La propagande dans le monde occidental jusqu’au 15ème siècle





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La propagande de 1789 à 1914

« Cette nouvelle période est caractérisée par deux éléments qui modifient le problème de la propagande quant au fond. Tout d’abord, c’est, pendant le cours du 19ème siècle, l’accumulation des conditions diverses qui vont rendre possible l’apparition de la grande propagande moderne : conditions d’ordre technique quant aux moyens, conditions socio-politiques quant aux possibilités sociologiques et psychologiques. Le deuxième facteur (…), c’est une modification du fondement même de la propagande. Jusqu’à présent celle-ci était une action exercée par un propagandiste actif sur des propagandistes passifs. Avec la Révolution de 1789 se produit la transformation suivante : la propagande résultera de la rencontre entre une intention du propagandiste et un besoin réel du propagandé. Celui-ci participe alors à la propagande par la satisfaction qu’il en reçoit, et la propagande est efficace dans la mesure même où elle satisfait un besoin (…). 

La Révolution française (1789-1799)

  1. Les causes de la propagande. On peut dire que les circonstances ont placé les révolutionnaires dans l’obligation de lancer un mouvement de propagande généralisé. Ils ont inventé alors ce qui correspondait exactement à la nécessité.

Il y a au départ déjà un fondement doctrinal : la notion de souveraineté du peuple. Nous sommes à une période de mutation de légitimité du pouvoir. Il faut que le nouveau pouvoir exprime cette souveraineté, et, dans les faits, ceci implique l’adhésion du peuple (…). Donc il faut s’adresser à lui par tous les moyens, l’engager dans cette action et l’amener à servir de fondement à l’œuvre de la Révolution.

Un second motif paraît avec la guerre : celle-ci devient très rapidement « nationale », la cause de la Révolution y est engagée. Dès lors il faut convaincre le peuple que cette guerre est juste et sainte, il faut lui donner des raisons de se battre lui-même, et lui faire accepter une mobilisation que, jusqu’à présent, il n’a jamais subie. Pour passer du stade de l’armée de métier au stade de l’armée nationale, il fallait un énorme effort de propagande exaltant les passions.

Un troisième motif tient au fait même de la proclamation de la République : à ce moment la propagande prend un caractère partisan : les différents partis cherchent à obtenir l’appui populaire. Ce sera alors la concurrence des propagandes entre Girondins et Montagnards, entre Enragés et Jacobins, puis la propagande thermidorienne, la propagande directoriale et la propagande royaliste en 1795-1797 […] Cette propagande essaie d’atteindre le peuple le plus proche, celui qui peut intervenir de façon immédiate et directe (…) : c’est-à-dire le peuple de Paris.

Il faut ensuite tenir compte d’une motivation plus générale et plus profonde : au cours de ces années 1790-1795, on peut dire que ce sont toutes les données de la société traditionnelle qui sont remises en question […] Cela impliquait une action psychologique et morale sur les individus : au milieu de ces bouleversements, les individus se sentent absolument perdus, ils ont à procéder rapidement à des changements et à des adaptations si fondamentaux qu’ils ne peuvent le faire par eux-mêmes : il leur faut des guides, il faut leur fournir de nouvelles valeurs, des orientations, alors la propagande devient une nécessité pour permettre à l’homme de se reconnaître et d’agir parmi de si grands changements. C’est là que commence à paraître le besoin de propagande chez le propagandé.

Ceci sera enfin encore accentué par la mort du roi. La nation, dans son ensemble, restait plutôt royaliste. L’exécution du roi a été un choc psychologique extrêmement profond (…). Le traumatisme ressenti par le peuple supposait, de la part du gouvernement, une propagande intense pour faire accepter la mort du roi, et même, éventuellement pour l’utiliser.

Car le traumatisme ressenti pouvait être inhibant au point de vue psychologique, mais il pouvait aussi être exploité pour le transformer en une force d’action. Ce qui fut le rôle des deux propagandes contraires, et qui explique en partie le caractère « inexpiable » de la guerre de Vendée.

  1. Les organismes de propagande. Cette nécessité urgente de la propagande impliquait une organisation qui, pour la première fois, va être confiée à des organismes spécialisés de propagande. Il est institué le 18 août 1792 (…) un véritable ministère de la propagande : le bureau d’Esprit, section du ministère de l’Intérieur. Et l’on trouve dans les considérants du décret les idées suivantes : l’Assemblée nationale considère qu’il existe une propagande contre-révolutionnaire : il est nécessaire de déjouer ces manœuvres en faisant connaître la vérité. L’Assemblée vote une somme de 100 000 livres pour faire imprimer des écrits de propagande à distribuer dans les départements et les armées. Roland fut chargé de cet office. Il agit très efficacement par des tracts et par des propagandistes qu’il envoyait en province. Leur objectif, expressément indiqué, était d’amener l’opinion à l’obéissance envers les décrets de la Convention, et le peuple à adopter le culte de la patrie (…).

Un second élément des institutions de propagande, ce sont les commissaires et les représentants en mission : parmi leurs tâches nombreuses, ils ont le devoir d’agir sur l’opinion pour la mener à l’obéissance. Ils agissent par des discours pour expliquer, justifier les décisions de la Convention. Ils cherchent à obtenir la prestation du serment de fidélité aux armées, ils veillent à maintenir le moral des troupes.

Les clubs sont aussi dans la première partie de la Révolution un instrument de propagande (…). Le Club des Jacobins (…) fournit un véritable encadrement idéologique de l’opinion bourgeoise. Les clubs (…) sont aussi un moyen de faire obéir l’opinion à des mots d’ordre venant de Paris (…). Dans ces clubs sont formés les orateurs, et l’on sait quel rôle considérable l’éloquence populaire jouera dès 1789.

L’institution de propagande la plus caractéristique ce sont les Sociétés populaires qui se multiplient sous la Convention. Ces sociétés (…) ont des rôles multiples, parmi lesquels la propagande : elles doivent être « les arsenaux de l’opinion publique ». Elles diffusent les idées de la Convention, contrôlent les opinions des fonctionnaires, organisent des séances publiques d’information, lancent des campagnes de déchristianisation.

Enfin, comme dernier type d’organisation de propagande, il faut citer l’organisation royaliste sous le Directoire : le parti royaliste est fortement organisé, avec une agence militaire et une agence politique dirigeant deux types d’associations dont l’une est destinée à la propagande. Elle cherche d’une part à faire voter dans le sens monarchiste, et d’autre part à endoctriner les individus qui, une fois suffisamment convaincus sont appelés à s’engager dans le parti.

Nous voyons donc que sous les divers gouvernements, avec des formes diverses l’une des caractéristiques de cette nouvelle propagande, c’est l’institution de propagande.

  1. Les cérémonies. Un des moyens directs d’action sur l’opinion fut la cérémonie, il s’agit de frapper l’imagination du public par un rassemblement de masse, de créer une certaine « psychologie de masse », d’insérer l’individu dans un rituel et de l’amener à adhérer à un mythe, de le rendre participant d’un mouvement collectif.

La cérémonie doit être grandiose. Elle est soigneusement organisée pour frapper l’imagination. Le type en est la Fête de la Fédération du 14 juillet 1790. Mais elle fut précédée par une propagande considérable pour faire prendre au sérieux dans le public la prise de la Bastille : il fallait symboliser dans l’opinion cette émeute. Pendant plusieurs mois avant la fête de célébration, il y eut une propagande par l’image (…), par les rumeurs (…) et par la vente de souvenirs (…). Ceci trouvera son achèvement dans la fête de la Fédération qui réunit des délégués des provinces, et qui groupera environ 200 000 assistants. Il y avait aussi eu un gros travail préparatoire en province, mené par les clubs, en vue de créer le mythe de la patrie et de la liberté. La cérémonie en elle-même comprit une messe (célébrée par Talleyrand), des prestations solennelles de serment (celui du roi, celui de La Fayette), accompagnées d’une véritable liturgie, et un immense défilé sous un Arc de Triomphe élevé à cette occasion. En province beaucoup de fêtes locales furent organisées à l’imitation de celle-ci. Une autre fête du même genre fut celle de l’Être suprême du 8 juin 1794, organisée par le peintre David et destinée à aboutir à la création d’une religion nouvelle, par laquelle les individus seraient rattachés plus fortement au pouvoir. Mais il y eut beaucoup d’autres cérémonies de propagande du même genre : la fête funèbre du 26 août 1792 pour les morts du 10 août, la fête de l’inauguration de la statue de la Liberté en 1792, celle de l’Unité de la République en 1793, celle des obsèques solennelles de Marat, celle de l’offrande à la Liberté, en novembre 1793, etc.

  1. La presse. La presse tout entière est progressivement entrée dans l’orientation de la propagande quoiqu’elle soit devenue libre (…). Au début ces journaux étaient très sérieux, leurs articles assez mesurés portaient sur des problèmes politiques généraux ou des commentaires des lois. Ainsi Le Patriote Français, La Chronique de Paris sont des journaux dont les rédacteurs ont la conviction de faire œuvre éducative (…). Mais cette presse patriote se heurta à une presse royaliste d’un tout autre caractère : celle-ci est vraiment de propagande. La violence du ton, l’excès dans les débats, l’usage des calomnies, la volonté d’exciter le lecteur, de le porter à l’indignation sont plus caractéristiques de ces journaux (Rivarol) que l’information. Bientôt, il y eut une riposte du même ordre et paraît une propagande patriote. Marat qui, lui aussi au début, avait été un journaliste pondéré, à tendance éducative, devient en 1790 le pamphlétaire que l’on sait (…). Camille Desmoulins lui aussi devient un propagandiste. Néanmoins cette presse de combat et de propagande, même très violente, reste centrée sur les débats d’idées. Cependant l’excitation à l’action, c’est-à-dire l’émeute, l’appel aux passions de la foule, les dénonciations individuelles commencent à paraître. Le 10 août 1792, la liberté totale de la presse est proclamée en droit. Mais la Convention ne supporte bientôt pas l’opposition. Dès le 12 août, la Commune décide l’arrestation de tous les journalistes qui ne feraient pas leur devoir révolutionnaire, et la distribution des imprimeries aux imprimeurs patriotes seuls. Le journaliste doit devenir un agitateur et lutter contre les tendances antirévolutionnaires (…). Seuls les journaux patriotes peuvent paraître, après un sursaut de la presse d’opposition au début de la Convention. Le 2 juin 1793, on n’établit pas de censure, mais on applique la loi des suspects (…) à tous ceux qui ne feraient pas une profession de foi montagnarde. De plus la Convention, qui subventionne les journaux soutenant expressément sa politique, possède sa propre presse de la propagande : La Feuille de Salut Public, pour toute la France, et des journaux spéciaux destinés aux armées, en vue d’enflammer le courage des soldats.

Par contre le Directoire ne saura jamais organiser sa propagande par la presse : à ce moment la propagande par cette voie est hostile au gouvernement. En 1795 se créent 75 journaux royalistes à Paris. Le Directoire est violemment attaqué par la presse monarchiste et par la presse d’extrême-gauche (de Babeuf). Il semble, d’après les journaux, que l’unanimité se fasse contre le gouvernement.

Certes, le Directoire a des journaux qui lui appartiennent. Il entretient une presse officieuse ; des ministres, des directeurs même, écrivent dans ces journaux. Il organise une presse départementale qui lui est favorable mais ces journaux ont peu de valeur et peu de succès. Alors, progressivement, le Directoire organise la répression de la presse adversaire (…), ce qui provoquera finalement une répression brutale, la « Saint-Barthélemy des journalistes », arrestations et exécutions arbitraires le 18 fructidor an V.

  1. Les moyens indirects de propagande.

L’école. On connaît l’effort des gouvernements révolutionnaires pour développer l’enseignement. Mais cet effort fut très orienté : l’école doit servir à unifier les sentiments, opinions et attitudes des futurs citoyens à l’égard de la patrie et de la République. L’instruction comporte la formation d’un amour pour la patrie et d’une conviction républicaine. D’autre part, cet enseignement doit être conçu de façon à ce que les citoyens deviennent utiles à la patrie, d’où ils doivent faire naître la vocation à cette utilité. Il ne s’agit nullement d’un enseignement désintéressé et objectif.

Les arts. Les gouvernements révolutionnaires, désireux de créer un « esprit national », confèrent aux artistes (révolutionnaires actifs pour la plupart), la tâche de frapper l’esprit des masses, trop incultes ou trop pauvres pour être atteintes par les autres moyens de propagande (…).

L’imagerie d’Epinal fondée par Pellerin en 1790 est un bon exemple de cette propagande. Les thèmes sont l’exaltation de la patrie, l’anticléricalisme, le dévouement à l’Etat. De même le théâtre servira largement la cause révolutionnaire (…). Il faut enfin tenir compte du rôle essentiel des chants patriotiques et révolutionnaires comme stimulus de l’enthousiasme et de l’agitation.

Le vêtement aussi devient un instrument de propagande : il est alors (comme l’insigne) à la fois la manifestation publique de l’opinion personnelle et un instrument de propagande par l’invitation à l’imitation ou la menace. Il tend à raviver les effets de la propagande directe. Il y eut deux orientations de cette propagande par le vêtement ; d’un côté l’orientation patriotique révolutionnaire, avec un véritable uniforme de révolutionnaire (…), plus tard paraît l’orientation patriotique militaire (…).

  1. La guerre et l’armée. Il ne faut pas négliger la guerre en tant que propagande. Bien entendu la guerre est occasion de propagande, mais la Révolution fera de la guerre un thème et un instrument de propagande. Par l’effet de la guerre, la nation doit être unie contre l’ennemi, à cause du danger commun. On fait alors de la guerre un moyen d’action psychologique sur l’opinion intérieure et une justification des mesures dictatoriales prises par les gouvernements. Ceci sera accompagné par la création de l’armée nationale qui devient un lieu privilégié de propagande. Là encore, comme dans beaucoup d’autres domaines, les révolutionnaires ont senti spontanément ce qui, par la suite, a été souvent vérifié, et même utilisé systématiquement : à savoir que l’individu est plus perméable à la propagande lorsqu’il est incorporé dans une troupe combattante. Cet homme se trouve en effet hors de ses cadres normaux de vie, il est déraciné et sans les protections sociales habituelles contre les influences extérieures. Il est situé dans un autre cadre de référence éthique (il a le devoir de tuer, alors que habituellement cela lui est interdit). Il est au contact avec des étrangers, il est sans relation humaine ancienne (…). Il est en présence constante du danger de mort. Toutes ces conditions font que d’une part il n’a pas de références traditionnelles pour se défendre, et d’autre part il doit s’adapter à une situation absolument neuve : dès lors il est plus facile à conduire, à discipliner, à intégrer dans ce groupe (…).

  2. L’ennemi. Une autre trouvaille des hommes de la Révolution en matière de propagande, a été la découverte de l’usage de l’ennemi. Personne avant eux n’avait vu que la désignation d’un ennemi est un moyen premier de la propagande. En même temps d’ailleurs, ils découvraient les conditions que doit remplir l’ennemi pour être un thème de propagande efficace. La désignation de l’ennemi officiel est le moyen par excellence pour provoquer une « émotion populaire », pour mettre en mouvement la foule et obtenir d’elle une adhésion sur bien d’autres points que le simple combat avec l’ennemi. L’effet de la désignation d’un ennemi à l’opinion publique est triple : la cristallisation d’une opinion publique (…) ; la délivrance du sentiment d’infériorité et d’injustice (la vengeance sur l’ennemi est une catharsis et une affirmation de soi : donc elle déclenche une puissance de la foule presque sans limite) ; la possibilité de compenser certaines difficultés (…) (et par conséquent de détourner sur un tiers la colère ou la revendication qui spontanément se dirigeraient contre le pouvoir).

Toutefois il faut que l’ennemi choisi par le pouvoir et désigné remplisse certaines conditions : il faut que cet ennemi soit assez proche et relativement connu, ne soit pas trop puissant, qu’il soit suffisamment différent du peuple et cependant quelque peu indistinct (…). Il vaut mieux encore que cet ennemi soit, à l’avance, dans l’opinion publique assez suspect et relativement peu aimé.

Les révolutionnaires ont remarquablement utilisé cet élément fondamental de la propagande, en désignant les ordres, le clergé, les émigrés, les chouans, les babouvistes comme ennemis utiles à la propagande.
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