Retrospective france – bande dessinee





télécharger 34.7 Kb.
titreRetrospective france – bande dessinee
date de publication28.10.2016
taille34.7 Kb.
typeDocumentos
h.20-bal.com > histoire > Documentos

RETROSPECTIVE




FRANCE – BANDE DESSINEE




Du samedi 20 janvier au samedi 14 avril 2001

la Bibliothèque Historique de la Ville de Paris accueille une grande exposition de dessins originaux, de planches et de vidéos d’Enki Bilal



Enki Bilal, un talent monstre…

jamais en sommeil


Né à Belgrade le 7 octobre 1951 « Bosniaque et musulman laïque par mon père, Tchèque par ma mère », Enki Bilal vit en France depuis ses 10 ans. Il est sans doute le plus célèbre des dessinateurs du pays. Après un passage rapide, (quelques mois), aux Beaux Arts de Paris, Enki (diminutif d’Enes) Bilal publie en 1972, ses premières planches dans Pilote (« Le Bol Maudit »). Trois ans plus tard sort son premier album, « La croisière des oubliés », sur un scénario de Pierre Christin avec lequel il collabora aussi pour « Le vaisseau de pierre », « La ville qui n’existait pas », « Les phalanges de l’ordre noir » et « Partie de chasse ». Ce dernier album, polar politique, fut un immense succès. C’est cependant avec la trilogie Nikopol, pour laquelle il travailla seul, qu’il fut révélé à un très large public. « La foire aux immortels » (1980), « La femme piège » (1986) et « Froid équateur » (1992) furent des véritables best-sellers. Parallèlement à ce travail de dessinateur de bande dessinée, Enki Bilal a réalisé de nombreuses couvertures de livres, des décors de théâtre et surtout deux films, « Bunker Palace Hotel » en 1989, puis « Tykho Moon » en 1996.

Enki Bilal a su créer un univers novateur et très personnel, empruntant à la mythologie, à l’anticipation et au polar politique… Ses ouvrages comme ses films sont autant de dénonciations des dictatures, du pouvoir et des idéologies. Ses bandes dessinées sont « adultes » dans leurs thèmes autant que par leur traitement « scénaristique » et graphique. Enki Bilal a beaucoup apporté à la BD. Avec son dernier ouvrage en date, « Le Sommeil du Monstre » (1998), son graphisme tient plus de la peinture que du dessin de bande dessinée traditionnel. Enki Bilal a offert à la BD un champ d’expression nouveau mais aussi une dimension intellectuelle unique. Ses histoires sont des romans, ses dessins de l’art. 

Du samedi 20 janvier au samedi 14 avril 2001 la Bibliothèque Historique de la Ville de Paris accueillera, sur 300 mètres carrés, une grande exposition de dessins originaux, de planches, de vidéos… L’exposition pourrait ensuite partir au Québec, en Belgique, en Inde et au Japon, pays dans lequel sort en cette fin d’année 2000 la trilogie Nikopol.


Etes-vous à l’origine de l’exposition de la Bibliothèque Historique ?

Non, pas directement. C’est Christian Desbois, éditeur avec lequel je travaille de temps en temps, qui m’avait proposé de monter une telle exposition. Christian Desbois tient aussi une galerie qui a accueilli mes précédents accrochages. En général, lorsque je sors un livre c’est chez lui que j’expose quelques originaux.

[La galerie Christian Desbois de Paris accueille jusqu’au 23 décembre, l’exposition « Sarcophage ». Il s’agit d’œuvres extraites d’un livre de Pierre Christin sur Tchernobyl. L’auteur a imaginé que la centrale pourrait été transformée en musée-parc d’attraction ! Noir, cynique, « Sarcophage », album aux faux airs de plaquette publicitaire, est une réflexion amère mais aussi sarcastique sur notre société qui fait du « pire » un spectacle.]

C’est donc Christian Desbois qui a imaginé cette exposition «fin de siècle » dans un lieu un peu emblématique. C’est aussi une exposition plus importante que celles que j’ai pu présenter chez lui jusqu’alors. C’était une idée qui trottait dans nos têtes depuis 3 ou 4 ans, elle trouve enfin sa concrétisation dans un endroit que je ne connaissais pas. C’est un lieu qui voit plus souvent passer des écrivains, des poètes, des gens de lettres. J’ai bien aimé l’idée de cet espace qui ne soit pas uniquement destiné et consacré aux peintres. Ce n’est pas un lieu où l’on attend un artiste et cela me convient tout à fait, car ma façon d’appréhender la peinture, le dessin, est très intimement liée au mot, au verbe, à l’écriture, à la narration. D’être présenté là où ont récemment été exposés Desnos et Cocteau, c’est plutôt bien !
Y aura-t-il une scénographie particulière ?

Non, pas réellement. Il y aura une certaine harmonie, une cohérence, mais aussi de la sobriété. Il n’y aura pas de dessins d’avant le début des années 80. Il ne s’agit pas d’une rétrospective générale, c’est plus un choix personnel. Un catalogue présentant toutes les œuvres exposées sera édité pour l’occasion. Ca ne sera pas un « Etat des Stocks » numéro 2 [NDLR un « Etat des Stocks » est  livre présentant de manière très complète le travail d’Enki Bilal depuis ses débuts] cela sera traité différemment. Je ne peux pas être très précis car je suis encore en train de travailler dessus. Il y aura aussi une partie « images vidéos », composée à partir d’extraits de mes films que je vais, là aussi, montrer de manière un peu décalée. Je pense faire un montage en accéléré sans son de mes deux films. Ce sera une manière pour moi de dire que ces deux films sont intimement liés, dans les thèmes, dans la démarche artistique.

On connaît l’importance qu’a pour vous la notion de mémoire. Mémoire individuelle et mémoire collective sont des thèmes récurrents dans votre œuvre. Exposer c’est aussi un moyen de faire revivre le passé ?

Oui, une exposition, par définition, ne peut pas échapper à un travail de mémoire. Je suis obligé de trier dans ce que j’ai fait depuis des années et rien que cela c’est un travail sur ma propre mémoire. Incontournablement, on est là « dans » la mémoire, la mémoire technique, graphique, ma mémoire personnelle mais aussi la mémoire de ceux qui vont regarder. C’est en cela que j’aime l’idée d’une exposition, sinon ça serait très égocentrique ; c’est impudique de s’exposer comme ça : « Tenez, venez voir mes œuvres… ». D’autant plus que là il n’y a pas eu de travail spécifique pour l’exposition. Ici, c’est juste une manière de traverser le temps, de laisser effleurer une forme d’évolution.
Justement, votre dessin, votre style, ont beaucoup changé depuis vos début. Cette évolution s’est-elle faite de manière naturelle ou est ce quelque chose que vous avez dû travailler ?

Et bien, cela s’est fait naturellement… dans le travail ! Mais il est vrai que ce fut une démarche volontaire. J’ai choisi d’abandonner le trait qui me devenait pesant. Le dessin au trait est quelque chose que je n’utilise plus que pour la « mise en place ». J’ai abandonné il y a plusieurs années l’encre de Chine, la plume… et l’encrage m’est devenu tout à fait insupportable. Après avoir bâti le dessin, je le travaille aujourd’hui avec de la peinture, je crée de la matière, des textures... J’utilise différentes techniques qui forment des couches successives et cela n’a évidemment plus grand chose à voir avec la technique traditionnelle de la bande dessinée. Je continue à avoir envie de « raconter » et cette technique est compatible avec la BD. Il n’y a que les conservateurs qui ne sont pas d’accord avec moi… Il y a des gens qui ne comprennent pas, pour certains la bande dessinée cela se fait au trait, à l’encre de chine, avec des couleurs en aplat…
Votre «  trait » a changé, mais aussi la scénographie et les cadrages de vos dessins qui sont parfois très cinématographiques. Votre expérience de réalisateur a influencé votre dessin ?

Oui, le fait de réaliser des films joue certainement, mais il est délicat de faire un lien entre le langage cinématographique et la bande dessinée. Ce qui est certain, c’est qu’au niveau de la gestion de l’histoire, de l’écriture, de la construction des ellipses, mes expériences cinématographiques ont joué. C’est très sensible pour moi, je vois où les deux univers se rencontrent et… c’est très agréable.
La mémoire ou la lutte contre les totalitarismes sont vos thèmes de prédilection. Est-ce que ceux-ci vous « vampirisent » et que vous les exorcisez ainsi, ou est-ce une dénonciation plus « froide », plus calculée ?

Un peu les deux, c’est évident. C’est aussi une question de culture. Celle d’un enfant né à l’Est dans les années 50 n’est pas celle d’un Français ou d’un Occidental… La mienne est forcément plus marquée par la présence du politique, par la guerre aussi. Je suis né à une période où le mythe du héros luttant contre les nazis (le héros communiste bien sûr et Tito en particulier) a été mis en scène, exacerbé, entretenu… Les dictateurs - même les « softs » comme Tito - sont des gens qui utilisent la mémoire comme une arme de propagande. Pour moi, le monde dans lequel évoluent les hommes est issu du politique, est mêlé au politique, à l’idéologique… C’est pour cela qu’il me paraît naturel lorsque je raconte une histoire, même si c’est une histoire d’amour, de dire qu’elle se déroule dans un contexte qui est aussi politique. Ce sont des notions qui n’occupent pas l’esprit des Français, qui vivent dans une vraie démocratie depuis des décennies et qui n’ont pas connu ces pressions, ces lourdes chapes politiques.
Vous avez beaucoup revendiqué votre identité d’artiste d’origine yougoslave. Cette « étiquette » ne vous pèse-t-elle pas ?

Oui, artiste d’origine ex-Yougoslave aujourd’hui d’ailleurs. Il s’agit d’une étiquette que l’on met facilement, mais c’est aussi une réalité que je ne peux, ni ne veux nier. Je vis avec cela, cela ne me gène absolument pas bien que cela soit un peu systématique. C’est un peu comme avec le cinéma. Quand je fais un long métrage, on dit que je fais un film de «bande dessinée », ce qui est absolument grotesque. C’est vrai qu’avec le « Sommeil du Monstre » j’ai fait un livre sur la Yougoslavie. Je l’ai fait dans des conditions et à une période où cela s’imposait. Ce qui est arrivé à ce pays depuis 10 ans m’a perturbé, m’a touché… Pour ce livre-là j’assume à fond cette «étiquette », je viens de là bas et j’estime pouvoir parler de ce pays. J’ai voulu l’évoquer d’une manière différente de celle des médias car je ne suis pas journaliste. C’est donc une vision décalée, prospective, qui joue avec le temps, avec la mémoire, le futur, le présent comme le passé. Pour ce livre là, le « dessinateur d’origine yougoslave » est une réalité complètement assumée.

Comment avez vous vécu les évenements qui ont touché la Yougoslavie ces dernières années ?

Ce fut très douloureux. Pas au point de ceux qui étaient sur place et qui furent emporté dans un tourbillon de folie, évidemment, mais c’était dur. Voir que les événements étaient traités de manière caricaturale par la presse était aussi déplaisant. Mais j’ai surtout souffert pour les civils, les populations déplacées, les exécutions… c’est monstrueux. Je savais, depuis tout petit, qu’il s’agissait de dérives possibles, dans cette région du monde. Ce n’est pas spécifique aux Balkans, cela peut arriver partout, mais c’est là une zone sensible, un point de rencontre entre l’Orient et l’Occident, entre des religions très différentes… Mais les gens des Balkans sont des hommes et des femmes comme les autres.
Vos ouvrages sont souvent pessimistes, mais à Belgrade la rue à finalement mis dehors Milosevic. Vous attendiez-vous à ce revirement ?

Le départ de Milosevic : il était temps ! J’avais vraiment cru, avec les premières manifestations en 1996, qu’alors, ils y arriveraient. Mais Milosevic a su malheureusement jouer avec ce pays exsangue, avec cette forme de fatalisme slave qui s’est abattu sur Belgrade. Par la désinformation il a rendu impossible toute forme d’opposition. Mais celle-ci existait-elle d’ailleurs… ce n’est pas sûr. Vojislav Kostunica est quelqu’un que personne ne connaissait et je crois que ce n’est pas plus mal comme ça. Il fallait un homme de la transition, du passage vers l’Europe. Vojislav Kostunica semble pragmatique et je pense qu’il va jouer le jeu. Les instances européennes ont aussi été accueillantes, certes avec des exigences et des précautions, mais cela va dans le bon sens. Il se peut même que le manque de charisme de Kostunica, son manque d’ambitions personnelles affiché, fasse beaucoup de bien au pays plus vite qu’on l’imagine. Il sera peut-être celui qui va désapprendre au peuple serbe sa soif d’hommes « emblématiques ».
Vous avez fait partie de la centaine d’artistes, intellectuels et écrivains français et étrangers qui ont participé du 26 septembre au 1er octobre 2000 aux premières Rencontres européennes du livre de Sarajevo sur le thème de «l’Europe culturelle à développer ». Que retirez-vous de cette réunion ?

J’y suis un peu allé en franc tireur. D’une part parce que j’ai des relations amicales avec le responsable du Centre Culturel André Malraux de Sarajevo qui m’avait déjà invité. J’avais promis de revenir, ces Rencontres furent l’occasion de faire d’une pierre deux coups. Il y avait des journalistes, des intellectuels, des écrivains, etc… C’était bien que ça se fasse. Mais en même temps c’est un peu atypique de trouver un auteur de bandes dessinées dans ce genre de réunion. Le monde littéraire est à la fois fasciné et agacé par le monde de l’image. Peut-être fais-je un peu peur au monde des lettres... C’est un aspect très français, de penser que le « verbe c’est sacré » alors que l’image est forcément reliée à l’enfance, au futile. Ce n’est pas quelque chose que j’ai ressenti personnellement, car en même temps les gens sont fascinés par ma réussite. Mais j’ai trouvé un peu curieux de ne pas être invité aux débats sur l’avenir des Balkans. Cela dit, j’aime ce type de rencontres car je fais partie des auteurs de bandes dessinées qui peuvent servir de passerelle entre ces univers. L’avenir de la culture passe par l’abandon des « chapelles », des spécialisations.
Le « Sommeil du monstre » date de 1998. Il s’agit du premier volet d’une trilogie. Quand sortira la suite ?

La trilogie est un format que j’aime bien car cela donne une distance dans le temps, ça permet de faire bouger des personnages sans pour autant qu’ils deviennent des héros de série. La suite est prévue pour fin 2001, cela s’appellera « Trente-deux décembre ». C’est d’ailleurs un titre qui m’a posé problème car je l’ai trouvé beau, je l’ai annoncé et après il a fallu que je le justifie ! J’aime beaucoup travailler comme ça. Les titres « La femme piège », ou « Froid équateur » sont arrivés avant la construction de l’histoire. En ce qui concerne « Trente deux décembre » je sais où je vais, bien sûr, mais le scénario évolue au fur et à mesure. J’ai actuellement une quarantaine de planches écrites, dialoguées. Je n’attends pas que tout soit dialogué pour commencer à dessiner. Cet album sera peut-être un peu plus traditionnel sur le plan de la narration.
L’aspect ludique, humoristique qui est présent dans vos créations est souvent occulté, cela vous ennuie ?

Je le constate oui. Les gens, les critiques s’arrêtent au graphisme qui leur fait peur, aux histoires… Peut-être qu’ils ne me lisent pas bien… C’est vrai qu’on en parle très peu. Au Québec, en Suisse, ou en Belgique j’ai eu des papiers où la dimension humoristique avait été très bien perçue, mais jamais en France. Je ne pourrais pas raconter mes histoires s’il n’y avait pas ces décompressions ponctuelles. Ca me permet aussi d’avoir un peu de recul par rapport à ce que je raconte. Sinon tout cela serait désespérément sombre.
Vous avez aussi un nouveau film en cours qui mélangera 3 D et acteurs.

Oui, le dessin sera au service de la 3D. Il s’agira de dessin de décors, de personnages. Mais les rôles principaux seront tenus par des acteurs. Il faut préciser que le recours à la 3D sera justifié par le scénario. Le film s’appellera « Woman Trap », c’est-à-dire en Français, « La femme piège ». Il sera tourné en anglais avec des acteurs anglophones dont je ne peux encore révéler les noms. Ce film sera une adaptation extrêmement libre de la trilogie Nikopol, en particulier des deux premiers albums. J’ai travaillé celle-ci avec l’auteur de science fiction Serge Lehman. Ce qu’on a gardé de la trilogie, ce sont les trois personnages, Nikopol, Jill Bioskope, Horus, ainsi que des scènes clefs, comme la greffe de la jambe, la pyramide… C’est un peu comme si les albums avaient été racontés de bouche à oreille, selon le principe du téléphone arabe ! Les premiers tests viennent d’être tournés, si tout va bien le tournage proprement dit débutera en mars 2001. Pour ce qui concerne les décors, ils seront essentiellement en 3D, réalisés à partir de mes dessins. Il y aura au maximum 4 ou 5 semaines de tournage traditionnel ce qui est très peu, tout le reste sera mis en scène par ordinateur. Il va y avoir 60 ou 70 infographistes qui vont travailler pendant deux ans. C’est une aventure très excitante.
Vous avez dit « peut-être faire du cinéma par lassitude du confort de la BD ».C’est donc si facile de faire de la BD et si compliqué de faire du cinéma ?

Lorsque je fais de la bande dessinée je me sens totalement libre, c’est très confortable même si cela demande beaucoup de travail. Or, trop de liberté ça peut donner de mauvaises habitudes, un sentiment de relâchement, de la déconcentration. Le cinéma ce n’est que de la douleur. Ca ne me déplaît pas, mais j’en prends plein la gueule.
Aviez-vous été blessé par l’accueil mitigé réservé à vos deux premiers films « Bunker Palace Hotel » et « Tykho Moon » ?

Ce sont des films qui sont mal sortis, en particulier le second. Le public pouvait difficilement le trouver. Dès le tournage je savais que cela serait dur. Cela dit il fut très bien accueilli au Japon. Mais oui, bien sûr, j’ai été blessé. J’admets la critique, je suis le premier à être critique sur tout ce que je fais et je connais les faiblesses de mes films. Mais le côté : « va jouer ailleurs », « chacun à sa place », ce côté culturellement xénophobe d’une partie de la critique m’a blessé. Mais ça ne m’a pas découragé au contraire. « Woman Trap » est lui un film hors normes par sa technique, c’est une nouvelle démarche, le budget est conséquent. C’est un producteur qui est venu me chercher [NDLR : Telema, la maison de production de Charles Gassot]. Si ca n’avait pas été le cas j’aurais travaillé sur un petit film, avec un petit budget, avec des caméras numériques…Jamais je n’aurai imaginé un tel projet.
Nous sommes ici dans votre atelier parisien, est-ce toujours ici que vous travaillez ?

Non, j’ai aussi un endroit dans le sud de la Thaïlande où je me retranche parfois, où je travaille aussi, même si c’est plutôt ici que je dessine. C’est bien aussi d’avoir des pensés décalées dans un lieu paradisiaque tel que la Thaïlande, c’est intéressant. Cela dit, je suis un grand voyageur, j’apprécie de plus en plus la nature, j’ai de plus en plus tendance à être exigeant avec l’homme, et à ce qu’il fait à la nature. J’ai aussi de plus en plus besoin de me ressourcer au calme. Si on fait le bilan du siècle, il a été terrible pour la planète. Après l’effondrement des idéologies on va maintenant repenser un nouveau monde. Dans cette mutation qui commence à s’opérer, le respect de l’environnement sera primordial.

FRANCE YOUGOSLAVIE  - DIFFUSION DECEMBRE 2000


PHOTOGRAPHE: SOPHIE BASSOULS/ CORBIS SYGMA

INTERVIEW : OLIVIER VAN CAEMERBEKE /CORBIS SYGMA

similaire:

Retrospective france – bande dessinee iconLe vocabulaire de la bande dessinÉe

Retrospective france – bande dessinee iconL'histoire de la Bande Dessinée

Retrospective france – bande dessinee icon1. De la littérature en estampe à la bande dessinée

Retrospective france – bande dessinee iconEvolution de la bande dessinee depuis 10 ans

Retrospective france – bande dessinee iconEt des extraits de différents classiques du roman d'aventures, d'époques...

Retrospective france – bande dessinee iconAlgéries intimes
«D’Algérie», une bande dessinée qu’il réalise en 2007. Entre les pages retraçant l’histoire du pays, de la colonisation à la guerre...

Retrospective france – bande dessinee iconTraductrice français/anglais→russe, russe→français : cv
«Le Monde diplomatique en bande dessinée», traduction de l’album, pour le Festival BoomFest, édition 2011

Retrospective france – bande dessinee iconI. Histoire de la bande dessinée depuis son invention (1827)
«comics crime». Malgré cela, les super-héros demeurent des symboles forts de l’histoire du pays de l’Oncle Sam

Retrospective france – bande dessinee icon27eme Festival du livre de jeunesse et de bande dessinée de Cherbourg-Octeville
«Et puis quand tu seras rentrée à Montréal, quand tu seras de nouveau de l'autre côté de l'Atlantique, tu m'écriras aussi ?» (p....

Retrospective france – bande dessinee iconPourquoi écrire aujourd’hui ?
«transplanet», rédigé entre 2002 et 2005, et que j’aimerais adapter sous forme de bande dessinée, puis de film (éventuellement réalisé...






Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
h.20-bal.com