Introduction (ou insérer dans les chapitres géogr et rédiger une introduction commune)





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Les eurorégions « géopolitiques » autour des mers
Entre 1998 et 2008, trois eurorégions multilatérales sont crées autour des mers : la mer baltique, la mer adriatique et la mer Noire. Ainsi, l’eurorégion Baltic est mise en place en 1998, entre le Danemark, la Suède, la Lituanie, la Pologne et la Russie2. Pour réaliser des eurorégions autour de l’adriatique et la mer Noire, il faut ensuite attendre le milieu des années 20003. Il s’agit de régions particulièrement sensibles sur le plan géopolitique et il y a besoin d’un soutien de la part du Conseil de l’Europe pour que ces eurorégions puissent se mettre en place.

En effet, c’est le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l’Europe, mis en place depuis 1995, qui se charge du patronage de ses eurorégions4. En 2000, le Congrès adopte une résolution sur contribution de la coopération transfrontalière à la stabilité démocratique qui souligne « l’importance de la création de nouvelles eurorégions » et propose de « s’inspirer de ces expériences pour le développement des réseaux et des structures de travail de bon voisinage »5. En 2002, le rapport du comité d’expert sur la coopération transfrontalière du Congrès présenté par Hans-Martin Tschudi du canton de Bâle, le rappelle.

« La coopération transfrontalière, en liaison avec la problématique de la coopération interethnique, figure parmi les priorités du pacte de stabilité qui a été conclu pour l’Europe du sud est. La création d’eurorégions dans cette région permettrait de rapprocher les peuples le long de ces frontières, qui ont connu des conflits importants et des scissions traumatiques »6.
Sur la base de ce rapport, le Congrès décide ensuite de lancer la création de l’eurorégion adriatique7. Il s’agit en fait d’une « nouvelle structure associative qui permet aux régions et aux villes côtières de se rassembler pour parvenir à une gestion durable de leurs bassins, tout en répondant aux besoins spécifiques des populations riveraines »8. Les autorités locales et régionales appartenant au territoire de cette eurorégion peuvent ainsi lancer des projets spécifiques de coopération, tout en assurant le développement socio-économique, le renforcement de la démocratie locale et régionale et la cohésion territoriale. L’eurorégion adriatique est créée le 30 juin 2006 à Pula, en Istrie, entre 22 régions et communes de l’Italie, l’Albanie, la Bulgarie, la Croatie, la Bosnie-Herzégovine et le Monténégro9.

Peu de temps après, le Congrès lance une deuxième initiative concernant, cette fois, la mer Noire qu’il annonce lors d’une conférence tenue à Constanta, en Roumanie, en mars 200610. Cette eurorégion, qui comprend 12 municipalités et comptés, une région (Cahul en Moldavie) et une république autonome (l’Adjarie en Géorgie), originaires de cinq pays (la Bulgarie, la Roumanie, l’Arménie, la Géorgie et la Moldavie) est scellée par la signature d’un acte constitutif le 26 septembre 2008, à Varna, en Bulgarie1. L’eurorégion de la mer Noire constitue un cadre de coopération qui complète les initiatives européenne – la politique européenne de voisinage- et nationales déjà mises en place en matière de coopération intergouvernementale tout en fonctionnant dans les limites des compétences locales et régionales2. Contrairement aux eurorégions classiques, elle sert de plateforme de lancement pour des initiatives multilatérales, qui combinent des instruments financiers nationaux, européens et internationaux. Dans ce cas, la politique de voisinage intergouvernementale et transfrontalière doivent donc coïncider.
Eurorégions de la mer adriatique et la mer Noire3


Aujourd’hui, le voisinage de proximité que les nombreuses eurorégions pratiquent en Europe est souvent cité comme un moyen d’appui pour la politique de voisinage européenne mise en place par l’UE en 2003 dans la perspective de l’élargissement de 2004.

En effet, à partir de 1993, lorsque le sommet de Vienne du Conseil de l’Europe introduit la notion de sécurité démocratique et encourage la contribution des eurorégions pour la stabilisation politique du continent européen, la fonction des eurorégions change à nouveau fondamentalement. Désormais, il s’agit d’eurorégions à finalité géopolitique, impulsées sous auspice surtout du Conseil de l’Europe pour contribuer à politique de voisinage de ses Etats-membres. Des eurorégions multilatérales voient le jour dans les Carpates, autour de la mer baltique, la mer adriatique et la mer Noire, dont le caractère dépasse le cadre régional et qui impliquent les Etats nationaux concernés. Le problème de ces eurorégions initiées « d’en haut vers le bas » est que dans la réalité transfrontalière, elles sont souvent des coquilles vides, car elles ne mobilisent pas forcément les acteurs locaux et régionaux. Heureusement, en même temps, des eurorégions continuent aussi à s’établir sur initiative des acteurs locaux et régionaux, d’abord en Europe centrale et orientale et ensuite dans les Balkans4. Si la normalisation des relations entre les partenaires est un objectif primordial pour ces régions, la stabilisation politique et le maintien de la paix restent une nécessité sous-entendue.

Globalement, dans la dynamique des eurorégions, il peut être constaté que la politique européenne de voisinage de l’UE n’intervient pas directement dans le processus. Ceci est sans doute du au fait que la PEV n’est mise en place qu’après 2003, lorsque plus de 150 eurorégions sont déjà formées en Europe. En effet, ce n’est qu’à partir de 2007, que la PEV prévoit l’application du nouvel instrument de voisinage aussi dans le cadre de la coopération territoriale européenne qui remplace les programmes INTERREG pour soutenir la coopération transfrontalière.
Bibliographie

BECK, Joachim/WASSENBERG, Vivre et penser la cooperation transfrontalière (Volume II): les régions frontalières en Europe, Stuttgart, à paraître 2010.

BORT, Eberhard/ANDERSON, Malcolm, The frontiers of the European Union, Chippenham, 2001

BRUNN,Gerhard/SCHMITT-EGNER, Peter, Grenzüberschreitende Zusammenarbeit in Europa, Baden-Baden, 1998

GABBE, J. Zusammenarbeit Europäischer Grenzregionen. Bilanz und Perspektiven, ARFE, Baden-Baden, 2008

RICQ, Carles, Manuel de la coopération transfrontalière, Conseil de l’Europe, Strasbourg, 2006
Birte Wassenberg

Birte Wassenberg est maître de conférences en histoire contemporaine à l’Institut des Hautes Études Européennes (Université de Strasbourg). Elle est ancienne fonctionnaire de la Région Alsace, spécialisée dans la coopération transfrontalière. Affiliée au Centre de recherche des Historiens (FARE) de l’Université de Strasbourg, ses recherches en relations internationales portent sur la coopération transfrontalière, l'anti-européisme et le Conseil de l’Europe.

Le Conseil de l’Europe et la politique de voisinage
Denis Rolland

FARE, UdS
Caucase
Charles Urjewicz

INALCO
La Turquie et la Russie face à la Politique Européenne de Voisinage dans le Caucase du Sud :

le cas de l’Azerbaïdjan
Shahin Yousifov
Le Caucase du Sud est une région constituée de trois pays : l’Arménie, l’Azerbaïdjan et la Géorgie et est frontalier de la Fédération de la Russie au Nord, de l’Iran au Sud, de la Turquie à l’ouest, et de la mer Caspienne à l’est. Pendant des siècles, cette région a été traversée par la Route de Soie allant de la Chine occidentale au Proche Orient, à l’Europe et au continent africain. Riche en ressources naturelles et disposant d’une position géographique stratégique, le Caucase du Sud a été un théâtre privilégié de la confrontation des empires les plus puissants à différentes époques.

Aujourd’hui, à l’époque de globalisation et de l’économie de la connaissance, l’intérêt envers la région ne cesse d’augmenter. Les puissances internationales et régionales comme les Etats Unis, l’Union européenne, la Turquie, l’Iran et la Russie essaient d’influencer ces trois pays caucasiens pour contrôler l’évacuation des hydrocarbures de la Caspienne. Parmi des puissances internationales impliquées dans la région, l’Union prend une place prépondérante.

L’arrivée de l’UE dans la région date de 1991, après l’accès des pays du Caucase du Sud à l’indépendance, dans le cadre notamment de différents projets de coopération et d’assistance technique tels que TACIS, INOGATE, TRACECA.1

Pourtant, durant les années 1990, la Communauté européenne s’est montrée distante et ne s’est pas engagée directement sur les problèmes du Caucase du Sud, préférant laisser le terrain à la rivalité russo-américaine. La fin de la décennie 90 et le début des années 2000 est marqué par le renforcement des positions de l’UE dans la région de la Caspienne et du Caucase du Sud. Les trois pays caucasiens signent, en 1999, l’Accord de Coopération et Partenariat avec l’UE qui prévoit le renforcement de la coopération entre les deux régions dans plusieurs domaines. En 2004, décision stratégique s’il en est, l’Union inclut ces Etats dans sa Politique Européenne de Voisinage (PEV).2

L’implication de l’UE au Caucase du Sud dans le cadre de la PEV se manifeste à trois niveaux : 1) économique : la région détient des richesses énergétiques dont l’UE a besoin, 2) politique : le partage des mêmes valeurs de démocratie et d’Etat de droit, 3) sécuritaire : devenu prioritaire après les événements du 11 septembre 2001.

Compte tenu de l’objectif économique poursuivi par l’UE, nous pouvons dire que cette zone présente un lieu de production et d’acheminement d’importance stratégique pour la sécurité énergétique de l’Union européenne. Elle présente un large potentiel de diversification de l’approvisionnement énergétique et constitue un élément important de la stratégie extérieure de l’UE dans ce domaine. En 2004, l’Union signe la déclaration dite « Initiative de Bakou », pour participer à la mise en place de relations énergétiques à long terme entre l’Union et les Etats de la Caspienne.3

En 2006, suite à la crise gazière entre la Russie et l’Ukraine, l’UE a commencé à revoir sa politique énergétique et à chercher de nouveaux moyens d’approvisionnement énergétique de l’espace européen. Décidée à réduire sa dépendance énergétique à l’égard de la Russie, l’UE se rapproche de l’Azerbaïdjan. Elle signe une déclaration pour instaurer le « partenariat énergétique » avec l’Azerbaïdjan pour augmenter ses approvisionnements en hydrocarbures en provenance de la mer Caspienne.1

A l’heure actuelle, l’UE est approvisionnée en pétrole azéri par la voie Bakou–Novorossiysk, Bakou-Soupsa et Bakou-Tbilissi-Ceyhan2. La découverte des grands gisements pétroliers et gaziers dans le bassin de la Caspienne, ainsi que le transit du gaz et du pétrole de l’Asie Centrale par le projet NABUCCO (qui devrait être opérationnel vers 2011), contribueront à réduire sa forte dépendance envers les hydrocarbures russes (plus de 25% des achats de l’UE).

Après l’élargissement de 2004, le Caucase du Sud se rapproche sensiblement de l’Union. Or, malgré toutes ces initiatives, l’UE reste un acteur faible sur le terrain, loin derrière les Etats-Unis et la Russie. Pour expliquer les raisons de cette faiblesse il est nécessaire de se pencher sur la situation géostratégique du Sud Caucase.

Sont présents dans la région des acteurs internationaux à la légitimité reconnue tels que l’ONU et l’OSCE chargés notamment de contribuer à la résolution des conflits gelés de ces 3 pays ; le Conseil de l’Europe, pour promouvoir la démocratie et les réformes institutionnelles ; la Banque mondiale, le FMI, la BERD ainsi que différentes ONG spécialisées. Tous ces acteurs limitent considérablement la marge de manœuvre de l’UE et sa capacité à prendre des initiatives en tant qu’acteur majeur. De plus, l’UE n’a peu d’influence concernant le règlement des conflits gelés du Haut-Karabagh, de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie. Elle n’a pas d’impact décisif dans l’équilibre des pouvoirs au regard de la présence de puissances comme la Russie, la Turquie, l’Iran ou les Etats-Unis. Enfin l’UE ne semble pas motivée à changer cet équilibre en affrontant, par exemple, la Russie sur des sujets qui ne relèvent pas de ses intérêts vitaux.

L’UE souhaite, d’une part, voir dans le Caucase une région avoisinante stable, partie prenante d’un processus de coopération régionale. D’autre part, considérant qu’il s’agit d’une région assez éloignée de ses frontières immédiates - l’UE n’a pas de frontière terrestre avec la région - et que, même en cas de problème majeur, cette région ne constitue pas pour l’UE une menace directe. De plus, à l’heure actuelle, l’UE est incapable de définir des critères pertinents en vue d’une future participation du Caucase du Sud dans le processus d’intégration européenne.

L’intégration de nouveaux Etats adhérents en 2007 (Bulgarie, Roumanie) rapproche sensiblement le Caucase du Sud de l’UE. En se rapprochant de cette zone troublée, l’Union devra faire face aux menaces et affronter les difficultés que connaissent les pays situés à ses frontières. Dans une perspective à long terme, on peut relever deux points de vue :

- les enjeux stratégiques à long terme au sein de l’UE. La décision de choix des enjeux stratégiques à long terme relève de choix politiques des Etats membres dans la mise en œuvre de nouveaux modes d’intégration de l’Union.

Par ailleurs, la stratégie européenne au Caucase passe par un éclaircissement et un approfondissement de ses relations avec la Russie et la recherche d’une alliance atlantique redéfinie, voire d’une alternative à la politique américaine.

- la spécificité de la région. La réflexion sur la sécurité européenne facilite le changement d’attitude vers la région caucasienne. Mais compte tenu de la spécificité de la région cette réflexion nécessite une approche plus claire :

- l’Azerbaïdjan et l’Arménie sont en situation de conflit «gelé». L’UE préfère mettre en œuvre son expérience en matière de résolution des conflits basée sur le rapprochement économique. Il s’agit de l’ouverture des lignes de communication entre ces deux Etats, rompues depuis le début du conflit. Cette politique est mal vue et considérée comme inacceptable par le gouvernement azerbaidjanais.3
La faible participation de l’UE à la coopération militaire dans la région caucasienne oblige l’Azerbaïdjan à chercher une puissance militaire pour contrebalancer la présence russe en Arménie, en l’occurrence les Etats Unis, ou la Turquie. De ce point de vue l’UE reste encore à l’écart de la priorité de la politique azerbaidjanaise.

La question de la sécurité nous amène à étudier les positions de deux puissances régionales que sont la Russie et la Turquie. Les deux Etats ont des relations étroites avec l’Union, mais, par contre, ils cherchent à défendre leurs intérêts particuliers dans le Caucase du sud, et sont méfiants face à la pénétration américaine et européenne dans la région.

La politique étrangère de la Russie vis-à-vis du Caucase du Sud est notamment très ambigüe. Elle est un acteur stratégique essentiel et possède de nombreux moyens pour conserver un certain contrôle sur les Etats du Caucase du Sud. Les conflits abkhazes et ossète en Géorgie, la question du Haut Karabakh en Azerbaïdjan, les problèmes frontaliers en général, permettent à la Russie de conserver le contrôle de la périphérie sud de son ex-empire. Par contre, l’implication de l’UE dans le Sud Caucase, n’est pas perçue par la Russie comme une menace pour sa sécurité nationale. Pour cette raison, la réaction de celle-ci reste assez positive. Certes, la Russie ne veut pas favoriser, à sa frontière sud, l’émergence une région démocratique, à économie de marché, respectant des droits de l’homme, avec un système militaire et sécuritaire européen et américain. Pour cette raison, Russie ne souhaite pas voir la Turquie adhérer à l’Union. Cela ressortit à ces intérêts stratégiques. La « guerre de cinq jours » en Ossétie du Sud, par exemple, a montré l’hostilité russe envers la région du Caucase du Sud. Le lancement de bombes près de l’oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan lors du bombardement du territoire de la Géorgie était une sorte de signal. Par ce geste, le Kremlin a voulu montrer que la Russie sera toujours présente dans la région et par tous les moyens.

S’agissant du point de vue d’Ankara, la position turque diffère de celle de la Fédération de Russie : la Turquie a accru sa présence dans le Caucase depuis l’éclatement de l’URSS, essayant de jouer un rôle pivot non seulement dans cette région, mais aussi dans l’ensemble des pays turcophones d’Asie centrale. D’un côté, cette tentative avait pour but de renouveler le lien historique avec les groupes ethno-linguistiques du Caucase et d’Asie centrale, en vue d’accroître son influence dans la région et de créer son propre système économique et sécuritaire. D’un autre côté, les intérêts politique, économique et stratégique, ainsi que les facteurs géographiques incitent les Turcs à prendre part à la bataille pour les ressources minérales de la Caspienne. Ces démarches s’inscrivent dans une perspective plus large et sont dictée par sa nouvelle politique extérieure selon laquelle Ankara veut faire de la Turquie un pont entre l’Asie centrale et l’Europe. En 1994, après la signature du premier contrat pétrolier avec les compagnies étrangères, la question de l’évacuation des hydrocarbures de la Caspienne devient la pierre angulaire de la confrontation russo-turque.

Par contre, la PEV fait l’objet d’une appréciation différente du européen et du côté turc. L’union européenne souhaite voir la Turquie qui prendre une participation active dans les évènements politiques et économique de la région. Les pays de la région seraient alors plus forts, et plus accessibles à une future et éventuelle implication de l’Union voire à une intégration des pays du Caucase du Sud dans les structures euro atlantiques. La vision turque à l’égard d’une future adhésion de la région dans les structures européennes est caractérisée par une certaine méfiance. Ayant vu le rejet de sa candidature à l’Union, la Turquie essaye de jouer sa propre carte et commence à promouvoir ses propres initiatives. Par exemple, juste après la guerre de 5 jours, elle a proposé la Plateforme de Stabilité et de Coopération au Caucase du Sud.

Les derniers temps, ces deux puissances régionales ont réussi à trouver des convergences sur plusieurs dossiers politiques, économiques et sécuritaires et rapproché leurs positions sur la vision et règlement des conflits gelés de la région.
Pour éclaircir la situation d’une coopération approfondie entre l’UE et le Caucase du Sud, il faudrait une approche analytique à tous les problèmes auxquels la région est confrontée depuis longtemps. Une des questions les plus importantes pour l’Azerbaïdjan est le problème du Haut Karabakh. Selon la position de Bakou, le non règlement du conflit du Haut-Karabagh aboutira à l’échec de la mise en œuvre, par l’UE, des projets de développement les plus importants à long terme.

La deuxième question qui se pose à Bakou est la recherche d’un allié militaire. L’intensification de la coopération militaire avec la Turquie peut ainsi être considérée comme un moyen de rapprochement de l’Azerbaïdjan avec les structures de l’OTAN.

La dernière question concerne le rôle de l’UE dans le Caucase du Sud face à la présence économique américaine. La fonction d’équilibre des forces de l’UE serait donc très importante et conditionnerait le renforcement de sa position dans la région.
Bibliographie :

« Perspectives d’une Politique étrangère de sécurité commune au Sud-Caucase », Guillaume de Rougé, revue Dialogues Européens, N°6, 2006

« L’UE se rapproche de Bakou pour réduire sa dépendance envers Moscou », Agence France Presse, 7 novembre 2006

« Azerbaijan’s geopolitics and oil pipeline issue », Nassib Nassibli, Journal of International Affairs, vol.IV, décembre-février 2000,

« La politique européenne de voisinage (PEV) », explication générale

« Quelle présence pour l'Union européenne dans le sud-caucase? », Karine Khrimian, revue Questions d’Europe N°4, 3 octobre 2005, p.9

« Centralnaya Aziya i Zakavkazye : Regionalnaya politika i Rossiyskiye interesi », Roy Allison, Carnegie Endowment for International Peace, Moscou, 2004

« Rossiya i Turciya na poroge XXI veka: na puti v Evropu ili v Evraziyu ? », Irina Kobrinskaya, Sherman Garnet, Carnegie Endowment for International Peace, Moscou, 1997



Source : Database from the Observatory of post-soviet States (INALCO)
4. Les voisins de l’Europe : Les voisins proches
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