La critique historique





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Envoyé par Marianne.
A. MAUREL, La Critique, « Contours littéraires », Hachette, Paris, 1994


LA CRITIQUE HISTORIQUE


I . Principes de l’histoire littéraire




Histoire littéraire / histoire des littératures :
Même objet, mais ne pas confondre :

Hist. de la litt. : Mémoire du passé, garder une trace des œuvres, les classer.

1ère : 1581 Claude Fauchet.

 Permet d’acquérir un savoir mais pas de réfléchir sur les liens de la litt. et de l’Histoire.

Hist. Litt. : rendre cpte et expliquer la vie des litt. dans l’Histoire.; rendre cpte de la genèse et de la réception des œuvres en les inscrivant dans une série de causes historiques, sociales, politiques et culturelles.

 Résulte d’une nouvelle conception de la litt. : pour les classiques = un art d’écrire (i.e. une imitation consciente et habile des Anciens). Pas mise en rapport avec Histoire et vie des hommes avt Lumières et Révolution Fçse. Devient une discipline (que l’on enseigne) fin XIXème siècle (Lanson).

L’histoire au lieu de la rhétorique



« Ouvrir un nouveau sentier à la critique » (Chateaubriand : Lumières ont enseigné la relativité du Beau et montré les limites des anciennes poétiques// exil pdt la Révolution permet découverte des littératures européennes => nécessairement porté à considérer l’historicité de la litt.

cf. Mme de Stael, De la littérature considérée dans ses rapports avec les institutions sociales, 1800

« la littérature est l’expression de la société » i.e elle change avec elle, ds l’espace et le tps.

Le primat de l’auteur



Barthes : « l’auteur est un personnage moderne » : en effet, pas tjs été nécessaire de connaître l’individu qui écrit (ex : Homère, chansons de gestes…). Auteur devient une figure centrale 1850’s.

 Pour la critique, il est le lieu de rencontre de la littérature et de la société// siècle tt entier élève le créateur au rang de Dieu.

1829 : début de la carrière critique Sainte-Beuve, le « portrait » i.e bio d’auteur entrecoupée d’essais sur les œuvres et le milieu de l’écrivain, sa lignée littéraire. Connaître la vie de l’auteur permet de rapporter l’œuvre à une origine de l’insérer ds le réel. Auteur est le garant du sens : tâche de la critique est de retrouver ce que l’auteur a voulu mettre dans l’œuvre (psychologie de la création aujourd'hui contestée : l’œuvre émane d’un sujet individualisé, animé d’"intentions » et doué d’un pouvoir spécial sur les mots et le monde, un nouveau Dieu).

L’œuvre-produit



! ! : SB fait de la biographie le tout de la critique (reproche de Lanson).

Selon L, Taine remplit mieux que SB le programme de critique d’inspiration staelienne : substitue une « critique qui essaie de philosopher » à une « critique qui peint ». T. envisage l’homme qu’en tant que la cause la plus immédiate de l’œuvre, cherche la « faculté maîtresse » dt se déduisent les « caractères principaux  (elle-même étant l’effet d’autres causes ex : la géographie., le milieu…)

R : excès de la méthode tainienne : « les gds œuvres sont celles que la doctrine tainienne ne dissout pas entièrement » (Lanson)

 Il y a ds tte œuvres des caractères inexplicables qui sont l’ « irréductible originalité » de l’auteur. Le critique doit renoncer à son ambition totalisante.

L’histoire littéraire et l’histoire positiviste



Evolution critique litt.// évol° historiographie (Michelet, Seignobos& Langlois)

Positivisme emprunte à la science ses méthodes et ses techniques, privilégie la connaissance du fait particulier ( recours à philologie, bibliographie, biographie)

Id. : critique + tournée vers œuvres que vers ensemble d’œuvres.

 pas encore d’ « histoire littéraire » ? ? par excès de positivisme, les émules de Lanson ont enfermé l’histoire litt. ds la monographie.


II . Formes et méthodes de l’histoire littéraire traditionnelle




Cf Lanson, 1910, art. « La méthode l’histoire littéraire » : étapes pour montrer scientifiquement l’historicité de la littérature :

  • connaître les textes

  • les grouper en genres, écoles, mouvements

  • découvrir les lois qui régissent la structure et le devenir des œuvres ainsi classées.

 privilégie l’étude des textes mais multiformes.

Critique biographique



Expliquer l’œuvre par la vie de l’écrivain .

XIXème, Sainte-Beuve.

Nécessaire enquête : ts témoignages oraux ou écrits sur l’écrivain

// XIXème : multiplication des « littératures personnelles »

 A ses débuts, critique historique est un progrès : plus d’idéalisation mensongère des créateurs, redonner un visage humain aux œuvres. (attention au goût excessif de l’anecdote, au détriment de l’étude de l’œuvre)

1908, Contre Sainte Beuve (pub° 1954). Voir fiche sur herméneutique.

Moi social (> enquête biographique) /= moi profond (celui de l’œuvre) : préférence pour la vérité de l’imaginaire.

Critique philologique 



Nécessaire restitution d’une œuvre dans sa forme originale et voulue par l’auteur pour l’expliquer, d’où nécessité des éditions critiques.

France, vers 1850 : édition des œuvres du XVII ème > V. Cousin

Rudler, Techniques de critiques et d’histoire littéraire, Paris et Oxford, 1923

Edition critique offre un texte contrôlé, choisi entre plusieurs publiés du vivant de l’auteur : soit édition « princeps » (la première), soit dernière édition du même texte, revue et corrigée par l’auteur. Indication des variantes en bas de page : faire un inventaire exhaustif des « sources ».

Malgré ses détracteurs, la critique philologique permet de partir de bases solides.

L’histoire des écoles et des genres littéraires



Complique les critères de classement adopté par l’histoire de la litt (en fonction de la date de mort de l’auteur). ajout de critères :

  • le siècle

  • la succession des écoles/mouvement (ds le siècle)

  • le genre (hérité d’Aristote)

R : école est soit le choix d’un groupe d’écrivains soit une catégorie établie par la critique pour regrouper des œuvres présentant des caractéristiques communes

PBs : chronologie des événements historiques comme cadre de référence pas suffisante ex : l’histoire littéraire

du XVIIIème « commence » en 1715 mais la mort de Louis XIV a-t-elle eu un réel impact ?

Flaubert involontairement promu « chef de file » du mvt réaliste.

Dénigrement de la notion d’école littéraire cf Borges, Enquêtes : écoles comme «  le propre du journalisme, de la propagande, plus que de la littérature elle-même ».

Pas de trous ni de lacune dans l’histoire litt qui fait se succéder les écoles comme autant de séries closes, achevées ex : période dite « pré-romantique » trop comlexe et réduite à une préfiguration, ce qui néglige des aspects divers mais bien réels.

L’histoire des idées et l’histoire des mentalités



Lanson : l’histoire litt. doit s’achever par l’expression des raports de la littératue à la vie ; prise en compte non seulement des institutions et des mœurs, mais aussi des rêves et aspiration des hommes.

Cf P. Bénichou, Morales du Grand Siècle, 1948 : littérature comme une « forme de parole publique », écrivains forgent des « morales ». Ainsi, l’idéologie de Corneille, « heroïque » et « cheveeleresque », repose sur la confinace en la grnadeur de l’homme // Pascal, dont l’idéologie chrétienne rabaisse l’homme. Molière : un juste milieu puisque « sans illusions et sans angoisse », « elle nous refuse la grandeur sans nous ôter la confiance ».

MAIS : Histoire des idées doit s’accompagner d’une histoire des formes (contrairement au travail de Lanson)

 en respectant la structure des œuvres, en ne dépeçant pas en citations, elle demeure un « monument », non un document.
III . L’HISTOIRE LITTERAIRE EN QUESTION. ESSAIS DE REDEFINITION.

L’histoire littéraire en procès



Procès du lansonisme ouvert avec la querelle Barthes-Picard : 1960-63, parution de 3 textes de Barthes, dont « l’homme racinien » (Essais critiques, 1964),où il dénonce la prétention de l’histoire littéraire à dire la vérité d’une œuvre en imposant un sens unique (contre la critique universitaire incarnée par R. Picard). Ainsi, l’œuvre étant à la fois passée et présente, il n’y a pas de « Racine en soi »

 cf. reproche L. Febvre, historien : critique lansonienne a cru à une essence intemporelle de la litt, ce qui contestable, a accordé un rôle démesuré à l’auteur (le fait biographique éclipsant le fait historique)

// essor de nouvelles sciences humaines : l’autonomie du sujet créateur est une illusion (l’œuvre n’est pas tte entière contenue dans les intentions de son auteur).

Approche sociologique de l’histoire littéraire



Première partie du programme de Barthes : analyser les fonctions de production, communication et consommation de l’œuvre littéraire.

Ex : renouvellement de l’étude biographique

Cf. Sartre, Qu’est-ce que la littérature ? : faire bio d’un écrivain = analyser sa position de classe+ décrire la « condition d’écrivain » (comment vivent les auteurs, quelles images donnent-ils…)

 milieu ne produit l’œuvre d’une manière prévisible, mais il est le contexte où s’exerce la liberté de l’écrivain.
l’histoire des formes
cf. G. Genette, « Poétique et histoire », Figures III, 1970 : l’histoire véritablement littéraire doit envisager la littérature comme « un système variable de formes et de fonctions », non comme une succession d’œuvres (voir Formalistes russes). Littérature se transforme selon les lois structurales qui lui sont propres, à découvrir avant toute autre.

Lejeune, L’Autobiographie en France : renouveler la traditionnelle histoire des genres i. e. regroupe des œuvres censées appartenir à différents genres, détermine un « contrat de lecture » particulier = découpe synchronique faisant apparaître de nouveaux champs ex : la littérature personnelle au XIXème siècle.

! ! : entrent aussi dans l’analyse les formes de littératures populaires, l’histoire littéraire donne alors vraiment à lire les mécanismes de l’évolution littéraire.

La critique génétique



France, 1970’s : découvrir « l’historicité  des œuvres singulières » : substitution de la notion de texte à la notion d’œuvre, afin que l’œuvre ne soit plus statique –le produit d’un milieu- mais un mouvement continu de trsf°.

 « saisir le travail de l’écrit à l’état naissant » (P-M De Biasi)

contestation de l’auteur souverain ; création de nouveau concepts e : avant-texte (ensemble des textes possibles et essayés), etc.
XXème siècle : nouvelles formes d’histoire litt. pour réviser les présupposés du XIXème, notamment par les sciences humaines.

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