’Mémoires d’Hadrien’’





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«Animula vagula, blandula, «Petite âme flottante, caressante,

Hospes comesque corporis, Hôte et compagne du corps,

Quae nunc abibis in loca Qui maintenant gît en des lieux

Pallidula, rigida, nudula, Pâle, engourdie, nue,

Nec, ut soles, dabis iocos...» Mais, eu égard aux rayons du soleil...»

- puis dans le cours du texte :

«Varius multiplex multiformis» : «De multiples formes diversement variées» (37)

«Tellus stabilita» : «la Terre stabilisée» (107) ;

«Trahit sua quemque voluptas» : «Chacun a son penchant qui l'entraîne» (148) ;

«Saeculum aureum» : «Siècle d'or»,« Âge d'or» (167) ;

«Disciplina augusta» : « Auguste discipline» (231) ;

«Natura deficit, fortuna mutatur, deus omnia cernit» : la traduction suit (262) ;

«Tu Marcellus eris...Manibus date lilia plenis. Purpureos spargam flores» (Virgile) : «Tu seras Marcellus...Des lis plein les mains. Des fleurs de pourpre répandues» (287) ;

«Patientia» : «Patience» (293) ;

«Audivi voces divinas» : «J'ai entendu des voix divines» (309) ;

variation sur l'épigraphe (316).
Le lexique présente évidemment :

- des mots qui sont rares parce qu'ils désignent des réalités anciennes : acropole (124), apologie (31), archonte (87), atellanes (247), bataves (65), brandon (254), calame (212 et 301), calendes (287), centon (226), commensal (176), curateur (69), circumnavigation (295), travaux édilitaires (176), empyrée (297), éphébie (176) et éphèbe (224), faune (122), fermage des impôts (243), gymnosophistes (18), hiatus (34), hiérophante (161), Hilotes (129), janiteur (27), laticlave (120), légat aux armées (86), licteurs (56), logogriphe (309), magister (43), maître-queux (207), monolithes (184), municipe (41), nécromanciens étrusques (40), ordre équestre (39), pastophore (196), patricien (121), prépotence (161), principat (73, 182, dignité impériale, règne d'un empereur), danse pyrrhique (148), questeurs (26), rhéteur (28), style (170, 251 et 301), styrax (198), taurobole (196), thaumaturge (306), tribun (55), victimaire (200), zélotes (252).

On ne trouve que quelques créations : l'adverbe épaissement (59, 220), le verbe atticiser (88).

- des tournures quelque peu archaïques ou précieuses : s'aboucher (113), aimer à fréquenter (57), s'égaler à (20), entrer en composition avec (32), être facile à (73), être multiple (72), expérimenter avec (18), frotté de littérature (62), une injonction obéie (240), je m'instrumentais (123), parties (203), prendre jour (218), je me sentis Protée (44), rejointoyer (76).

Du fait de ce langage noble, celui du temps où vivait l'empereur et celui du passage des siècles (Les yeux ouverts, 222), il n'y a presque pas d'expressions triviales ou seulement familières (fringale, 17, rancart 67, singer 70, femelles barbares 75, rapines 175, divins radotages 211) et Marguerite Yourcenar ne permet à Hadrien que quelques touches de moquerie (47, 71, 73, 74, 212, 228, 267, 268), d'indistinction méprisante (305, 315).

On trouve pourtant des anglicismes : chances (35), computer (223), confrontation (248), emporium (144), en termes de (118), maladie de cœur (333), site (237), stages (50, 56 et 197).
Marguerite Yourcenar recourt abondamment aux figures de style :

- comparaisons : 13, 21, 22, 27, 31, 32, 50, 53, 56, 57, 59, 75, 102, 105, 109, 111, 112, 114, 121, 132, 134, 140, 156, 158, 171, 174, 176, 181, 193, 210, 220, 224, 238, 251, 265, 266, 277, 286, 298, 308, 310, 311.

- métaphores : 12, 21, 22, 23, 25, 33, 33, 49, 50, 51, 52, 58, 63, 65-66, 76, 77, 80, 84, 88, 110, 111, 117, 122, 126, 127, 137, 138 («Ulysse sans autre Ithaque qu'intérieure»), 141, 142, 143, 145, 150, 153, 156, 159, 161, 162, 164, 165, 170, 172, 175, 178, 179, 186,188, 192, 194, 195, 197, 198, 200, 208, 209, 210, 215, 219 «Je naviguais sur le Styx», 220, 221, 227, 235, 238, 241 «garder les yeux ouverts», 245, 247, 254, 257, 259, 261, 262, 263, 264, 265, 266, 269, 275, 276, 286, 289, 290, 297, 299, 300, 302, 310,

- métaphores suivies : 25, 66...69, 74-75, 124, 145, 272, 187, 238, 259, 272.

- périphrases : Rome 48, effets de distanciation d'Hadrien par rapport à lui-même 222, 225, 248, 283, 310 ; désignations obliques d'Antinoüs : «l'enfant bithynien» (173), «l'enfant aux jambes dansantes» (179), «le jeune homme de Bithynie» (241),

- des symboles : «la créature noyée», symbole d'Antinoüs (212), le contraste entre l'embrasement de l'Etna et la nuit claire du désert syrien, d'une part, et, d'autre part, la fosse souterraine du culte de Mithra, l'abîme boueux des eaux du Nil et la nuit opaque de la tombe d'Antinoüs ; les rapprochements avec des personnages mythologiques sont aussi des symboles : Zeus et Hermès, Achille et son cher compagnon Patrocle (296) : la fable mythologique est désignée par H. à la fin de son récit comme le seul lieu où déchiffrer clairement son identité. D'autres rapprochements significatifs (251, 307, 311).

- des oxymorons : «plaisir tragique» (13), «jeune matrone» (42), «dure douceur» (171), «fragile sans cesser d'être dure» (207), «Opramoas faisait confiance à ce mélange de silence et de tumulte, d'immobilité et de soudains galops, à ce luxe jeté sur le désert comme un tapis sur le sable» (156, mélange d'oxymorons et d'antinomies entre l'abstrait et le concret), 278.

Poète, Marguerite Yourcenar l'est encore quand elle lance une invocation (179), qu'elle trace une esquisse («voir se reformer au bord de l'Oronte la file des caravanes» 109 ; 142, 172, 297, 315) ou compose un tableau : 155, 158, 164 («la nuit syrienne»), 171 (le portrait d'Antinoüs), 172, 179 (l'Etna), 199-200 (le mont Cassius), 260 (une sortie dans la nuit), 270 (dernière traversée mélancolique de l'Archipel).

Mais, la plupart du temps, elle est plutôt philosophe et sa langue, mêlant la narration et le commentaire, contracte celui-ci dans des phrases gnomiques, des maximes, des sentences, et c'est bien le procédé privilégié de l'écriture yourcenarienne qui tend à l'expression forte de la pensée: 11, 12, 19, 20, 23, 27, 28, 31, 33, 41, 43, 53, 65, 84, 93, 97 (plusieurs), 100, 105, 111, 115, 117, 118, 119, 119-120, 123, 125, 128, 129, 131, 136, 140, 148, 160 (?), 161, 165, 176, 177, 180, 189, 190, 213, 217, 226, 228, 234, 235, 236, 240, 241, 254, 262, 263, 269, 272, 273, 275, 277, 278, 280, 281, 282, 289, 290, 299, 300, 309, 313.

Mais ces formules apparemment impersonnelles ne sont qu'une dilatation du je qui acquiert par ce procédé valeur universelle. Le problème qui s'est posé à Marguerite Yourcenar qui avait d'abord envisagé de faire de son livre un dialogue entre Hadrien et Marc-Aurèle mais y avait renoncé pour mieux se concentrer sur la personne d'Hadrien, était de donner à ce je un ton authentique (voir ‘’Ton et langage dans le roman historique’’). Marguerite Yourcenar a cherché l'équivalent de sa parole intérieure, son ton, son rythme et ses inflexions. Faute de sources orales directes, la littérature peut être un recours.

Mais voix unique ne signifie pas pour autant chant sur un seul ton ; si le texte peut sembler à première vue un long récitatif uniforme, il révèle à l'examen différents tons que Marguerite Yourcenar est parvenue à la restituer et qu'on peut distinguer.

Il y a d'abord les deux tons distincts annoncés par Hadrien lui-même quand il écrit : «C'est en latin que j'ai administré l'empire...mais c'est en grec que j'aurai pensé et vécu» (45-46). Le ton latin d'Hadrien, c'est le ton togé (la toge 69), un ton en majeur, sérieux, pontifiant, le grand style taillé dans le marbre latin (Marguerite Yourcenar 12), sévère, net, vigoureux, dépouillé (volonté d'éviter les adjectifs), mais sans sécheresse : celui de l'administrateur, du moraliste qui fait un examen de conscience. Il est caractérisé par la solidité de la phrase, le caractère concerté de la syntaxe (alternance très régulière de propositions complexes et de propositions simples) : 73. Cette syntaxe peut être parfois incorrecte : «La Grèce comptait sur nous pour être ses gardiens» (88, il serait préférable d'écrire «pour que nous soyons ses gardiens»), 126.

Le ton grec est celui de l'homme, celui de l'aveu. C'est un ton en mineur, fait de brèves dissonances, de changements de ton et de changements de rythme dus à l'effraction de l'émotion dans la trame serrée de la narration qui se fait sentir dans le présent de l'énonciation par un écart sémantique :

- dans les allusions obliques à Antinoüs avant son entrée que le lecteur doit les déchiffrer (évocation de la Bithynie, «le compagnon de mes dernières chasses est mort jeune» 14, 104, 142, 146, 153, 163, 164, 185, 187, 188, 291, 306, 307, 310) ;

- lors du récit de la passion et de la mort d'Antinoüs ;

- lors de l'approche de la propre mort d'Hadrien (265, les rêves 312, les flashes 315, les effets de distanciation d'Hadrien par rapport aux autres à l'approche de la mort : 305, 315) où le rythme trahit l'abandon, suivant les précipitations ou les ralentissements de la respiration intérieure d'Hadrien (après l'entrée d'Antinoüs, le rythme s'accélère : phrases courtes, simples, introduites par la première personne (175) ; la mort d'Antinoüs interrompt brusquement l'allegro qui fait place au rythme du deuil (dernière séquence de Saeculum Aureum, 219, marquée par le refrain : «Antinoüs était mort») ; la dernière page de Patientia montre un mimétisme complet entre la respiration du narrateur suffoquant à cause de l'hydropisie et la forme rythmique de la narration (les flashes de 315) : c'est grâce à une hallucinante télépathie que Marguerite Yourcenar vit cette nuit d'agonie.

Pour essayer de retrouver ce qu'avait pu être le ton oral réel d'Hadrien, Marguerite Yourcenar a procédé à l'inventaire des paroles qu'il avait prononcées, mais c'est très peu de chose. Elle tira cependant de la rareté des documents oraux une source féconde d'inspiration et échappa ainsi à la tentation du pastiche.

Il est remarquable que, dans le texte, il ne surgit à la mémoire d'Hadrien aucun énoncé au style direct. Il s'est pourtant livré à Trajan, Plotine et Antinoüs. Or il n'y a pas de dialogues : est-ce par refus d'affadir l'œuvre car le dialogue allège l'écriture? Les conversations sont tantôt éclipsées (Trajan «évitait les tête-à-tête», 92), tantôt, avec Plotine, réduites au minimum essentiel (95). Antinoüs parle peu (170) et il n'est fait mention que d'une conversation qui n'est pas rapportée (178). Que le partenaire idéal soit silencieux ne révèle-t-elle pas une attitude ambiguë de Marguerite Yourcenar vis-à -vis de la parole d'autrui, une psychose de la relation verbale à autrui? D'autre part, elle a prêté à Hadrien la plus aristocratique indifférence à la voix du peuple romain qu'il méprise (263). Il est significatif que ce sont les symptômes que sont la toux et l'étouffement qui lui annoncent sa mort prochaine, preuve de son inhibition devant la parole orale.

La question se pose alors de savoir dans quelle mesure la voix d'Hadrien n'est pas aussi celle de Marguerite Yourcenar? Le livre serait une autobiographie déguisée de son auteur, qui y ferait des confidences obliques. Elle s'en défend : «La manière la plus profonde d'entrer dans un être, c'est encore d'écouter sa voix, de comprendre le chant même dont il est fait, sans jamais y mettre du sien ou alors inconsciemment en nourrissant les êtres de sa substance, ce qui n'est pas les nourrir de sa propre petite personnalité, de ces tics qui nous font nous.» (‘’Les yeux ouverts’’, 68-69). Il reste que la voix est une voix contemporaine avec ses inquiétudes et ses pressentiments, ses espoirs aussi, car le ton est très actuel, même si le sujet est lointain. Hadrien écrit il y a vingt siècles, mais il est plus vivant, plus familier, que nos propres contemporains. Aujourd'hui, le lecteur peut s'identifier à Marc-Aurèle.

Dans quelle mesure, cependant, le livre fait-il revivre le vrai Hadrien?
Intérêt documentaire
Classique par son style, Marguerite Yourcenar l'est aussi par le choix de l'Empire romain qui est un moment essentiel de l'Histoire de l'Occident dont il est l'origine, le père (comme le latin est le père de nombreuses langues). Cette autorité paternelle sur la civilisation occidentale lui a donné son caractère, l'héritage de Rome se retrouvant dans toute volonté d'ordre politique, de discipline (125 : Rome sera éternelle, se perpétuant dans toute cité organisée, dans tout État, dans toute république). Cette image s'impose à nous, lecteurs, comme elle s'impose à Marc-Aurèle : comme lui, nous sommes fils, héritiers.

Qu'y a-t-il d'historique et qu'y a-t-il de romancé dans ‘’Mémoires d'Hadrien’’?

D'une part, en véritable historienne, Marguerite Yourcenar s'est livrée à une reconstitution minutieuse, mettant à contribution sa connaissance des langues anciennes et modernes, sa longue fréquentation des humanités grecques et latines, travaillant dans les bibliothèques les plus riches au monde, parcourant tous les ouvrages historiques sérieux, accumulant, en trente ans de recherches, une documentation abondante. Dans la Note, elle indique ce qu'elle doit aux sources qu'elle a consultées. Elle put ainsi «travailler à lire un texte du IIe siècle avec des yeux, une âme, des sens du IIe siècle». Elle put en apprendre assez sur Hadrien pour reconstituer sa culture et sa pensée, les décisions judiciaires qu'il avait rendues, pour savoir de quelles maladies il avait souffert, quels étaient ses poètes préférés. Certaines informations obscures trouvées dans des documents très peu connus qui précisaient que tel jour, à six heures du matin, Hadrien se trouvait à tel endroit en Égypte permettaient de faire surgir toute une journée de l'empereur.

Marguerite Yourcenar, qui est en quelque sorte une de ces «Suétones de l'avenir» qu'elle évoque page 140, s'est donc appuyée sur l'Histoire, mais elle l'a aussi dépassée car, depuis que celle-ci s'est constituée en science, elle a, par un rationalisme abusif, limité son champ d'investigation à la vérité externe. À l'Histoire officielle, on peut ajouter l'Histoire secrète. Il y a un écart entre la vérité historique et la vie réelle, intime.

On peut alors se demander quelle vérité la forme des ‘’Mémoires’’ apporte à l'Histoire. À première vue, Marguerite Yourcenar rapporte scrupuleusement tous les faits relatés par l'Histoire, mais les mémoires sont un acte d'élucidation des souvenirs d'un acteur de l'Histoire devenu son propre narrateur et qui, convaincu que l'Histoire est faite par les grands hommes, bâtit l'Histoire à partir de l'histoire de sa vie, animé du souci de légitimer son entreprise, de s'exposer sans rien cacher, de se livrer au jugement du lecteur, pense que la vérité du récit corrigera les «mensonges» que propageraient les historiens (leur contestation par Hadrien, 30-31). D'autre part, le récit est périodisé en quatre grandes étapes, l'énoncé des faits et des événements (qui n'est pas fait pour lui-même) est constamment subordonné à la description, elle-même subordonnée à la méditation politique. Enfin, on a déjà montré la double fausseté du portrait d'Hadrien puisqu'il le fait après coup, que ce n'est déjà qu'une illusion de vérité, une fiction romanesque et qu'ensuite ce n'est pas Hadrien mais Marguerite Yourcenar qui, en fait, écrit.

Donc, en romancière, elle a pris des libertés avec l'Histoire qui, de toute façon, ne peut échapper à la subjectivité de l'historien qui refait toujours le passé à la lumière du présent, à son goût et à sa mesure. D'ailleurs, les historiens actuels cherchent plus à reconstituer toute la vie des êtres du passé et non seulement leur vie officielle ; c'est ce que revendique Marguerite Yourcenar quand elle écrit : «
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