I l’ancien monde





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SOCIETE, CULTURES ET SENSIBILITES DANS LA FRANCE DES XVIe XVIIe SIECLES :

HISTOIRE CULTURELLE DE LA FRANCE, de la Renaissance à l’aube des Lumières,

Croix, Alain, Quéniart, Jean


INTRODUCTION

L’élaboration d’une histoire culturelle, se veut tout d’abord de dépasser la vision des contemporains, qui a bien pu se déformer au gré des époques et des modes.

Au XVIe siècle, l’état apparemment immuable des modes de vies (surtout en ce qui concerne la culture du quotidien) se heurte au choc de l’ouverture culturelle ( Italie, Antiquité, Amérique).

Le problème provient de la confrontation entre un monde immuable, une « histoire immobile », et un monde Nouveau. Cette articulation ne peut s’expliquer qu’à travers un lent processus de construction d’un modèle culturel propre au territoire français. Ce gigantesque mouvement, cette « lente révolution » témoigne ainsi des bouleversements culturels, politiques, voire économiques qui vont traverser les XVIe et XVIIe siècles. Il est tout à fait remarquable que le passage d’une stagnation à un foisonnement culturel ardent va mettre ici en évidence une opposition entre une culture du peuple et une culture des élites. Selon Croix et Quéniart, l’évolution culturelle est à la fois un « état-diversité » et un « mouvement-diversification », il est donc nécessaire de penser ces deux concepts conjointement pour comprendre l’impact de la diffusion des nouveautés, sachant que cette révolution culturelle va très vite toucher, à des niveaux différents, chaque Français.


I L’ancien monde


  1. L
    Brutalité du monde dans lequel les enfants arrivent:

    • Crises de surmortalité avortements/ infanticides (« accidents »)

    • Régulation des naissances par l’aménorrhée des femmes (provoquée par la malnutrition et/ou l’allaitement)

    • Baptême rituel d’intégration dans la société, le choix de parrains et de marraines au sein d’un réseau de solidarité
    es âges de la vie



C’est un MYSTERE : la société du XVIe siècle n’a absolument pas conscience du cycle féminin! Le moment de la conception est très approximatif.






L’entrée dans la vie


  • L’entrée dans la vie



C’est une SOURCE D’ANGOISSE: en 1600, 1 femme sur 8 meurt lors de ses premières couches :

  • Incompétence du chirurgien (cher, en ville uniquement, et indécence de recourir à un homme pour un accouchement) et sages-femmes

  • Ces souffrances rappellent le péché originel, d’où l’impureté de la fe et l’importance de ses relevailles.

==> Pour répondre à ces craintes, on voit apparaître des saints spécialisés (Vierge) et de nb rites (pèlerinages)

  • Résignation devant le Divin: le plus important n’est pas tant la survie de l’enfant, mais qu’il soit baptisé.












Importance des fonctions de la jeunesse dans

la société : le groupe des jeunes célibataires à marier assure la défense des règles de jeu social dans la communauté paroissiale.





“Femme grosse a un pied dans la fosse”


  • Le mariage (le célibat n’est pas envisageable…)

=>Au XVIe siècle, le mariage n’est pas encore établi comme il le sera plus tard (pratiques assez libres avant le mariage, dont nous n’avons que peu de traces, en fait)

=>Les femmes se marient à 20-22 ans (relativement tôt par rapport au XVIIe siècle) >> vie féconde plus longue

=>Le choix du conjoint (bon assortiment en âge, en condition sociale) est une affaire essentielle

Stratégies et normes au sein de la paroisse pour arriver à ses fins, processus de demande indirecte

=>Négociations pour l’établissement du couple (héritage, terre) apports respectifs des 2 futurs conjoints

=>Rites de célébration (pour la fécondation )

Peur de la stérilité ex : éviter les nouements d’aiguillettes, signe d’impuissance masculine…etc

=>véritable fête (danses, ripaille, jours gras, sans trop de respect pour les interdits religieux)

L’Eglise/la culture religieuse intervient très peu dans l’ensemble du processus


  • La vieillesse n’existe pas pour ainsi dire au XVIe siècle. Si la moitié des nouveau-nés n’atteignent pas 20 ans, encore une autre moitié de ces survivants disparaissent avant 50 : c’est pq il n’existe pas de véritable culture de la vieillesse.

La mort, en revanche, est considérée comme l’unique perspective.

« Rien n’est plus certain que la mort, et plus incertain que l’heure d’icelle »

La fréquence des épidémies (sans remède), des famines, l’omniprésence de la violence, la place du cimetière au centre du village (ce n’est pas pour rien qu’il sert de marché, d’enclos pour les bêtes…)

SOCIETE OBSEDEE PAR LA MORT OU SOCIETE QUI L’A NATURELLEMENT INTEGREE ? (débat)


  1. L’homme dans son environnement


  • L’intimité avec la nature

-familiarité des hommes avec un envt encore très largement naturel

-habitat sombre (peu d’ouvertures), fragile, peu chauffé et sensible au feu

-proximité étonnante avec les animaux

Culture du quotidien pas vraiment  selon les classes sociales

Classes + aisées :

-parfois qq objets en plus (bijoux) -qualité du lit, plus de linge (lessive=lourd travail)ou de vêtements

PEUR:

Le loup fait de véritables carnages

 loup-garou
Peur amplifiée par

le mythe
DOMESTICATION

Animaux presque trop bien insérés

dans la vie quotidienne !
« culture du poux » (Vigarello)

=> l’épouillage est une

pratique ordinaire












  • Le paysage

-La forêt recule (relativement) : le bois est le seul moyen de chauffage

-certaines rivières st canalisées
-L’art exclut la nature, preuve d’une « CULTURE en train d’éclater »





L’homme

dans son

envt




  • La nourriture


culture de la faim”, du pain (céréales) ALIMENTATION PAUVRE ET CARENCEE

 blé (pain mouillé), orge, avoine, blé(crêpes)

-peur de manquer, hantise du lendemain

-sens symbolique du pain (le corps du Christ)

-la viande (rare et chère car on la sale) permet de palier les carences, et enrichit la soupe surtout pour les fêtes

-cons° de poisson (frais…) bien moins courante que ce que l’exigerait la rel cath en dehors des zones côtières

-« sociabilité cabaretière » du vin

-attention, l’eau est la pire boisson de toutes(elle provoque des dysentries..)

-aléas climatiques > récolte +/-bonne :

==>certains parviennent à spéculer

==>les pauvres subissent la famine de plein fouet = CRISE DE SURMORTALITE








  • Le calendrier :

-correspond à une interprétation cohérente de l’univers, afin de le maîtriser autant que le permet le Divin


-associe magie et religion => synchrétisme

-constr° d’une vision cyclique du temps, rythmée à la fois par les temps forts de la religion et les fêtes de village


Fête des Innocents (28déc) => inversions de l’ordre social, libertés, processions festives, défilés, ripailles, élection d’un roi du carnaval…

Rogations : bénédictions des cultures à la période printanière pour favoriser la fertilité



« les chiens courent dans l’église, les porcs dans la maison »

(Croix)



  1. L’homme et son entourage




  • La famille (maisonnée)

-famille nucléaire(mariage contraint) jeunes couples=>stratégie matrimoniale pour le problème de la succession

-famille large, qui réunit plusieurs générations sous 1 même toit

-famille recomposée : car brièveté des couples rompus par la mort (souvent, la femme qui meurt en couches)

=> remariage du veuf en moyenne avant la fin de sa 1e année de veuvage …

La famille correspond +/- au groupe de travail

Père : chef d’exploitation, il jouit également de l’autorité patriarcale

Mère: elle s’occupe de la maison, des enfants, de la basse-cour/traite, et aide pour les gros travaux agricoles


  • Le voisinage : Monde sans intimité car tout se sait dans le village !!

Réseaux denses de liens communautaires :Travail (échanges de services pour les récoltes…) et loisirs (jeux)

SOLIDARITES renforcés par le choix de parrains/marraines, de compérages

Indispensable RECHERCHE D’UNE BONNE ENTENTE avec le voisinage (sans choix possible)


  • La communauté paroissiale A.Croix parle de « ciment paroissial »

>>Structure administrative et religieuse de base

>>Structure politique (répartition de la taille au sein de la paroisse + préservation des droits de la communauté par rapport au seigneur + organisation collective du travail agricole (échanges d’instruments, division des soles…)

-Nombreux lieux de sociabilité et de commérage (l’église, le cimetière, le cabaret, le puit et le lavoir, la place)


  • L’espace et l’étranger

Espace fragmenté, pays de villages, communication très lentes, nouvelles régions (mal) intégrées…

Rejet de l’étranger ou mendiants (dans les villes) en dehors de la zone d’endogamie, (=ensemble de villages d’un rayon de 10km) : « l’horizon était limité par un clocher » (J.Cornette) - rejet assuré par le groupe des jeunes

Etroitesse de cette culture locale


  • La place du christianisme

-La très grande majorité du clergé partage la même culture que les fidèles => pratiques festives (danses, jeux, ivrognerie…)+ ignorance faute de formation



  1. Un univers magique



  • La magie


Univers manichéen, partagé entre :

-forces du Bien (Dieu, ses saints, les prêtres)

-forces du Mal (Satan, ses démons, ses sorciers)
Pratiques en tous genres, usages suspects

Assurance magique qui donne espoir (peur à relativiser, selon Croix)



  • Des frontières ambiguës

-Frontière floue entre christianisme et sorcellerie !...

…qui vient de la double croyance de

Dieu et Satan

Chasse aux sorcières





II La révolution lente (1520- 1560)l’étendue, la profondeur, la fécondité des changements exige du tps !


    1. Approfondissements



Continuité de certains modes traditionnels de l’Ancien monde (esprits routiniers, pesants)
Fusion, juxtaposition

Très sensible libération intellectuelle (Italie, humanisme, Réforme, Renaissance)

Quelles conditions de diffusion ??  inséparable du dvt de l’imprimerie, « galaxie Gütemberg »

(Marchal Mcluhan)









    • L’écrit et son univers

« formidable révolution culturelle » mvt humaniste qui déborde largement des cercles de mécènes/lettrés

-J. Lefèvre (après Luther) édite le NT (1523) et la Bible(1530) en français=>permet son accès à la pop° !

Budé,

-(1453 chute Constantinople) :

Edit de Villers-Côtteret (1539)  développement de l’écrit… et débuts de l’affirmation d’une autorité royale

Rapidité de la diffusion >> Robert Estienne, grand imprimeur
La question de l’alphabétisation

=>probablement très faible minorité mais lecture collective (veillées) en fait littérature très traditionnelle (vie des saints, farces, romans de chevalerie) élargit le nombre de lecteurs/auditeurs potentiels

« La pleine maîtrise de l’écrit est le fondement même de la modernité : c’est le recul de la nature devant la culture » (Roche)


    • La culture et la foi

Volonté d’approfondir la foi, recherche d’authenticité de la religion passion du savoir

-volonté royale de promouvoir un enseignement de haut niveau

-retour aux sources classiques, auteurs antiques (Virgile, Homère, Horace …)

-volonté d’explorer des champs nouveaux/oubliés

Il ne faut pas oublier que les esprits les plus novateurs ont une perception du corps, de la divination …etc encore très traditionnelle==>pas de véritables progrès scientifiques, seulement qq « avancées techniques »

==>les humanistes ne perçoivent pas le syncrétisme de leurs actions rel (feux de la saint Jean)

D’où : Volonté d’épuration

D’où : Fracture culturelle (limite de l’approfondissement)


    • Une curiosité bridée

Volonté d’approfondir la foi, recherche d’authenticité de la religion passion du savoir

-volonté royale de promouvoir un enseignement de haut niveau

-retour aux sources classiques, auteurs antiques (Virgile, Homère, Horace …)

-volonté d’explorer des champs nouveaux/oubliés


  1. Modèle culturel et autonomie

  • Le modèle italien

Accélération évidente des échanges culturels ac l’Italie (=la mère des lettres), autour de 1500 :

-guerres d’Italie(1494-1515) : des dizaines de milliers de Français on découvrir l’Italie, sa manière de vivre

-expéditions de pillages.. 

-fascine les intellectuels, artistes et à l’inverse de nb artistes italiens séjournent en France

=>la Cour de France est transformée de fond en comble par l’exemple des cours princières italiennes

«
Influence en :

-architecture > châteaux (Chenonceau, Chambord, Château de Madrid,

véritable villa à l’italienne)

-peinture (et art en général)

-goût des lettres

-luxe

-mode vestimentaire
 Le courtisan modèle doit désormais ajouter au goût des armes un corps beau et bien fait, l’esprit d’un lettré


maîtrisant le latin voire le grec, la poésie et la musique, et donc se montrer capable de conversations raffinées. »

  • La maîtrise du modèle l
    Le modèle italien se dév en raison de moyens financiers importants dûs

    à une masse d’or excédentaire d’Amérique
    a naissance du « génie français »


ATTENTION : pas d’influence italienne exclusive

-maîtrise architecturale, « 1er jalon d’un futur classicisme à la française »

-Lettres: Du Bellay, C.Marot, Ronsard, La Boétie, Budé, M de Navarre

Défense et illustration de la langue française => début de la fixation de l’orthographe

Cette maîtrise du modèle et cette révolution culturelle est permise par :

1)Affirmation d’une autorité royale

2)Moyens financiers importants car retour à une économie qui génère des excédents financiersprofite aux plus aisés, creuse les écarts sociaux ELITE

Assimilation » réussie de l’exemple italien, car pas du tout évidente !!


  1. De la différence à l’intolérance

  • Les France culturelles

Diversité des culturesdifficultés avec laquelle s’impose l’esthétique de la Renaissance

réalités du pouvoir des femmes (inégalités devant la mort dûe à l’accouchement)

différence de langage, patois régionaux=>1Français sur 2 ne comprend pas le « français officiel »

  • La ville et le modèle citadin

« La promotion sociale et culturelle passe par l’adoption du modèle culturel citadin.»

La ville mélange « d’innovations » et de « pesanteurs culturelles citadines »

-Diffusion d’un nouvel état d’esprit humaniste,

-Augmentation de l’hygiène publique (cf . ébouage=>éloigner les facteurs d’épidémie)

-Fin des fêtes populaires spectacles : « le peuple est le spectateur et non plus l’acteur »


  • Une culture de l’intolérance

1562-1598 : violence des guerres de religion (1572 : Saint Barthélémy)

Guerres, famines, épidémiesprocessions Violence contre les Huguenots

Hérésies et blasphèmes: coexistence de deux cultures, religieuse et païenne.
III Rendre chaque homme digne de l’homme


  1. Du combat des hommes au combat pour Dieu

    • La formation du milieu dévot

Chasse aux hérétiques, opposition cath/protestants

Refus de la grossièreté des mœurs : la religion va à l’encontre de la culture profane formation du milieu dévot

Création de confréries et de La Ligue se chargent d’établir des règles et de les imposer à tout « bon chrétien »

    • Les transformations du paysage culturel

Nouvelles composantes du paysage culturel=> création et prolifération de communautés religieuses masculines et féminines (cf. Compagnie du Saint Sacrement)

La religion est partout : => art : monuments, tableaux, estampes, musiques…

=>institutions : collèges, résidences (jésuites, capucins)

=>rôle majeur des Missions ; prédications

    • Courants spirituels et littérature dévote

Les débats qui animent le XVIIe siècle, et les nouveaux courants spirituels :

_ divergences protestants/catho sur les moyens pour atteindre le but de la conversion

_ aspiration au renoncement « mourir à toutes les choses de la vie présente » Andilly

_ dvt du jansénisme(=l’homme ne peut pas se sauver lui-même, il naît avec ou sans la grâce de Dieu)

La littérature dévote :

=>Les « incontournables » : Le Catéchisme du Concile de Trente/ Le bréviaire, le missel

=>Les nouveautés : livres de dévotion pour la prière ou l’oraison, livres de support à la méditation, ouvrages d’approfondissement religieux

  • Religion, politique et société

-Religion et politique : « Dieu premier servi ?… » (J.Quéniard), oui, mais après les intérêts politiques : gallicanisme(=doctrine qui refuse au Pape toute autorité sur l’Eglise de France) le Roi tient son pouvoir de Dieu

-Société : carrefour de deux humanismes : chrétien(humanisme restant tout de même classique)

profane(grâce à l’essor des livres chez marchands, artisans, bourgeois)

  1. Enseigner les savoirs

  • Un encadrement renouvelé ; formation et humanisme

L’éducation elle aussi doit être rigoureuse et réformée…mais elle s’appuie toujours sur la philosophie des Anciens : dans les collèges catholiques ; enseignement=mélange d’humanisme « élargi » (bcp de latin) et de doctrine chrétienne

  • « humanisme oui, mais chrétien ! » Quéniard…et les femmes ?

La femme doit avoir une formation religieuse + enseignements pratiques

La femme doit garder son rôle secondaire par rapport à l’homme mais elle acquiert de + en + de savoirs religieux afin de pouvoir le transmettre aux enfants (dans les milieux privilégiés bien sûr…la femme moyenne des campagnes ne connaît absolument pas cet accès au savoir !)

  • La diffusion des savoirs

Formation de prédicateurs dont la mission sera de servir d’exemple aux chrétiens égarés et de les remettre sur le droit chemin. Ces prédicateurs sont formés dans des institutions religieuses (une culture « livresque » du pasteur moyen)

  • Les étapes d’un encadrement culturel

1) dans les villes : universités, collèges, pensionnats…

2) dans les campagnes et les villages : les prédicateurs font des découvertes « effrayantes » sur l’état culturel des provinces  le prêtre ! (constamment présent près des ouailles) est chargé d’y remédier rigidités rurales…

  • Les méthodes de l’encadrement culturel

Pour la masse des analphabètes : la catéchèse (=apprentissage ORAL simplifié des textes religieux par un système de questions/réponses)

  • Les résultats : un remodelage culturel

Pour façonner les fidèles et faire en sorte qu’ils se conforment aux dogmes religieux, l’Eglise se met à la portée de son public :

_ tri dans les enseignements : la priorité est donnée aux grandes prières du chrétien et les sacrements

_ choix du mode d’enseignement : discours menaçant, encadrement des pratiques par le calendrier, apprentissage dès l’enfance, effort de formation des enseignants…


  1. Civiliser

  • Exclure, éliminer, épurer : les pratiques et comportements religieux

Entre 1580 et 1660 : tri sélectif dans les habitudes païennes des chrétiens, mot clef = « décence », toute une série de mesures visant à christianiser cette « populace », à discipliner les comportements publics (1ere cible=les superstitions !)

  • Les nouvelles règles de comportement en société

_fêtes : ORDRE et DECENCE sont de rigueur, excès sont à bannir…

_changement du rapport au corps + apparitions de règles de bienséance = chez les élites sociales, les gens distingués

  • La sorcellerie

Progression du sentiment d’intolérance ; pourquoi brûle-t-on des sorcières ?

_ univers magique=lien avec le diable

_ bonne conscience des magistrats : envoyer une sorcière au bûcher = punir un crime contre Dieu

_dénonciation de voisinage

  • Construire

qqs exemples de réalisations au XVIIe ;

_ constructions matérielles (hôtels, phare, Pont-Neuf)

_ ville ordonnée , ordre public

_ art : « peintres de la réalité »…qui en donnent tout de même une vision « acceptable »

littérature : regard sur l’évolution des métiers parisiens

ballets

_ vie à la cour de Louis XIV : perfection, référence pour tout le royaume et surtout pour les pays voisins


  1. Espaces de Liberté

  • La France baroque ; un goût, une sensibilité

Baroque =style, liberté de culture, refus du dépouillement épuré, goût luxuriant, amas de décors

L’art classique, formé par contradiction prône un dépouillement épuré…

  • Les libertins

Les libertins revendiquent toutes formes de liberté, ce sont des esprits libres opposés au dogmatisme religieux né des Guerres de Religion  libertinage intellectuel : refus du principe d’autorité, c. à d. du Roi et de Dieu

( libertinage  « de bas étage » qui est une attitude purement provocatrice)

  • Les résistances au modèle : l’aristocratie et ses valeurs

Face à une montée en puissance de la valeur de l’argent et d’une classe bourgeoise, la noblesse se distingue, elle résiste au modèle du « bourgeois gentilhomme » => évolution des valeurs traditionnelles de la noblesse ; passage de l’héroïsme chevaleresque à la galanterie, nouvelles valeurs= l’esprit, le goût …

  • Salons et précieuses

La société choisie dans l’aristocratie et les lettrés fréquente les salons.

Salons parisiens (cf. hôtel de Rambouillet)= lieux privilégiés car lieux de rencontre de groupes contestataires  ; libertins, frondeurs, précieuses => mélange explosif, terreau des Lumières

Même si les précieuses sont souvent « ridicules » ce sont aussi des femmes savantes…
IV/ Un âge classique


  1. La culture, d’une cohérence à l’autre

  • De la démesure à la mesure


Démesure :

-superstitions,

-croyances populaires,

-toute puissance de la Nature…

mesure :

-Révolution galiléenne et cartésienne

-nouvelle conception de l’homme + nature

-volonté de se rendre comme « Maître et Possesseur de la Nature »
à …



  • La génération triomphante du catholicisme

L’effort de d’encadrement des fidèles commence à porter ses fruits

L’Eglise doit parler d’une seule voix==> uniformisation de la formation des prêtres

Le rigorisme de l’Eglise commence à gagner l’Etat

  • Culture politique, politique de la culture

Culture politique => Absolutisme du Roi Soleil : « réduire tout sous le même être »

Versailles = symbole de l’art classique, lieu de mémoire : « le roi ne meurt jamais »

Politique de la culture => un Roi-mécène : « protecteur et aiguillon des arts et des lettres »

  • Du baroque au classique

Le classique est un héritage du baroque dans le sens où il en prend le contre-pied : le classique revendique des critères esthétiques qui imposent l’épuration des genres et de la langue.



  1. Les pratiques culturelles dans la France de Louis XIV




  • Le for privé des élites parisiennes

Centralisation culturelle dans la capitale, dans des espaces spécialisés, les élites sociales ont accès à la culture par des tapisseries, des tableaux, des images(propagande politique), des divertissements, des pratiques musicales et bien sûr par l’objet de culture qui se répand de façon inexorable, le livre !

  • P
    Ces pratiques ne concernent que 5% de la

    pop° parisienne. Pour la majorité : théâtre ou musique (église+musiciens de rue)
    ratiques publiques


Pour les Parisiens : manifestations éclatantes (tournois,

feux d’artifices…)

Pour la cour du Roi : musique, ballet, opéra (Lully…)


  • La réduction des autonomies provinciales

Etude du cas d’Angoulême (ville moy 12000 hab) Comt une ville de province peut-elle résister à l’influence de Paris ?

Angoulême va devoir abandonner son régionalisme culturel et linguistique au profit d’une culture et d’une langue reconnue dans l’ensemble du royaume.

  • Pratiques provinciales

Quelques exemples ; troupes de théâtre de passage chez les grands seigneurs, musique lors des fêtes, peintures (tableaux privés pour un public restreint, les humbles : peintures religieuses à l’Eglise)

  • De l’écrit à l’oral

1690 : 1e estimation globale du niveau d’alphabétisation en France => hommes 29% , femmes 14%

- écart alphabétisation villes/campagnes (+problèmes des langues minoritaires)

- impact du livre religieux, un vecteur d’alphabétisation

    • Un effort poursuivi d’acculturation « la religion s’enracine dans le paysage culturel français »

Malgré un décalage ville/campagnes, amélioration dans le milieu rural, apprentissage sur le tas d’une culture écrite

  • Retards, résistances et adaptations

Retards=> retard des campagnes par rapport aux villes, livres rares dans milieux ruraux

Résistances=>une culture commune proche de la nature subsiste dans les campagnes

Adaptations=>soucis d’adaptation des objectifs pastoraux urbains au monde rural ( ex : réticence à la confession…)mais finalement les pratiques religieuses « basiques » se généralisent dans la moindre paroisse.


  1. Au tournant du siècle : clivages et remises en cause




  • Académisme (culture de référence, seule valable) et dévotion

-Académisme, surveillance « tatillonne » de tous les domaines de la vie culturelle

-Raidissement dévot de la cour, l’Eglise s’immisce dans les affaires de l’Etat et guette le moindre dérapage des pratiques culturelles

  • L’ouverture sur l’étranger

_ grande dette de la France envers l’Italie et l’Espagne

_ l’esprit libre anglais inspire et séduit les Français

_ Pays-Bas et Genève = petits îlots de liberté d’expression (impression clandestine)

  • La génération critique

L
« volonté de faire craquer le corset du classicisme » Quéniard


es érudits, grâce aux livres qui suscitent leur curiosité, commencent à critiquer :

-le vieillissement et la rigueur de la Cour

-les répressions religieuses contre les protestants jansénistes
CONCLUSION

Les XVIe et XVIIe ont été des siècles de changement, de transition dont les principaux sont :

-l’encadrement politique et administratif,

-la progression de l’écrit (les registres paroissiaux en sont la preuve),

-la diffusion du livre,

-le défi de l’Eglise de « rendre chaque homme digne de l’homme » et rigorisme religieux

-la volonté de mettre en place un modèle cohérent de culture de référence qui prend naissance à la cour du Roi Soleil et qui se donne pour objectif de réformer et d’encadrer aussi bien les comportements politiques que la morale, le code de bienséance que la vie intellectuelle  c’est l’ENTREE DANS LE MONDE MODERNE. Déjà, des voix contestataires se font entendre, annonçant la transition de cette génération classique à une génération critique…





==> réaction des élites=répression, éducation, régulation







CONSTRUCTION DE LA FRANCE MODERNE

ANCIEN MONDEREVOLUTION LENTEAGE CLASSIQUE…

Toutes ces pratiques païennes magiques et pseudo-religieuses sont à bannir






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