Les anciens grecs faisaient de l’amitié le lien affectif par excellence; IL incluait dans ses formes diverses l’attachement amoureux ou passionnel philia





télécharger 29.25 Kb.
titreLes anciens grecs faisaient de l’amitié le lien affectif par excellence; IL incluait dans ses formes diverses l’attachement amoureux ou passionnel philia
date de publication06.11.2017
taille29.25 Kb.
typeDocumentos
h.20-bal.com > histoire > Documentos
L’amitié

Recueil de définitions

Les anciens grecs faisaient de l’amitié le lien affectif par excellence ; il incluait dans ses formes diverses l’attachement amoureux ou passionnel (philia érotiké), la bienveillance envers les hommes en général (philantrôpia), et bien sûr l’amitié proprement dite (philia hétairiké).

Larousse

  • Sentiment d'affection entre deux personnes ; attachement, sympathie qu'une personne témoigne à une autre : Être lié d'amitié avec quelqu'un.

  • Bienveillance, gentillesse, courtoisie chaleureuse manifestées dans les relations sociales, privées, mondaines : Dire un mot d'amitié. Fais-nous l'amitié de venir dîner.

Wikibooks

Relations entre collectivités fondées sur le bon voisinage, la bonne entente, la collaboration : Conclure un traité d'amitié.

Définition
L’amitié est le désir de fréquenter qui ou ce qui nous rendra meilleur.

Explications
L'amitié est pour les Grecs une forme d'affection réciproque, ce qui inclut les liens familiaux, les liens sociaux, mais aussi la bienveillance à l'égard de l'étranger. Les poètes et les philosophes avaient conçu deux grandes types de théories de l'amitié : l'amitié est l'attirance des semblables ou des contraires.

Wikipédia

L'amitié est une inclination réciproque entre deux personnes (ou plus) n'appartenant pas à la même famille. Ignace Lepp pense cependant qu'« Il arrive (...) qu'une vraie amitié existe entre frères et soeurs, mais il ne nous semble pas exagéré de dire qu'elle est née non pas à cause de leurs liens de sang, mais plutôt malgré ceux-ci[1].» Parfois c'est une amitié de groupe.

Le meilleur ami est, comme son nom l'indique, l'ami d'une personne avec qui elle a tissé des liens privilégiés qui surpassent les liens qui l'unissent aux autres personnes. On peut définir ces liens particulièrement forts entre les deux meilleurs amis par une relation supérieure à l'amitié, la notion d'amour peut aussi être employé. L'amitié en son état pur est inconditionnelle, c'est-à-dire que de vrais amis ne se jugent pas, et ne tiennent pas compte du temps qui passe. Ainsi l'amitié dépasse-t-elle les valeurs individuelles et temporelles, elle est un état d'esprit, un lien particulier qui unit les êtres. La sympathie ne se limite pas aux couples d'individus dans l'amour ou l'amitié, mais pourrait concerner le fonctionnement des cultures humaines. Pour Hannah Arendt notamment, le penchant à voir l'amitié comme un sentiment intime et exclusif reflète l'aliénation du monde moderne; l'amitié serait en fait synonyme de la philanthropia grecque : l'inclinaison au vivre-ensemble.

Théories philosophiques

Selon Aristote

Aristote distinguait trois sortes d'amitié :

  • l'amitié en vue du plaisir ;

  • l'amitié en vue de l'intérêt ;

  • l'amitié des hommes de bien, semblables par la vertu.

Pour Aristote, la seule véritable amitié est l'amitié vertueuse. Cette dernière est recherchée par tout homme, même si tout homme ne la rencontre pas nécessairement. Elle peut naître entre deux individus d'« égale vertu » selon le philosophe et se distingue de l'amour en cela que l'amour crée une dépendance entre les individus. Toujours selon Aristote, l'ami vertueux (« véritable ») est le seul qui permet à un homme de progresser car l'ami vertueux est en réalité le miroir dans lequel il est possible de se voir tel que l'on est. Cette situation idéale permet alors aux amis de voir leur vertu progresser, leur donnant ainsi accès au bonheur, notion évoquée dans le dernier livre de l'Éthique à Nicomaque et qui est, pour Aristote, la plus importante.

Aristote pose ainsi l'amitié (véritable) comme pré-requis indispensable pour accéder au bonheur.

La relation d'amitié est aujourd'hui généralement définie comme une sympathie durable entre deux personnes. Elle naîtrait notamment de la découverte d'affinités ou de points communs : plus les centres d'intérêts communs sont nombreux, plus l'amitié a de chances de devenir forte. Elle implique souvent un partage de valeurs morales communes.

Une relation d'amitié peut prendre différentes formes ; de l'entraide, l'écoute réciproque, à l'échange de conseils, au soutien, en passant par le partage de loisirs.

Selon platon

Platon rompt avec chacune des conceptions énoncées ci-dessus. Tout d'abord, l'amitié peut ne pas être réciproque, comme l'affection pour des animaux, mais aussi pour des réalités non vivantes, comme le savoir, c'est-à-dire la philosophie ; ensuite, l'amitié n'est en particulier ni l'attirance des semblables ni l'attirance des contraires, car, dans ces deux cas, celui qui a de l'amitié serait la mesure de l'objet de son affection ; or, Pour Platon, l'amitié est un désir, donc un désir de ce que l'on a pas et que l'on n'est pas ; enfin, l'amitié est une affection intéressée, car elle est un désir du bien.

Platon montre le caractère intéressé de l'amitié : l'ami est utile. Cette conception va à l'encontre de la conception populaire, puisque la recherche de l'utilité semble être à l'extrême opposé de l'amitié. Mais, pour ne pas faire de contre-sens, il faut avoir à l'esprit que l'utilité dont parle Socrate n'est pas l'utilité matérielle. L'utilité recherchée dans l'amitié est l'utilité de l'âme, c'est-à-dire le bien moral, et, pour Platon, ce bien repose sur la connaissance. Dès lors, l'ami est celui (ou la réalité) qui peut nous rendre meilleur, parce qu'il nous montre le bien, objet suprême du désir de l'âme. On remarquera que Platon place cette amitié au-dessus des liens naturels de la famille, ce qui s'accorde avec sa volonté d'abolir la famille dans la République.

Selon Alain

«C’est une libre et heureuse promesse à soi, qui change une sympathie naturelle en un accord inaltérable, d’avance au-dessus de l’âge, des passions, des intérêts et des hasards.» Mais un engagement si libre, chez un être de qualité, pourrait-il avoir pour objet une personne sans qualité? La chose est impossible, du moins si l’on fait comme Abel Bonnard, la distinction entre la hiérarchie apparente et la hiérarchie réelle. Son prince de la hiérarchie réelle peut en effet se retrouver à n’importe quel degré de la hiérarchie apparente. Il peut être un mendiant.

Selon Montaigne

«Ce que nous appelons ordinairement amis et amitiés, ce ne sont qu' accointances et familiarités nouées par quelque occasion ou commodité , par le moyen de laquelle nos âmes s' entretiennent . En l' amitié de quoi je parle , elles se mêlent et confondent l' une en l' autre , d' un mélange si universel qu' elles effacent et ne retrouvent plus la couture qui les a jointes . Si on me presse de dire pourquoi je l' aimais , je sens que cela ne se peut exprimer qu' en répondant : "Parce que c' était lui , parce que c' était moi."

«Il y a au delà de tout mon discours et de ce que j' en puis dire particulièrement , je ne sais quelle force inexplicable et fatale , médiatrice de cette union . Nous nous cherchions avant que de nous être vus , et par des rapports que nous oyions l' un de l' autre , qui faisaient en notre affection plus d' effort que ne porte la raison des rapports ; je crois , par quelque ordonnance du ciel ...

«L' ancien Ménandre disait celui-là heureux , qui avait pu rencontrer seulement l' ombre d' un ami . Il avait certes raison de le dire , même s' il en avait tâté . Car , à la vérité , si je compare tout le reste de ma vie , quoiqu' avec la grâce de Dieu je l' ai passée douce , aisée et , sauf la perte d' un tel ami , exempte d' affliction pesante , pleine de tranquillité d' esprit , ayant pris en paiement mes commodités naturelles et originelles sans en rechercher d' autres ; si je la compare , dis-je , toute , aux quatre années qu' il m' a été donné de jouir de la douce compagnie et société de ce personnage , ce n' est que fumée , ce n' est qu' une nuit obscure et ennuyeuse . Depuis le jour que je le perdis , ... je ne fais que traîner languissant ; et les plaisirs mêmes qui s' offrent à moi , au lieu de me consoler , me redoublent le regret de sa perte . Nous étions à moitié de tout ; il me semble que je lui dérobe sa part .... J' étais déjà si fait et accoutumé à être deuxième partout qu' il me semble n' être plus qu' à demi ». 3

Telle est l’amitié privée. Dans l’amitié civique, le choix n’a pas la même importance. On ne choisit pas ses voisins et ses compatriotes et plutôt que de chercher l’espèce rare, on se fait du souci pour le pauvre, le malade, le solitaire ou le malheureux, quelle que soit l’espèce à laquelle ils appartiennent, mais avec une légère préférence pour l’espèce rare, puisqu'on est humain. Seuls les êtres qui ont atteint le sommet de l’agapè, de la charité, peuvent aimer avec chaleur sans l’ombre d’une préférence pour l’espèce rare.

A travers la littérature à partir du XVIIième

l'amitié est considérée de manière plus nuancée à partir du XVII° siècle. Contre tous les faux semblants imposés par la vie sociale, l'amitié apparaît à bon nombre de moralistes comme une épreuve de vérité, et beaucoup en désespèrent pour cela : on pourrait ainsi rapprocher le pessimisme de Pascal (« Si tous les hommes savaient ce qu'ils disent les uns des autres, il n'y aurait pas quatre amis dans le monde Pensées,101) de celui de La Rochefoucauld ou d'Alceste dans Le Misanthrope de Molière, et mesurer à leur aune le prix qu'un La Bruyère ou qu'un La Fontaine attachent à l'amitié véritable, invoquée comme la vertu cardinale de l'honnête homme. Leurs accents lyriques, propres à suggérer un idéal inaccessible ("nous sommes un peu secs en tout", note Voltaire), se retrouvent dans la misanthropie de Rousseau qui fait figurer l'amitié parmi les sentiments-rois de son jardin utopique : « Là, je rassemblerais une société plus choisie que nombreuse, d'amis aimant le plaisir et s'y connaissant. [...] Chacun, se préférant ouvertement à tout autre, trouverait bon que tout autre se préférât de même à lui : de cette familiarité cordiale et modérée naîtrait, sans grossièreté, sans fausseté, sans contrainte, un conflit badin plus charmant cent fois que la politesse, et plus fait pour lier les cœurs.» (Émile, IV). Bafouée dans les pratiques sociales, l'amitié apparaît ainsi comme un recours contre l'hypocrisie et, comme le souligne Kant, un "devoir", compromis sans doute par la difficulté d'établir un équilibre entre l'amour et le respect. La Révolution française s'est d'ailleurs méfiée de cette part d'ombre inhérente à l'amitié, et Michel Onfray rappelle non sans effroi les codifications que Saint-Just souhaitait lui voir appliquées. Ce relatif pessimisme trouve un écho jusqu'à nous, dans les théories existentialistes (Sartre, Merleau-Ponty) où l'opacité de l'autre, l'incommunicabilité consubstantielle aux êtres font douter que l'on puisse jamais connaître un autrui en continuel devenir et toujours susceptible d'exercer un regard réducteur sur nous-mêmes («L'enfer, c'est les autres », Sartre, Huis-clos). Les groupes et les cénacles littéraires, fort nombreux à partir du XIX° siècle (on pense aux Jeune-France autour de Hugo, aux mardis de Mallarmé et surtout au groupe surréaliste, qu'on a parfois considéré comme une véritable société secrète) écrivent à leur manière une histoire de l'amitié : la mise en commun des recherches, et des inconscients pour les surréalistes, a donné des témoignages éclatants de la fertilité et de l'énergie propres à l'échange désintéressé, mais elle en illustre aussi la difficulté et l'échec. On en rencontre d'ailleurs un écho dans les coteries littéraires évoquées par Gide dans Les Faux-monnayeurs. Enfin la gravité de certains enjeux, le combat fraternel auquel ils ont donné lieu, ont néanmoins fait s'affirmer au XX° siècle une nouvelle éthique de l'amitié, représentée comme une des meilleures armes à opposer aux menaces que tel ou tel fléau idéologique a pu faire peser sur les libertés (Malraux, Camus, Vernant).
 

similaire:

Les anciens grecs faisaient de l’amitié le lien affectif par excellence; IL incluait dans ses formes diverses l’attachement amoureux ou passionnel philia iconAimer à l'extrême, engouement, passion, attachement et amitié excessive
«amour», on insiste sur l'existence d'une amitié entre deux personnes dans des contextes spécifiques

Les anciens grecs faisaient de l’amitié le lien affectif par excellence; IL incluait dans ses formes diverses l’attachement amoureux ou passionnel philia icon2. Solutions territoriales
«passionnel», affectif, qui cherche à valoriser sa Nation au détriment de celle des autres. Ce virus nationaliste affecte tout le...

Les anciens grecs faisaient de l’amitié le lien affectif par excellence; IL incluait dans ses formes diverses l’attachement amoureux ou passionnel philia iconLa première guerre mondiale et la révolution russe (1914 -1924)
«passionnel», affectif, qui cherche à valoriser sa Nation au détriment de celle des autres. Ce virus nationaliste affecte tout le...

Les anciens grecs faisaient de l’amitié le lien affectif par excellence; IL incluait dans ses formes diverses l’attachement amoureux ou passionnel philia iconL’impact des troubles du lien d’attachement parents-enfant sur le...

Les anciens grecs faisaient de l’amitié le lien affectif par excellence; IL incluait dans ses formes diverses l’attachement amoureux ou passionnel philia iconRésumé Boèce est resté dans l’histoire pour avoir brillamment contribué...

Les anciens grecs faisaient de l’amitié le lien affectif par excellence; IL incluait dans ses formes diverses l’attachement amoureux ou passionnel philia iconBourse d’excellence bourse d'excellence de la Fondation de l'Université...

Les anciens grecs faisaient de l’amitié le lien affectif par excellence; IL incluait dans ses formes diverses l’attachement amoureux ou passionnel philia iconAppel a projet «petites formes»
«petites formes» sont un temps particulier dans le festival de théâtre amateur et la programmation du théâtre Antoine Vitez. Ce sont...

Les anciens grecs faisaient de l’amitié le lien affectif par excellence; IL incluait dans ses formes diverses l’attachement amoureux ou passionnel philia iconSurtout ‘’La ronde de nuit’’ qui est étudiée dans un dossier à part
«Un ami lui avait donné ses papiers après en avoir déclaré la perte. Ils étaient deux à posséder la même identité. Malgré cela, ils...

Les anciens grecs faisaient de l’amitié le lien affectif par excellence; IL incluait dans ses formes diverses l’attachement amoureux ou passionnel philia iconCitoyenneté et empire à Rome (Ier-iiième siècles)
«Persicus», un des grands personnages de son temps, illustre par les charges qu’il a revêtues, illustre de par sa famille (son père...

Les anciens grecs faisaient de l’amitié le lien affectif par excellence; IL incluait dans ses formes diverses l’attachement amoureux ou passionnel philia iconCours de Micro-Economie et Gestion
«vedette Nike», exhibait les nouvelles chaussures de la marque lors de ses diverses courses






Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
h.20-bal.com