Première partie : La fondation du mythe





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« Son nez aquilin lui donnait véritablement un profil d’aigle ; […] les sourcils broussailleux se rejoignaient presque au-dessus du nez, et leurs poils […] étaient longs et touffus […] et les dents, éclatantes de blancheur, étaient particulièrement pointues […] les oreilles étaient pâles, et vers le haut se terminaient en pointe […] Aussi étrange que cela puisse sembler, le milieu de ses paumes était couvert de poils 28. »


Dracula s’affirme de nouveau dans ce registre bestial lorsqu’il démontre le contrôle qu’il exerce sur le monde animal. Le vampire, prédateur ultime, peut ainsi imposer sa volonté aux loups qui viennent hurler leur “douce musique” au pied du château, mais aussi aux « créatures inférieures, telles que le rat, le hibou, la chauve souris, la phalène, le renard 29 ». On retrouve cette symbiose du vampire avec le royaume animal à travers le don de métamorphose de Dracula qui, tel un Protée maléfique, peut prendre diverses formes. Il se change ainsi à plusieurs reprises en chauve-souris pour espionner discrètement le groupe de Van Helsing ; on retrouve aussi le comte changé en loup dans L’invité de Dracula, première partie du journal de Jonathan ; enfin, Dracula prend la forme d’un chien pour débarquer du Demeter. On peut noter que Dracula n’a pas le monopole de la bestialité puisque les trois femmes vampires et l’aliéné Renfield entretiennent, eux-aussi, des relations privilégiées avec le monde animal. On lit ainsi que l’une des trois femme vampire « se pourléchait réellement les babines comme un animal 30. » Quand à Renfield, il se montre obsédé par les insectes, qu’il s’agisse de mouches, d’araignées ou de cafards, l’aliéné s’est lancé dans une quête impossible : devenir plus fort et gagner l’immortalité en absorbant le plus de vies possibles. Ainsi, il se comporte à plusieurs reprises comme un véritable vampire vivant, il se jettera même sur Seward pour assouvir sa soif de sang. Enfin, la dernière occurrence de la bestialité dont nous parlerons est celle de la grande bête, le Diable, Satan, peu importe le nom qu’on lui donne, le Mal à l’état pur. Car n’en doutons pas, Dracula est bien une métaphore du Mal absolu, incarnation de la haine, de toutes les peurs de l’homme, de ses instincts les plus vils et de ses désirs les plus inavouables.
II ) Les personnages

Tout le monde connaît Dracula, il est aux yeux du grand public l’archétype du vampire par excellence. Mais le roman de Bram Stoker met en scène d’autres personnages qui deviendront par la suite, et cela en grande partie grâce au cinéma, des archétypes spécifiques et indispensables aux films de vampires. Que serait Dracula sans ses pauvres victimes apeurées, sans son serviteur aliéné, traumatisé par son impossible quête de l’immortalité ? Dracula serait-il Dracula sans la “sainte coterie” qui, composée d’hommes fiers et valeureux, cherche à mettre un terme à ses diverses malversations ?
a) Le comte vampire

A l’instar de Lord Ruthven, Dracula apparaît comme un vampire différent du revenant slave traditionnel. Et cela est dû en grande partie à son statut social. En effet, Dracula est comte, c’est un membre de la noblesse et la légitimité de son statut repose, tout comme le vampirisme, sur le sang. D’ailleurs, ce statut social semble le plus approprié aux activités du vampire, comme le souligne Sabine Jarrot dans son ouvrage :

« La noblesse est un statut idéal pour un vampire. Il offre la possibilité de se trouver au dessus de la morale commune. D’ailleurs les sanguinaires les plus célèbres sont tous nobles, je rappelle ici les noms tristement célèbres de Gilles de Rais et de la comtesse Bathory, même dans la fiction les nobles s’adonnent à des jeux immoraux comme les chasses à l’homme du comte Zaroff. En définitive, le noble est, à cette époque, le seul marginal quand à son mode de vie, il est donc compréhensible que le vampire, autre marginal, ait endossé cette position de privilégié 31. »

Le vampire vu par Bram Stoker n’est donc pas, comme les revenants des Dissertations de Dom Calmet, un vulgaire paysan, sa non vie est différente et ses ambitions le sont également. Dracula est un conquérant froid et cruel, il ne se borne pas au fait de se lever la nuit de son tombeau pour aller sucer le sang des vivants. Il établit des stratégies, des plans de conquête, lui qui a « commandé à des peuples entiers et combattu à leur tête pendant des siècles et des siècles 32 » prépare, à sa manière, une invasion. Dracula est audacieux, et cela semble logique lorsqu’on s’intéresse à celui qui en fut le modèle. Car Dracula tisse trois fils : un fil folklorique (des contes sanskrits du vampires jusqu’à la vogue dix-huitièmiste du vampire, incarnée dans la compilation de Dom Calmet), un fil littéraire et britannique, qui passe par des auteurs tels que Polidori et Le Fanu et un fil historique (Vlad l’Empaleur, dit Dracul, héros du passé national roumain) 33. Nous avons déjà étudié les deux premiers fils, attardons nous quelque peu sur le troisième. Selon le biographe de B. Stoker, Harry Ludlam, le modèle du comte serait donc un voïvode nommé Vlad Tepes (Vlad l’Empaleur) réputé pour sa cruauté. Il serait même accusé, dans l’un des deux manuscrits d’époque (XVe siècle) relatant ses “exploits”, d’être un vampyr 34. L’aura mystérieuse qui entoure le personnage historique se retrouve avec force dans la fiction où Dracula apparaît comme un érudit, un être disposant d’un savoir occulte et inaccessible aux autres. Dracula était même de son vivant, selon le professeur Arminius 35 « un homme remarquable, guerrier , homme d’état, alchimiste[…] Il avait une puissante intelligence, une culture sans égale, et un cœur qui ne connaissait ni peur ni remord 36. » De plus, Dracula est le seul à avoir fait l’expérience de la vie et de la mort, accédant ainsi à un savoir qu’aucun mortel, par définition, ne peut prétendre posséder. Dès lors, le comte vampire, vêtu de noir de pied en cape, avec ses yeux flamboyants et son statut de créature damnée, devait devenir une référence en matière de littérature fantastique.


  1. Les victimes

On l’a dit, le vampire a besoin de se nourrir du sang des vivants pour survivre. Prédateur ultime puisqu’il se trouve, dans la chaîne alimentaire, au-dessus de l’homme lui-même, le vampire est perpétuellement poussé au meurtre par une soif inextinguible. Dans Dracula, on peut classer les victimes du comte en trois catégories. La première d’entre elles regroupe les personnes tuées par le comte car elles représentent son seul moyen de survie. On classera dans cette catégorie l’équipage du Demeter, le chalutier qui ramène la “peste vampirique” en Angleterre. Le comte doit décimer l’équipage pour survivre à son périple. Les victimes de la deuxième catégorie sont pour le comte des points stratégiques. On citera les exemples de Renfield et de Jonathan Harker. Ce sont là deux cas particuliers, puisque ces deux personnages ne sont pas “vampirisés” à proprement parler. Pourtant, ils sont bien victimes du comte à plusieurs égards. Renfield est subjugué par le magnétisme de Dracula, il imite même son comportement et cherche à lui plaire pour qu’il fasse de lui son égal. C’est sa soumission qui permettra au vampire de pénétrer dans l’asile et de s’attaquer à Mina. L’aliéné restera le jouet du comte jusqu’à sa rébellion, ne devenant une victime à part entière qu’à sa mort, provoquée par le courroux du comte. Jonathan est lui aussi victime de Dracula. S’il ne succombe pas à l’horrible épreuve de son voyage en Transylvanie, le jeune clerc de notaire en garde néanmoins des séquelles morales et physiques irréversibles. En outre, Dracula semble littéralement voler sa vitalité puisqu’il rajeunit, alors que Jonathan, effectuant le chemin inverse, perd ses forces, sa vigueur et voit ses cheveux blanchir. La troisième catégorie regroupe les victimes de choix, celles dont Dracula se nourrit par plaisir et celles qu’il souhaiterait voir à ses côtés dans son monde des ténèbres : Lucy et Mina. Le choix de ces victimes rapproche un peu plus le comte de son rôle de barbare corrupteur, d’étranger venant en Angleterre pour pervertir l’innocence des femmes et les entraîner vers la damnation. Lucy reste l’exemple parfait de cette inexorable descente aux enfers puisqu’à l’inverse de Mina, sa transformation en vampire est complète :

« La douceur que nous lui avions connue était remplacée par une expression dure et cruelle et, au lieu de la pureté, son visage était marqué de voluptueux désirs […] Quand Lucy – j’appelle Lucy la chose qui était devant nous, puisqu’elle avait la forme de Lucy, - nous vit, elle recula en laissant échapper un grognement furieux, tel un chat pris à l’improviste. […] C’étaient les yeux de Lucy quant à la forme et à la couleur ; mais les yeux de Lucy impurs et brillants d’un feu infernal au lieu de ses douces et candides prunelles que nous avions tous tant aimées. […] Tandis qu’elle continuait à nous regarder de ses yeux flamboyants et pervers, son visage rayonnait d’un sourire voluptueux. Seigneur ! Que c’était odieux à voir ! 37 »

Lucy devient ainsi une créature damnée, corrompue par les pouvoirs du comte. Transformée à son tour en non-morte, elle perd son individualité pour devenir un être possédé, à la fois pure et impure, repoussante et séduisante, s’inscrivant par là même dans la lignée de Carmilla. A l’inverse, Mina n’achève pas sa métamorphose puisque Dracula est détruit avant la fin de la transformation. A l’instar de Jonathan, Mina parvient à échapper à l’emprise du comte, mais non sans être marquée à tout jamais par son empreinte. Toutefois, et cela malgré les traumatismes engendrés par une rencontre aussi terrifiante, elle semble éprouver des sentiments ambigus à l’égard du comte. En effet, mis à part Van Helsing, qui démontre à plusieurs reprises des marques de respect envers le vampire, Mina reste la seule à éprouver de la pitié pour Dracula, qu’elle considère (bien que cela n’arrive qu’une seule fois dans le roman), comme une pauvre bête traquée. Une sensibilité à l’égard du prédateur qui préfigure l’orientation des romans moderne quand à la représentation du vampire.


  1. L’aliéné

On vient d’évoquer le rôle de Renfield en tant que victime du comte Dracula, mais on n’a pas encore étudié toutes les facettes du personnage. Renfield, dans le roman de B. Stoker, n’apparaît pas comme un fou ordinaire. C’est un être multiple et ambigu, appartenant à plusieurs mondes. Certes il est fou, enfermé dans une cellule, exclus par la société à cause de sa différence et du danger potentiel qu’il représente. Pourtant, Renfield va apparaître à plusieurs reprises comme un être supérieurement intelligent, citant Shakespeare, la Bible, et surpassant intellectuellement son médecin, le docteur Seward. De la même manière, s’il se comporte comme un prédateur chasseur de mouches et d’araignées, il sait être courtois et respecter les conventions sociales quand il se trouve en présence de Mina et de Van Helsing. S’il joue le rôle de l’espion du comte, Renfield appartient également au camps des bons puisqu’il tente d’avertir Seward du danger encouru par Mina, allant jusqu’à sacrifier sa propre vie pour sauver celle de la jeune femme. Renfield est donc un personnage plus complexe et plus important qu’il n’y paraît. D’ailleurs, plusieurs articles lui sont consacrés, on citera ceux de Gilles Ménégaldo 38 et de Jean Gattegno 39, qui donnent de nombreuses pistes de réflexion sur le personnage. Le rôle de Renfield est donc primordial dans Dracula. Seul personnage à entretenir des relations privilégiées avec le comte, il connaît ses plans de conquête et se considère comme un élu du vampire qu’il divinise 40. L’aliéné est d’ailleurs très proche du comte : il a la même obsession pour le sang, possède lui aussi une force phénoménale et est accompagné d’une imagerie animale omniprésente. Renfield adopte un comportement mimétique de celui de Dracula, son état psychologique devenant une mine d’informations sur le vampire, du moins pour qui sait l’interpréter. En ce sens, il apparaît comme la clé permettant de percer les plans du vampire. Car Renfield est un illuminé, il possède une vision différente du monde, une conscience des choses surnaturelles refusée par les autres, et ce « jusqu'au moment où tout bascule en lui, où le fou cesse d’être fou tandis que le sage déraisonne, où la possession, chassée de Renfield, s’empare de tout le groupe des adversaires de Dracula 41. » On se remémore alors Jonathan durant son périple en Transylvanie, qui se demande à chaque page de son journal s’il ne perd pas la raison, à Seward ensuite, qui doute de la santé mentale de son ami Van Helsing et à Mina enfin, qui pense devenir folle au simple souvenir de son étreinte forcée avec Dracula. Dès lors, on s’aperçoit que la question de la folie hante le roman de Stoker, Renfield agissant comme le catalyseur contaminant les autres personnages. L’aliéné est donc un personnage-clé dans le schéma narratif du roman : il est le lien entre les hommes et le vampire mais aussi entre la folie et la raison. Voilà la raison pour laquelle Renfield l’aliéné, plus qu’un personnage secondaire, est devenu un archétype récurrent dans les films de vampires.


  1. La “sainte coterie”

Dracula est un monstre rusé et intelligent, ils possède les pouvoirs surnaturels conférés par sa nature vampirique et a eu des siècles pour préparer son invasion. Il ne peut être combattu par un homme seul : c’est donc toute une structure sociale qui se met en place et utilise les relations, l’argent et les moyens de communication modernes pour combattre ce mal antique. Dans le roman, le revenant doit faire face à un groupe d’humains prêts à tout pour empêcher le vampirisme de proliférer. Cette coterie chevaleresque moderne, chargée d’une mission divine (éradiquer le Mal), se compose de six éléments : Jonathan et Mina Harker, Abraham Van Helsing, Jack Seward, Arthur Holmwood et Quincey Morris. Si les quatre premiers personnages sont essentiels à l’intrigue, nous verrons que les autres ont un impact moins important sur le déroulement de l’action. Le premier personnage qui apparaît dans le roman est Jonathan. C’est le jeune clerc de notaire qui part pour « le pays au-delà de la forêt » sans vraiment savoir ce qui l’attend. Ce n’est pas l’instinct d’aventure qui le pousse vers la Transylvanie mais une obligation professionnelle. Il n’est pas en quête d’un quelconque trésor ou d’une forme d’illumination, c’est un homme comme les autres qui va vivre une véritable descente aux enfers. Son journal occupe une grande partie du roman, et c’est avec lui que le lecteur fait la connaissance de Dracula. Mina, qui devient l’épouse de Jonathan vers le milieu du roman, incarne la femme moderne. Elle tente de gagner une place plus active dans la société, en apprenant la sténographie par exemple, elle garde néanmoins un rôle maternel pour son mari et le reste du groupe. Elle entame un parcours initiatique qui débute avec l’étreinte de Dracula et qui risque de s’achever par sa transformation en vampire si le monstre n’est pas détruit. Directement impliquée dans le combat face au vampire, Mina lutte pour conserver son humanité et apparaît comme le seul élément féminin actif du roman. Elle apparaît aussi comme le moteur narratif de la chasse au vampire, et cela à tous les niveaux. Mina est l’enjeu de la quête, puisqu’il s’agit de sauver sa vie et son âme. Mais elle est aussi le personnage le plus actif au niveau de l’écriture : elle écrit un journal intime, correspond avec Jonathan et Lucy, synthétise tous les documents qui traitent du vampire (coupures de presse, journaux de Jonathan et de Jack Seward). De la même manière que Renfield propage la folie, Mina catalyse et répand les informations dans son groupe, s’affirmant comme un élément indispensable de la croisade. Vient ensuite le professeur Van Helsing, considéré à bien des égards comme le double positif de Dracula. Inspiré par Arminius Vambery, professeur à l’Université de Budapest lorsque Stoker écrit son roman, le personnage de Van Helsing apparaît à la fois comme un homme de science et un métaphysicien, théorisant le savoir vampirologique 42 à la manière d’un Dom Calmet. Comme Renfield, Van Helsing est double : il incarne la science positiviste tout en préconisant des rituels d’un autre âge. Comme le signale Jean Marigny dans son article Vampirisme et initiation 43, « Van Helsing conjugue à la fois le savoir et la sagesse du baron Vondenburg et le courage du général Spielsdorf 44. […] Jouant tour à tour le rôle du médecin traditionnel et celui du mage qui utilise un savoir occulte ». Van Helsing apparaît également comme le libérateur, celui qui offre la rédemption à Lucy (en donnant à Arthur le moyen de la détruire), mais aussi aux trois femmes vampires, pour lesquelles il joue le rôle de bourreau salvateur. Son ancien élève, Jack Seward, médecin et directeur de l’asile où est enfermé Renfield, est un homme rationnel, qui ne croit pas plus aux vampires qu’à la télépathie. Il aurait pu avoir un rôle déterminant s’il avait su lire les signaux envoyés par son patient. Mais il ne possède pas l’ouverture d’esprit qui caractérise Van Helsing. Il ne croit pas qu’un fou puisse être, dans certaines circonstances, plus clairvoyant qu’un homme saint d’esprit. Néanmoins, s’il ne brille pas par ses actes et ses initiatives, le docteur joue un rôle narratif aussi important que celui des époux Harker, et c’est souvent lui qui relate les exploits de Van Helsing. Les deux derniers personnages, Quincey Morris et Arthur Holmwood, jouent des rôles moins importants. Quincey, jeune Texan fougueux et vaillant, incarne le courage et le sens du sacrifice. Il donnera sa vie pour exterminer le comte Dracula, mais on peut voir dans la naissance du fils de Jonathan et Mina le symbole de sa résurrection. En effet, l’enfant du couple Harker, baptisé Quincey, vient au monde le jour anniversaire de sa mort. Arthur lui, s’il est considéré par Van Helsing comme son propre fils, n’a pas non plus un rôle primordial dans l’œuvre. Il est l’infortuné fiancé de Lucy et la voit sombrer peu à peu, jusqu’à la délivrance qu’il lui accorde de sa main. En dehors de cet épisode, son rôle principal est celui du riche héritier, qui utilise sa fortune pour aider le groupe à combattre le vampire. Ainsi, on s’aperçoit qu’il utilise un procédé équivalent à celui de Dracula. Si le vampire utilise ses pouvoirs pour arriver à ses fins, Arthur use de son argent comme d’un pouvoir corrupteur pour se faire obéir et obtenir des renseignements. On notera cependant que Quincey et Arthur seront les deux personnages les moins exploités par le cinéma, et qu’ils disparaîtront d’ailleurs la plupart du temps du casting. Si l’on doit faire une remarque générale sur les membres du groupe, on peut dire qu’ils sont tous extrêmement positifs : ils sont remplis de qualités, héroïques, sincères et démontrent une solidarité à toute épreuve. Un manichéisme qui renforce la noirceur de Dracula, dont la chasse apparaît comme une quête initiatique pour les personnages.
III ) L’écriture dans Dracula

Dracula est un vampire, un monstre mort-vivant qui suce le sang des hommes pour survivre. Si son statut suffit à faire de lui une abomination, un fléau à exterminer pour la sauvegarde de l’humanité, on ne peut nier que le comte exerce sur le lecteur une immanquable fascination. Pourtant, en dehors de ses caractéristiques et de sa nature même, nous allons voir que c’est surtout la forme du roman qui contribue à faire du comte Dracula un être honni, monstrueux paria de la société humaine. En effet, l’écriture dans Dracula contribue fortement à la représentation horrifique du vampire, que ce soit à travers l’aspect épistolaire de la narration, l’absence de parole chez le vampire ou l’ambiance instaurée par Stoker.
a) Un roman épistolaire
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