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PENSEDENT Sylviane


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CONFLANS-SAINTE-HONORINE




1° - «UNE VILLE OU IL FAIT BON VIVRE»

Elle se situe à l’est des yvelines, en limite du val d’oise, au confluent de l’oise et de la seine, d’où son appelation Conflans. Les reliques de Sainte-honorine sont conservées dans cette ville d’où son accolade avec Conflans. Ce nom de ville est donc en relation avec l’eau et son patrimoine historique.

Conflans comporte au dernier recensement de 1999, 33 257 habitants. Le Marie de cette commune affirmait dans le journal de ville de décembre 2003 «comme tous les conflanais, je tiens à conserver à cette ville sa taille humaine et à contenir sa population dans la limite de

35 000 habitants». Sa population est issue de classes aisées dont 70% des conflanais sont propriétaires de leur logement (individuel ou collectif). Intellectuels et artistes privilégient Conflans. Les comités de quartier sont très investis par les habitants et le tissu associatif très développé.



Les anciens maires de cette ville sont Jean-Paul HUCHON de 1994-2001, Socialiste, devenu Président du conseil régional d’Ile de France et Michel ROCARD, de 1977-1994, Socialiste.

Ceux sont des hommes très connus par leur engagement politique et le fait qu’ils ont été des Maire à Conflans semble montrer l’importance de cette ville.

Actuellement, Philippe ESNOL, Socialiste, est Maire de Conflans et Conseiller général des yvelines. C’est donc une ville socialiste depuis de nombreuses années.
D’après le guide touristique de cette ville, Conflans est à seulement 30km de Paris et possède plusieurs atouts :

Un cadre de verdure et d’eau très apprécié :

Uune ville où il fait bon vivre au rythme du fleuve et de ses berges fleuries. Un magnifique parc surplombe la Seine d’où l’on domine la forêt de St-Germain-en-Laye. Elle possède un port dont la vie des quais est très animée, marchés colorés, cafés-terrasses, croisières promenades ou encore manifestations du Pardon de la batellerie en juin. C’est avec la révolution industrielle et ses découvertes technologiques, que la batellerie explose et que Conflans en devient la capitale. Multitude de bateaux descendaient le charbon des mines du nord et du charbon anglais. L’activité commerciale cède le pas au tourisme fluvial. Aujourd’hui, l’office de tourisme organise des croisières promenades tous les dimanches ainsi qu’une visite guidée et payante du port de Conflans pour découvrir la ville autrement. C’est aussi un lieu de rencontre avec les mariniers toujours nombreux sur les quais de Seine.»

Un patrimoine fluvial important :

Le Musée de la batellerie, musée historique, est le plus important des musées consacrés à l’histoire de la navigation intérieure et le seul dont la vocation soit nationale. Il dévoile 200 maquettes de bateaux d’eau douce, des centaines d’objets liés à la navigation, plusieurs centaines de tableaux, dessins et gravures, des milliers de photographies et cartes postales qui sont présentées. Le musée municipal comprend une collection muséographique d’intérêt national sur les voies navigables intérieurs et sur la batellerie (plans, maquettes).

Situés sur le port Saint-Nicolas de Conflans, deux bateaux le Jacques, ancien remorqueur à vapeur, classé monument historique et le Triton 25 dernier remorqueur restaurés par l’association des amis du Musée de la Batellerie.  
Un riche patrimoine historique :

La Tour Montjoie bâtie au XIème siècle fut construite par le comte de Beaumont. Elle est un symbole du pouvoir des seigneurs de conflans et est classée en 1997 monument historique. L’église Saint-maclou édifiée au Xième siècle, est caractérisée par les deux périodes gothique et romane. Elle conserve les reliques de Sainte-honorine tout comme deux pierres tombales des seigneurs de Montmorency. En 1993, elle a été classée monument historique. Certaines ruelles du vieux conflans, le château du prieuré, le cellier et le parc du prieuré font aussi partie du patrimoine historique de Conflans. Cette ville est aussi riche de son histoire par certaines personnalités fortes d’anciens seigneurs conflanais


photos

2° - VIVRE A CONFLANS
Le journal municipal mensuel s’intitule «Vivre à Conflans» et se surnomme «le VAC », abréviation de son nom. Le titre du journal Vivre à conflans semble faire référence au cadre agréable de cette ville (verdure et fleuve). La couverture du VAC de mai 2005 ayant pour titre principal «croisières conflanaises» évoque par de belles photos ce titre. Vivre à conflans, c’est aussi le concept du vivre ensemble qui est caractérisé par l’investissement fort de la population dans les comités de quartier et dans les associations diverses de la ville. Propos d’une nouvelle habitante : «Conflans m’a attirée dès le premier jour, pour sa tranquilité, le charme des promenades sur les quais, mais aussi pour les personnalités que j’y ai rencontrées. Le cœur de la ville, ce sont les gens. J’ai été accueillie à bras ouverts, que ce soit à la soirée des nouveaux arrivants ou par le comité de quartier ». «Les enfants disaient qu’ils auraient du mal à quitter la ville ! Comme moi, ils apprécient la richesse du tissu associatif, la variété des activités sportives à disposition.» VAC de novembre 2004.

L’édito du Maire dans le VAC de mai 2004 met en valeur les relations qui existent entre les conflanais et leur représentant politique par diverses formes et structures. «Le débat d’orientation budgétaire (DOB) qui fait l’objet de débat public, le plan d’aménagement pour le développement durable (PADD) qui fixe les orientations d’aménagement de la ville, les comités consultatifs qui sont des structures permanentes de concertation et de proposition, le conseil municipal des enfants, des jeunes, des anciens, et les comités de quartier.»
Les atouts de Conflans décrits dans la page précédente sont omniprésents de la couverture à l’ensemble du journal. Ce dernier comporte 31 pages incluant quelques pages de publicité, son sommaire et les rubriques suivantes :

VAC en vrac est une rubrique mêlant plusieurs informations sur la ville avec en encadré l’édito du maire.

Dans l’édito du VAC n°174 de 2003, le Maire parle de sa ville aux conflanais en ces termes «Conflans est une ville dont nous pouvons être collectivement fiers pour son site, son décors, son cadre de vie, et son  style de vie et dont nous sommes les ambassadeurs».

L’identité de cette ville semble être liée à aux caractéristiques de verdure, d’eau et de patrimoine historique. En outre, la municipalité appelle les lecteurs à être acteurs de leur ville par leur mission d’ambassadeur.

Dans l’édito du Maire dans le VAC d’avril 2005, le Maire évoque le cadre vert de sa ville et appelle à la citoyenneté de chacun «la protection de l’environnement et l’embellissement de la ville constituent le souci quotidien de vos élus. En ce mois d’avril, les services de la Mairie ne ménagent pas leurs efforts pour la propreté et le fleurissement de Conflans. Mais la défense du cadre de vie ne relève pas seulement de la responsabilité de la collectivité, c’est aussi une affaire de comportement individuel et de responsabilité citoyenne».  

Le Maire interpelle régulièrement ses citoyens pour la préservation de l’environnement par des journées sans voitures.

Rendez-vous est un agenda mensuelle qui met en valeur toutes les manifestations importantes (fêtes, expositions ..).

A l’affiche, le quotidien, zoom porte sur l’actualité locale de Conflans comme par exemple les travaux de voirie. Souvent, l’une des rubriques est en lien avec des sujets sur le plan national comme par exemple l’avènement de l’euro.

Vie locale permet aux habitants de relater leur vie de quartier ou leur profession dans les structures de la ville. Dans le VAC n°186 de 2004, la présidente du Comité de quartier du vieux conflans évoque son quartier «pour moi, le vieux conflans, c’est un peu comme un petit village de province, avec sa qualité de vie».

Sports relate l’organisation et la manifestation des différentes activités sportives.

Culture traite des manifestations des structures culturelles de la ville (médiathèque, conservatoire…).

Quartiers parle des changements sur les quartiers (exemple : travaux) et dans un joli encadré est présent une recette de cuisine d’un restaurant du quartier avec la photo du plat. Toutefois, nous ne disposons pas d’informations sur les actions des comités de quartier, de leur nom et de leur répartition sur la commune.

Petites annonces recouvre comme un journal de presse l’emploi, l’immobilier, le commerce.

Place publique renseigne sur les pharmacie de garde, les messages de condoléances et les menus du mois dans les restaurants scolaires.

Au fil de la lecture de ces journaux de ville, on s’aperçoit que la mise en valeur des atouts de conflans sont régulièrement présents. Cette préoccupation majeure venant des habitants comme des élus incite ces derniers à mobiliser et sensibiliser tous les habitants par un respect et une protection de leur environnement. Les conflanais ont même la possibilité de s’exprimer fréquemment sur ce thème comme le démontre par exemple le VAC de mai 2005 «les conflanais ont la parole, enquête stationnement ». En outre, les habitants bénéficient d’une démocratie participative locale qui s’exerce à travers les différentes instances énumérées dans la page précédente.

3° - CONFLANS A TRAVERS LES AGES
La rubrique mémoire doit son existence à un groupe passionné d’histoire : le groupe MJC «conflans à travers les âges». Il a écrit de nombreux articles dans les journaux de ville de conflans. L’association a été crée en 1972, par trois personnes. Le but de cette association est de faire connaître «la ville aux compatriotes» comme le souligne le responsable du groupe Roger MAURY. Et c’est ce dernier qui a souhaité être publier dans le journal de ville. L’association comprend aujourd’hui une dizaine de personnes, actifs ou retraités, de différents partis politiques et de différents corps de métiers (professeur, ingénieur..) résidant à conflans.

«On ne saurait vivre sans racines» telle est la première phrase que l’on découvre dans le dernier livre du groupe qui retrace l’histoire locale de Conflans. Pour ce groupe, il est important que les nouveaux habitants puisse connaître l’histoire de Conflans pour s’approprier une identité conflanaise et c’est donc par ces racines historiques que ce groupe se positionne comme des «témoins de la ville». On peut considérer que ces témoins ont un rôle important de transmission de l’histoire locale. Même si ce groupe de personnes ne s’identifie pas comme des historiens, cette transmission de l’histoire locale à travers la rubrique mémoire est le fruit de recherches de nombreuses années. Ce groupe est l’auteur de nombreux écrits sur conflans et il a collecté depuis 30 ans, une masse considérable de données sur l’histoire de la ville. Comme le constate Roger MAURY «bien souvent en histoire, on n’invente rien, on trouve des documents, des écrits que l’on analyse et met en forme». .

Le groupe à cette originalité de s’inscrire aussi dans l’histoire de conflans par ces recherches historiques sur le prieuré de Conflans. Ces découvertes sont relatées dans la rubrique mémoire dans le VAC de février 97 :

  • «1990, découverte par un membre du groupe une carte de 1686 sur laquelle figure l’église : base d’une des tourelles qui flanquaient le portail est retrouvée dans la cave signalée par M.MARTIN.

  • 1990, découverte par deux membres du groupe, dans le parc du prieuré, d’un chapiteau sculpté de l’ancienne église représentant deux coqs affrontés.

  • 1995, découverte par un membre, d’un chapiteau de cloître provenant probablement du prieuré.

  • 1996, découverte par le groupe à la bibliothèque nationale de France, d’un plan figuré de 1675 sur lequel sont représentés les bâtiments du prieuré et en particulier l’ancienne église, vus de la Seine.

  • 1996, découverte par un membre du groupe, des plans et des procès verbaux de visite de 1750-1751».

Et aussi pour sa participation dans le choix du nom d’une rue : «rue Rosalie-LEVASSEUR, ce nom lui a été donné, sur proposition du groupe Conflans à travers les âges, par décision du Conseil municipal du 14 mai 1990». VAC de mars 1995.
Ce groupe se compose de personnes actives ou retraitées appartenant à une classe sociale aisée ou ayant une bonne culture intellectuelle. C’est ce que l’on constate à travers les différents professions de ce groupe (Ingénieur, Professeur..). Le groupe dispose d’un joli local dans le château de la MJC, et semble disposer de moyens importants pour l’écriture et la diffusion de leurs ouvrages. De plus, il joue un rôle important dans la ville tant par sa rubrique mémoire que par son action au cours de diverses manifestations et expositions pour Conflans.
4° - LA RUBRIQUE MEMOIRE
En 1986, la première rubrique mémoire voit le jour et est irrégulière. La rubrique mémoire devient mensuelle à partir de 1995. Rare parution en 2001 de cette rubrique suite aux élections et aux changements dans la municipalité. Elle laisse souvent sa place en 2002 à l’événement majeur de cette année l’arrivée de l’euro. Dès 2003, les lecteurs du journal de ville peuvent accéder à leur journal sur internet. Ce nouvel outil de transmission pour diffuser le journal montre l’importance que la municipalité porte au VAC.

De 1995 à 2005, on peut relever une quarantaine d’articles dans la rubrique mémoire relatant l’histoire des lieux de conflans. Ces lieux possèdent les caractéristiques d’être en lien avec des personnalités historiques célèbres comme dans le VAC de mars 1995 «après l’évocation de la vie du Comte de Mercy-Argenteau, il a paru tout indiqué de donner des précisions sur celle de sa maîtresse, Rosalie LEVASSEUR, dont le nom a été, lui aussi, donné à une voie de la ville….». Ou à des personnalités qui ont marqué l’histoire locale comme le démontre le VAC de mars 1996 «c’est par une délibération municipale du 19 novembre 1904 que la place prit le nom de place Jules-GEVELOT, né à Paris le 6 juin 1826 et décédé à Dieufit dans l’Orne le 17 août 1904, Jules GEVELOT en réalité Jules-BATARD GEVELOT, mais il obtient en 1862 l’autorisation de porter le seul nom de GEVELOT fut une de ces personnalités marquantes du XIXème siècle aux multiples activités, à la fois chef d’entreprise et homme politique….». 
La rubrique mémoire se plonge dans le passé local de ces lieux : écoles, église, chemins de fer, mairie, poste, château, moulin, prieuré, ponts, rues, places en les décrivant avec de nombreux détails historiques et chronologiques comme par exemple dans le VAC d’avril 2002 «vers 1923, l’intention de créer à Conflans une salle des fêtes commence à prendre forme… En 1926, Henri CRAPOTTE remet à l’étude cette question de la salle des fêtes…  Dès avril 1928, la municipalité envisage une grande fête pour l’inauguration de la salle… Le dimanche 18 novembre 1928 à 11h30 ; 16h, les conflanais peuvent découvrir leur première salle des fêtes…. »  
Les articles sont très pointus et semble s’adresser à des passionnés d’histoire comme le groupe Conflans à travers les âges, ou à des personnes ayant une certaine culture. Comme le démontre cette rubrique mémoire qui commence parfois par une interrogation aux lecteurs. Dans le VAC de novembre 2002, le groupe dans son paragraphe introductif pose une devinette «depuis quand la rue allant de la place fouillère à l’église Saint-maclou est-elle ainsi nommée ?» ou dans le VAC de décembre 2002, le paragraphe introductif interroge le lecteur «quel bicentenaire Conflans à travers les âges célèbre-t-il aujourd’hui ?
En général deux photos anciennes ou une photo ancienne noir et blanc avec une photo actuelle en couleur comportant le lieu d’hier et celui d’aujourd’hui. C’est l’exemple de l’hôtel de ville dans le VAC de mars 2000 ou dans le VAC de mai 2000 la place de la liberté aujourd’hui et appelée jadis place de la fontaine. A travers ces magnifiques photos, notre regard présent sur conflans s’imbrique avec le passé d’hier des lieux de cette ville. Sans nous déplacer, nous pouvons admirer et connaître l’historique de ces lieux. L’identité collective conflanaise est fortement ancré dans son histoire. L’originalité des articles est qu’ils se décomposent en plusieurs parties et s’étendant sur plusieurs mois comme par exemple la création de la poste à conflans. Ce découpage laisse le lecteur conflanais en attente de connaître la suite de l’article. Ce suspens peut inciter le lecteur à s’interroger sur les lieux de sa ville. Il y a une acculturation des nouveaux habitants qui réélaborent leur culture par la connaissance de l’écriture et la diffusion d’une histoire des lieux qui se veut commune à tous les habitants.
6° - LA BATELLERIE 
Dans le journal de ville, la batellerie est un thème omniprésent dans la rubrique mémoire et dans l’ensemble du journal. Elle est en lien avec l’anniversaire chaque année au mois de juin du Pardon national de la battelerie. Chaque mois de juin, la couverture du journal illustre le pardon de la batellerie et plusieurs rubriques évoquent ce thème comme le démontre le VAC de juin 2005. Sa couverture est magnifique, le dessin représente un marinier dans son bateau avec en arrière plan, un fond de divers bleus. Trois rubriques sont consacrées à cet événement. La première rend hommage à la profession de Mariniers, la seconde met en lumière le patrimoine du musée de la batellerie et la dernière est la rubrique mémoire qui retrace l’histoire des pêcheurs des bords de l’Oise au siècle dernier.

A travers le journal, on perçoit ce moment fort de la vie conflanaise , c’est un grand événement festif autour du thème de l’eau qui se déroule sur trois jours. Au programme, des cérémonies officielles commémoratives pour rendre hommage aux gens du fleuve : flamme à l’arc de triomphe à Paris, défilé avec la fanfare des sapeurs pompiers, hommage aux anciens combattants et messe sur l’eau. Des fêtes : guinguette au Pointil, animations sur les quais, grand feu d’artifice, mini-croisières sur la seine et grande croisière du Pardon de Paris à Conflans.
Pour un journaliste du VAC, le pardon de la batellerie «C’est l’occasion pour tous les conflanais de marquer leur attachement à une activité qui a si fortement œuvré pour le développement et le rayonnement de leur ville. Destinée à l’origine à honorer la mémoire des gens du fleuve, cette grande fête, calquée sur les pardons bretons, devient autour des bateliers une véritable fête du confluent, une fête pour tous. Ces festivités sont l’occasion de retrouvailles, de nombreuses célébrations et manifestations».

Dans le VAC de juin 2003, la Conseillère municipale déléguée à la culture et au tourisme explique la spécificité du Pardon «il est de célébrer les bateliers qui ont perdu la vie ou donné leur sang pour la France ce qui ajoute à sa solennité, mais qui ne repousse pas l’idée d’une fête des conflanais, étant donné l’envie du partage qui nous anime. Recevoir les nouveaux conflanais, leur apprendre ce qu’est la batellerie ici, c’est une démarche d’intégration et de convivialité qui me semble indispensable dans la mesure où la ville change progressivement et que les nouveaux arrivants peuvent avoir une image plus précise des navigateurs dont le port d’attache reste notre ville».
L’histoire de la batellerie est relatée dans la rubrique mémoire dans certains VAC :

- le VAC de juin 2001 décrit la création d’une institution pour l’enfance batelière «cette association est créée en 1905, sur l’initiative du Syndicat de la batellerie …»

Une journée portes ouvertes est organisée chaque année à l’attention des habitants de la ville et pour faire connaître aux jeunes les métiers de la navigation.

- le VAC de juin 1997 évoque l’activité commerciale de la battelerie «dans une monographie écrite pour l’exposition universel de 1900, Eugène CHABROT, Directeur des écoles de Conflans, recense pour les deux grandes compagnies stationnées à Conflans 58 vapeurs employant alors un personnel de 300 hommes et jeunes gens dont la plupart sont domiciliés à Conflans avec leurs familles et constituent un élément de prospérité commerciale pour le pays».  
A travers l’histoire de la batellerie et son pardon, la ville produit un surévénement dans son journal en véhiculant des valeurs de convivialité, de partage, d’intégration autour d’une fête. Le sentiment patriotique et de fierté locale sont accentués à l’occasion les diverses cérémonies officielles.

5° - CEREMONIES OFFICIELLES, COMMEMORATION

De nombreuses cérémonies liées aux guerres de 14-18 et 39-45 se déroulent à Conflans et sont toujours traitées simultanément dans le journal de ville et notamment dans la rubrique mémoire.



DEC 2004 RETOUR SUR LA LIBERATION DE LA VILLE

JUIL-AOUT 2004 JOSEPH BOUYSSEL

Ces deux articles évoquent la période de résistance de certains conflanais et la libération de la ville.


AVRIL 1999 LA GUERRE 14-18, DES SOLDATS CONFLANAIS ECRIVENT

MARS 1999 LA GUERRE 14-18, DES SOLDATS CONFLANAIS ECRIVENT

JANV 1999 LA GUERRE 14-18, DES SOLDATS CONFLANAIS ECRIVENT

NOV 1998 LA GUERRE 14-18, DES SOLDATS CONFLANAIS ECRIVENT

Ces articles sont des témoignages écrits de soldats conflanais écrivant à leur famille durant la guerre.

- VAC de mars 1999, «le froid, j’ai trouvé un remède infaillible : c’est la danse des tranchées. Elle n’a rien du tango ou autres danses modernes et se recommande pour sa simplicité et son efficacité dans la lutte contre le froid». 

- VAC d’avril 1999, «j’ignore actuellement si tu m’as donné un beau petit bébé ; malgré l’ennui que me cause cette incertitude, je veux croire que vous êtes tous deux en bonne santé et que tu supportes vaillamment mon absence».   

Ces articles sont différents de ceux des lieux de conflans. Ils sont à la fois de l’histoire car ceux sont des témoignages écrits mais en même temps de la mémoire touchant l’affectif et les souvenirs de cette période.
Edito du Maire dans le VAC de mai 2005 :

«La mairie s’associe au souvenir des déportés en affichant au fronton de celle-ci, la liste des Conflanais qui ne sont pas revenus».

«Le dimanche 8 mai, comme chaque année mais avec encore plus de ferveur, nous serons à nouveau réunis autour de la stèle Jean MOULIN, stèle dédiée aux martyrs de la résistance et au pied du monument aux morts.»  

Les élus à travers les journaux de ville accentuent l’identité conflanaise à travers des gestes et symboles forts touchant à l’affectif. Ils se servent d’un passé commun national pour fortifier leur passé local.
Un article de deux pages sur le devoir de mémoire a été publié à l’occasion de la journée souvenir du 27 avril 2003. La journaliste Laure MORANDI pose la question suivante : «pourquoi témoignez-vous ?» La résistante Françoise ROBIN ayant vécu la déportation répond «si je vais dans les lycées, les écoles, ce n’est pas pour raconter ma propre expérience, mais c’est pour accomplir le devoir de mémoire, pour éclairer la jeunesse afin qu’elle sache obéir à sa conscience. Il est alors important de faire passer le message qu’il ne faut pas regarder l’autre comme un étranger»

La ville s’appuie sur ce passé national en innovant par la création d’une journée souvenir locale qui est célébrée à conflans au mois d’avril. C’est une journée de plus qui sert à rassembler le sentiment patriotique des conflanais.
Comme nous l’avons vu précédemment, Conflans est une ville qui posséde plusieurs atouts : ville verte, d’eau, historique, festive et commémorative. Nous pouvons conclure en affirmant que son identité est fortement imprègnée de cette richesse. Conflans vit même de ses atouts en attirant de nombreux touristes.
La rubrique mémoire utilise cette richesse pour transmettre une culture historique commune à ces habitants. Comme le souligne Roger MAURY dans le VAC n°174 de 2003, lors d’un article au sujet de son groupe, il s’exprime en ces termes «nous sommes simplement des passionnés d’histoire et nous écrivons pour faire connaître, transmettre ce que nous trouvons. Cette démarche pédagogique nous fait plaisir et nous participons à notre échelle à procurer des racines à des conflanais d’adoption. Ils s’approprient l’histoire de cette ville, riche de son passé». 
«Ce sont la culture et les références culturelles qui prennent aujourd’hui le relais comme fondement de l’idéologie de l’enracinement»1
Cette transmission de culture a pour but de rassembler les anciens comme les nouveaux conflanais autour d’une identité collective conflanaise qui s’ancre dans son histoire.

«L’histoire demeure plus que jamais, un ferment actif de cohésion sociale : comme si la France cessait d’être une histoire qui nous divise pour devenir une culture qui nous rassemble».2
Les lieux de conflans sont porteurs d’histoire et servent à la fois de supports aux journaux de ville et sont facteurs d’intégration pour les nouveaux habitants. Facteur d’intégration pour une population à l’image du groupe Conflans à travers les âges : aisée et intellectuelle et facteur d’exclusion pour ceux qui ne se retrouvent pas dans ce reflet.
Le rapport au territoire est importante dans cette ville puisque la majorité des conflanais sont propriétaires. Cet enracinement se traduit par un fort investissement de la population à toutes les instances de la démocratie participative et locale.
La rubrique mémoire semble être une valeur pour la ville puisque le groupe participe activement à des événements de la ville liés à ces articles. Toutefois le paradoxe de cette rubrique est qu’elle s’intitule mémoire alors que le groupe conflans à travers les âges parlent d’histoire. Le groupe est même qualifié d’historiens par certains habitants.
L’utilisation de l’histoire locale de la navigation fluviale permet de faire revivre le passé à travers une fête populaire qui rassemble à l’occasion du pardon national de la batellerie l’ensemble de la population. Par ce biais les élus comme les habitants partagent des valeurs communes de convivialité, de partage qui entretiennent un lien social important. On peut constater que cet événement est fortement accentué dans les journaux de Conflans et forme l’une des composantes majeures de l’identité conflanaise.

«Pour SCNAPPER, la construction d’une identité collective, d’un sentiment de communauté historique passe par la construction d’une culture commune dont l’histoire est un paramètre essentiel. Cette culture emprunte au domaine religieux des rituels et des caractères symboliques».3
Les cérémonies officielles durant la période du pardon national de la batellerie ou les diverses commémorations véhiculent des sentiments d’appartenance à la ville qui transmettent certaines valeurs locales. Dans l’édito du Maire dans le VAC de septembre 2004, il porte son discours sur la période de commémoration nationale de la libération «ces cérémonies ont revêtu une solennité particulière car elles marquaient le 60ème anniversaire de ces événements à la fois tragique et heureux. C’est avec la même conscience de tout ce qu’a représenté cette période de notre histoire que les Conflanais ont célébré la libération de leur ville, le 26 août 1944. Ce fut l’occasion de rappeler que la ville de Conflans est titulaire de la Croix de guerre pour son comportement pendant les guerres 1939-1945».  

.

L’appelation du titre du journal VIVRE A CONFLANS évoque donc le vivre ensemble que tant d’élus tentent aujourd’hui d’appliquer. On peut dire que les élus s’appuient et cultivent l’histoire locale de Conflans pour développer leur stratégie d’unification et d’intégration.

ANNEXE : HISTOIRE DES LIEUX

ANNEE 2005


JUIN LES PECHEURS DES BORDS DE L’OISE

MAI LA MAISON RICHARD CENTENAIRE

ANNEE 2004


MAI ALBERT MARQUET

AVRIL MATHIEU IV DE MONTMORENCY

FEV LE CHASSELAIS DORE DE CONFLANS

ANNEE 2003


NOV AU PRIEURE

FEV UNE CARTE DE 1740

ANNEE 2002


DEC FIRMIN ELOI FERON, ARTISTE PEINTRE

NOV DES NOMS, DES RUES

JAN LES ECOLES DE FIN D’OISE

FEV LES ECOLES DE FIN D’OISE

AVR LA PREMIERE SALLE DES FETES

JUIL-AOUT UNE BAIGNADE EN SEINE
ANNEE 2001

FEV LA POSTE A CONFLANS (2ème partie)

JANV LA POSTE A CONFLANS (1ème partie)
ANNEE 1999

NOV CHEMINS DE FER

SEP LA MAISON CRONIER

JUIN LA GARE D’ACHERES
ANNEE 1998

SEPT PRIEURE


JUI N SCEAUX DE CONFLANS

AVR PLACE JULES GEVELOT

FEV PLACE JULES GEVELOT

ANNEE 1997

DEC MOULINS

NOV MOULINS

OCT CHEMIN DE FER

SEP OCCUPATION DES SOLS

JUI-AOUT LA BAIGNADE MUNICIPALE

MAI OCCUPATION DES SOLS (suite)

AVRIL OCCUPATION DES SOLS

MARS FORMATION DU TERRITOIRE COL

FEV PRIEURE

JAN MAIRES DE CONFLANS



ANNEE 1996

NOV CONFLANS A TRAVERS QUATRE SIECLES

SEP LES MAIRES DE CONFLANS


JUIN HISTOIRE DU NOM DES RUES

MAI HISTOIRE DU NOM DES RUES

AVRIL HISTOIRE DU NOM DES RUES

MARS LA PLACE JULES-GEVELOT

FEV LE DOMAINE DE THEMERICOURT

JAN LE DOMAINE DE THEMERICOURT
ANNEE 1995

DEC LE DOMAINE DE THEMERICOURT


NOV RUE MAURICE BERTEAUX

OCT RUE MAURICE BERTEAUX

MARS RUE LEVASSEUR

FEV ALLEE MERCY-ARGENTEAU


1 B.GOUSSAULT, Cultiver ses racines, Espaces temps, 1989, p46

2 P. NORA, Lieux de mémoire

3 A. REYROLLE, fiche de lecture

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