Colloque James Bond, Bibliothèque nationale de France, 17 janvier 2007





télécharger 115.29 Kb.
titreColloque James Bond, Bibliothèque nationale de France, 17 janvier 2007
page3/3
date de publication06.11.2017
taille115.29 Kb.
typeDocumentos
h.20-bal.com > histoire > Documentos
1   2   3
hybris.


1 Pierre-André Taguieff, L’imaginaire du complot mondial. Aspects d’un mythe moderne, Paris, Mille et une nuits, 2006. Mais cette étude se concentre surtout sur les aspects religieux, notamment le mythe du complot sémite.

2 Cf. Pierre Barbéris, Une mythologie réaliste, 1871.

3 Entre Le Père Goriot, Les Illusions perdues (1837-1843) et La dernière incarnation de Vautrin (1847).

4 Raoul de Navery, Les drames de l’argent, Paris, Blériot & Gautier, 1883, p. 164.

5 Ibidem, p. 195.

6 Cf. Jean Bouvier, Le krach de l'Union générale (1878-1885), Paris, Presses universitaires de France, 1960. « La grande tribu juive, qui avait d’un seul coup et en une seule journée, consommé sa ruine, ne permettait point que Bozan de Breuil se relevât. Il lui fallait cette victime non seulement parce que la rapide fortune du financier l’avait offusquée, mais parce qu’en sapant l’édifice de cette richesse elle voulait prouver aux catholiques qui tenteraient de s’unir en confondant leurs capitaux contre les banquiers juifs que la partie resterait toujours inégale, et la lutte stérile, sinon dangereuse », Les drames de l’argent, p. 241. Or des banques proches des milieux catholiques fonctionnent fort bien et durablement, comme le groupe du Crédit industriel et commercial et ses maisons régionales soeurs... Par ailleurs, la bagarre entre le Crédit mobilier des Pereire et les Rothschild dans les années 1850-1860 – transcrite peu ou prou dans L’Argent – s’était située entre coreligionnaires. Cf. Jeannine Verdès-Leroux, Scandale financier et antisémitisme catholique. Le krach de l’Union générale, Paris, Centurion, 1969.

7 Le fantasme de la machination bancaire israélite est (malheureusement) repris par Daudet lui-même dans Le Nabab (1878), puisque l’ennemi du héros Jansoulet, enrichi dans le négoce tunisien et devenu financier dans la France du Second Empire avec le soutien d’un Rouher-duc de Mora, est « cet Hemerlingue auquel Jansoulet faisait une guerre d’argent acharnée », donc là encore un patronyme franco-germanique pour un remake de la bataille entre Rothschild et Pereire : Alphonse Daudet, Le Nabab. Moeurs parisiennes, Paris, G. Charpentier, 1878 (29e édition). Peu après, en 1885, paraît La France juive, de Drumont. Pour une dimension plus large, cf. Zeev Sternhell, La droite révolutionnaire, 1855-1914. Les origines françaises du fascisme, Paris, Seuil, 1978 [quoique ses analyses aient été remises partiellement en question depuis lors].

8 Jules Claretie, Le Million. Roman parisien, Paris, E. Dentu, 1882. Le héros Émile Guillemard reprend le prénom de l’un des frères Pereire, et, comme eux, est « devenu un des rois de Paris » grâce à son activité d’intermédiaire boursier (un coulissier) et les affaires pour son propre compte, notamment une société de distribution L’alimentation générale ; mais il devient la cible du banquier ’’classique’’ Rodillon (la banque républicaine), « un des gros bonnets de la Bourse, actionnaire et fondateur de journaux radicaux ».

9 « Depuis bien des années déjà, Orfanik était, en ce qui concerne l’utilisation pratique de l’électricité, un inventeur de premier ordre. Mais, on le sait, ses admirables découvertes n’avaient pas été accueillies comme elles le méritaient. Le monde savant n’avait voulu voir en lui qu’un fou au lieu d’un homme de génie dans son art. De là, cette implacable haine que l’inventeur, éconduit et rebuté, avait vouée à ses semblables ». « Ce savant incompris, cet inventeur toujours à la poursuite de quelque chimère, et qui mettait ses inventions au service de Rodolphe de Gorz », Jules Verne, Le château des Carpathes, Hetzel, 1892 ; réédition Livre de poche, 1991, pp. 214 et 209.

10 Les 500 millions de la Bégum, 1879 ; republication Hachette, 1966 ; Livre de poche, 1977.

11 Cf. Hubert Bonin, Suez, du canal à la finance, Paris, Économica, 1987.

12 En vendant à bon prix le contrôle d’une société de charbonnages belge, le commis Olivier Giraud joue le rôle du sauveur inopiné.

13 Nous utilisons l’édition de poche parue chez Union générale d’édition 10-18 en 1977 en deux volumes.

14 Nous utilisons l’édition de poche parue chez Union générale d’édition 10-18 en 1974 ; la première publication en français est intervenue en 1923 puis encore en 1933, avant d’autres éditions dans les maisons proches du Pcf.

15 Lysis, Contre l’oligarchie financière en France, nouvelle édition, Paris, Albin Michel, 1911.

16 Ibidem, titre du chapitre v, p. 157.

17 Anatole France, « L’État pingouin était démocratique – trois ou quatre compagnies financières y exerçaient un pouvoir plus étendu et surtout plus effectif que celui des ministres de la République, petits seigneurs qu’elles gouvernaient secrètement, qu’elles obligeaient, par intimidation ou par corruption, à les favoriser aux dépens de l’État », L’Île aux pingouins, 1908.

18 Lysis, Contre l’oligarchie, p. 164. Sur le thème de la capacité d’influence des milieux d’affaires, cf. Jean Garrigues, La République des hommes d’affaires (1870-1900), Paris, Aubier [dont nous n’approuvons néanmoins pas plusieurs analyses].

19 Jacques Néré, Le problème du mur d’argent. Les crises du franc, 1924-1926, Paris, La pensée universelle, 1985.

20 Octave Homberg, Les coulisses de l’Histoire. Souvenirs, 1898-1928, Paris, Fayard, 1929.

21 Jean-Noël Jeanneney, François de Wendel. L’argent et le pouvoir en République (1914-1940), Seuil, 1976, Perrin, seconde édition, 2004

22 Jean-Noël Jeanneney, L’Argent caché. Milieux d’affaires et pouvoirs politiques dans la France du xxe siècle, Seuil, seconde édition, 1984.

23 Anatole France, Vers les temps meilleurs. Trente ans de vie sociale, tome iv : 1915-1924, Paris, Émile-Paul frères, 1973, p. 179, cité par Jean-Marie Moine, « La mythologie des ’’marchands de canons’’ pendant l’entre-deux-guerres », in Dominique Pestre (dir.), Deux siècles d’histoire de l’armement en France. De Gribeauval à la force frappe, Paris, Cnrs Éditions, 2005, p. 340.

24 Roman évoqué par Fédor Narkirier, « Le courant pacifiste critique dans la littérature », Europe, novembre-décembre 1965. Le même thème d’une coalition d’industriels, ceux du pétrole cette fois, contre l’inventeur d’une machine utilisant l’eau de mer pour produire du carburant, est évoquée par la banque dessinée de Jacques Martin, L’ouragan de feu, Casterman, 1975.

25 Cf. Roger Mennevée, Les Documents politiques, diplomatiques et financiers, publiés dans les années 1920-1930.

26 Maurice Privat, Oustric & Cie, Paris, collection Documents secrets (dix volumes par an, par abonnement ou au numéro), 1932. Hubert Bonin, « Oustric, un financier prédateur ? (1914-1930) », Revue historique, octobre 1996, ccxcv/2, pp. 429-448.

27 Maurice Privat, Ivar Kreuger, Paris, collection Documents secrets (dix volumes par an, par abonnement ou au numéro), 1932. « L’homme qui brassa et détruisit trente milliards et laissa, en plus, une dette personnelle de plus de dix milliards, n’était qu’un joueur dont le trône fut son cabinet silencieux relié à la planète par le téléphone. Né du bluff, il devait en périr par un tragique choc en retour, en causant des ruines innombrables. Souverain absolu de la finance, il en fut réduit à fabriquer des faux, en attendant un retour de la fortune », p. 89.

28 Anthony Allfrey, Man of Arms. The Life and Legend of Sir Basil Zaharoff, Londres, Weindenfeld & Nicholson, 1989. Sur le registre de l’opuscule pamphlétaire: Roland Mennevée, Sir Basil Zaharoff. L’homme mystérieux de l’Europe, Paris, Documents politiques, 1928. Rappelons que Hergé lui-même évoque le trafic d’armes dans L’oreille cassée (1931-1936) puis surtout dans Les cigares du pharaon.

29 C’est en fait la réédition du livre de Francis Delaisi, La démocratie et les financiers, Paris, Éditions de la Guerre sociale, 1911.

30 Augustin Hamon, Les Maîtres de la France. La féodalité financière dans les banques, Paris, Editions sociales internationale, 1936.

31 René Sédillot, Les Deux Cents Familles, Paris, Perrin, 1988.

32 Bella évoque aussi un grand banquier, Emmanuel Moïse, transcription du directeur général de la grande banque d’affaires Paribas, Horace Finaly. Cf. Éric Bussière, Horace Finaly, banquier, 1871-1945, Paris, Fayard, 1996.

33 Cf. Pierre Birnbaum, Le peuple et les gros. Histoire d’un mythe, Paris, Grasset & Fasquelle, 1979.

34 Aux puissances d’argent s’ajouteraient la puissance des capitaines d’industrie, notamment celle des Maîtres de forges et des marchands de canons : Cf. Jean-Marie-Moine, « La mythologie des ’’marchands de canons’’ pendant l’entre-deux-guerres », in Dominique Pestre (dir.), Deux siècles d’histoire de l’armement en France. De Gribeauval à la force frappe, Paris, Cnrs Éditions, 2005, pp. 333-381.

35 Jean-Marie Moine, « Le Comité des forges pendant l’entre-deux-guerres. Contre-mesures au mythe d’un groupe de pression croque-mitaine », in Jean Garrigues (dir.), Les groupes de pression dans la vie politique contemporaine en France et aux Etats-Unis de 1820 à nos jours, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2002, pp. 169-192.

36 Cf. Annie Lacroix-Riz, Le choix de la défaite. Les élites françaises dans les années 1930, Paris, Armand Colin, 2006, qui élargit le spectre du complot antidémocratique d’un clan synarchique à quasiment l’ensemble du patronat et contredit l’ensemble de la communauté historienne, en un débat torride..

37 Cf. Annie Lacroix-Riz, Industriels et banquiers sous l’Occupation. La Collaboration économique avec le Reich et Vichy, Paris, 1999 – dont plusieurs analyses sont controuvées malgré leur tonicité.

38 Henri Coston, La finance juive et les trusts, Paris, Editions Jean-Renard, 1942.

39 Louis-Ferdinand Céline, Bagatelles pour un massacre, Paris, Denoël, 1937, p. 141.

40 Par exemple, Henri Coston, Les financiers qui mènent le monde, Paris, La librairie française, 1955.

41 Denys de la Patellière, Les grandes familles, 1958 (avec Jean Gabin et Jean Dessailly).

42 Maurice Druon, La chute des corps, Livre de poche, 1989, pp. 172-174.

43 Ibidem, pp. 190-191.

44 Jacques Martin & Gilles Chaillet, Opération Thor, Casterman, 1979, p. 47. Cet ouvrage a été publié en sept langues. Le méchant Borg entreprend d’inonder les Etats-Unis de faux dollars pour faire s’écrouler la valeur du dollar et provoquer un krach financier.

45 Jacques Martin, Le mystère Borg, Tournai, Casterman, 1965 : Borg menace le monde d’une épidémie bactériologique.

46 Edgar Jacobs, La marque jaune, Dargaud-Editions du Lombard, 1959, avec le méchant docteur Septimus et son onde Mega.

47 Paul Loup Sulitzer, Money, Denoël, 1980, Livre de poche, 1983, quatrième de couverture.

48 Paul Loup Sulitzer, Cash!, Paris, Denoël, 1981, Livre de poche, 1983.

49 Cf. H. Bonin, « The political influence of bankers and financiers in France in the years 1850-1960 », chapitre 12, in Youssef Cassis (dir.), Finance & Financiers in European History (1880-1960), Cambridge University Press-éditions de la Maison des sciences de l’homme, 1991, pp. 219-242. H. Bonin, L’argent en France depuis 1880. Banquiers, financiers et épargnants dans la vie économique et politique, Paris, Masson, 1989. H. Bonin, Histoire de la Société générale. I. 1864-1890. Naissance d’une banque, Genève, Droz, 2006.

1   2   3

similaire:

Colloque James Bond, Bibliothèque nationale de France, 17 janvier 2007 iconActes du colloque organisé par le Conseil général de l’Oise et le...

Colloque James Bond, Bibliothèque nationale de France, 17 janvier 2007 iconRevue de la Bibliothèque nationale de France
«Fétichistes érudits : le travail des éditeurs de curiosa de la seconde moitié du xixe siècle», no 7, 2001, dossier «Érotisme et...

Colloque James Bond, Bibliothèque nationale de France, 17 janvier 2007 iconBibliographie La Bibliothèque nationale de France consacre une exposition...

Colloque James Bond, Bibliothèque nationale de France, 17 janvier 2007 iconQu’est ce la Bibliothèque nationale de France ?
...

Colloque James Bond, Bibliothèque nationale de France, 17 janvier 2007 icon30 janvier 2007 Pourquoi IL choisit Nicolas sarkozy

Colloque James Bond, Bibliothèque nationale de France, 17 janvier 2007 iconManuel Valls à l’Assemblée Nationale, le 13 janvier 2015

Colloque James Bond, Bibliothèque nationale de France, 17 janvier 2007 iconColloque “Journalisme(s) dans l’océan Indien”, 28-29 mars 2007 (à paraître)
«Media and démocracy in an age of transition» à l’université de Maurice en 2004 (Kasenally & Bunwaree, 2005)2

Colloque James Bond, Bibliothèque nationale de France, 17 janvier 2007 iconBulletin hebdomadaire n° 1120 du lundi 8 janvier 2007
«droit au logement opposable» et le plan anti-exclusion annoncé par le gouvernement, le 8 janvier dernier, ils ont obtenu gain de...

Colloque James Bond, Bibliothèque nationale de France, 17 janvier 2007 iconBulletin des Amis d’
«Poésie du Point du Jour» 2007 avec la Fédération Française de Voile, le jeudi 24 janvier 2008 page 9

Colloque James Bond, Bibliothèque nationale de France, 17 janvier 2007 iconCours de Monsieur le Professeur Denis Baranger fiche n°13 et N° 14...
«Observations sur la production législative du Congrès américain. Étude de la 108ème législature (janvier 2003-décembre 2004)», Revue...






Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
h.20-bal.com