Adaptation de" Candide ou l'optimisme" de Voltaire





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Adaptation de" Candide ou l'optimisme" de Voltaire

Pour le Théâtre de la Bataille

Texte adapté par Odile GLINEL en 2014

Cette pièce a été jouée la première fois par le Théâtre de la Bataille à la Maison Jacques PREVERT de Dieppe le 31 janvier 2015
affiche candide.png


Tableau 1

Présentation Voltaire et personnages
Voltaire

Poète, philosophe, et bien d’autres choses encore, je suis Voltaire !

Depuis toujours j’écris.

Ecrire, c’est combattre, écrire, c’est agir ! Là où d’autres sortent leur épée, moi je brandis ma plume – au risque d’être menacé par une épée !

Je suis bien ici, loin de Paris, loin de cette basse-cour, loin de ce bourbier de l’esprit. Si j’oubliais le froid de loup de ces montagnes, je pourrais me croire au paradis.
Valet 1

Et vous n'y êtes pas ? Qu'est-ce qui vous manque en Suisse ?
Voltaire

Eh bien, Paris, cette question ! Paris me manque, qu'est-ce que vous croyez ?

Bref, je suis un philosophe, mais je veux que tout le monde me comprenne ! Je donne de la vie aux idées et pour cela, le théâtre est très bien. Mais que d’embarras pour le faire jouer ! Que de pièces refusées par ces comédiens prétentieux du Théâtre français !
Valet 1

Écrivez autre chose !
Valet 2

Changez de plume !
Voltaire

C'est ça : je vais écrire un conte, une de ces histoires qu’on a envie d’écouter jusqu’au bout...
Valet 1

Quel genre d’histoire ?
Voltaire

L'histoire d'un jeune héros, comme moi juste avant mon arrivée au collège des jésuites. Un enfant curieux, plutôt gai, qui veut juste qu’on entende ses questions. Candide, voilà ce que j’étais : je croyais que toute chose avait une explication.

Valet 2

Et ce n'est pas le cas ?
Voltaire

Jugez plutôt : Ma mère est morte alors que j’avais 7 ans... Cyniques, les jésuites ont entrepris de donner raison à Dieu qui m'avait enlevé ma mère. Pas étonnant qu’ils soient capables de torturer, de tuer, au nom de Dieu !
Valet 2

Comment allez-vous raconter votre histoire ?
Voltaire

Je vais écrire du sérieux sur le ton de la farce, farcir un texte léger d’idées, contre-idées, coïonnerie, folies... de quoi me rendre ma liberté ! J’ai 64 ans après tout, et j’ai toujours la même envie de travailler à ma guise, sans me soucier des pisse-froid de la cour...
Valet 1

Comme si vous vous en souciez encore !
Voltaire

J’imagine une chronique de mon temps… Je vais donc façonner un héros à mon image.
Valet 1

Votre image ?
Voltaire

Ah, évidemment, pas celle qu’ils ont tous de moi à Paris !
Valet 1

Un vieux cynique impertinent qui ne recule devant aucune infamie pour divulguer ses idées...
Valet 2

L’usurier des puissants de ce monde, d’où sa grande fortune !
Voltaire

Elle n’est que la garantie de mon indépendance !
Valet 1

Quel nom pour votre héros ?

Voltaire

Candide, il est, Candide il se nommera.
Valet 2

Et où allez-vous l'installer ?
Voltaire

Voyons… Je vais le faire vivre en Prusse, dans un château

J'ai du partir de ce pays en urgence, inquiété par le roi philosophe !, mon ami Fréderic II. Puisque les Français ont commencé à faire la guerre aux Prussiens, ils apprécieront !
Valet 1

L’histoire jugera.
Voltaire

La Prusse, donc, ou plutôt la Westphalie, une région de Prusse. Donnons à ce héros une petite vingtaine d’années, une figure avenante, un esprit simple…

Valet 1

D’autres héros dans ce conte ?
Voltaire

Attendez ! Candide vit dans un château, tout juste toléré par le baron et la baronne de Thunder Ten Tronckh, importants personnages du fait de leurs 72 quartiers de noblesse.

L’importance de la baronne est palpable, disons 200 livres voir 300 ou même 350 livres  ?

Candide aime regarder Cunégonde, la fille du baron ; elle est grasse, fraîche, appétissante. Donnons, pour faire bonne mesure, un frère cul-pincé à cette mignonne et l’histoire pourra commencer. Sans oublier la servante Paquette

Ah j’oubliais ! Un château, des barons, des jeunes gens, il faut un philosophe ! Voyons… inspiré de Leibniz, appelons-le Pangloss ! Il est Spé-cia-liste de métaphysico-théologo-cosmolonigologie.
Pangloss :

Il est démontré que les choses ne peuvent être autrement car tout étant fait pour une fin….

Voltaire :

Ah, le voilà déjà qui parle, avant qu’on l’interroge ! Un philosophe, je vous dis !
Pangloss :

…..tout est nécessairement fait pour la meilleure fin. Remarquez bien que les nez ont été faits pour porter des lunettes, aussi avons-nous des lunettes. Les pierres ont été formées pour être taillées pour en faire des châteaux, aussi monseigneur a –t-il un très beau château : par conséquent, ceux qui ont avancé que tout est bien ont dit une sottise ; il fallait dire que tout est au mieux.
Voltaire

attention : OUISTITI"

Candide écoutait attentivement et croyait innocemment: car il trouvait mademoiselle Cunégonde extrêmement belle, quoi qu'il ne prit jamais la hardiesse de lui dire. Il concluait qu'après le bonheur d'être baron de Tunder Ten Tronkh, le second degré de bonheur était d'être Mademoiselle Cunégonde, le troisième, de la voir tous les jours et le quatrième d'entendre Maitre Pangloss, le plus grand philosophe de la province et par conséquent de toute la terre.

Évidemment, ce bonheur d’enfant ne va pas durer, c’est trop beau !

Voltaire

Un jour, Cunégonde, en se promenant auprès du château, dans le parc, aperçut le docteur Pangloss qui donnait une leçon de physique expérimentale à Paquette, petite femme de chambre brune très jolie et très docile. Comme Mlle Cunégonde avait beaucoup de dispositions pour les sciences, elle observa, sans souffler, les expériences réitérées dont elle fut témoin ; elle vit clairement la raison suffisante du docteur, les effets et les causes,
Cunégonde :

Je vois clairement la raison suffisante de Maitre Pangloss, les raisons et les causes. J’aimerais être aussi savante, c’est pourquoi je dois vérifier scientifiquement si je peux être la raison suffisante de Candide… qui pourrait bien également être la mienne !

Voltaire

Elle rencontra Candide en revenant au château, elle rougit ; Candide rougit aussi.
Cunégonde

Bon…jour Can...dide
Candide 

Beuh – bêêêê heu...

Voltaire 

Cunégonde laissa tomber son mouchoir, Candide le ramassa, elle lui prit la main, le jeune homme baisa la main de la jeune demoiselle; leurs bouches se rencontrèrent, leurs yeux s'enflammèrent, leurs genoux tremblèrent, leurs mains s'égarèrent.

M. le baron de Thunder-ten-tronckh passa auprès du paravent, et voyant cette cause et cet effet, chassa Candide du château à grands coups de pied dans le derrière ; Cunégonde fut souffletée par madame la baronne et tout fut consterné dans le plus beau et le plus agréable des châteaux.

Tableau 2 en Hollande

Voltaire

Bon, c’est fait. Voilà Candide chassé du paradis. Pour la première fois de sa vie il se retrouve sans souper, sans lit, sans personne au monde. Il marche longtemps, il pleure, il arrive à la ville voisine… donnons un joli nom à cette ville : ce sera Valdberghoff-trarbk-dikdorff. J’ai dit. C’est moi l’auteur, ou pas ?
Candide

Bon ça va, ça va !
Voltaire

Alors la scène se passe en Hollande, une guerre plus tard… dans un cabaret
Soldat

Je me souviens, la fois où on a enrôlé un imbécile dans une ville de Westphalie, …

Prostituée

Ah oui quelle ville?

Soldat

Valdberghoff-trarbk-dikdorff ! C’est vrai ! Je ne sais pas d’où il sortait, mais il n’a pas fallu deux verres de vin pour qu’il soit prêt à signer son engagement…
Prostituée

Penses-tu qu’il est toujours vivant?
Soldat

Ça m’étonnerait ! Il ne connaissait rien à rien
Prostituée

Et comment il s'appelait ton soldat de pacotille?
Soldat

Candide !
Candide

On m’appelle ? Ah ! Vous, ici, en Hollande ? Alors tout est pour le mieux, maître Pangloss avait raison !

Prostituée

C'est lui candide?

Soldat

Oui c'est lui
Prostituée

Tu n'es pas mort ! Raconte-nous donc comment tu t’es sorti de cette guerre…
Candide

Oh, j’ai bien failli mourir avant même de la faire !

Je savais déjà hausser la baguette, baisser la baguette, tourner à droite, à gauche, doubler le pas, me coucher en joue, tirer sans plus recevoir aucun coup de bâton de mes supérieurs. Je sentais qu’un peu de solitude me ferait du bien. Comme me l’a enseigné mon bon maître Pangloss, je pensais que les jambes sont faites pour marcher librement. C’est pourquoi je m’étais un peu éloigné du régiment.

Très vite, quatre soldats me rattrapent, m’attachent et me mènent dans un cachot. On me demande alors ce que je préfère : être fouetté par tout le régiment, ou recevoir douze balles de plomb dans la cervelle. J’ai beau dire que ma libre volonté ne veut ni l'un ni l'autre, j’ai bien dû choisir…
Prostituée

Et t'as choisi les baguettes ?
Candide

Eh oui ! En vertu du don de Dieu qu'on nomme liberté, j’ai choisi de passer par les baguettes...

Après trois mille coups de baguette, je n’avais plus de peau depuis la nuque du cou jusqu'au cul. Je n’en pouvais plus, j’ai demandé qu’on ait la bonté de me casser la tête, pour en finir.

C’est alors que le roi des Bulgares est passé et s’est informé de mon crime ; il a vite compris que j’étais un jeune métaphysicien, fort ignorant des choses de ce monde. Il m’a donc accordé sa grâce. Un brave chirurgien m’a guéri en trois semaines.
Voltaire

Trois semaines, oui c’est ce qu’il faut pour guérir un dos cassé par les coups… j’en sais quelque chose, moi qui me suis fait rosser plus d’une fois par les domestiques de prétendus aristocrates.
Candide (suite)

J’avais déjà un peu de peau et je pouvais marcher, quand le roi des Bulgares a livré bataille au roi des Abares.
Soldat

Ah oui, cette bataille là je l'ai vue.

Rien n'était si beau, si leste, si brillant, si bien ordonné que les deux armées. Les trompettes, les fifres, les hautbois, les tambours, les canons, formaient une harmonie telle qu'il n'y en eut jamais en enfer.
Soldat

Les canons ont d’abord renversé à peu près six mille hommes de chaque côté ! Magnifique !
Prostituée

Et les mousquets ?
Soldat

Oui, les mousquets : 10 000 coquins y sont passés.
Prostituée

Et les baïonnettes ?
Soldat

Ah oui, les baïonnettes ! Encore quelques milliers d'hommes étendus pour faire le compte.
Candide

J’ai entendu dire que ce jour-là, au moins trente mille âmes y étaient restées ! Si ce monde-là est le meilleur des mondes possibles, comment sont les autres, je vous le demande ?
Prostituée

Et toi le métaphysicien, comment as-tu fait pour en réchapper ?
Candide

Oh c’est facile : j’avais tellement peur que je me suis caché dans un repli de terrain, d’où je n’ai pas bougé de toute la bataille

Voltaire 

Il tremblait comme un philosophe ! S’il n’est pas raisonnablement poltron, le philosophe s’expose aux pires désagréments !
Prostituée

Alors tu n’as rien vu ?

Candide

De la bataille, non. J’ai vu bien des horreurs, mais je n’ai fait qu’entendre la bataille. Et je me suis éclipsé pendant les Te deum
Voltaire 

Les rois des deux côtés sont toujours contents de remercier Dieu pour la victoire.
Candide

En me relevant, je pris le parti d'aller raisonner ailleurs des effets et des causes. Je suis passé pendant des jours et des jours par-dessus des tas de morts et de mourants, traversant des villages en cendres : ici un village abare, là un village bulgare brûlé tous les deux selon les lois du droit public. Ici des vieillards criblés de coups regardaient mourir leurs femmes égorgées, tenant leurs enfants à leurs mamelles sanglantes ; là des filles éventrées après avoir assouvi les besoins naturels de quelques héros rendaient les derniers soupirs. C’est ainsi que, toujours marchant sur des membres palpitants ou à travers des ruines, je suis arrivé en Hollande où on m’avait dit que tout le monde était riche. Et je vous retrouve ! N’était Melle Cunégonde, dont je n’ai aucune nouvelle et mon bissac où je n’ai plus rien à manger, je trouverais que tout est au mieux !

Tableau 3
Inquisiteur

La charité, la belle vertu ! Soyons charitables, faisons la charité !
Candide

Je n’ai rien à manger, je suis un soldat sans régiment, un philosophe sans maître, un amoureux sans belle…
Inquisiteur

Que venez-vous faire ici ? Y êtes-vous pour la bonne cause ?
Candide

Il n'y a point d'effet sans cause, tout est enchaîné et arrangé pour le mieux.
Inquisiteur

Mon ami, croyez-vous que le pape soit l'Antéchrist ?
Candide

Je ne l'avais pas encore entendu dire; mais je manque de pain.
Inquisiteur

Tu ne mérites pas d'en manger, va, coquin, va, misérable, ne m'approche plus de ta vie.

Voltaire

Mon héros est en bien mauvaise posture ! Sans pain, sans argent, sans Cunégonde, il va falloir l’aider un peu… il aurait besoin d’un bon génie, voyons ? Qui serait capable d’aider mon héros ? Je ne veux pas qu’il perde toute sa candeur en une seule fois ! Rescapé de la guerre, je ne peux le bloquer en Hollande comme je l’ai été à 19 ans, par la volonté de mon grondeur de père ?

En Hollande, justement, je connais une secte d’aimables personnes : ils attendent l’âge adulte pour être baptisés ; et même sans baptême, ils ne manquent pas d’humanité ! Ce sera donc Jacques, l’anabaptiste.

Jacques : (à part)

C’est pourtant un être à deux pieds, sans plumes, doté d’une âme ; quelle misère de le malmener ! Tiens mon ami ! Sans doute une histoire de fanatisme ordinaire

Candide

Maître Pangloss m'avait bien dit que tout est au mieux dans ce monde...

Je peux travailler, pour peu que l’on me fasse confiance. Mais je suis bien fâché d’en être réduit à mendier mon pain, comme ce pauvre miséreux.
Pangloss

Hélas ! Ne reconnaissez-vous plus votre cher Pangloss ?
Candide

Vous, mon cher maître ! Vous, dans cet état horrible ! Que vous est-il arrivé ? Pourquoi n'êtes-vous plus dans le plus beau des châteaux ? Qu'est devenue Mlle Cunégonde, ce chef-d'œuvre de la nature ?
Pangloss

Elle est morte
Candide

Cunégonde est morte !

Ah ! Mais de quelle maladie est-elle morte ? Serait-ce de m'avoir vu chasser du château à grands coups de pied dans le derrière ?
Pangloss :

Elle a été éventrée par des soldats bulgares, après avoir été violée autant qu'on peut l'être ; son frère a été traité précisément comme sa sœur ; ils ont cassé la tête à monsieur le baron et madame la baronne a été coupée en morceaux ; et du château, il n'en est rien resté, pas un mouton, pas un canard ; mais nous avons été bien vengés, car les Abares en ont fait autant dans une baronnie bulgare.
Candide:

Mais quelle raison suffisante vous a mis dans un si piteux état ?
Pangloss

Hélas ! C’est l'amour ; l'amour, le consolateur du genre humain, le tendre amour.
Candide

Ha !, je l'ai connu, cet amour ; il m'a valu un baiser et vingt coups de pied au cul. Comment cette belle cause a-t-elle pu produire un si abominable effet sur vous ?

Pangloss

O mon cher Candide ! Vous avez connu Paquette, cette jolie suivante de notre auguste baronne ; j'ai goûté dans ses bras les délices du paradis, qui ont produit ces tourments d'enfer dont vous me voyez dévoré. Paquette était infestée d’une maladie qu’elle tenait d'un cordelier très savant, qui l'avait eue d'une vieille comtesse, qui la tenait d'un page, qui l'avait reçue d'un jésuite, qui, étant novice, l'avait eue en droite ligne d'un des compagnons de Christophe Colomb. Pour moi, je ne la donnerai à personne, car je me meurs.
Candide :

Ô Pangloss ! Quelle étrange généalogie ! N’est-ce pas le diable qui en fut la souche ?

Pangloss

Point du tout, c'était une chose indispensable car si Colomb n'avait pas attrapé cette maladie dans une île de l'Amérique, nous n'aurions ni le chocolat ni la cochenille.
Candide

Voilà qui est admirable... mais il faut vous faire guérir.
Pangloss

Et comment le puis- je ? Je n'ai pas le sou, mon ami ; et nulle part on ne peut se faire saigner ou prendre un lavement sans payer.
Voltaire

Je reçois aujourd’hui des nouvelles de Paris ; Jean-Jacques Rousseau n’a pas apprécié mon poème sur le tremblement de terre de Lisbonne… il faudra donc que Candide aille voir ce que vivent les hommes quand la terre tremble. Un peu de souffrance pour Candide sera plus frappant que trois mille vers pour que Mossieu Rousseau comprenne enfin ma pensée !
Jacques l’anabaptiste

Je suis obligé d'aller à Lisbonne pour les affaires de mon commerce,

Nous allons nous y rendre tous ensemble, nous pourrons ainsi continuer à travailler en chemin.

Cap sur Lisbonne

Cap sur Lisbonne !


Pangloss

Tout est on ne peut mieux, vous ne pouvez le nier : nous voguons sur un bateau, fabriqué par la raison que la mer est profonde et que pour s’y déplacer il n’est point de routes. Tout est pour le mieux.

Jacques

Je ne suis pas d’accord avec vous ! Il faut bien que les hommes aient un peu corrompu la nature, car ils ne sont point nés loups, et ils sont devenus loups. Dieu ne leur a donné ni canon ni baïonnettes, et ils se sont fait des baïonnettes et des canons. On oublie trop souvent que la Nature avait fait de nous des êtres bons et sensibles.

Voltaire

Est-ce assez comprendre ta philosophie, Mossieur Rousseau ?
L'anabaptiste Jacques

Le vent se lève, la tempête n’est pas loin, aidons les matelots qui ne suffisent plus à la tâche ! Allons, halez ce cordage ! Ho hisse !
Quelqu’un

Han

Candide

Hisse Etc…

L'anabaptiste (tombant à l’eau)

Au secours ! Je me noie !

Candide :

Regardez, notre bienfaiteur se noie ! Je vais aller le secourir !
Pangloss :

N’en faites rien ! Vous voyez bien que la rade de Lisbonne a été formée exprès pour que cet anabaptiste s'y noyât ! Car les malheurs particuliers font le bien général, de sorte que plus il y a de malheurs particuliers, plus tout est bien.

Voltaire

Le nez dans le ruisseau, c’est la faute à?

Tout le monde chante

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