Colloque James Bond, Bibliothèque nationale de France, 17 janvier 2007





télécharger 115.29 Kb.
titreColloque James Bond, Bibliothèque nationale de France, 17 janvier 2007
page2/3
date de publication06.11.2017
taille115.29 Kb.
typeDocumentos
h.20-bal.com > histoire > Documentos
1   2   3

3. La deuxième révolution industrielle et les tensions géopolitiques des années 1920-1940
L’entre-deux-guerres et ses soubresauts monétaires, bancaires et financiers – avec une succession de krachs de toutes tailles entre 1921 et 1935 et surtout l’érosion des actifs des épargnants à cause de l’inflation de 1923-1926 puis de la chute de la Bourse en 1930-1935 – est propice aux ruminations car l’opinion se met en quête d’explications et l’irrationalité la conduit à réchauffer les mythes des conspirations de ’’méchants’’ capitalistes inspirés par l’hostilité à la gauche, voire à la démocratie, ou tenaillés de sentiments antifrançais, au service du grand capitalisme anglo-saxon international, voire même des intérêts allemands. Le mythe du Mur d’argent19 se constitue au milieu des années 1920, relayé par celui des Deux Cents Familles au milieu des années 1930. L’on pressent des puissances et des réseaux occultes, l’on aimerait se glisser dans Les coulisses de l’Histoire20, et il est vrai que plusieurs ’’affaires’’ révèlent de façon véritable les liens entre l’argent et le pouvoir21, L’argent caché22. Or c’est précisément durant ces années que la réalité semble dépasser la fiction, tant des financiers paraissent ici et là comme des manipulateurs des gouvernements ou des parlementaires pour construire leur groupe d’intérêts. La presse devient un roman financier, riche en rebondissements, en extraits de rapports d’enquêtes parlementaires ou en comptes rendus de procès, puisque c’est, quarante ans après le scandale de Panama, un nouveau ’’temps des affaires’’.
Cependant, cet arrière-fonds de fantasmes et d’argumentaires ne nourrit pas de romans contrairement au xixe siècle ; nous n’avons pas déniché de romans sur le monde de l’argent pour cette période ; mais quelques romans évoquent le monde de l’industrie, telle la série de Maurice Corday (en 1922-1923), Les Hauts Fourneaux et La Houille rouge, préfacée par Anatole France et contribuant à entretenir la légende noire d’une sorte de machination des métallurgistes pour prolonger le conflit de 1914-1918 et s’enrichir des commandes de guerre, en montrant « la part qui appartient à la métallurgie et à la finance du monde dans l’organisation et la prolongation de cet immense cataclysme qui fut pour les hommes d’argent une affaire, et une bonne affaire »23 – thème développé également par le roman de Régis Gignoux et Roland Dorgelès, La Machine à finir la guerre (1917) où les magnats de l’industrie complotent pour briser l’inventeur d’une machine contredisant les intérêts des bénéficiaires des commandes de guerre24. La conspiration du Mal contre le Bien constitue la trame des Rois de Babel, de Maurice Verne (1920), où des ’’méchants’’, conduis par Krupp, maître de « la capitale de la mort » dans la Ruhr, affrontent le ’’bon’’ Américain Stifford maître de l’acier de Pittsburgh pour le contrôle d’un procédé d’alliage révolutionnaire volé par la maîtresse du vieux inventeur sidérurgiste Gilchrist, selon une trame typique protojamesbondienne puisque le destin du monde dit civilisé dépend du sort de cette formule technologique
C’est donc essentiellement dans la littérature de débats qu’il faut dénicher ce mythe de la conspiration, dans ces opuscules de mauvaise qualité tant par une écriture sommaire que par un papier de bas de gamme, que rédigent des « publicistes » patentés – des chroniqueurs d’une certaine perception de l’économie – et que publient des éditeurs cherchant des tirages à travers la littérature de dénonciation et de pamphlet. Ces livres bon marché ou des brochures éditées dans le cadre de collections durables diffusées sur abonnements25 proposent des résumés de ces affaires et scandales ; ils diffusent la légende noire de héros financiers déchus, tant à l’échelle nationale (Marthe Hanau, Albert Oustric26, Stavisky) qu’à l’échelle internationale, grâce à la figure dramatique d’Ivar Kreuger, qui obtient la concession de la fabrication des allumettes dans de nombreux pays, émet des emprunts fabuleux et s’effondre en un krach tonitruant27 ; ou grâce à la légende noire du géant des marchands de canons Basil Zaharoff, érigé par nombre de publications en figure du Mal(in) des fauteurs de guerre28. Ces deux géants du capitalisme européen de l’entre-deux-guerres auraient pu entrer dans la typologie des maîtres du Mal qui animent les complots diaboliques des films jamesbondiens. Des ’’méchants’’ conspirateurs contre « l’épargne nationale » et donc les bons citoyens deviennent, en ces temps sans télévision, des intimes de l’opinion publique, tant leurs turpitudes alimentent les commentaires de la grande presse et de ces livres grand public, puisque, à cette époque, le marché financier concerne tout de même au moins un million d’actionnaires, donc des couches de bourgeoisies moyennes et petites vivant au rythme des aléas boursiers.
L’ultime diffuseur de ces nouvelles du ’’front de l’argent’’ où s’affrontent les grands de la finance devient le magazine Crapouillot, utile et habile tout à la fois dans la diffusion (critique) des informations sur les agissements (supposés ou réels) des réseaux des divers pouvoirs politiques ou économiques. Son numéro spécial sur Les Deux-Cents familles en mars 1936 et celui de novembre 1936 sur Les financiers et la démocratie29, de même que les publications répétitives, au sein du groupe d’édition communiste, de l’analyste clé des ramifications capitalistes, Maurice Hamon, entament une stratégie durable (jusqu’aux années 1960) de reconstitution des réseaux de capital, d’influence, de connivences et de contrôle qui permettent aux puissances d’argent de se poser en puissance occulte du pays et du monde – par le biais des réseaux reliant la finance soit protestante, soit israélite, soit anglo-saxonne, soit les trois à la fois. « Les Maîtres de la France »30, les Deux Cents Familles31, l’oligarchie financière commanderaient de façon occulte aux destinées de la France et de l’Europe – et ce mythe des familles ploutocratiques est repris par Giraudoux dans sa pièce La Folle de Chaillot32.
C’est quelque peu alors l’apogée du Verbe dénonçant la puissance occulte, « cachée », d’un capitalisme familial pourtant alors fragilisé par la crise économique, grâce à la mise en oeuvre de la dialectique « Le peuple et les gros »33 après les attaques contre le « cosmopolitisme » à la Belle Époque. Et, au sein de ces puissances occultes censées contrôler le pays et l’Europe de leur pouvoir maléfique34, des tendances anticommunistes et antidémocratiques tout à la fois s’alimenteraient de faveurs pour les régimes autoritaires pour se préparer à une entente avec le pouvoir nazi, d’où les mystères entourant le réseau de la Cagoule – soupçonnée par certains polémistes d’être financée par le fameux Comité des forges, l’association professionnelle des métallurgistes35, sans cesse suspectée d’être une « puissance ténébreuse » – et surtout le débat (au sein de la Police, mais encore aujourd’hui au sein des historiens36) autour de la constitution d’un réseau de financiers et d’industriels (surnommé « réseau de la Synarchie ») dont plusieurs dirigeants accèdent au pouvoir pendant quelques trimestres en 1941-1942 sous le régime de Vichy37. Au mythe de la conspiration juive38 s’opposerait le mythe de la conspiration anticommuniste et pronazie.
Toutefois, on l’a dit, nul romancier, petit ou grand, n’a déployé ces thèmes à l’échelle de l’imaginaire, même si ces puissants apparaissent ici et là dans l’illisible saga de Jules Romains (Les hommes de bonne volonté), chez Bernanos ou par quelques saillies chez Céline39, et seule la littérature pamphlétaire véhicule ce mythe de la conspiration, mais elle ne peut s’inscrire dans la logique protojamesbondienne puisque nul ’’sauveur’’ ne peut enrayer l’emprise du complot des ’’méchants’’ – au point que certains (analystes engagés ou historiens) en viennent à considérer que, cachés derrière « le bouclier » Pétain, les conspirateurs contre la démocratie ont assuré leur victoire sous Vichy – comme d’autres l’auraient réussi en 1933-1934 en Allemagne en dissimulant leurs intérêts derrière Hitler – et les forces du Mal auraient alors triomphé, ce qui se pose en totale contradiction avec la logique jamesbondienne.
4. Trente Glorieuses et nouvelle gloire des sagas d’argent
Le boum de croissance économique et la forte élévation du niveau de vie paraissent ouvrir la voie à une forte redistribution de la richesse produite et ainsi apaiser les rancoeurs anticapitalistes – d‘autant plus que l’environnement géopolitique privilégie les fantasmes des conspirations suscitées par les Rouges. Pourtant, l’extrême gauche tente d’attiser la flamme pamphlétaire, notamment autour d’Henri Coston40. Peu de romans reprennent le thème de l’emprise des ’’méchants capitalistes’’ sur la société ; pourtant, c’est plutôt chez un romancier positionné à droite de l’échiquier politique qu‘il ressurgit, par le biais de la saga de Maurice Druon, Les grandes familles, dont le premier volume, La fin des hommes, obtient le Prix Goncourt en 1948 ; cette oeuvre grand public – consacrée par le film41 de 1958 – se consacre à « ceux dont la puissance dirige les destinées collectives », indique la couverture de la publication en Poche en 1989 ; mais cette saga se situe chronologiquement dans l’entre-deux-guerres et semble évoquer par conséquent un temps passé, une époque différente.
Or, derrière le destin gallocentrique de la dynastie Schoudler, des figures emblématiques traversent les romans, telle celle du ’’méchant’’ Karl Stringer, un mélange de Kreuger, de Morgan et d’autres financiers des années 1920 et un condensé de la puissance internationale, venant peu ou prou comploter contre la puissance française symbolisée par les Schoudler : « Ce personnage dont dépendaient la fortune ou la débâcle de centaines de compagnies industrielles en même temps, que l’emploi ou la misère de dizaines de milliers de travailleurs, qui pouvait refuser les invitations des rois, fomenter les révolutions sud-américaines, faire tomber les ministères européens, qui possédait une forteresse dans la Baltique et, ancré à Trieste, le plus grand yacht du monde [...]. Il ne connaissait plus l’argent sous la représentation universelle et banale du papier-monnaie, où même sous les espèces du métal précieux. Il avait dépassé la notion ordinaire de richesse. Pas plus que Pyrrhus, Alexandre ou Charlemagne n’eussent pu vendre leur empire, il ne pouvait songer à ’’réaliser’’ sa fortune, parce qu’il n’existait personne au monde qui fût assez riche pour la pouvoir acheter.  »42 Stringer est bel et bien une figure protojamesbondienne – sauf que la victoire du Bien n’est pas due à quelque 007 mais à l’accumulation des zéros des chiffres des pertes et à un krach : « En disparaissant, la puissance de Stringer, qui ne tenait que sur du vent, entraînait l’effondrement de la fortune Schoudler bâtie depuis un siècle [...]. La grande crise économique et financière débutait par la mort, pour l’un, et la ruine, pour l’autre, de deux hommes qui avaient représenté la fausse et la vraie prospérité du monde. » « Aventuriers parvenus à la dictature, mais trop rapidement élevés pour fonder une dynastie, et trop épris d’eux-mêmes pour le désirer, supérieurs aux lois, et par là se croyant supérieurs à la nature humaine, ils perdent contact avec le réel et en viennent à oublier que leur colossale puissance est tout de même assise [...] sur du blé qu’on bat, du métal qu’on fond, des objets qui passent de main en main, des bateaux qui peuvent faire naufrage [...]. Et un beau jour [...], les facteurs réels dont ces poètes de l’argent ne tiennent plus compte [...] font brusquement glisser le terrain sous eux et les précipitent du haut de leur échafaudage de chiffres et de papier »43 : cette analyse constitue grosso modo le synopsis des James Bond ’’capitalistes’’, dominés par la figure de tels aventuriers et poètes maléfiques de l’argent et de la technologie.
Au-delà même du roman, la trame de la conspiration d’un alliage de démon et de science est parfois tissée par la bande dessinée, notamment avec la série des Jacques Lefranc, où ce ’’bon’’ journaliste détective sauve le monde à plusieurs reprises contre les agissements du ’’méchant’’ Axel Borg et de son entourage de chercheurs inventeurs d’outils diaboliques devant permettre le contrôle du monde : « Il est clair, maintenant, que cette agression économique a été mise au profit par un pays politiquement adversaire du nôtre et qu’il comptait envoyer un ultimatum, une fois la ruine de l’Amérique acquise. L’affaire a donc été longuement et soigneusement préparée. Heureusement, Guy Lefranc... »44 Le lecteur européen est alors entraîné dans la globalisation des complots de l’argent et de la science45 où le sauveur Lefranc parvient à compenser les lacunes des autorités institutionnelles, lui aussi, comme James Bond, en sous-marin du Bien – et cette bande dessinée se situe dans la logique des Blake & Mortimer, où le méchant Olrik magnifie la science au service du Mal46.
5. La crise de transition entre la deuxième et la troisième révolutions industrielles (dans les années 1970-1980)
Paradoxalement, malgré les progrès du niveau général d’éducation et la diversification des ressources d’information, une bonne partie de l’opinion se convainc de l’emprise des puissances d’argent sur un monde économique en cours de recomposition ; de grands acteurs financiers et industriels dirigeraient la mutation du système productif et déplaceraient tels des pions les actifs à l’échelle du monde au nom du taux de rentabilité. Des héros enrichis par cette recomposition en deviennent les symboles et cette nouvelle espèce de tycoons (Buffett, Murdoch, Gates, etc.) n’est pas sans évoquer les magnats américains des années 1880-1910. La nouvelle vague des James Bond post-Guerre froide s’alimente avec modernité de ces fantasmes et alimentent cette perception, puisque des capitalistes alliés à des savants parviennent à contrôler l’espace, les réseaux de télécommunication, l’énergie, etc. Or les romans si populaires (et racoleurs) de Sulitzer constituent un champ de renouvellement des contes noirs anticapitalistes du xixe siècle : « Money est le roman du monde d’aujourd’hui : celui des ’’grands’’ qui, dans l’ombre, tirent les ficelles. C’est le roman vrai de la puissance. »47 Or là encore, la chute est suivie de la renaissance, facilitée par quelques sauveurs – en fait des co-investisseurs... –, mais elle est remise en cause par la réapparition, dans le volume suivant, Cash ! 48, du ’’méchant’’ en une guerre rude entre bonne et mauvaise finance ou entre deux clans dont on ne sait plus trop qui est bon ou méchant – comme dans les plus récents James Bond.

Conclusion
On a conscience, avec lucidité, que, trop souvent, l’Histoire échappe aux historiens et qu’elle devient le champ des polémiques, des légendes, voire des mythes. Alors que le laboratoire de l’histoire financière a produit nombre d’études cherchant un équilibre pertinent entre la conscience de la réalité des puissances d’argent et des tentatives d’appréciation de leur capacité d’influence49, la littérature populaire, celle des romans à large diffusion ou celle des opuscules plutôt pamphlétaires, échafaude un univers plus passionnant, riche en rebondissements, en krachs, en héros dotés d’une puissance financière formidable et aptes à mobiliser les innovations technologiques au service non seulement de l’enrichissement de leur entreprise mais aussi à l’affirmation d’une capacité d’emprise sur le pouvoir économique et politique et sur la société. Dans le cadre de ces intrigues et complots protojamesbondiens, il eût fallu à chaque fois quelque sauveur jamesbondien pour enrayer nombre de conspirations capitalistes visant à la domination de la Cité ou de l’univers par le monde des affaires et du profit ; mais, sans nécessairement sombrer dans une naïveté d’intellectuel, l’on peut penser que les forces démocratiques ont parfois contribué à la sauvegarde de la république contre les menées subversives, même si ces efforts se sont heurtés à des échecs...
Quoi qu’il en soit, notre démarche visait (simplement et banalement) à reconstituer comment les romans et films jamesbondiens non inclus dans le système de la Guerre froide et narrant des conflits capitalistes et technologiques pour la conquête du pouvoir universel s’inscrivent dans une tradition de littérature populaire où le lecteur se passionne de longue date pour les aléas des conspirations de détenteurs de puissance financière et technologique, en en reprenant le plus souvent quasiment tous les ressorts de l’intrigue et notamment le syndrome de la « conspiration » de glissement du super-pouvoir à la conquête du pouvoir national ou international et à un « hyper-pouvoir », l’angoisse du risque ultime de contrôle du monde, mais aussi les failles de l’hyper-pouvoir des conspirateurs capitalistes, ce que les Grecs appelaient l’
1   2   3

similaire:

Colloque James Bond, Bibliothèque nationale de France, 17 janvier 2007 iconActes du colloque organisé par le Conseil général de l’Oise et le...

Colloque James Bond, Bibliothèque nationale de France, 17 janvier 2007 iconRevue de la Bibliothèque nationale de France
«Fétichistes érudits : le travail des éditeurs de curiosa de la seconde moitié du xixe siècle», no 7, 2001, dossier «Érotisme et...

Colloque James Bond, Bibliothèque nationale de France, 17 janvier 2007 iconBibliographie La Bibliothèque nationale de France consacre une exposition...

Colloque James Bond, Bibliothèque nationale de France, 17 janvier 2007 iconQu’est ce la Bibliothèque nationale de France ?
...

Colloque James Bond, Bibliothèque nationale de France, 17 janvier 2007 icon30 janvier 2007 Pourquoi IL choisit Nicolas sarkozy

Colloque James Bond, Bibliothèque nationale de France, 17 janvier 2007 iconManuel Valls à l’Assemblée Nationale, le 13 janvier 2015

Colloque James Bond, Bibliothèque nationale de France, 17 janvier 2007 iconColloque “Journalisme(s) dans l’océan Indien”, 28-29 mars 2007 (à paraître)
«Media and démocracy in an age of transition» à l’université de Maurice en 2004 (Kasenally & Bunwaree, 2005)2

Colloque James Bond, Bibliothèque nationale de France, 17 janvier 2007 iconBulletin hebdomadaire n° 1120 du lundi 8 janvier 2007
«droit au logement opposable» et le plan anti-exclusion annoncé par le gouvernement, le 8 janvier dernier, ils ont obtenu gain de...

Colloque James Bond, Bibliothèque nationale de France, 17 janvier 2007 iconBulletin des Amis d’
«Poésie du Point du Jour» 2007 avec la Fédération Française de Voile, le jeudi 24 janvier 2008 page 9

Colloque James Bond, Bibliothèque nationale de France, 17 janvier 2007 iconCours de Monsieur le Professeur Denis Baranger fiche n°13 et N° 14...
«Observations sur la production législative du Congrès américain. Étude de la 108ème législature (janvier 2003-décembre 2004)», Revue...






Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
h.20-bal.com