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NOTES DE LECTURE

CONCERNANT LES ANTILLES ET LA GUYANE

dans les numéros disponibles de la

Revue d'Histoire des Colonies

(1931-1958)

Bernadette et Philippe Rossignol
Nota : les premières années, 1913-1930, de ce qui s'appelait "Revue d'Histoire des Colonies françaises" sont épuisées. La revue s'est appelée ensuite "Revue d'Histoire des Colonies" (1931-1958) puis "Revue française d'histoire d'outre-mer" (1959-1998) et maintenant "Outre-mers, revue d'histoire".

Pour commander, voir la souscription Moreau de Saint-Méry en dernière page du numéro 160 de GHC, de juin 2003 ou envoyer un mail à sfhom@noos.fr
XXI, juillet-octobre 1933, n° 94-95

p. 215-250

Inventaire d'une habitation à Saint-Domingue

Hervé du Halgouet
Source de l'article : AD 44, E 1094 (inventaire après décès et journal des travaux du 01/11/1790 au 01/02/1791)

Habitation Montrouis, à Saint-Marc, appartenant à Jean PASQUET de LUGÉ, "capitaine commandant les milices de la paroisse de Saint-Marc (depuis 1778), chevalier de St-Louis, natif de Roumazières diocèse de Limoges", décédé dans son habitation à 77 ans le 03/11/1788. Il s'était marié à Port au Prince le 21/02/1753 avec Anne Perrine CHEVALIER, native de Saint-Servan et avait acheté son habitation-sucrerie deux ans après aux FLEURIAU (voir "Au temps des isles à sucre" de Jacques de Cauna).

Leur fille unique Julie Félicité avait épousé à Angers le 04/03/1771 Charles Joseph Augustin WALSH vicomte de SERRANT.

Autres personnes citées : Pierre Prudent de CASAMAJOR et M. MONDOR, le premier économe et le second chirurgien de l'habitation; M. BODIFFÉ-DUPLAISSIS, économe-gérant de son habitation caféière du Petit-Fond; SAINT-MACARY et BEAUCAMP et POUYES frères, négociants à Saint-Marc, correspondants de la maison Veuve Jean-B. PRÉAUD à Nantes; Jean A. DELACOMBE, exécuteur testamentaire; le sieur GAST puis M. DUTOYA, gérants de Montrouis pour les héritiers.

En annexe, la liste des esclaves de l'habitation.
Dans les comptes rendus de lecture, deux livres de Sainte-Croix de La Roncière : Victor Hughes (sic) le conventionnel et Le général Richepanse, la Guadeloupe de 1801 à 1810.
XXIII, 1935, n° 102
p. 69-88

Les Antilles dans l'histoire coloniale anglaise

de l'Amérique du Nord

Lowell Joseph Ragatz
L'empire britannique ne se limitait pas aux "treize provinces" et "l'on ne peut se faire une idée exacte de ce qu'a été jadis cet empire si l'on n'accorde pas une place prépondérante aux colonies sucrières." L'auteur rappelle donc

- la chronologie des conquêtes antillaises : Saint-Kitt's, la Barbade, Antigua, Nevis, Montserrat, les îles Vierges, Caymans, Turques et Caïques et la Vieille Providence, colonisées entre 1624 et 1675, la Jamaïque "arrachée à l'Espagne en 1655" et, après la guerre de Sept ans, la Dominique, Saint-Vincent, la Grenade et Tobago;

- le peuplement : 20.000 colons aux Antilles dès 1639, 18.600 à la Barbade en 1643, des puritains en grand nombre à la Vieille Providence en 1628, à la Barbade en 1630-40;

- les liens et les échanges économiques avec la terre ferme, l'administration (avec des grands seigneurs comme gouverneurs de la Barbade, la Jamaïque, les Iles du Vent), la présence d'opulents "Antillais" en Angleterre, avec leur influence "considérable au milieu du XVIIIe siècle" : "En 1763, c'est à la demande des planteurs des Antilles que le Canada fut annexé à l'empire, aux lieu et place de la Guadeloupe et de la Martinique dont les énormes récoltes de cannes auraient, en pénétrant sur les marchés anglais, fait baisser le prix du sucre et mis fin peut-être à la prospérité des anciennes îles."

"Les Antilles reprennent ainsi dans les études historiques la place qui leur revient et l'étude de leur passé nous autorise enfin à reprendre d'un point de vue général l'histoire coloniale de l'Amérique."
p. 107-134

Une victime de la révolution à Saint-Domingue : BARTHOLOMÉE, d'après sa correspondance

Vicomte H. de Grimoüard
"Louis André Bartholomée, né à Rochefort le 15 septembre 1751, avait épousé au même lieu, le 21 juin 1775, Louise Hortense MESNIER, de quatre ans plus jeune que lui. Il en eut trois filles dont l'une, Eugénie, épousa en 1815" le lieutenant de vaisseau MAMYNEAU. Il mourut à l'Arcahaye le 23 novembre 1798 et, deux ans après, sa veuve se remaria le 19 frimaire IX avec Jean Innocent HARAN, inspecteur de la marine à Lorient.

Il possédait une caféière à l'Arcahaye, quartier des Matheux d'une valeur de 500.000 francs, rapportant plus de 65.000 francs par an avant la révolution. Il rentra en France en 1792 et retourna à Saint-Domingue en 1796, ayant appris que les Anglais s'était emparés de cette partie de l'île. Sa correspondance avec sa femme va de 1796 au 18 octobre 1798.

Quelques passages résumés et de longs extraits cités intégralement forment un témoignage évocateur de ce qu'ont vécu plusieurs autres habitants repartis pour l'île à la même époque : voyage, séjour à Baltimore, Philadelphie, New York, arrivée à Saint-Domingue où son bien est sous séquestre anglais, ruine, incendie de la caféière; à l'arrivée des Français les "ci-devant esclaves", "les nouveaux citoyens, mes cultivateurs, c'est ainsi qu'on les appelle, n'ont pas fait depuis huit mois le travail de quinze jours, ils prétendent que devenus libres ils ne doivent plus travailler."

Devenue Mme HARAN, sa veuve toucha un secours de 50 francs par mois de 1818 à 1822.

Le gouvernement anglais remboursa 32.264 francs et l'indemnité allouée par la France fut de 54.427 francs.
p. 135-148

Arrivée des femmes aux Antilles

Abbé Rennard
Arrivée de familles, "la Compagnie transportait gratuitement les hommes qui s'embarquaient avec leur femme"; quelques "cargaisons de filles à marier", venues souvent des pauvres des hôpitaux de Paris, jusqu'en 1695 mais peu nombreuses au regard de l'origine variée des femmes selon les registres de catholicité.
XXXV, 1948, n° 122, p. 27-69

1848-1948, centenaire de la Liberté

Notes pour servir à l'histoire

des origines de l'abolition de l'esclavage

dans les colonies françaises

J. Rennard
Rappel de l'histoire de l'esclavage "depuis les temps les plus reculés", puis des ordonnances sur l'esclavage aux Antilles; première abolition, rétablissement de l'esclavage, abolition de la traite et traite clandestine; étapes de l'abolition depuis 1830, troubles de 1848 à la Martinique; attitude du clergé; le tout avec dates précises, et citations. Un travail précis et utile.
XXXV, 1948, n° 123-124
p. 161-199

François Mesplès et sa fortune,

pacotille et maisons de rapport

Paul Roussier
Né à Valence d'Agen le 20/06/1741, après tout un itinéraire "initiatique", François arrive au Cap Français en 1763. Avec son frère Jean, à Bordeaux, il crée en 1768 la Société Mesplès frères qui prospère. En plus du commerce il fait construire au Port au Prince des logements, qu'il loue, puis une salle de spectacle, en 1778. A côté de la salle, en association avec François LASSERRE DELAFON, chirurgien major de l'amirauté, il construit 16 magasins. En 1781, à 40 ans, il a 2/3 des 80.000 livres de rente, dont le 3e 1/3 revient à son frère Jean. Le 11/06/1783 il épouse au Cap Marie Anne Antoinette de BARRAS. A partir de 1785 il a de grosses difficultés avec ses créanciers et il meurt au Cap le 10 juin 1789. sa veuve ne quitte l'île qu'en l'an XII. Jean François MESPLÈS, fils de son frère Jean et seul héritier des deux frères eut droit en 1828 à un indemnité de 45.200 francs, le 1/15e des biens possédés par ses père et oncle en 1789.

Longues citations de documents et très nombreuses notes en référence.
p. 231-269

Les anciens plans ruraux des colonies françaises

Robert Dauvergne
Présente les richesses du fonds DFC (Dépôt des Fortifications des Colonies) et des séries Domaines et Abornements (aujourd'hui à Aix), du fonds Cartes et Plans des Archives nationales, du Fonds Marine. Explications claires et nombreux exemples de Saint-Domingue, Guadeloupe, Guyane, Bourbon.
p. 270-283

Les études historiques sur la Martinique

pour la période française jusqu'en 1789

Robert le Blant
"But pratique : guider l'historien". Pas d'examen détaillé ni étude des ouvrages mais leurs (très utiles) localisation et cotes.

Pour le chapitre "histoire des familles", la remarque "On ne trouve que des entreprises limitées par trois désirs capitaux, celui de rechercher l'identité de Belain d'Esnambuc et des premiers seigneurs de la Martinique; celui d'affirmer des alliances avec la famille de Joséphine; celui de résoudre l'énigme de la sultane Validé".

Un vœu final "étendre l'obligation de dépôt aux ouvrages publiés à Fort de France" et des suggestions d'autres thèmes d'étude, synthèses ou monographies.

En plus de cinquante ans, heureusement, il y a eu une évolution très nette…
p. 284-294

Archives d'Angleterre (Public Record Office)

F. de Vaux de Foletier
"Principales catégories de documents à consulter pour l'historie des colonies et anciennes colonies françaises", classés par fonds. Très pratique ! A utiliser si vous allez au PRO.

XXXVI, 1949, n° 127-128

(numéro entièrement consacré aux Antilles)
p. 225-237

Port-au-Prince (1749-1950)

Louis-Philippe May
Historique de la ville et texte complet de l'ordonnance du 26 novembre 1749 qui la créa, avec reproduction de deux plans.
p. 238-281

La Rochelle et les îles au XVIIe siècle

Maurice Delafosse
Les sources (notaires et Amirauté); l'importance et les variations du trafic (depuis 1636)
p. 282-330

Les travaux d'histoire sur Saint-Domingue

Chronique bibliographique (1946-1950)

Gabriel Debien
Revues; inventaires de sources; documents perdus (COLLON, PHILIPPE, DESMÉ-DUBUISSON), découverts (LABICHE de REIGNEFORT, LE MERCIER de LA RIVIÈRE) ou vendus; histoire générale, des origines, des plantations, planteurs (BEGOUEN), hommes d'affaires (François MESPLÈS), traite et esclavage, gens de couleur, Révolution, TOUSSAINT-LOUVERTURE.
p. 331-346

Mélanges sur Joséphine

TASCHER de LA PAGERIE

J. Rennard
Ses date et lieu de naissance, et inventaire des biens à la Martinique
p. 348-423

Documents

Aux origines de l'abolition de l'esclavage
Les proclamations et règlements de Polvérel.
p. 424-475

Journaux de Saint-Domingue

Marie-Antoinette Menier et Gabriel Debien
Liste très précise de ce qui se trouve à la Bibliothè­que nationale, aux Archives nationales, dans la Bibliothèque Moreau de Saint-Méry.
XXXVII, 1950, n° 131-132

p. 173-202

Le clergé de la Guyane sous la Révolution

A. Cabon
Après une introduction historique, le début est basé sur une lettre de Mathieu HÉRARD, prêtre spiritain, curé d'Iracoubo, écrite le 30 avril 1804 à Christianstad (Ile de Sainte-Croix) et conservée dans les archives de la Congrégation du Saint-Esprit.

Banni avec les cinq autres prêtres insermentés, il embarqua en mai 1793 dans un bateau qui fit une escale de six semaines en Guadeloupe. Puis le bateau fut pris par un corsaire anglais qui le conduisit à Saint-Christophe, île "remplie de Guadeloupiens chassés de leurs propriétés par leurs propres cohabitants; ils ne manquaient pas de s'en venger quand l'occasion s'en présentait."

Dispersés dans les îles voisines, les missionnaires y exercèrent leur ministère.

L'article continue en évoquant la situation du clergé de Guyane sous JEANNET-OUDIN, de 1793 à 1798. L'ancien préfet apostolique, JACQUEMIN, âgé, rentra alors en France et s'y lia avec l'abbé GRÉGOIRE.

M. HOCHARD, un des compagnons de M. HÉRARD, revint secrètement en Guyane comme vice-préfet apostolique, fut poursuivi par Victor HUGUES et relégué à Sinnamary, son ancienne paroisse. Évocation des souffrances des prêtres déportés à cette époque. Après le Concordat (1802), il y eut six prêtres en Guyane, dont M. Hochard, en mésintelligence avec M. BRÉBION, prêtre assermenté resté en Guyane. Hochard, renvoyé en France, passa à la Guadeloupe et finit sa vie comme curé de Capesterre, de même que M. HAYES, curé du Lamentin.

M. LEGRAND, un de ceux qui avait été banni avec Hochard, devenu curé du Gros Morne en Martinique, fut nommé par Rome préfet apostolique de Guyane, qu'il rejoignit en 1807 et où il mourut en 1818.

Un autre compagnon de M. Hérard, M. DUHAMEL, passa comme lui aux Etats-Unis et tous deux y finirent leur vie.
XXXVIII, 1951, n° 135

(numéro entièrement consacré

à Saint-Domingue)
p. 281-338

Les minutes des notaires de Saint-Domingue aux archives du ministère de la France d'outre-mer

Robert Richard
Très intéressant. Il faudrait tout citer…

Conseils de recherche; nombreux noms et exemples, des synthèses sur l'économie et la société.
p. 339-358

Dépôt des Papiers Publics de Colonies :

Saint-Domingue. Notariat

A.-Y. Bolloc'h et M.-A. Menier
Table alphabétique des notaires par paroisses; état numérique des actes antérieurs à 1776 (classement par notaires puis par années). Le précurseur du travail de Mmes Dion et Tizon-Germe (voir p. 3397-3443) !
p. 359-366

Sources d'histoire coloniale

aux archives de la Seine

F. de Vaux de Foletier
"Grâce au double fichier général (…) l'on trouve, rien que pour Saint-Domingue, une quarantaine de références". Plusieurs exemples précis.
XLI, 1954, n° 142

(numéro entièrement consacré

à Saint-Domingue : tricinquantenaire de l'indépendance d'Haïti)
p. 5-13

Puissance de la foi religieuse

chez les nègres de Saint-Domingue

dans l'insurrection générale des esclaves

de 1791 à 1803

Jean Price-Mars
Religion catholique et "vodou".
p. 14-21

Planteurs de Saint-Domingue

et négociants rochelais au temps de Law

Maurice Delafosse
La Rochelle était une des cinq succursales de la banque de Law et le seul port (1718-1721). Saint-Domingue avait commencé à prendre dans son commerce avec les Antilles une place prépondérante qu'elle devait garder jusqu'en 1789.

Avec la catastrophe bancaire, les négociants rochelais s'empressèrent de déposer leurs billets en disant qu'ils payaient leurs dettes envers des créanciers lointains. Impossible de dresser la liste de ceux-ci (perte des registres bancaires) mais les déclarations devant notaire en révèlent certains, dont 21 de Saint-Domingue, 14 de la Guadeloupe, 2 de la Martinique, 1 de Grenade et 5 de Cayenne.

Liste de ceux de Saint-Domingue (avec détails pour Arnaud de LALANDE, du Petit Goave, MÉRINVILLE, de Léogane), de leurs correspondants rochelais et du montant des créances.

Sont évoqués aussi le sieur LEBORGNE de la Guadeloupe, qui confie ses enfants à Paul DEPONT, négociant rochelais, en 1720, le sieur BECKER, de Sainte-Anne de la Grande Terre en 1723, et Isaac NICOLAS, aussi de la Guadeloupe (AD Charente Maritime, E 486, Depont).
p. 22-46

A propos de Saint-Domingue : la monnaie
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