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Russie Royaume-Uni




Espagne

F : Floride, acquise en 1819 par les Etats-Unis (traité proclamé en 1821)1. M : Mississippi, limite est de la Louisiane L : L'État américain de Louisiana formé en 1812

Les Etats-Unis et ses voisins après 1819



D’après
www.radicalcartography.net
La vision du monde à partir des états-Unis détermine un des espaces les plus caractéristiques de la notion d’espaces de voisinage telle que nous l’envisageons dans ce numéro de Matériaux : un espace considéré ou imaginé comme construit de manière volontariste, construit en vision du monde tout autant qu’en élément de doctrine.
Plan : Les frontières de Monroe en ses terres, le miroir latino-américain, le miroir scientifique français et le prisme déformant de la latinité
Monroe en ses terres
Rappels sur le texte et le contexte

- Rien de « confus » ou spontané (comme on l’a parfois suggéré côté français)2 ?

Discours sur l’Etat de l’Union, rituel depuis 1790 (vérifier)

texte3

Aussi bien l’historiographie anglo-saxonne de qualité que l’historiographie latino-américaine de qualité (du type de l’ouvrage de référence de Demetrio Boersner 4/ :

énoncé méthodique, organisé, préparé par le Secrétaire d’Etat après l’échec d’une réflexion et une négociation sur une éventuelle attitude ou déclaration commune avec le Royaume Uni (et G Canning).

“To counter the planned move, Britain proposed a joint U.S.-British declaration against European intervention in the Western Hemisphere. Secretary of State Adams convinced Monroe that if the United States issued a joint statement, it would look like the United States was simply adopting Britain's policy without formulating one tailored to its own interests. The United States, he argued, should devise its own strategy to address European intervention in the Western Hemisphere 1.

Mais les interprétations historiques courantes sont souvent téléologiques, soumises au regard postérieur posé sur l’administration des affaires latino-américaines à partir des années 1840, de la question du Texas à la Big Stick Policy (la version nord-américaine d’une politique de voisinage impériale traditionnelle en Europe où la canonnière est un élément de négociation déterminant) –voisins ne voulant pas dire égaux, à chacun ses espaces subalternes.

“On December 2, 1823, in his annual message to Congress, President Monroe addressed the subject in three parts. He first reiterated the traditional U.S. policy of neutrality with regard to European wars and conflicts. He then declared that the United States would not accept the recolonization of any country by its former European master, though he also avowed non-interference with existing European colonies in the Americas. Finally, he stated that European countries should no longer consider the Western Hemisphere open to new colonization, a jab aimed primarily at Russia, which was attempting to expand its colony on the northern Pacific Coast” 1.
Typologie en termes de voisinage : le discours de Monroe

Menaçants voisins (ou « l’étranger proche n’est pas celui que l’on croit aujourd’hui »)
- Dangereux voisins d’abord pour un petit pays :

Russie impériale (Alaska) !

- Voisin « essentiel » au sens étymologique potentiellement dangereux : le Royaume-Uni (Canada et maîtrise des mers) : pas satisfait de se retrouver dans cette catégorie ; mais il faut s’en distinguer : point crucial, créer la différence avec l’Europe.

- Voisin stratégique (et menaçant par puissance du Congrès de Vienne interposée) :

Espagne (Floride, Golfe du Mexique, Cuba : Manifest Destiny de Jefferson)
Aimables voisins : les nouvelles républiques du continent

- Voisins jeunes,

- Voisins mineurs, à défendre verbalement plus qu’à protéger, les EU n’en ayant pas les moyens, ni la volonté explicite
Ce passage du discours de Monroe devant le Congrès ou discours sur l’état de l’union (exercice obligé depuis 1790) a d’abord été énoncé pour « se » protéger des voisins proches « dangereux », avant de vouloir protéger les nouveaux voisins « aimables » et plus lointains.

C’est une affaire de géopolitique à court ou moyen terme (mais pas celle à laquelle on s’est habitué à penser au XXe siècle, strictement hémisphérique et impérialiste) avant d’être une question pérenne de défense de la démocratie et de l’institution républicaine. L’ordre de l’énoncé du discours de décembre 1823 est clair et la priorité des menaces liées à la Sainte-Alliance non moins claire.

Distance voire condamnation de l’Europe, un impératif identitaire et géopolitique avant d’être politique ; mais un indispensable élément de la construction identitaire pour ces rejetés de l’Europe qu’il est essentiel de prendre en compte.

La construction de la conception d’un espace de voisinage hémisphérique est certes la conséquence du mouvement des indépendances hispano-américaines, mais c’est d’abord le produit de l’absence de puissance comparative, de l’isolement et de la crainte de puissances au voisinage menaçant dans le cadre de la restauration monarchique européenne issue du Congrès de Vienne.


La descendance du discours de Monroe : le remodelage de la zone de l’étranger proche
- Formation de l’expression : en 1854 dans un document diplomatique secondaire, mais pas comme corpus doctrinal : formation progressive par répétition et identification avec le contexte dans le courant de la seconde moitié du XIXe S.
L’océan devient lieu de divergence. Face à l’instinct prédateur des Européens, l’Atlantique devient une barrière de sécurité.

« Théorie des quatre gendarmes » : Etats-Unis pour les Amériques, la Chine, pour l’Asie…

Cf. Justine
- Un fondamental « positif »

De la formation aux relations internationales aux Etats-Unis et donc

de la formation de la diplomatie états-unienne

La construction de l’exceptionnalisme états-unien
site parlant des Présidents

“ Now that the wars precipitated by the French Revolution were over, Monroe had an opportunity to develop foreign policy in new directions. No longer need the executive be preoccupied with the protection of neutral rights and the need to preserve American neutrality. Among Monroe's major objectives, fully supported by Adams, was the recognition of the United States as the only republic of consequence in the world and the strongest power in the Americas. The nation no longer would seek its aims through the patronage of European powers, as Jefferson had relied on France, but would pursue an independent course. Monroe shared the expansionist aims of his generation and with Adams' help fully exploited every opportunity for expanding American territories”1.

“The most immediate problems demanding attention after his inauguration were those arising from the revolutionary movements in Spain's Latin American colonies. Some had been resolved while he was secretary of state, when he had helped formulate a policy of neutrality highly beneficial to the insurgents. Monroe, deeply sympathetic to the revolutionary movements, was determined that the United States should never repeat the policies of the Washington administration during the French Revolution, when the nation had failed to demonstrate its sympathy for the aspirations of peoples seeking to establish republican governments. He did not envisage military involvement but only the provision of moral support. To go beyond this would do the colonies more harm than good, since it would invite European intervention to restore them to Spain. Monroe's caution was justified, for the European powers had intervened in Europe to suppress revolutions in Spain itself and in the Kingdom of the Two Sicilies.

Monroe's policy was also shaped by his desire to obtain from Spain the long-sought cession of Florida and a definition of the boundaries of the Louisiana Purchase”.

(vérifier si même source ou si source suivante)
Les Présidents Reagan et Bush ont régulièrement rappelé cette valeur « positive » de la doctrine de Monroe

Cela donne, selon l’encyclopédie en ligne « Conservapedia »2 qui a au moins le mérite d’annoncer ses options, à l’article « Monroe Doctrine » :

Vérifier si est la même chose que wikipedia
Foreign affairs

Perhaps the most brilliant achievements of Monroe's administration were in the sphere of foreign affairs, where much of the credit is due his brilliant Secretary of State John Quincy Adams. …

Spain and Florida



Monroe Doctrine

… The policy of the United States was to uphold republican institutions and to seek treaties of commerce on a most-favored-nation basis. The United States would support inter-American congresses dedicated to the development of economic and political institutions fundamentally differing from those prevailing in Europe. The articulation of an "American system" distinct from that of Europe was a basic tenet of Monroe's policy toward Latin America. Monroe took pride as the United States was the first nation to extend recognition and to set an example to the rest of the world for its support of the "cause of liberty and humanity." 1
« Sphère d’intérêt vital »: le continent, que l’on doit absolument contrôler.
- Un passage obligé de l’historiographie états-unienne jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale, lorsque l’Atlantisme, l’idée de « communauté atlantique » prend le pas opératoire sur la doctrine hémisphérique

Système atlantique, civilisation atlantique, communauté atlantique : émergence et enracinement d’une communauté (y compris par ses opposants) : identité, conscience, sentiment (René Girault cf. Justine).

Otan en 1953 se dote d’un drapeau (Justine) sur fond bleu : l’Atlantique

Dans l’historiographie généraliste (i.e. pas spécialisée sur l’Amérique latine) de bon niveau des relations internationales des Etats-Unis, une référence opératoire jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, incluant la mise en place de la Good Neigbour Policy. Après une référence qui n’est plus obligée : (Cambridge History of American Foreign Relations, vol. II et III)

2e GM: échec de la politique de “bon voisinage”, les bons voisins (Brésil, Mexique…) quoique solidaires pendant la guerre, n’obtiennent rien ou presque (comme après la 1ère GM) : l’Am lat n’est plus voisine des EU ?.

L’étranger proche après la Seconde Guerre mondiale est redevenu l’Europe (le Plan Marshall exclut les pays de l’Amérique latine).

Où est alors l’Amérique latine par rapport aux Etats-Unis :

  • plus proche : à l’intérieur d’une zone d’influence, une sorte de glacis intérieur, qui ne mérite pas nécessairement les égards de la politique étrangère mais plutôt d’une politique de contrôle intérieur ? « Arrière-cour » (Cf. Denise Artaud) des Etats-Unis

  • ou plus loin (pas d’aide) ? Une « périphérie » qui rimerait avec « mépris » ?

http://millercenter.org/academic/americanpresident/monroe/essays/biography/5

“In the realm of foreign affairs, James Monroe sought to improve the country's international reputation and assert its independence. By virtue of his solid working relationship with Secretary of State John Quincy Adams, the two men successfully pursued an aggressive foreign policy, especially with regard to European intervention in the Americas.

Spanish Florida


Monroe Doctrine
During much of his administration, Monroe was engaged in diplomacy with Spain regarding its Latin American colonies. These lands had begun to break free from Spain in the early 1800s, gaining the sympathy of the United States, which viewed these later revolutions as reminiscent of its own struggle against Britain. Although many in Congress were eager to recognize the independence of the Latin American colonies, the President feared that doing so might risk war with Spain and its allies. It was not until March 1822 that Monroe officially recognized the countries of Argentina, Peru, Colombia, Chile, and Mexico.
At the same time, rumors abounded that Spain's allies might help the once vast empire reclaim its lost colonies.


This statement, which in the 1850s came to be known as the Monroe Doctrine, sounded tough, but most countries knew that America had little ability to back it up with force. […] As befitting the leader of a nation founded on the principles of republican government, Monroe saw the United States as a model and protector to the new Latin American republics. His declared intention to resist further European encroachment in the Western Hemisphere was the foundation of U.S. policy in Latin America during the nineteenth and twentieth centuries and remains one of Monroe's lasting achievements.”1
Cf.

- John Harper

- Stanley Hoffman, Gulliver empêtré
Le miroir latino-américain
Un espace exclusivement critique ?

Big Stick Policy (Política del garrote) et Good Neighbour Policy (Política de la Buena Vecindad)
Les contraintes de l’historiographie de voisinage : Mexique, Caraïbes et Amériques centrales

L’impérative critique nationale face à l’impérialisme états-unien

  • Mexique :

    • la nécessaire et incontournable rhétorique après 1845 et la question texane puis 1848 et l’annexion d’une moitié du Mexique après l’invasion états-unienne et le Traité de Guadalupe Hidalgo.

    • La cuti n’a été (et partiellement) virée qu’à la fin du XXe siècle avec la fin de la suprématie du Parti révolutionnaire Institutionnel et l’alternance politique (arrivée au pouvoir du PAN et de son leader à la Présidence, un ancien de la Coca Cola Cy)

    • Conceptions géopolitiques (FEDN) : Mexique,

  • Caraïbes :

    • le Manifest Destiny de Jefferson qui, selon des conceptions géographiques et militaires classiques européennes de l’époque, intègre Cuba dans les frontières naturelles potentielles de la Confédération

    • et l’ambiguë libération de Cuba en 1898 et l’explicite « amendement Platt » intégré à la constitution cubaine.

  • Amériques centrales : l’extension naturelle de la zone de protection rapprochée



Historiographies sud-américaines : l’exemple brésilien

Historiographie brésilienne

Conceptions géopolitiques (FEDN) : Argentine, Brésil : la recherche de l’autonomie ou l’indépendance nationale face à la doctrine de Monroe. Le positionnement dans la Guerre froide : la restauration d’un voisinage ; coup d’Etat au Brésil en 1964 avec le consentement de Washington et l’aviation états-unienne de guerre déjà en vol vers le Brésil pour soutenir le coup d’Etat si nécessaire. Voisins ?

- la stratégie rhétorique de contournement de l’historiographie et du discours construit de la diplomatie brésiliennes
FEDN p
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