Si on prenait le temps … Du Big Bang à Berthe Sylva





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Si on prenait le temps … Du Big Bang à Berthe Sylva...
Ils sont deux, lui et elle. Pas de prénom ni de fonction particulière. Ils vont faire, ensemble (ou en opposition. Ils ont un grand sac posé au sol, qui contient leur matériel. Ils ont le texte à la main.

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Quand la salle est pleine, le dialofue s’amorce...
Lui Bon, c’est parti. Ne perdons pas de TEMPS... Il fouille dans le sac, en ressort un bout de ficelle.

Elle T’es toujours pressé, toi !

Lui Pas pressé, à l’heure - nuance. Prends ce bout et va par là. C’est ça. Tu l’attaches où tu peux.

Elle Tu vas étendre du linge ?

Lui Sois pas bête. C’est du matériel de démonstration. Pour la conférence.

Elle Va y avoir une conférence ?

Lui Ca a même commencé... Très exactement, ça commence... Pendant qu’il parlait il a attaché l’autre extrémité du fil de son côté, avec une boîte métallique au bout. Un fil dépasse, il y met le feu. BANG

Elle T’es malade ! Tu pourrais prévenir.

Lui Au début, ça a explosé. Le Bang initial, Big Bang, début du temps, de l’espace, de tout...

Elle Et ton fil, c’est quoi ?

Lui L’axe du temps, du début à aujourd’hui... C’est un fil long de 13,7 milliards d’années...

Elle Vu comme ça, c’est pas très long.

Lui Symbolique, c’est symbolique... Chaque petite marque rouge, c’est un milliard d’années.

Elle Ca fait beaucoup, un milliard, hein ?

Lui Toi, t’es pas milliardaire... Un milliard, c’est mille millions... Il montre l’espace entre deux marques - environ cinquante centimètres...

Elle Un million, c’est pas mal non plus...

Lui Un million, c’est mille fois mille...

Elle Tu parles toujours en années, là ?

Lui Ouais. Ce fil mesure - il écrit au tableau 13 700 000 000 ans...

Elle Moi, dès qu’il y a plus de quatre zéros, c’est trop grand. Il a du quand même s’en passer, des choses, pendant ce temps-là !

Lui Plein. La matière s’est inventée, l’énergie avec elle, et ça a donné les étoiles, les galaxies, les planètes, les comètes, les trous noirs... Jusqu’à toi.

Elle Pourquoi moi, juste après les trous noirs ?

Lui Pas toi en particulier. Toi parmi d’autres, la vie, les bactéries...

Elle Tu me traites de trou noir puis de bactérie ? C’est ça ?

Lui Mais non... Aide-moi à placer ces pinces à linge.

Elle Ah, je le savais que tu allais étendre du linge ! Ta lessive sur le fil du temps...

Lui C’est des repères, pas des sous-vêtements, qu’on va placer là. - 10.000.000.000 ans : c’est la formation des étoiles et des planètes.

Elle C’est un bon début. Le Petit Prince peut commencer ses voyages, alors…

Lui 4.600.000.000 ans : la Terre se forme c’est une boule de lave en fusion, puis elle va lentement se refroidir

2.800.000.000 : plaques tectoniques, dérive des continents. Photosynthèse de l'oxygène.

Elle Ah ! on manquait d’air, pendant ces deux premiers milliards d’années…

Lui Et la Terre a ralenti. Les journées sont passées de 6 heures à 18 heures…

Elle Des journées de 6 heures ! Et des nuits de 3, alors ? Pas beaucoup de temps pour aller en boîte, dis-donc.

Lui 2.500.000.000 : développement complet des bactéries

Elle On va pouvoir attraper des rhumes ?

Lui Pas encore, pas encore… - 1.500.000.000 : le taux d'oxygène dans l'atmosphère atteint son niveau actuel : 21%

  • 1.000.000.000 : reproduction sexuée

Elle Ca devient plus intéressant…

Lui - 700.000.000 : premiers animaux (mollusques sans coquilles)

- 600.000.000 : coquilles et squelettes

Elle C’est pas encore l’homme ?

Lui Lequel ? Nos ancêtres hominidés, Lucy et ses copains, ou bien l’homme moderne, comme toi et moi ?

Elle Moi, c’est la FEMME moderne, s’il te plait. C’est quand, alors ?

Lui Pour les modernes, il nous faudrait une loupe...

Elle Une loupe ?

Lui Notre fil est trop court pour un temps trop long à l’échelle de l’homme...

Elle Comprend pas...

Lui On change d’échelle. Prends ce deuxième bout... Va l’accrocher là-bas...

Elle C’est pas une conférence, c’est un étendage...

Lui Si tu veux. Tu vois, les repères bleus tous les mètres, et bien c’est 100 millions d’années à chaque fois.

Elle C’est là qu’il y a tous ces machins, les ères et les périodes...

Lui C’est là... notre premier fil, jusqu’à - 600 000 ans on l’a appelée le Pré-Cambrien...

Elle Ce qui veut dire ?

Lui Avant le Cambrien...

Elle Et le Cambrien ?

Lui Certaines de ces terres très anciennes affleurent en Pays de Galles…

Elle Alors on devrait dire Gallien ? ou Gallois ?

Lui En latin, le Pays de Galles, c’est Cambria.

Elle Encore un coup de César…

Lui C’est le deuxième Big Bang, l’explosion Cambrienne : la vie se développe, organismes multicellulaires à foison.

- 500.000.000 : premières plantes : nous sommes rentrés dans le Paléozoïque

- 400.000.000 : premiers animaux terrestres (insectes, amphibiens...)

- 300.000.000 : dinosaures

- 200.000.000 : reptiles volants, premiers mammifères voilà le Mésozoïque

- 100.000.000 : plantes à fleurs, premiers primates Jurassique

Elle Je connais, à cause du film…

Lui - 65.000.000 : extinction des dinosaures, le Crétacé

- 4.000.000 : australopithèques (Australopithecus afarensis)

- 3.200.000 : Lucy

- 2.000.000: apparition des 1ers hominidés - Homo habilis

- 1.000.000: installation d'Homo erectus en Asie et en Europe

- 750.000: maîtrise du feu

- 250.000: formes archaïques de l'Homo Sapiens - disparition de l'Homo erectus

- 200.000: apparition de l'homo sapiens moderne

- 125.000: homme de Néanderthal - homo néanderthalensis

- 100.000: homo sapiens moderne en Afrique et en Asie

- 40.000: homo sapiens moderne en Europe (homme de Cro-Magnon)

Elle J’en ai marre... en plus, t’as même plus de place, sur ton fil… Tu ne vas quand mê^me pas en mettre un troisième pour nous raconter les potins des 50 000 dernières années, non ??? Et on s’approche pas vraiment de ma naissance. Ni même de l’invention de l’imprimerie… Et en plus, si je peux me permettre…

Lui Quoi ? Continue… tu en dis trop ou pas assez…

Elle Ton truc systématique, ton fil, tes pinces à linge, tes explications scientifiques. C’est pas ce que tu m’avais dit...

Lui Et qu’est-ce que je t’avais dit ???

Elle Qu’on venait ici faire des lectures sur le temps. Des textes poétiques, des textes sensibles...

Lui Et alors...

Elle Alors... alors, tu fais le prof. Tu prends des épingles à linge pour faire le prof. Tu peux pas t’en empêcher, tu lâches pas...

Lui Je te ferai remarquer que ce texte est écrit. Sur ce papier. C’est écrit...

Elle Ouais. Et ben au tableau, t’écris prof... P R O F. .... Ca va, boude pas...

Lui Je ne boude pas.

Elle Ca y ressemble !

Lui Et alors, toi, tu aurais fait quoi ? Tu aurais lu quoi, si tu es si maline ???

Elle J’ai apporté un bouquin, mais tu ne m’as rien demandé... C’est toujours toi qui décide de tout...

Lui Ok OK, tu veux que je fasse un Méa Culpa devant tout le monde ?

Elle Tu veux voir mon bouquin ?

Lui Oui... Ah ! Perec ! «Je me souviens». Quel rapport avec ce qu’on fait ?

Elle J’adore Perec. Et c’est un amoncellement de souvenirs, des pages et des pages... Les souvenirs, c’est du temps, non. Le plus précieux du temps, celui qu’on garde au coeur...

Lui C’est pas très scientifique, et puis les souvenirs, c’est personnel.. Chacun les siens, c’est pas universel, et c’est pas forcément partageable...

Elle T’es vraiment nul... Comment tu crois que ça se fabrique, un homme, sinon à coups de souvenirs...

Lui Ca va, ça va... Arrête de me prendre pour un... pour... de me dévaloriser, devant eux en plus. Et puis c’est à moi qu’on a demandé de faire cette présentation. J’ai eu la gentillesse de t’inviter, pour te valoriser un peu, tu pourrais avoir un peu de reconnaissance...

Elle Arrête, en plus tu deviens ridicule... Tais-toi une minute. Ecoute...

Elle lit une vingtaine de «Je me souviens...»

Je me souviens des Compagnons de la Chanson.

Je me souviens du petit carnet où j'écrivais les mots des grands et que je ne comprenais pas.

Je me souviens de 1516, premier anniversaire de 1515.

Je me souviens de l'annonce de la mort de Brassens.

Je me souviens des heures passées avec ma soeur à faire tourner un Globe terrestre, les yeux fermés, le doigt pointé dessus, et de ne les rouvrir que lorsque celui-ci s'était arrêté, nous imaginions alors des voyages et des rencontres.

Je me souviens de la pêche aux moules du petit rapporteur. Je ne veux plus y aller maman.

Je me souviens de ton bouquet de pensées amoureusement cueilli autour du monument aux morts.

Je me souviens de beaucoup de chansons de Claude François.

Je me souviens que mon père nous emmenait à l'école dans la remorque à vélo.

Je me souviens des blagues avec un héros qui s'appelle Toto, qui objectivement ne sont pas drôles, mais qui nous faisaient bien rire.

Je me souviens des baffes pour sourire à la photo de communiant.

Je me souviens du premier aspirateur, quel plaisir la première fois.

Je me souviens d'être tombé sur la tête dans la cour de récréation sans savoir comment.

Je me souviens de cette classe de CM où j'ai passé une année scolaire, de l'odeur des livres ou de la cire qui marque les vacances, ou bien « d'entendre » ce silence qui angoisse.

Je me souviens de l'annonce de la mort de Brassens.

Je me souviens de cette jupe vraiment trop courte, de ce pyjama orange des années 70.

Je me souviens de : «cheveux longs, idées courtes».

Je me souviens des plumes d'ailes de canard qui servaient à lustrer la cuisinière à bois.

Je me souviens de la soupe au tapioca.

Je me souviens de la seule claque reçue par mon père, j'avais 14 ans, pour une histoire d'eau entre ma soeur et moi...

Je me souviens des stylos BIC jaunes dont on retirait la mine pour faire des lance-boulettes et des colères que cela provoquait chez mes parents.

Je me souviens de l'émulation des jours de boucherie.

Je me souviens des boules de gomme que nous achetions avec des pièces de 1 ou 2 centimes ; c'étaient des pièces en fer léger.

Elle Alors, ça t’a fait quoi ?

Lui Euh... Des échos. Ca m’a fait des échos... de drôles d’échos venus de très loin dans mon enfance... Passe-le moi, s’il-te-plait...

Il en lit lui aussi une vingtaine...

Je me souviens des dîners à la grande table de la boulangerie. Soupe au lait l'hiver, soupe au vin l'été.

Je me souviens du cadeau Bonux disputé avec ma soeur dès qu'un nouveau paquet était acheté.

Je me souviens des jeux à l'élastique à l'école.

Je me souviens de la sirène sonnant, certaines après-midi, à côté de l'école et qui vrombissait jusqu'à envahir l'espace que nous habitions.

Je me souviens de Monsieur Mouton, l'ophtalmo, qui avait une moustache blanche.

Je me souviens des coups de règle en fer sur les doigts.

Je me souviens des Malabars achetés chez la confiseuse au coin de la rue.

Je me souviens de l'odeur enivrante des livres, à la rentrée scolaire.

Je me souviens de mon grand-père qui se levait de sa chaise devant toute notre tablée pour pousser la chansonnette.

Je me souviens de lectures sous les draps, le soir, à la lampe de poche.

Je me souviens de ces départs en vacances où l'habitacle était aussi chargé que le coffre.

Je me souviens de la sécheresse de 1976.

Je me souviens des sacs plastiques accrochés aux fenêtres des cités universitaires.

Je me souviens des jeudis passés dans les bois à entasser la branchinette qui servirait à faire prendre le feu.

Je me souviens des oignons et de la petite fleur de Sidney Bechet, des disque 45 tours gagnés chez Antar avec les pleins de mobylette.

Je me souviens de Raymond le brave, toujours second, pas bien malin, toujours gentil.

Je me souviens de 1515.

Je me souviens des vaccinations en collectivité.

Je me souviens des fleurs de boutons d'or et de leur reflet doré sur le menton pour voir si « tu aimes le beurre ».

Je me souviens de ces défilés du 8 mai, 14 juillet, 11 novembre... de ces fêtes de village.

Je me souviens des essayages de morceaux de pull encore accrochés aux aiguilles à tricoter.

Je me souviens des «points» de la COOP à coller pour obtenir des lots.

Je me souviens de Nounours, Pimprenelle et Nicolas, du Marchand de Sable et de leur « Bonne nuit les petits ».
Elle C’est chouette. Ca me fait des images dans la tête, et puis des sons et des odeurs... Je me souviens, je me souviens, je me souviens...

Lui On fait à deux ?

Elle C’est parti...

Ils lisent en alternant, à deux voix, en choeur ... Ca dure bien un 1/4 d’heure...

Je me souviens de ces nuits de Noël bien plus longues que toutes les autres nuits.

Je me souviens de mon père qui faisait briller nos brodequins avec du papier journal réchauffé dans le four de la cuisinière.

Je me souviens de chat délo.

Je me souviens de « ALLEZ LES VERTS ! »

Je me souviens des papiers peints où d'énormes formes géométriques oranges et jaunes s'épanouissaient sur fond noir ou marron.

Je me souviens de la campagne anti-gaspi.

Je me souviens des moissons mécaniques où les hommes étaient dans les champs et les femmes préparaient le repas dans la cuisine-buanderie-pièce à manger, lieu unique à vivre des maisons d'avant.

Je me souviens des pommes cuites au four, oubliées et carbonisées.

Je me souviens de ma fierté de voir mon père en pompier.

Je me souviens des soirées organisées où l'on faisait 10 km, à cinq sur la banquette arrière de la 403 pour aller regarder « La Piste aux Étoiles ».

Je me souviens de Calimero, il me faisait pleurer, et de L'Île aux enfants avec Casimir.

Je me souviens « d'un petit pas pour l'homme, mais un grand pas pour l'Humanité ».

Je me souviens de la fierté d'aller au lait à Léry à vélo. J'avais donc grandi, quelle responsabilité. Quel plaisir la première fois.

Je me souviens des lunettes « sécurité sociale », rosâtres, ornées d'un filet brun aux sourcils.

Je me souviens de PERLIN PINPIN.

Je me souviens d'Elvire que j'aimais et qui m'avait offert un cadeau, magnifique emballage de crottes de chèvre.

Je me souviens d'un film d'animation avec un ours, une petite fille et un marchand de sable, mais pas du nom des personnages ni du titre du film.

Je me souviens du temps que les moins de 15 ans ne peuvent pas connaître... La Bohème...

Je me souviens du Certificat d'Études, debout face au jury, à pousser le Chant du Départ.

Je me souviens des histoires de Toto.

Je me souviens de la télé en noir et blanc.

Je me souviens des messes à Vineuil, lâchés de grillons, grenouilles ou lézards.

Je me souviens des résultats du BAC et de Gérard S.. Ivres morts, traversée de la Loire au pont de fer, c'était difficile et dangereux.

Je me souviens des kilomètres à vélo, les tickets de tombola dans les poches.

Je me souviens de mon premier vélo de course de marque Gitane, offert par mon grand-père.

Je ne me souviens pas du moment de ma naissance.

Je me souviens des flacons plats de pastis volés à TVS. Sale goût, pur.

Je me souviens de la moiteur de la laine de mouton que l'on tassait jambes nues dans les ballots.

Je me souviens de ces jeans dont il fallait remonter la fermeture éclair en s'allongeant sur le sol.

Je me souviens du cagnard où je faisais cuire le steak ou l'oeuf sur le plat.

Je me souviens de ne pas m'être souvenu de mon rendez-vous chez le dentiste.

Je me souviens de la ridicule supériorité du directeur d'école et de son pincement de joue à fuir telle la peste.

Je me souviens du papier tue-mouches qui pendouille au-dessus de mon bol au petit-déjeuner.

Je me souviens du café à trois francs.

Je me souviens des heures passées à jouer avec les lanières de plastique des rideaux pendus devant les portes d'entrée.

Je me souviens des scoubidous.

Je me souviens du plumier et des bouteilles d'encre sur la table d'école.

Je me souviens du petit cartable rouge bordé de blanc, qu'il était joli. Offert pour ma première rentrée des classes.

Je me souviens de la terrible solitude du capitaine Némo.

Je me souviens d'hier.

Je me souviens de l'odeur capiteuse de l'encens à l'église.

Je me souviens d'avoir croisé Maurice Genevoix montant dans sa belle bagnole dans la grand' rue.

Je me souviens des séances chez la couturière.

Je me souviens des « trimards » traversant le village avec leur baluchon, s'arrêtant dans les fermes pour demander à boire, à manger et un coin de paille pour dormir.

Je me souviens de l'odeur de la colle que l'on utilisait à l'école.

Je me souviens de mon premier atelier d'écriture.

Je me souviens de son prénom : Isabelle.

Je me souviens d'avoir joué à la PICHENETTE.

Je me souviens, il n'y avait pas d'école le jeudi.

Je me souviens d'avoir attendu la fin d'année scolaire à chaque début d'année scolaire.

Je me souviens de la baguette à un franc.

Je me souviens des confessions à l'église. J'avais toujours été en colère, j'avais toujours été gourmande. Ce n'était pas très grave et je n'étais pas trop punie.

Je me souviens de l'odeur de la colle UHU.

Je me souviens des règles dont parlaient les filles, grand vide, grands yeux, mystère.

Je me souviens de Thierry le Luron imitant V.G. d'Estaing.

Je me souviens des soirées au coin du feu en famille, à raconter nos envies, nos craintes, nos peurs, nos joies, nos colères, nos désaccords, nos émotions, jusqu'à plus de bois.

Je me souviens du garde champêtre avec son tambour et des « AVIS A LA POPULATION ! »

Je me souviens des séances de catéchisme chez une vieille dame, ponctuées par un chocolat chaud et qu'elle récompensait par un film à la télévision comme Poly ou L'Homme de Picardie.

Je me souviens de Bernardo, le muet.

Je me souviens des conscrits, de leur trompette sonore et de leurs éclats de voix.

Je me souviens de la fontaine où chacun notre tour nous allions chercher l'eau avant les repas parce qu'elle était fraîche. Nous y retournions aussi longtemps et souvent que l'eau rapportée n'était pas claire, limpide sans écrevisses et petites bêtes.

Je me souviens des décalcomanies Malabar et de l'effet produit quand on rentrait à la maison avec ça sur les bras.

Je me souviens du jour de la mort de Jacques Prévert, mais plus de quel jour c'était précisément.

Je me souviens des vendanges tardives, les mains rougies de gelée blanche.

Je me souviens de Zorro et de son Z mythique.

Je me souviens des slips en laine tricotés par ma grand-mère, une torture.

Je me souviens d'être monté dans les arbres et d'en être redescendu.

Je me souviens de la mode des pantys.

Je me souviens du récit de mes parents sur la guerre.

Je me souviens de :
- Quelle différence y-a-t-il entre toi et une église ?

- L'église est consacrée, et toi t'es un...

Je me souviens de la chasse au Dahu.

Je me souviens d'Olivia Newton John dans Grease.

Je me souviens des flèches polynésiennes qu'on lançait à toute volée pour chasser nos illusions.

Je me souviens du mercurochrome sur les genoux.

Je me souviens de : « Qui a eu cette idée folle un jour d'inventer l'école ! »

Je me souviens du goût des groseilles à maquereaux cueillies dans le jardin.

Je me souviens de la morsure de la paille coupée sur les chevilles aux heures de grande liberté.

Je me souviens de « SACRÉ SATURNIN ! »

Je me souviens des Barbapapas de la télé, rigolos, multiformes, surprenants.

Je me souviens des 2 CV dont les portes s'ouvraient vers l'avant.

Je me souviens de la chasse au Dahu.

Je me souviens de mon premier voyage en train ; j'avais deux ans.

Je me souviens de l'étang à truites où avec mes frères nous plongions et où le jeu était de voir le plus de poissons avant de rencontrer la vase.

Je me souviens de l'arrivée de la télé.

Je me souviens du bruit de l'explosion d'un pétard dans une boîte à lettres.

Je me souviens de la carte de France sur le mur de l'école.

Je me souviens des tactac tactac tactac tactac tactac tactac tactac tactac.

Je me souviens du cours d'histoire en CE 2 qui commençait par : nos ancêtres les Gaulois.

Je me souviens de ces betteraves rouges qui revenaient toutes les semaines à la cantine.

Je me souviens de Piccolo, Saxo et Compagnie.

Je me souviens du Cours Moyen, odeurs de braise morte, d'encre et de chlore.

Je me souviens des Tic-Tac comme ceux qu'avaient les alliés sur les plages Normandes pour se reconnaître entre eux.

Je me souviens des violettes que je cueillais pour une vieille voisine qui passait ses journées dans son fauteuil près de sa fenêtre.

Je me souviens des jours anciens et je souris comme une vache qui...

Je me souviens des journées sans école et des « MAMAN JE N'SAIS PAS QUOI FAIRE ! »

Je me souviens des trajets à vélo pour aller à l'école et de chaque bosse, trou tout du long.

Je me souviens de l'air de mes tables de multiplication.

Je me souviens de l'odeur de tabac qui imprégnait livres et vêtements dans la bibliothèque de mon grand-père.

Je me souviens des images Panini et des échanges.

Je me souviens de cette coupe de cheveux à la Mireille Matthieu.

Je me souviens de : - Qu'est-ce qui est vert, qui monte et qui descend ?
- Un petit pois dans un ascenseur.

Je me souviens de « Vous les copains, je n'vous oublierai jamais. »

Je me souviens que Dizzie Gilespie, au rappel, a dit : « de toutes façons, je serais revenu...»

Je me souviens du poil à gratter.

Je me souviens des cassis et cerises, cinquante centimes le kg cueilli, l'horreur.

Je me souviens de : « - Connais-toi... toi même ! »

Je me souviens des grèves de 73 et de mes débuts dans la défense d'une cause que je croyais juste.

Je me souviens des boums dans l'ancien presbytère.

Je me souviens des bals des pompiers et de ceux des musiciens.

Je me souviens des « Bals populaires » et de Pierre.

Je me souviens de la remise des prix et de Monsieur le Maire qui décernait le premier.

Je me souviens de l'été de mes 14 ans en Corse.

Je me souviens de ma grand-mère à Gombergean, qui cachait une tablette de chocolat derrière son dos.

Je me souviens de la morale notée chaque matin au tableau no

Je me souviens de mon père qui partait travailler sur son vélo, la casquette vissée sur la tête.

Je me souviens de « Till l'espiègle », projeté un dimanche dans la salle de bal du café, c'était mon premier contact avec le cinéma.

Je me souviens de l'herbe pour les lapins.

Je me souviens de la remorque derrière le vélo et moi, assise sur le tas d'herbe, dans la remorque et ma mère qui pédalait, pédalait

Je me souviens de l'année de la sécheresse et du 17 juillet. Il a plu toute la journée, la seule de l'été 76.

Je me souviens de « un enfant que l'on enseigne est un homme qu'on gagne ». Mais qui a donc écrit ça ?

Je me souviens des vendanges de mon enfance. J'avais 5 ans mon seau et mon sécateur.

Je me souviens du cri du cochon qu'on égorge.

Je me souviens de l'autoroute en construction et des ouvriers qui y travaillaient.

Je me souviens des jeux après l'école, partagés avec Evelyne ma voisine.

Je me souviens du poêle dans la chambre, du mica et des flammes qui dansaient au plafond.

Je me souviens de la « balle aux prisonniers »,dans la cour de l'école, à la récréation.

Je me souviens du « Lac majeur » et des bals sur parquet.

Lui Tous ces souvenirs, comme des petits bateaux sur les vagues du temps..

Elle C’est de toi, ça ?

Lui Oui, pourquoi ?

Elle Pour rien, pour rien. C’est bien, mais je ne te savais pas poète... Tu sais, eux aussi, ils ont des souvenirs... Des grands, des petits, des anciens et des tout neufs. Je suis certaine que si on leur demande gentiment, ils vont nous en donner des petits bouts..

Lui Tu es folle !
Elle Tu vas voir... Suffit d’avoir confiance dans les autres. Les gens, c’est tous des nous-mêmes un peu pareils dedans... Je me comprends. Allez, je vous aide, on cherche des souvenirs sur... sur des trucs pas tristes, sinon on va tous partir en pleurant... Tiens, des souvenirs sur des machins, des plats qu’on a découvert...

Lui Ou des boissons ?

Elle Ouais, des trucs à boire, aussi, des trucs à manger ou à boire qu’on a adoré...

Lui Ou qu’on a détesté ?

Elle Bien sûr, bien sûr... Donc à boire, ou à manger, qu’on a aimé, ou qu’on a berk berk... Allez, je commence...

Lui J’en ai un aussi... Je peux ?...

Elle Vas-y... Mais après, c’est à moi !

Lui Je me souviens que ma grand-mère préparait des tripes à la mode de Caen, et que ça sentait... ça sentait les intestins de cochon dans toute la maison... Ca puait, c’était terrible.

Elle Ca puait la ...

Lui Je t’en prie. C’est moi qui raconte. Donc, c’était terrible pour mes narines de petit garçon. Je me précipitais dehors, et quand il fallait rentrer pour manger, c’était un supplice ! Une torture. Il fallait toujours en manger un petit peu, pour se forger le goût. Moi, j’obéissais, j’étais un bon petit gars. Et après, je courais vomir aux toilettes. C’était plus fort que moi. Au bout de quelques régurgitations, ma grand-mère et ma mère ont laissé tomber. Et je n’aime toujours pas les tripes !

Elle C’est vrai que ça pue grave, les tripes... Moi, je me souviens qu’un jour à la maison - je ne sais plus pour quelle occasion, on avait un truc à fêter, probablement - en tout cas, ma mère avait acheté des fraises tagada, bien rouges. Bien sûr, c’était complètement inyterdit d’y toucher avant le repas... Mon petit frès avait craqué, et en avait piqué une, en guise d’apéro... En passant à table, il s’était fait passer un sacré savon, et lui avait dit »Pas de fraises après le repas, voleur !». Mon frère s’était penché vers moi edn me demandant «C’est qui qui a cafté ?». Il ne lui était pas venu à l’idée que sa bouche et sa langue rouge fluo l’avaient trahi...

Lui Et vous, vous auriez un petit «Je me souviens...» à nous dire ?

Elle Allez, lâchez-vous ! On en a tous, des petits souvenirs comme ça !

-------------------------------Parole à la salle ---------------------------------------------------------------------

Elle Tu sais à quoi je pense ?

Lui Non...

Elle A d’autres machines à voyager dans le temps...

Lui Des machines ? HG Wells... ?

Elle Presque... Tu vas voir...

Elle sort des feuilles d’un sac... Lui en donne une..

Lui Et tu veux faire quoi, avec ça ?

Elle On joue avec. Je lis le début, et tu enchaînes en chantant...

Lui En chantant ? Ca va pas, non ?

Elle Mais si... Tu chantes ce que tu peux, tu fais la la la. Et puis ils vont t’aider, là...

Lui Eux ? Mai ils sont venus écouter !

Elle Et alors ? Ils ont chacun une mémoire, et tout le monde connait la chanson...

Le jeu se met en route, elle lit, il fredonne en se faisant aider du public. Après chanson, il donne la date, avec un petit évènement historique... Elle lui dit, au bout de deux ou trois fois...

1 Le temps des cerises

Quand nous en serons au temps des cerises (Quand nous chanterons le temps des cerises)

Et gai rossignol et merle moqueur

Seront tous en fête

Les belles auront la folie en tête

Et les amoureux du soleil au cœur

Quand nous en serons au temps des cerises

Sifflera bien mieux le merle moqueur
Mais il est bien court le temps des cerises

Où l'on s'en va deux cueillir en rêvant

Des pendants d'oreilles

Cerises d'amour aux robes pareilles (vermeilles)

Tombant sous la feuille en gouttes de sang...

Mais il est bien court le temps des cerises

Pendants de corail qu'on cueille en rêvant !
Quand vous en serez au temps des cerises

Si vous avez peur des chagrins d'amour

Évitez les belles !

Moi qui ne crains pas les peines cruelles

Je ne vivrai pas sans souffrir un jour…

Quand vous en serez au temps des cerises

Vous aurez aussi des peines d'amour !
J'aimerai toujours le temps des cerises

C'est de ce temps-là que je garde au cœur

Une plaie ouverte !

Et Dame Fortune, en m'étant offerte

Ne pourra jamais calmer (fermer) ma douleur…

J'aimerai toujours le temps des cerises

Et le souvenir que je garde au cœur !

Quoi de mieux que de débuter avec une première chanson datant de 1868, dont le texte a été écrit en 1866, qui n'est devenue vraiment populaire qu'en 1872 et qui a finalement été associée à la Commune (18 mars - 27 mai 1871) que treize ans plus tard, en 1885.

Elle est devenue cependant, de cette Commune, son hymne, et ce, dans des circonstances sur lesquelles les historiens ne s'entendent pas tous. - Son lien, avec elle, a été assuré par l'auteur (Jean-Baptiste Clément), lors de la publication, en 1885, de ses Chansons choisies, lorsqu'il la dédia à "La vaillante citoyenne Louise, ambulancière de la rue Fontaine-au-roi, le dimanche 26 mai 1871" 

2 FROU FROU

La femme porte quelquefois
La culotte dans son ménage
Le fait est constaté je crois
Dans les liens du mariage
Mais quand elle va pédalant
En culotte comme un zouave
La chose me semble plus grave
Et je me dis en la voyant

Refrain

Frou frou, frou frou par son jupon la femme
Frou frou, frou frou de l'homme trouble l'âme
Frou frou, frou frou certainement la femme
Séduit surtout par son gentil frou frou

La femme ayant l'air d'un garçon
Ne fut jamais très attrayante
C'est le frou frou de son jupon
Qui la rend surtout excitante
Lorsque l'homme entend ce frou frou
C'est étonnant tout ce qu'il ose
Soudain il voit la vie en rose
Il s'électrise, il devient fou

au Refrain

En culotte me direz-vous
On est bien mieux à bicyclette
Mais moi je dis que sans frou frou
Une femme n'est pas complète
Lorsqu'on la voit retrousser
Son cotillon vous ensorcelle
Son frou frou
C'est comme un bruit d'aile
Qui passe et vient vous caresser

1897 - Paroles de Monréal et Blondeau, musique de Henri Chatau. S'il existe, cependant un succès qui continue de marquer cette époque, c'est bien ce "Frou-Frou" qui n'a jamais cessé d'être chanté depuis sa création par Juliette Méaly en 1897 jusqu'à, tout récemment, Koko Atéba en passant par Berthe Sylva, Line Renaud, Mathé Altéry, Suzy Delair et même Danielle Darrieux.

3 Viens Poupoule

Le samedi soir après l'turbin
L'ouvrier parisien
Dit à sa femme : Comme dessert
J'te paie l'café-concert
On va filer bras dessus bras dessous
Aux galeries à vingt sous
Mets vite une robe faut s'dépêcher
Pour être bien placés
Car il faut
Mon coco
Entendre tous les cabots

Refrain

Viens poupoule, viens poupoule viens !
Quand j'entends des chansons
Ca me rend tout polisson
Ah !
Viens poupoule, viens poupoule viens !
Souviens-toi que c'est comme ça
Que je suis devenu papa.

1902 - chanson d'Adolph Spahn, adaptée par Alexandre Trébitsch et Henri Christiné, musique d'Adolph Sphan (vers 1898), adaptée par Henri Christiné. LA chanson de Mayol,

4 La petite Tonkinoise

Pour que j'finisse mon service
Au Tonkin je suis parti
Ah! quel beau pays, mesdames
C'est l'paradis des p'tites femmes
Elles sont belles et fidèles
Et je suis dev'nu l'chéri
D'une petite femme du pays
Qui s'appelle Mélaoli.

Refrain
Je suis gobé d'une petite
C'est une Anna (bis) une Annamite
Elle est vive, elle est charmante
C'est comme un z'oiseau qui chante
Je l'appelle ma p'tite bourgeoise
Ma Tonki-ki, ma Tonki-ki, ma Tonkinoise
D'autres me font les doux yeux
Mais c'est elle que j'aime le mieux.

1906 - De Georges Villard et musique de Vincent Scotto, paroles adaptées par Henri Christiné. Chantée par Joséphine Baker…

5 Sous les Ponts de Paris

Pour aller à Suresnes ou bien à Charenton
Tout le long de la Seine on passe sous les ponts
Pendant le jour, suivant son cours
Tout Paris en bateau défile,
L'cœur plein d'entrain, ça va, ça vient,
Mais l'soir lorsque tout dort tranquille...

Sous les ponts de Paris, lorsque descend la nuit,
Toutes sortes de gueux se faufilent en cachette
Et sont heureux de trouver une couchette,
Hôtel du courant d'air, où l'on ne paie pas cher,
L'parfum et l'eau c'est pour rien mon marquis
Sous les ponts de Paris.

1913 - Paroles de Jean Rodor et musique de Vincent Scotto.

6 La Madelon

Pour le repos, le plaisir du militaire,
Il est là-bas à deux pas de la forêt
Une maison aux murs tout couverts de lierre
Aux vrais poilu c'est le nom du cabaret [1]
La servante est jeune et gentille,
Légère comme un papillon.
Comme son vin son œil pétille,
Nous l'appelons la Madelon
Nous en rêvons la nuit, nous y pensons le jour,
Ce n'est que Madelon mais pour nous c'est l'amour

Refrain

Quand Madelon vient nous servir à boire
Sous la tonnelle on frôle son jupon
Et chacun lui raconte une histoire
Une histoire à sa façon
La Madelon pour nous n'est pas sévère
Quand on lui prend la taille ou le menton
Elle rit, c'est tout le mal qu'elle sait faire
Madelon, Madelon, Madelon !

1914 - Paroles de Louis Bousquet et musique de Camille Robert.

7 Je cherche après Titine

Mon oncle le baron des Glycines
Qui a des fermes et des millions,
M'a dit : Je pars pour l'Argentine
Et tu connais mes conditions :
Mon héritage je te le destine
Mais tu ne toucherais pas un rond
Si tu ne prenais pas soin de Titine
Pour qui j'ai une adoration... "
Y a huit jours qu'elle n'est pas rentrée
Et je suis bien entitiné...
(au Refrain)

(Refrain)
Je cherche après Titine, Titine, oh ! Titine !
Je cherche après Titine et ne la trouve pas
Je cherche après Titine, Titine, oh ! Titine !
Je cherche après Titine et ne la trouve pas

1917 - Paroles de M. Bertal, B. Maubon et H. Lemonnier et musique de L. Daniderf.

Beaucoup de paroliers pour une chanson toute simple : "Je cherche après Titine, Titine oh ! ma Titine. Je cherche après Titine et ne la trouve pas...", surtout que la Titine en question était une chienne mais cette chienne allait faire le tour du monde.

En 1917, à la veille de la rentrée en guerre des États-Unis, les poilus, dans les tranchés chantaient "Quand Madelon" (voir au numéro 25), une chanson quelque peu compliquée pour ces "sammies" qui ne parlaient pas français mais "la Titine" était plus facile à apprendre. Aussi, après l'avoir sifflotée, chantée, jouée à l'harmonica, à la guitare, au piano, ils la ramenèrent chez eux. L'histoire aurait pu se terminer là mais à force d'être colportée partout en Amérique, elle finit par devenir une sorte de symbole d'un Paris fin-de-guerre ou du début des années vingt. Et les choses auraient pu, encore une fois, en rester là mais voici qu'un personnage très connu décida de l'utiliser pour un de ces films. Et c'est ainsi que Charles Chaplin passa du côté de la chanson française.

8 Les roses blanches

C'?tait un gamin, un gosse de Paris,
Pour famille il n'avait qu' sa m?re
Une pauvre fille aux grands yeux rougis,
Par les chagrins et la mis?re
Elle aimait les fleurs, les roses surtout,
Et le cher bambin tous les dimanche
Lui apportait de belles roses blanches,
Au lieu d'acheter des joujoux
La c?linant bien tendrement,
Il disait en les lui donnant :

"C'est aujourd'hui dimanche, tiens ma jolie maman
Voici des roses blanches, toi qui les aime tant
Va quand je serai grand, j'ach?terai au marchand
Toutes ses roses blanches, pour toi jolie maman"

1925 - Paroles de Charles Louis Pothier et musique de Léon Raiter.

Cette chanson fit de Berthe Sylva une vedette et qu'on n'entend plus guère aujourd'hui mais dont les premières mesures rappelleront des souvenirs à, à peu près, tout le monde. - Ce sont ces "Roses blanches" qu'elle enregistra en 1933. Trois millions de petits formats, deux millions de disques vendus.

Attention : ça a fait pleurer...

9 Le plus beau de tous les tangos du monde

Près de la grève, souvenez-vous,
Des voix de rêve chantaient pour nous,
Minute brève du cher passé,
Pas encore effacé.

Le plus beau de tous les tangos du monde,
C'est celui que j'ai dansé dans vos bras.
J'ai connu d'autres tangos à la ronde,
Mais mon cœur n'oubliera pas celui-là.

1935 - Paroles de René Sarvil et musique de Vincent Scotto.

Avec Marius de Pagnol (1931), Fanny, du même (1932), "À petit pas" de Scotto (1932), "Adieu Venise provençale", du même (1934), etc., etc., Marseille, l'assent, le soleil du midi firent leur rentrée à Paris.

 

Alibert décida d'en profiter pour écrire un livret d'opérette. Cela allait donner Un de la Canebière et de cette Canebière est issue un certain tango devenue un incontournable des vingtième, vingt-cinquième et cinquantième anniversaires de mariage :
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