espace public.

Telle n’est pas ma conception. Telle n’était pas non plus la conception des inspirateurs de la loi de 1905, je pense à Aristide BRIAND ou à Jean JAURES, qui désiraient une loi d’apaisement… « La Laïcité, comme l’a très bien dit Émile POULAT, c’est une société qui donne place à tous. »

…La laïcité n’interdit ni le dialogue, ni le respect mutuel entre l’État et les responsables des cultes. Je suis personnellement très attaché à ce dialogue… »

Conclusion de cette deuxième partie

Comme on l’évoquait dans l’ouverture de la session, les valeurs ne s’enseignent pas. On initie à des valeurs. On en fait l’apprentissage en les vivant. Elles ne sont pas un savoir qu’il suffirait d’enseigner pour qu’il soit effectif. Aussi pour initier à ces valeurs il faut qu’elles soient vécues, au moins partiellement. Tout le monde connaît ces valeurs mais tout le monde n’est pas initié à les vivre. Si certains les rejettent, cela peut venir du décalage trop grand entre ce discours et la réalité vécue. On peut même penser que marteler ce discours, à l’encontre de la réalité vécue ou perçue comme telle, pourrait produire l’effet inverse…

Aussi dans l’école, la manière dont les valeurs républicaines sont vécues est la condition essentielle pour que des enfants et des jeunes soient initiés à ces valeurs fondatrices de la République : l’éducation progressive à la liberté est plus importante que le confort du règlement ; apprentissage de l’égalité à laquelle les enfants et les jeunes sont très sensibles par un sens aigu de la justice ; initiation à la fraternité filles, garçons, entre cultures et religions, entre milieux sociaux quand on a la chance d’avoir de la mixité sociale.
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