Caen Parcours «gourmand»





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3.1. Pistes pédagogiques en littérature


3.1.1. Sens propre et figuré : travail sur les expressions imagées

Au travers de ce parcours, il sera aisé de faire travailler les élèves, quel que soit le niveau de la classe, sur les expressions mettant en jeu le vocabulaire de la table et de la nourriture. Pour un certain nombre de tableaux du parcours, on pourra leur associer une expression avec son sens propre (la nature morte de Giovanni Brugnoli, Fruits, peut parfaitement illustrer les expressions « mi-figue, mi-raisin » ou « avoir la pêche » à moins que ce ne soit « prendre le melon ») puis faire réfléchir les élèves sur le sens figuré de ces expressions avant de, quand cela est possible, associer ces expressions avec un autre tableau permettant ainsi d'illustrer le sens figuré de l'expression (Les deux épicuriens de Jacques Autreau, alors « entre la poire et le fromage » peut-être, semblent dans une situation qu'on peut décrire comme « mi-figue, mi-raisin »).

Certains aliments, très fréquents dans les œuvres picturales du parcours, sont particulièrement porteurs pour ce travail. On pensera en particulier au pain dont la charge symbolique très forte ainsi que l'importance dans l'alimentation ont fait naître un grand nombre d'expressions : « avoir du pain sur la planche », « ça ne mange pas de pain », « être bon comme le pain blanc », « avoir mangé son pain blanc » ou « manger son pain noir », « retirer le pain de la bouche », « se vendre comme des petits pains », « un gagne-pain », « embrasser quelqu'un comme du bon pain », « c'est pain béni », « tremper son pain de larmes », « long comme un jour sans pain », « pour une bouchée de pain », « ne pas manger de ce pain-là »...
3.1.2. Poésies et calligrammes culinaires à la manière de...

3.1.2.1. La dive bouteille

Pierre Capelle était originaire de Montauban en  1775 et est mort à Paris en 1851. Dans ce calligramme, Pierre Capelle cite ses devanciers, Piron, Collé Panard, Vadé, fondateurs du Caveau moderne première société de chansonniers rendant hommage à la dive bouteille chère à Rabelais.

La Dive Bouteille du XIX° siècle a été publiée chez Mme Vve Perronneau Paris 1818.

Il participa à la création des Dîners du Vaudeville. Auteur d'une Vie de Marie-Antoinette qui lui couta deux mois de prison au Temple.

La bouteille

Bouteille,
Merveille
De mon cœur
Ta liqueur
Vermeille
Me séduit
M'enchaine,
M'entraîne,
Agrandit
mon esprit,
L'enflamme
Et produit
Sur mon âme
Le bien le plus doux !
Au bruit de tes glouglous
Quelle âme ne serait ravie !
Tu sais nous faire supporter
Les plus noirs chagrins de la vie,
Et des tourments (plus affreux) de l'envie
Par des chemins de fleurs tu sais nous écarter.
Loin de toi qui pourrait encore trouver des charmes
A tes coups séduisants, qui pourrait résister,
Quand le puissant amour à tes pieds met ses armes
Pour accroître sa force, et mieux blesser après
Les cœurs indifférents qui bravent ses succès
Et les heureux effets que produit ton génie ?...
Mais combien de mortels ont chanté mieux que moi
Mieux que moi célébré ta puissance infinie,
Et fait de te chérir leur souveraine loi !
Piron, Collé, Panard, Vadé, Favard, Sedaine,
En adorant ton culte, ont illustré la scène
Et nous ont tous appris à n'oublier jamais
Que le feu des plaisirs qui circule en nos âmes,
Besoin d'aimer, d'éteindre douces flammes,
Sont les moins grands de tes bienfaits.


Pierre Capelle
3.1.2.2. Un sonnet pour célébrer un animal ou un aliment

On pourra, à partir d'un des tableaux du parcours, faire écrire un sonnet célébrant un animal (Le Lièvre de Hondecoeter ou La Langouste de Jean Balthus) ou un aliment figurant dans les natures mortes notamment, à la manière de Charles Monselet qui, après avoir célébré L'asperge, propose un sonnet au cochon.

Le Cochon
(Le plaisir et l'amour)

Car tout est bon en toi: chair, graisse, muscle, tripe !
On t'aime galantine, on t'adore boudin
Ton pied, dont une sainte a consacré le type,
Empruntant son arôme au sol périgourdin,

Eût réconcilié Socrate avec Xanthippe.
Ton filet, qu'embellit le cornichon badin,
Forme le déjeuner de l'humble citadin;
Et tu passes avant l'oie au frère Philippe.

Mérites précieux et de tous reconnus !
Morceaux marqués d'avance, innombrables charnus!
Philosophe indolent qui mange ce que l'on mange !


Comme, dans notre orgueil, nous sommes bien venus
A vouloir, n'est-ce pas, te reprocher ta fange ?
Adorable cochon ! animal roi- Cher ange !

3.1.2.3. Un poème en prose à la manière de Francis Ponge

Dans Le parti pris des choses, Francis Ponge redonne leurs lettres de noblesse à certains objets du quotidien comme Le Cageot mais célèbre aussi certains aliments comme L'orange ou L'huître.

L'huître


L'huître, de la grosseur d'un galet moyen, est d'une apparence plus rugueuse, d'une couleur moins unie, brillamment blanchâtre. C'est un monde opiniâtrement clos. Pourtant on peut l'ouvrir : il faut alors la tenir au creux d'un torchon, se servir d'un couteau ébréché et peu franc, s'y reprendre à plusieurs fois. Les doigts curieux s'y coupent, s'y cassent les ongles : c'est un travail grossier. Les coups qu'on lui porte marquent son enveloppe de ronds blancs, d'une sorte de halos.

      A l'intérieur l'on trouve tout un monde, à boire et à manger : sous un firmament (à proprement parler) de nacre, les cieux d'en dessus s'affaissent sur les cieux d'en dessous, pour ne plus former qu'une mare, un sachet visqueux et verdâtre, qui flue et reflue à l'odeur et à la vue, frangé d'une dentelle noirâtre sur les bords.     

Parfois très rare une formule perle à leur gosier de nacre, d'où l'on trouve aussitôt à s'orner.

Francis Ponge - Le parti pris des choses (1942)
3.1.3. Du tableau à l'assiette

L'Intérieur d'office de Frans Snyders, notamment, invite à la gourmandise et à l'élaboration d'une recette. On pourra faire imaginer une recette à la manière de Marguerite Duras dans La cuisine de Marguerite. Par exemple, celle de l'omelette vietnamienne, écrite avec son style si reconnaissable :

C’est difficile. Il faut un feu très doux et du temps. Le secret c’est la patience. Il faut faire ce plat dans une poêle avec en dessous un diffuseur. Faites revenir des lardons ou du porc gras non salé. Coupez en touts petits morceaux. On peut ajouter la moitié d’une gousse d’ail râpée. Quand le porc est bien revenu, ajoutez des poireaux émincés très fin. Poivrez. Ne pas saler. Quand les morceaux et le lard sont bien amalgamés, ajoutez les champignons noirs trempés dans l’eau bouillante (très bien nettoyés auparavant), du vermicelle chinois et des germes de soja. Avant les oeufs mettre le nuoc-mâm, une bonne rasade, mais attention, le nuoc-mâm est très salé. Ne pas mettre de sel ou très peu. Goûtez. »

Il m’est arrivé de rater ce plat et je n’ai pas compris pourquoi. Les oeufs devaient avoir trop cuit. Il m’est arrivé de le réussir au-delà de ce que j’avais cru possible, je ne sais pas non plus pourquoi”.
3.1.4. La dimension symbolique des repas

En lien avec l'option de spécialité « Histoire des arts » en Terminale et dans le cadre du programme de littérature au lycée, on pourra s'interroger sur la dimension symbolique du repas et faire des rapprochements (parfois anachroniques mais qui conservent tout leur sens malgré tout étant donnée la pérennité du topos littéraire du repas) avec les œuvres proposées dans le parcours.
3.1.4.1. Gloutons, gourmands et gourmets

On ne peut nier la dimension morale des scènes de repas dans la littérature. Les plaisirs de la table peuvent conduire à un dérèglement de la gourmandise. C'est le cas notamment dans le Pantagruel de Rabelais. A une époque où domine encore la littérature courtoise, dans laquelle on ne mange pas du tout, l'épopée rabelaisienne avec ses géants Gargantua et Pantagruel est une véritable provocation. Ils dévorent plus qu'ils ne mangent. Ils sont pleins de vitalité et d'énergie, aiment la vie, la bonne chère et le vin qui réchauffent les corps et les cœurs. Dès les premiers jours, Pantagruel est insatiable :

"Certain jour, vers le matin, qu'on voulait le faire téter une de ses vaches (car il n'eut jamais d'autres nourrices à ce que dit l'histoire), il défit un de ses bras des liens qui le retenaient au berceau et prit ladite vache par-dessous le jarret, et lui mangea les deux tétins et la moitié du ventre, avec le foie et les rognons […]"

Cette scène de gloutonnerie au grotesque assimilable à la fonction exutoire du Carnaval est une façon d'affirmer une revanche sur le quotidien : elle est le triomphe de la vie sur la mort.

Cette même célébration de la vie se retrouve, bien plus tard, dans les repas festifs de la classe populaire mise en scène dans les romans réalistes et naturalistes du XIXème siècle. Ainsi, dans L'Assommoir, Emile Zola met en scène les noces de Gervaise. Dans ce milieu populaire, on part du principe qu'à partir du moment où les choses sont offertes, elles doivent être entièrement consommées par les invités, par politesse sans doute mais aussi dans l'idée qu'il ne faut rien perdre, comme s'il s'agissait de leur dernier repas. Il ne s'agit donc pas de gourmandise mais certains personnages, comme Mes-Bottes, se comportent en gloutons :

"[…] il redemanda trois fois du potage, des assiettes de vermicelle, dans lesquelles il coupait d'énormes tranches de pain. Alors, quand il eut attaqué les tourtes, il devint la profonde admiration de toute la table. Comme il bâfrait ! Les garçons effarés faisaient la chaîne pour lui passer du pain, des morceaux finement coupés qu'il avalait d'une bouchée. […] Quel sacré zig tout de même ce Mes-Bottes ! Est-ce qu'un jour il n'avait pas mangé douze œufs durs et bu douze verres de vin, pendant que les douze coups de midi sonnaient !"

A l'opposé, dans L'Education sentimentale de Gustave Flaubert, le personnage d'Arnoux, riche industriel, entrepreneur de faïence, n'a pas le même esprit que tous les nouveaux riches de l'époque. Lorsqu'il donne un dîner, ce n'est pas manière pour lui d'afficher sa réussite mais simplement une occasion de bien manger car manger fait partie de ses plus grands plaisirs. Gastronome et gourmet, il est passionné de cuisine et sait cuisiner, ce qui est rare à cette époque. Il apprend même à Frédéric "l'art de reconnaitre les vins, à brûler le punch, à faire des salmis de bécasses". Lorsqu'il invite au restaurant, c'est lui qui prend en main le repas et choisit les vins. Même lorsqu'il est déprimé, chez lui, le repas ne peut être qu'euphorique.
3.1.4.2. Le repas érotisé

La scène de repas introduit, remplace ou évoque une scène érotique que la convenance interdit d'écrire. C'est en particulier le repas du soir, parce qu'il a lieu entre le jour et la nuit, qui se charge de souffre et constitue un prélude à l'acte sexuel.

Les personnages maupassantiens se mettent fréquemment à table et prennent beaucoup de plaisir à manger et à boire. Mais, chez eux, aimer bien manger et boire et aimer faire l'amour relèvent de la même sensualité. On pensera à la scène du dîner, dans un cabinet particulier du Café Riche, offert par Mme de Marelle à Georges Duroy et au couple Forestier dans Bel Ami :

"Sa femme ne disait rien, paraissait absorbée ; et, les yeux baissés vers la table, elle souriait aux verres, de ce sourire vague qui semblait promettre toujours pour ne jamais tenir.

Les huîtres d'Ostende furent apportées, mignonnes et grasses, semblables à de petites oreilles enfermées en des coquilles, et fondant entre le palais et la langue ainsi que des bonbons salés. […] Puis, après le potage, on servit une truite rose comme la chair de jeune fille ; et les convives commencèrent à causer. […] Et la causerie, descendant des théories élevées sur la tendresse, entra dans le jardin fleuri des polissonneries distinguées."

Il s'agit d'une scène typique de libertinage : la nourriture est érotisée et crée une atmosphère sensuelle. Le lien étroit entre la chère et la chair est ici suggéré et le lien entre discours gastronomique et amoureux est affirmé par des sous-entendus adroits, des descriptions tendancieuses des aliments. La nourriture agit comme substitut de l'amour et la table devient un lieu de transgression. Maupassant fait ici une sévère critique de la bourgeoisie bien-pensante qui se montre aussi dissipée que les classes inférieures qu'elle prétend régenter. En contrepoint, pensera au personnage de Nana imaginé par Zola dont le rapport à la nourriture hors normes métonymise sa place dans la société. La jeune femme privilégie les aliments pris hors du repas commun : les crudités bien salées et vinaigrées, ou les desserts et les sucreries, pris à toute heure, remplaçant pour elle la soupe et la viande. Ces préférences alimentaires sont en fait le signe de ses goûts pervers et de sa sexualité non productive, axée uniquement sur le plaisir et non sur la reproduction.
3.1.4.3. Le souvenir alimentaire dans les récits autobiographiques

L'exercice de l'autobiographie est un exercice difficile pour les auteurs dont la mémoire se trouve parfois réticente et capricieuse. La nourriture, en éveillant les sens, ouvre parfois une fenêtre sur un souvenir perdu ou qu'on voulait enfouir ; elle sert de catalyseur, de déclencheur à l'écriture. Pour illustrer cela, on peut penser à La recherche du temps perdu. Dans cette fresque romanesque, le narrateur, Marcel (projection de l’auteur) se livre à une introspection de sa démarche créatrice et à une analyse de la société aisée qui lui est contemporaine. Le premier volume, Combray, évoque le lieu (éponyme) de son enfance, les premières émotions sensuelles et artistiques (Swann : voisin fantasque donc fascinant !). La résurrection du souvenir y est présentée comme un moment magique, de révélation, un temps perdu de la mémoire que la vérité de la sensation permet de retrouver. Dans le dernier tome, le narrateur expérimente la révélation artistique : « La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, c’est la littérature. »

L’anecdote relatée dans ce passage est la première réflexion sur le temps de La Recherche, elle fonctionne comme l’ouverture d’une série de réminiscences. On peut alors y découvrir comment à partir une expérience sensitive le passé, l’enfance vont resurgir. On peut surtout y comprendre comment le récit de l’anecdote est le prétexte, la clé, pour aborder le rôle de la mémoire dans l’écriture :

«  (…) un jour d'hiver, comme je rentrais à la maison, ma mère, voyant que j'avais froid, me proposa de me faire prendre, contre mon habitude, un peu de thé. Je refusai d'abord et, je ne sais pourquoi, me ravisai. Elle envoya chercher un de ces gâteaux courts et dodus appelés Petites Madeleines qui semblent avoir été moulés dans la valve rainurée d'une coquille de Saint-Jacques. Et bientôt, machinalement, accablé par la morne journée et la perspective d'un triste lendemain, je portai à mes lèvres une cuillerée du thé où j'avais laissé s'amollir un morceau de madeleine. Mais à l'instant même où la gorgée mêlée des miettes du gâteau toucha mon palais, je tressaillis, attentif à ce qui se passait d'extraordinaire en moi. Un plaisir délicieux m'avait envahi, isolé, sans la notion de sa cause. II m'avait aussitôt rendu les vicissitudes de la vie indifférentes, ses désastres inoffensifs, sa brièveté illusoire, de la même façon qu'opère l'amour, en me remplissant d'une essence précieuse : ou plutôt cette essence n'était pas en moi, elle était moi. J'avais cessé de me sentir médiocre, contingent, mortel. D'où avait pu me venir cette puissante joie ? Je sentais qu'elle était liée au goût du thé et du gâteau, mais qu'elle le dépassait infiniment, ne devait pas être de même nature. D'où venait-elle ? Que signifiait-elle ? Où l'appréhender ? Je bois une seconde gorgée où je ne trouve rien de plus que dans la première, une troisième qui m'apporte un peu moins que la seconde. II est temps que je m'arrête, la vertu du breuvage semble diminuer. Il est clair que la vérité que je cherche n'est pas en lui, mais en moi. [...] Arrivera-t-il jusqu'à la surface de ma claire conscience, ce souvenir, l'instant ancien que l'attraction d'un instant identique est venue de si loin solliciter, émouvoir, soulever tout au fond de moi ? Je ne sais. Maintenant je ne sens plus rien, il est arrêté, redescendu peut-être ; qui sait s'il remontera jamais de sa nuit ? Dix fois il me faut recommencer, me pencher vers lui. Et chaque fois la lâcheté qui nous détourne de toute tâche difficile, de toute œuvre importante, m'a conseillé de laisser cela, de boire mon thé en pensant simplement à mes ennuis d'aujourd'hui, à mes désirs de demain qui se laissent remâcher sans peine.

Et tout d'un coup le souvenir m'est apparu. Ce goût, c'était celui du petit morceau de madeleine que le dimanche matin à Combray (parce que ce jour-là je ne sortais pas avant l'heure de la messe), quand j'allais lui dire bonjour dans sa chambre, ma tante Léonie m'offrait après l'avoir trempé dans son infusion de thé ou de tilleul. La vue de la petite madeleine ne m'avait rien rappelé avant que je n'y eusse goûté ; peut-être parce que, en ayant souvent aperçu depuis, sans en manger, sur les tablettes des pâtissiers, leur image avait quitté ces jours de Combray pour se lier à d'autres plus récents ; peut-être parce que, de ces souvenirs abandonnés si longtemps hors de la mémoire, rien ne survivait, tout s'était désagrégé ; les formes - et celle aussi du petit coquillage de pâtisserie, si grassement sensuel sous son plissage sévère et dévot - s'étaient abolies, ou, ensommeillées, avaient perdu la force d'expansion qui leur eût permis de rejoindre la conscience. Mais, quand d'un passé ancien rien ne subsiste, après la mort des êtres, après la destruction des choses, seules, plus frêles mais plus vivaces, plus immatérielles, plus persistantes, plus fidèles, l'odeur et la saveur restent encore longtemps, comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à espérer, sur la ruine de tout le reste, à porter sans fléchir, sur leur gouttelette presque impalpable, l'édifice immense du souvenir. »

Marcel Proust, A la recherche du temps perdu ; Du côté de chez Swann, 1913.

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