Résumé du chapitre précédent : Bah, y a pas grand chose à dire, simplement, un péquenot du sud des States décide d’aller claquer sa paye à la fête du village tout proche de son boulot, et tombe sur un «docteur»





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titreRésumé du chapitre précédent : Bah, y a pas grand chose à dire, simplement, un péquenot du sud des States décide d’aller claquer sa paye à la fête du village tout proche de son boulot, et tombe sur un «docteur»
date de publication22.10.2016
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JODY ET MARIE ,

( UNE BIEN BELLE HISTOIRE D’AMOUR TRISTE ET DECUE)
Oyez, oyez braves gens, cette belle et émouvante histoire qui me fut contée par une star du Rock vieillissante, bien qu’encore très vaillante, le soir du concert du bimillénaire à la Maison Blanche. Entre deux bourbons, ce sympathique chanteur, honteux d’être mêlé à des marchands d’armes malgré les paroles de son hit « Violence is Golden » entama le récit d’une rencontre étrange qu’il fit étant tout jeune (mais les musiciens vieillissent – ils ?), dans un liquor store au bord de l’ Atchafalaya River. Là, un vieil homme à l’accent indéfinissable, oscillant entre le Redneck et le Cajun, lui conta son aventure, entre deux bouchées de gombo généreusement arrosées de bière fadasse, vraisemblablement pour compenser la force du tabasco, une production locale dont il arrosait sans retenue ce plat traditionnel plutôt bourratif, voire écoeurant… Voici donc cette histoire d’amour triste et déçue, typique de l’Amérikkke du siècle dernier:
Le jeune Jody était un homme heureux, qui vivait sans se poser de questions, travaillait jour et nuit comme une brute, un boulot pas trop compliqué, un sommeil de bébé, mais sans rêves, c’était trop intellectuel pour lui. Disons plutôt un sommeil d’enclume, pour respecter la vérité historique. Et pourtant, une attraction locale, un « medicine show » allait avoir une influence énorme sur sa vie. C’était en fait un spectacle tout autant qu’une entreprise commerciale. Tous ceux qui connaissent la vie des vieux Bluesmen , disons tels que Rice Miller 1pour n’en citer qu’un, savent que ces « caravanes publicitaires » hors Tour de France faisaient grande impression sur les populations du sud de la Mason /Dixon line… Il s’agissait de shows itinérants destinés essentiellement à vendre tout et n’importe quoi aux populations crédules et illettrées des états du Sud, toutes couleurs confondues. Notre héros se rend donc sur la place du village pour assister à la représentation et écouter le boniment du « médecin » de passage, qui se faisait appeler le « Bon Docteur Trip2 ». Un jour de fête banal, somme toute, musique, alcool, bagarres et arnaques. En tout cas, c’est ce qu’il croyait, et pourtant, le destin allait en décider autrement …

*
(Résumé du chapitre précédent : Bah, y a pas grand chose à dire, simplement, un péquenot du sud des States décide d’aller claquer sa paye à la fête du village tout proche de son boulot, et tombe sur un « docteur » itinérant »)

Voilà donc notre Jody qui décide d’aller fêter sa paye. Il se rend donc au spectacle, où il est subjugué par la prestance et les qualités oratoires du docteur, magnifique dans son gilet, coiffé de son chapeau haut de forme aux reflets chatoyants comme les pare chocs de la voiture du maire…. Enivré par le discours charmeur du praticien itinérant, il s’empresse d’acheter les médicaments miracles de ce dernier, tout en tournant et retournant dans sa tête les descriptions mirobolantes du grand monde faites par l’homme de l’art. Légèrement grisé par l’ambiance et le whisky frelaté, il se met donc dans la tête de partir à la découverte du vaste monde, et surtout des féminités moelleuses si joliment vantées par le Bon Docteur. Il se rend donc tant bien que mal à la gare routière du coin, un espèce de baraquement en tôle abritant de son ombre poussiéreuse un distributeur de plats insipides sous plastique et un vieux black qui égrène tranquillement un vague Blues, planqué derrière ses lunettes de soleil et bien a l’abri sous son chapeau cabossé, une sombre histoire de reine de bateau à aubes envoyée par le diable pour tenter les pauv’ nèg’s, un mélo tragi-comique à la Robert Johnson, plein de nostalgie et d’envies refoulées…. Il prend donc le Greyhound et file en direction de Saint-Louis, histoire de voir un peu une ville. Il faut le voir, dans le bus, le nez collé à la vitre, scrutant l’horizon de toutes ses pupilles, deux au moins, afin de distinguer le plus tôt possible la célèbre « Gateway to the West », le porche géant bâti le long du Mississippi qui rappelle que cette ville fut le point de départ de la conquête de l’Ouest, de la ruée vers l’or et tout le bataclan. Enfin, bon, c’est eux qui le disent, car la fameuse Route 66 part de Chicago, mais ça, notre bon péquenot ne pouvait le savoir en bon quasi illettré qu’il était… Adoncques, assis dans le fond du bus, malgré la réprobation muette mais marquée des autres passagers blancs, notre héros s’approche de la ville, faisant tout son possible pour ne céder ni à la nausée due aux odeurs des toilettes du bus, ni à l’endormissement que tout voyageur de Greyhound éprouve assez rapidement, surtout dans cette contrée aux paysages particulièrement monotones. C’est pire que la Champagne Pouilleuse, c’est pour dire. Ou que les Portlands en Guadeloupe. Pour les rares lecteurs qui ne connaîtraient pas cette riante contrée, qu’ils tentent d’imaginer une espèce de lande peuplée d’épineux destinés au départ à bouter l’Anglois hors de nos Isles. Mais je m’égare, je m’égare… A la plaine rébarbative, ajoutez ça et là une petite église en bois d’où s’échappent des gospels survitaminés interprétés par des chœurs de fidèles enthousiastes qui couvrent même le diesel du Greyhound, et des roadsters pourrissant devant des hangars déglingués, voilà pour la diversité du paysage. Pas de Bluesman affalé sur sa guitare le long des murs des églises, ces gens là jouent la musique du diable, vous savez, ce type en grosse limousine qu’on voit régulièrement passer au carrefour du coin, des bagues en diamant plein les doigts.

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(Résumé des chapitres précédents : Jody, notre redneck pur jus, s’est laissé embobiner par le baratin du « docteur » itinérant qui, non content de lui avoir vendu un élixir infâme, l’a persuadé d’aller retrouver de la compagnie féminine sur un bateau qui navigue sur le Mississippi)

La plaine du Mississippi, disions nous, distille un ennui redoutable auquel Jody résistait de toutes ses forces en se disant qu’à la ville, il trouverait des liqueurs fortes et des femmes de mauvaise vie. Soutenu dans sa lutte forcenée contre l’endormissement par les effluves nauséabondes des toilettes du bus, vous savez, dans le fond, derrière les sièges (encore actuellement dans les faits) réservés aux « gens de couleur », Jody rêvassait aux moiteurs fluviales et aux langueurs Mariesques…En bon américain moyen, il était très pieux et très porté sur les choses de la vie, car ces braves gens ne sont pas à une contradiction près… Et puis, la musique de nègres, pour lui, c’était surtout ces espèces de plaintes incompréhensibles, ces drôles de litanies hurlées au coin des rues par des guitaristes fainéants qui ne connaissaient que trois accords, quand ils savaient accorder leur instrument. C’est du moins ce que prétendaient les anciens de son village natal où la préoccupation principale était de se faire rougir la nuque en rêvant à des moteurs d’avion montés sur des châssis de Chevrolet pour faire la nique au voisin. Accessoirement, faire pousser des machins dans les champs, mais ça, c’était surtout le boulot des ingénieurs chimistes et de leurs démarcheurs avec leurs beaux calendriers plein de filles impudiques et tentatrices. A l’époque, la mode n’était pas encore aux plantations sauvages de Seed au milieu du mais transgénique…Il faut dire aussi qu’il avait tant entendu vanter Saint-Louis par ce fameux médecin de passage, le Bon Docteur Trip, (qui vendait à l’époque des décoctions miracles pour se débarrasser des cloques causées par les insecticides) qu’il n’avait pas pu résister aux arguments de l’habile praticien et s’imaginait la Porte de l’Ouest telle un Eldorado entièrement consacré au bonheur des braves paysans travailleurs tels que lui.. Cet éminent bienfaiteur de l’humanité ne tarissait pas d’éloges en ce qui concernait les « reines du fleuve », espèces de femelles vivant recluses à bord de bateaux magiques qui n’attendaient que les bons habitants des campagnes, toutes jambes ouvertes, afin de leur procurer le délassement bien mérité après de rudes mois de travail harassant. Un tel paradis ne pouvait que séduire notre brave et consciencieux semeur d’engrais.

Après avoir acheté trois dames-jeannes de décoction, il avait réussi à soutirer au docteur LE truc pour rencontrer « Marie la fiérote », la plus célèbre de ces dames, ouverte à toutes les propositions. C’est donc dans un état d’esprit somme toutes assez guilleret qu’il prit la route pour la ville. Le soleil se couchait lorsqu’il arriva, et comme il venait de l’Est, il le vit donc à travers l’arche, ce qui lui parut de très bon augure quant à ses futures rencontres dans la fière cité. Lors, il se mit à déambuler le long du fleuve, le centre ville ne présentant aucun intérêt le Week-End, et puis, à pied, allez vous y retrouver dans une ville américaine ! Macache Bonnot, comme on dit chez moi. Pendant quelques instants, il se perdit dans la contemplation de l’arche vue de près, assez impressionnante, somme toute, même si ce n’est qu’un énorme machin en ferraille…

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(Résumé des chapitres précédents : Jody l’épais débarque à Saint Louis…)

Par contre, son attention fut attirée par un bourdonnement de moteur tout proche. Un hélicoptère faisait un point fixe à bord d’un… Non, il ne rêvait pas ! A bord d’un de ces bateaux magiques tant vantés par le médecin itinérant, à quai juste sous l’immense monument. Il décida alors de s’approcher dudit bateau, non sans s’emmêler les crayons dans les amarres d’un destroyer/musée à quai dans le coin, sous les risées et les quolibets d’une bande de petits blancs qui jouaient aux marines sur le pont. Peu d’enfants noirs, dans cette portion du centre ville, qui, comme tous les centres-ville U.S. est réservé aux riches et aux abris anti-atomiques…Il fut tout de même un peu déçu de découvrir un bateau résolument futuriste (pour un péquenot), à savoir un espèce de gâteau d’aluminium brossé muni d’une roue à aubes ultra- profilée à l’arrière, car il faut bien avouer qu’il s’attendait plutôt aux steamers de l’imagerie Hollywoodienne. Là, c’est nous qui disons ça, car il était peu vraisemblable qu’il eût seulement imaginé l’existence de mots de plus de trois syllabes, à l’instar de l’américain moyen. Pour ceux d’entre vous qui auraient un tant soit peu voyagé dans les brumes de l’Europe, ce bateau faisait un peu penser aux maisons de jeux qui fleurissent en bord de mer sur la côte sud de l’Angleterre, au bout de jetées plus ou moins branlantes et ébranlées par les coups de boutoirs incessants des vagues de la Manche. Avec salle de concert et serveuses montantes en plus, bien entendu. Et Mary la fiérote, dans tout cela ? Eh bien, imaginez un clône de Lulu Belle, vous savez, dans Blueberry, grassouillette avec du monde au balcon, grande gueule et cuisse légère (bien que volumineuse). Là s’arrête la légende, car la Fiérote méritait bien son surnom, légèrement dédaigneuse sur les bords, sauf en ce qui concernait l’argent, les pépètes, la thune, les dollars. Mais pas les Euros.

Après avoir hurlé à l’oreille (aux seules fins de couvrir le tintamarre du Jazz frelaté « interprété » par l’orchestre du bord) d’une serveuse le mot de passe vendu par le Bon Docteur, celle ci consentit, moyennant dollars, of course, à la mener à la reine incontestée du ShowBoat. Bien que fiérote, celle-ci, pas farouche pour autant, avait un petit faible pour la chair fraîche, appréciant les jeunes péquenots pour leur côté laboureurs infatigables, elle dont les sillons avaient tendance à devenir abyssaux. Il faut dire que sa grande expérience, doublée d’une conscience professionnelle hors du commun lui auraient permis de décrocher haut la jambe (et le reste) la médaille d’or aux jeux olympiques dans la discipline « Essoreuses-Gymnastes » si celle ci avait été reconnue par le comité international. Et puis notre Jody avait un peu la gueule du « Cobaye », pour ceux qui ont vu le film, avec un peu de cambouis en plus pour l’odeur, chose qu’elle ne dédaignait pas. Donc tout pour plaire tant que sa et ses bourses seraient pleines, disons en gros le temps de redescendre de Saint-Louis à N’Awlinz, comme y disent dan’l’sud… Grisé par l’ambiance un peu glauque du bateau, malgré les néons et les paillettes, a moitié assommé par l’alcool, les musiques tonitruantes et les danseuses en tenues plus que légères, il tint le choc le plus longtemps possible, titubant de comptoir en comptoir, naviguant à l’estime entre les tables de jeu, soutenu dans ses œuvres par la perfide Reine de Bateau à Aubes. En fait, il n’était riche que de ses dames-jeannes dont il sut taire le plus longtemps possible le contenu afin de garder du crédit auprès de la belle Mary. Laquelle avait participé à l’élaboration de l’élixir avec le Bon Docteur, qu’elle connaissait depuis fort longtemps, et avec lequel elle avait plus ou moins monté des attrape- couillons très efficaces…

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(Résumé des chapitres précédents : Notre héros vit une croisière de rêve, bien que fatigante pour la (les) bourse(s)

Voilà donc Jody qui s’embarque, dépense (et se dépense) sans compter, vit une petite croisière de rêve sur les eaux boueuses du Vieil Homme, et arrive enfin à la Nouvelle Orléans. En bon américain, il ne connaissait rien à la géographie, encore moins au climat, et fut proprement écrasé par la chaleur étouffante et les pluies tièdes du Deep South. Nul ne saura vraiment ce qu’il avait envisagé à ce moment, mais toujours est-il qu’il se fait virer comme un malpropre du bateau, avec pour tout bagage une fiole d’élixir du Bon Docteur, et se retrouve comme un con dans la Mecque du Jazz, où, entre nous soit dit, si t’as pas de thune, t’es mort, comme qui dirait.

Les quais du fleuve sont plutôt mal famés et seul le centre ville pouvait, avec ses musiques endiablées, lui apporter un semblant de réconfort, mais aussi lui faire courir certains dangers inconnus jusque là. En effet, l’une des spécialités locales est la chasse aux Gays, et qui n’a jamais vu l’un d’entre eux baignant dans son sang sur le trottoir de Bourbon Street en fin de nuit ne saurait imaginer le degré d’intolérance des sudistes anglophones blancs. C’est digne des ratonnades de sinistre réputation. Or notre Jody, avec sa belle petite gueule de péquenot mal dégrossi, pouvait passer pour un giton venu chercher fortune en ville, ce qui ne manqua pas de se produire. Malmené, injurié, rossé, dépouillé (sauf de sa précieuse fiole mise en sécurité), il découvrit soudain, au hasard d’une rencontre fortuite avec un coin de trottoir qui traversait là sans regarder, un sentiment nouveau, étrange et pénétrant comme un rêve, mais pourtant bien réel dans son impitoyable dureté. Il était, rappelez vous, dans la capitale du Jazz, mais cette musique, qui sait si bien tourner en dérision les événements les plus tragiques de l’existence, ne l’atteignait pas, trop intellectuelle qu’elle est lorsqu’on a ce genre de problèmes.. Son truc à lui, qu’il avait péniblement compris à son corps défendant, c’était le Blues, aérien et pourtant si lourd, païen et pourtant si près des dieux. Il paraît que seul un voyage à travers le Deep South et quelques expériences traumatisantes peuvent vous amener à vivre, donc comprendre, le Blues. Même les cinéastes le disent3. Et puis, même si faire la plonge ne lui fait pas peur, il faut bien se dire que la Marie, toute fière qu’elle est, elle vous marque un bonhomme à vie, et côtoyer tous les jours les bateaux qui remontent le fleuve bourrés jusqu’à la gueule de cargaisons de touristes gras et photomaniaques qui allaient humer son capiteux parfum tout en bâfrant des hamburgers vaguement assaisonnés pour faire typique, c’en était trop. Après un bref séjour dans une « free-clinic » pour retrouver figure humaine et un peu de goût à la vie, il prit donc sa fiole, ses quelques cents d’économies, et décida de traverser les immenses champs de canne de la région avant de se perdre dans les bayous avoisinant, sans même semer de miettes de pain derrière lui pour être sûr qu’on ne le retrouve pas…Ce qu’il ignorait, c’est qu’on ne peut pas se perdre dans les Bayous, car les Cajuns veillent !

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(Résumé des chapitres précédents :V’la t’y pas que Jody se retrouve dans les bayous !)

Recueilli par les rudes paysans du coin, il se prit une décennie sabbatique chez ces gens bizarres qui causent même pas anglais comme tout le monde, mais qui sont bien gras dans leur tête aussi, comme lui, en fait, mais moins racistes. Ces farouches pêcheurs, chasseurs, trappeurs et travailleurs sur des plates formes pétrolières ont, il faut bien le dire, une particularité trop rare aux Etats Unis, surtout de nos jours. Ils sont sympathiques, gentils, peu fiers, pas méprisants pour un rond, accueillants dans leur grande majorité. On nomme aussi cette rude peuplade les « gens de la rivière », et ils cultivent leur différence en souvenir du Canada et de la France malgré la très longue répression dont ils furent l’objet, surtout au niveau de leur langue. Comme Jody les trouve gentils, il reste avec eux car ces gens des Bayous, Mesdames-z-et Messieux, sont heureux d’offrir l’hospitalité (vieille habitude acquise lors d’un voyage organisé qu’ils appellent le « Grand dérangement »). Loin des charlatans itinérants, des milices Klanesques de la ville et des escrocs et autres arnaqueuses, il continue sa vie au milieu des rats, gondins ou autres, des serpents d’eau, des alligators et des écrevisses, à contempler les souches qui pourrissent les pieds dans l’eau en mangeant des haricots pas salés au doux son du, justement, zydéco4, tout en rêvant à sa belle strassée, parfumée et poudrée à qui il ne tient pas rigueur de sa mésaventure, car après tout, comme il le dit, elle lui a permis de réaliser le plus beau rêve de sa vie, court mais bref, il est vrai, en tout cas réalisé tout de même…Laquelle Marie la fiérote, pendant ce temps, continue à plumer le pigeon à bord de son Steam-Boat diesel en attendant des ans l’irréparable outrage avant d’émigrer en Floride pour plumer des gigolos persuadés de lui tirer son blé… Eh oui, ça aussi, c’est l’Amérikkke…
Jody tua – t – il le temps en devenant l’ incroyable Hulk à ses moments perdus ?

Vous le saurez en lisant le dernier chapitre de cette palpitante saga…

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(Résumé des chapitres précédents :Jody tua – t – il le temps en devenant l’ incroyable Hulk à ses moments perdus ?)
C’est une autre histoire, que nous vous conterons plus tard, si vous êtes sages, car demain, il y a école et il faut se coucher tôt. Toujours est – il que notre star du Rock ne me cacha pas que cette histoire l’avait profondément marqué, et qu’elle l’influença grandement dans les débuts de sa carrière, au cours de laquelle, contrairement à nombre de ses congénères de même couleur que lui (blanc, faut – il le préciser ?), il fit constamment allusion au Blues traditionnel, fit découvrir Leadbelly à des millions de jeunes qui n’en pouvaient mais dans le monde entier. A - t - il lui aussi passé un pacte avec le diable, à un croisement perdu non loin du fleuve boueux comme le grand Robert ? De méchantes langues prétendirent pendant longtemps qu’il avait chanté les Bayous et le Deep South sans y avoir jamais mis les pieds, mais heureusement, nous sommes là pour rétablir la vérité historique vraie dans toute sa réalité. En tout cas, son invitation par le président des Etats Unis ( non, bien sûr, pas le serial killer de noirs qu’on appelle W , mais bien évidemment son prédécesseur à la Maison Blanche, amateur de bonnes choses de la vie, donc de bonne musique) semblait l’avoir perturbé, au point de révéler la vraie véritable histoire de son plus grand tube, une histoire d’amour triste et déçue comme tout bon Blues qui se respecte, même si on dit que c’est un standard du Rock… L’aura-t-il volée à Jody qui lui même l’aurait volée au vieux nègre qui chantait adossé à la gare du Greyhound, ainsi que le fit sans vergogne Elvis dans les années cinquante ? Permettez nous d’en douter, d’ailleurs lui ne s’est pas choisi un colonel comme manager… Et puis, le grand Muddy Waters n’a-t-il pas déclaré un jour : « Le Blues a eu un fils, on l"appelle Rock "n" Roll… » ?

Une grave interrogation persiste à la fin de cette histoire d’amour triste et déçue. En effet, qu’est devenue la fiole d’Elixir du Bon Docteur Trip ? Jody prétend l’avoir cédée dans un moment de désespoir à un petit touriste Français rondouillard et rigolard de passage, au nom italianisant de Gossinni, ou quelque chose d’approchant. Donc aucun espoir d’en retrouver la trace, et c’est bien dommage, car d’après lui, c’était, malgré son histoire trouble, un véritable médicament aux pouvoirs proprement ahurissants, voire magiques…

Mr POYO (pcc J.C. Fogerty)

1 Sonny Boy Williamson pour le public

2 Voyage, aux sens propres et figurés du terme, surtout pour un « médecin » qui vend des mélanges chimiques plus ou moins reconnus par la DFA, Drug and Food Administration .L’équivalent du Dr Robert des Beatles.

3 Voir l’excellent film « Crossroads », Le chemin de la gloire nous semble-t-il NDLT

4 Le terme musical Zydeco vient en effet d’une déformation phonétique du mot lez’haricots qui désigne le riz aux haricots rouges, plat traditionnel caraïbe…lez’haricots – zaricos – zadico - zydeco

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