Serge avedikian IL





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SERGE AVEDIKIAN

Il est élève au Conservatoire d'Art Dramatique de Meudon, puis travaille avec les élèves du Conservatoire Nationale de Paris et joue de nombreuses pièces du répertoire français, classique et moderne.

En 1976, il crée une compagnie théâtrale à Paris et met en scène et interprète plusieurs pièces.

En 1982, il commence à réaliser des films documentaires, tout en poursuivant son travail de comédien au cinéma et au théâtre.

En 1988, il fonde sa propre société de production et produit et réalise des films d’auteurs, court et moyens métrages.

Parallèlement, il poursuit sa trajectoire d'acteur au théâtre, au cinéma et à la télévision.

À partir de l’an 2000, il consacre une plus grande place au théâtre et au cinéma en tant qu’acteur et continue de réaliser des films, dont deux films d’animations, en faisant appel à d’autres producteurs. LIGNE DE VIE et UN BEAU MATIN, ses courts films d’animations sont co produit par la chaine ARTE et obtiennent des prix dans de nombreux festivals internationaux.

En 2007 il réalise son premier long métrage documentaire NOUS AVONS BU LA MEME EAU, qui sort en salle à Paris et en DVD et obtient une très grande audience de part le monde. Le film raconte l’histoire du village de son grand-père arménien en Turquie.

Il obtient la Palme d’Or à Cannes en 2010 pour son court-métrage d’animation CHIENNE D’HISTOIRE qui raconte l’histoire de l’exil forcé et du massacre des chiens des rues d’Istanbul en 1910.

Il vient de réaliser un long-métrage de fiction, sur la vie et l’œuvre du cinéaste SERGEÏ PARADJANOV, « Moi, Paradjanov, artiste soviétique », dont il interprète aussi le personnage. Et vient de signer la mise en scène d’un opéra, ANOUCHE , dont il signe l’adaptation du libretto.

Réalisations au cinéma et la télévision :

1981- HISTOIRE D'AMOUR. COLOMBE ET AVEDIS 36 min Documentaire

1982- SANS RETOUR POSSIBLE 2 x 52 min Documentaire de création

1984- QUE SONT MES CAMARADES DEVENUS ? 52 min Documentaire

1989- J'AI BIEN CONNU LE SOLEIL 15 mn Poème Cinématographique.

1992- BONJOUR MONSIEUR 10 min Fiction.

1993- MISSION ACCOMPLIE 33 min Fiction.

1994- LE CINQUIÈME RÊVE 43mn Essai cinématographique.

1996- AU REVOIR MADAME 15 mn Fiction

1997- M'SIEURS-DAMES 15 mn Fiction

1999- LUX AETERNA 11mn Poème Cinématographiques

2000- TERRA EMOTA 10 mn Poème Cinématographiques

2002- LIGNE DE VIE 12mn. Fiction Peinture Animée

2003- IRINA BROOK, LE PLAISIR CONTAGIEUX 52mn Documentaire de Création

2004- CONJUGAL AMOUR 20mn Fiction Théâtrale

2005- UN BEAU MATIN 12 mn Fiction Animation

2006- NOUS AVONS BU LA MEME EAU 72 mn Documentaire de création

2008- ON ETAIT DÉJÀ JEUNE 6 mn Collection ARTE Avoir 20 ans

2008- DÉSOBÉISSANCE 1 4 mn Fiction, Collection Sacrebleu production

2009- CHIENNE D’HISTOIRE 15mn Fiction Animation (Palme d’Or - Cannes 2010)

2011- Histoires de Chiens 52mn Documentaire de création

2012- LETTRE À PÉLÉCHIAN 8 mn Essai filmique

2013- Moi, ParAdjanov artiste soviétique 93mn Long métrage de fiction

Mises en scènes au Théâtre :

« FANDO ET LIS » d'Arrabal, «  LES CAPRICES DE MARIANNE » de Musset,

« TERMINUS » textes de J. Brel, «  DECALAGE HORAIRE » Spectacle Musical,

« LA RAISON D’ETRE DE LA LITTERATURE » de Gao Xingjian,

« LE CONCERT ARMENIEN ET LE PROVERBE TURC » de Gérard Torikian

« Anouche » de Toumanian-Tigranian, Opéra, création mai 2013

Au théâtre, il a travaillé sous la direction de :

Claude Régy, Patrice Chéreau, Jacques Lassalle, Irina Brook, Pierre Pradinas, Alain Knapp, A.A. L'Heureux, Paul Golub, Frédéric Jessua …

Au cinéma dans des films de:

Michel Drach, Philippe Vallois, Marcel Schoupbach, Miklos Jancso, Jacques Rouffio, Henri Verneuil, Frédéric Schoendoerffer, Mikael Dovlatian, Richard Dembo, Hiner Salem, Robert Guediguian …

À la télévision dans des films réalisés par :

Michel Boisrond, J.-L. Lorenzi, Serge Moati, Patrick Jamain, Gilles Carle, Alain Tasma, Gérard Vergèz, Joël Santoni, Patrick Volson, Michael Perrotta, Bruno Gantillon, Berndt Fisherauer …



Projet en cours :

2013/14 « Le Dernier Round à Istanbul» Long-métrage, Fiction Animation

www.serge-avedikian.fr / savedikian@orange.fr / Tel : 00 33 6 15 02 30 78

Portrait

Serge Avédikian, un savant dosage entre expression française et sensibilité arménienne.

Après le succès et la Palme d’Or du court métrage pour « Chienne d’histoire », l’acteur et réalisateur Serge Avédikian prépare son premier long métrage d’animation «  Dernier round à Istanbul ».

Serge Avédikian a vu le jour le 1er décembre 1955 à Erevan de parents arméniens nés en France et dont les familles avaient répondu présent à l’appel de Staline, après la seconde guerre mondiale, afin de repeupler l’Arménie. Pour ses parents leur pays natal était la France et le retour se fera enfin en 1970. Serge, lui, dira qu’en Arménie il se sentait toujours un peu étranger, tandis qu’en France il ne se sentait pas proche des Arméniens français.

Après avoir fini le Conservatoire d’Art dramatique de Meudon, Serge Avédikian connaîtra un succès fulgurant en tant qu’acteur dans le film « Le pull-over rouge » de Michel Drach et dans « Nous étions un seul homme » de Philippe Vallois. Bien que très demandé suite à ces grands succès, Serge avoue s’être marginalisé. Sans doute doit-il cela à son exigence aigue et à cette langue qu’il n’a pas l’air de tenir dans sa poche. Ainsi a-t-il préféré faire le choix de ne tourner que les films qui lui conviennent, au cinéma ou à la télévision, de se réaliser au théâtre plutôt que de gagner de l’argent et de réaliser des films personnels. « Je n’avais qu’une envie, c’était de parler de mes origines, des minorités, et surtout de ne pas subir la médiocrité ». Ainsi, son histoire personnelle et familiale morcelée, l’a inconsciemment mené, par la suite, vers cette notion de fragmentation qu’on retrouve dans ses films.

La réalisation

Serge Avédikian commence son expérience cinématographique en réalisant des documentaires sur des témoignages du génocide arménien afin de protéger cette mémoire. C’est donc cette quête de la mémoire qui le guide et qui structurera sa trajectoire. Mémoire, bien sûr, d’une Arménie soviétique : les systèmes autoritaires et répressifs sont une thématique récurrente de ses films et documentaires. Réaliser lui permet de raconter des histoires sous une forme particulière. Le film devient alors une interface entre le réalisateur et le spectateur, une autre façon de s’adresser aux autres. Il compare souvent un film à un champ magnétique qui s’exerce sur le spectateur sans être pour autant totalitaire. Ainsi, le spectateur reçoit sans trop subir, peut laisser libre court à son imagination.

Le théâtre

Le théâtre pour Serge Avédikian est le moyen d’aller vers les gens, vers leur humanité. Une aventure d’hommes et de femmes, une famille élargie qui prend plaisir à être sur les planches et à transmettre. C’est cette notion qui tissera son lien avec Irina Brook. Et, s’il ne faut retenir particulièrement qu’une de ses nombreuses prestations théâtrales, c’est bien celle qui naîtra de leur collaboration, la formidable adaptation de La Ménagerie de Verre de Tennessee Williams où il joue auprès de Romane Bohringer et Josiane Stoléru.
Le cinéma d’animation

Son intérêt pour l’animation, pour les sujets poignants et universels, toujours si délicats à traiter, ne débutera qu’en 2003 avec  Ligne de vie, suivi d’Un beau matin peu de temps après. La consécration de son travail s’appelle  Chienne d’histoire, publié en 2010. Il utilisera le format court qu’il considère comme fort parce qu’il est pour lui un espace de liberté mais aussi un espace d’adéquation économique, mentale, spirituelle et rythmique convenant parfaitement à sa façon de s’exprimer. Pour Serge Avédikian, les sujets de ces films ne pouvaient pas être traités autrement que par la peinture et l’animation, permettant la métaphore et l’allégorie et laissant ainsi d’avantage de liberté à l’exploration de l’imaginaire. Chienne d’histoire révélera d’ailleurs en Serge tout le pouvoir de la métaphore. Ce dernier n’imaginait pas que les gens seraient si nombreux à interpréter ce film sous le prisme de la métaphore, celle du génocide des Arméniens. Il s’agissait tout d’abord, nous dit-il, de souligner la perversité des rapports entre Occident et Orient, chrétiens et musulmans, Européens et Turcs. Finalement « les gens s’attachent plus à ce qui entoure un objet qu’à son contenu ».

Dernier round à Istanbul

Ce nouveau film, cette fois un long-métrage, est un thriller d’animation qui a pour toile de fond l’après deuxième guerre mondiale. Pour coller à cette réalité, Serge Avédikian a mêlé images d’archives et peinture animée. Seulement, au-delà de ce contexte, comme il le dit lui-même, l’enjeu principal du film découle d’une histoire personnelle : un règlement de compte entre un Arménien et un Turc. Cette fiction qui se meut dans l’histoire, la grande, lui permet ainsi d’aborder des sujets tels que la soif de justice, le désir de vengeance, les convictions religieuses, l’amitié, l’amour et surtout la question du choix. « Comment se détacher de son passé sans rompre les relations familiales ou renoncer à sa culture ? Comment reconstruire une nouvelle vie sans renier ce qui a fait la force de l’ancienne ? » L’univers de la boxe permet aussi au réalisateur de mettre en exergue les rapports complexes qu’entretiennent souvent la victime et son bourreau, de pointer du doigt ces hommes, fils de la guerre, habités par la haine, la vengeance, dominateurs ou impuissants. Pour ce nouveau film Serge Avédikian a sollicité une fois de plus le peintre Thomas Azuélos, collaboration qui lui a valu la Palme d’Or en 2010 pour Chienne d’Histoire.

Malgré une présence encore marquante de la dualité des origines, Serge Avédikian déclare aujourd’hui être parvenu à trouver la distance entre l’Arménien et le Français qui le composent, grâce à ce précieux travail de mémoire sur ses racines. «  La France c’est chez moi, l’Arménie c’est la mémoire de l’enfance ». S’il s’exprime en français sa sensibilité nous vient d’ailleurs, incarnant lui-même ce syncrétisme entre Orient et Occident.





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