We love music fr 25 avril 2013





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Interview : Alizée Interviews écrites Publié le 25 avril 2013 Par Alexandre Blomme - See more at: http://www.welovemusic.fr/interviews/interviews-ecrites/interview-alizee/#sthash.c5fMyWeP.dpuf



« J’aime les contes de fées et les dessins animés, mais dans la vraie vie je ne suis pas à l’eau de rose. Plus on va être gentil, câlin et bisous, plus je vais m’éloigner bizarrement. »

Ton album est efficace tout de suite, il y a une ambiance très pop, uptempo et colorée. Quel était l’univers musical que tu souhaitais pour ce cinquième album ?

Ça dépendait des équipes avec qui je voulais travailler. Quand je me suis posée pour commencer, je n’avais pas forcément une idée précise de l’album et je me suis plutôt interrogée sur avec qui j’allais travailler. Je suis d’abord partie d’une référence qui est France Gall, qui est une artiste que j’admire et que j’ai toujours suivie pour sa musique et son histoire. J’aimais le son qu’elle avait avec Michel Berger, mais aussi ce qu’elle a fait avec Gainsbourg. Donc je voulais un son un peu sixties, mais tout en restant 2013, car je ne voulais pas me déguiser non plus, et je me suis donc demandé avec qui bosser. J’avais rencontré Adrien Gallo des BB Brunes lors d’un festival et je lui ai demandé s’il était partant pour l’aventure et il était OK. J’ai fait la découverte de Thomas Boulard qui m’a proposé la première chanson de cet album, « Dans mon sac » : cette chanson je l’ai accepté sans même l’écouter jusqu’au bout, c’était le coup de cœur pour moi. Et c’est comme ça, de fil en aiguille, que j’ai construit mon équipe et cet album.

Et tu as aussi collaboré avec Séverin qui est arrivé en dernière minute ?

Oui. En fait j’avais beaucoup de chansons et c’était la première fois pour moi parce que jusque-là j’étais sous licence. Je m’arrêtais à 10-11 chansons et je n’ai jamais reçu plus, car c’était des commandes, c’est moi qui produisais l’album. Là, vu que je suis en artiste et que je travaille avec un directeur artistique, on m’a proposé plein de choses comme environ 90 chansons ; heureusement, il a pris le temps de faire le tri. Au final, j’ai fait une sélection avec lui et du coup j’ai sélectionné une vingtaine de chansons. Ça, je crois que c’est le pire parce qu’au final il ne fallait en garder que 10… Puis, quand la chanson de Séverin est arrivée, je me suis tout de suite dit qu’elle avait sa place donc j’ai encore dû en éliminer. Je suis arrivée à 11 et je me suis battue pour ne pas qu’on reste sur ce nombre de 10 chansons. On est donc arrivé à 11 chansons qui ont chacune leur place ; je ne me voyais pas en enlever une même quitte à la mettre en bonus plus tard. C’est donc pour ça qu’on a quand même pris celle de Séverin quand elle est arrivée, j’ai eu un autre coup de cœur.

C’est comme ça que tu t’es retrouvée à mettre de côté des chansons de Jean-Jacques Goldman ?

Non, pour ces deux chansons je l’ai décidé un peu plus tôt. Ce sont les premières à être arrivées, car c’était ma première demande. Après « Les Enfoirés » d’il y a quelques années, je lui ai envoyé un mail pour le remercier, car c’est quand même lui qui organise tout et par la même occasion lui demander s’il pouvait me faire des chansons. Je lui dis que je voulais faire un nouvel album et je lui ai parlé de France Gall. Il a été séduit et il m’a fait une première chanson puis une seconde. Et vu que c’était les premiers morceaux, je les avais mis un peu de côté pour les enregistrer plus tard. Au fur et à mesure de la construction de l’album, la composition a pris un certain chemin et pour intégrer les chansons de Jean-Jacques il aurait fallu les changer complètement. Je trouvais que ça les dénaturait trop, je n’aurais pas été fidèle à son travail. Il a très bien compris et du coup il m’a proposé de les garder pour plus tard.

C’est classe de pouvoir dire qu’on a mis de côté deux chansons de Jean-Jacques Goldman…

Oui, mais en même temps ce n’était pas voulu. C’est vraiment parce que j’ai fait attention à tout. Je ne prends pas des chansons juste parce que c’est bien de les prendre par rapport aux personnes qui les ont faites. Dans mon troisième album, j’avais voulu mettre plein de gens issus d’univers différents comme Daniel Darc ou Oxmo Puccino, et du coup ce n’était pas cohérent. Je ne voulais pas faire ça une deuxième fois.

Tu parlais de Gainsbourg comme influence tout à l’heure. Finalement, c’est un peu l’influence qui te suit depuis le premier album ?Évidemment. C’est quelqu’un avec qui j’aurais aimé travailler. Même là, dans cet album, « La guerre en dentelles » est une chanson très Gainsbourg-ienne, sans prétention. Il fait partie des références pour chaque album. J’aime l’écouter et je l’écoute toujours.Quelle était la couleur musicale que tu cherchais pour qu’il y ait une certaine harmonie entre tous les titres ?Par rapport aux autres albums, comme le précédent qui était très électro, j’avais envie d’avoir une vraie orchestration. Je suis partie en Belgique pour enregistrer des cordes et des cuivres. C’était assez émouvant pour moi et assez spécial. En fait, on voit la dimension que prennent les chansons quand on commence à enregistrer des cordes et des cuivres. Ce n’est pas pareil quand on écoute les versions avec et sans orchestre, ce ne sont pas du tout les mêmes chansons. J’avais envie que ce soit vraiment orchestré. Je voulais aussi faire attention aux textes, qu’ils soient plus profonds et moins légers. Je voulais aborder des choses plus dures, parce que ça fait partie de la vie.Il y a beaucoup de références à la littérature ou aux contes dans tes chansons, comme dans « Mon chevalier ». Tu l’as écrite avec Thomas Boulard ?Thomas l’a écrite pour moi et je n’avais rien à dire parce que la chanson me plaisait. Autant il y en a où j’ai modifié pas mal de choses et où je lui ai pris la tête, autant sur celle-là je n’avais rien à enlever. Je trouvais que c’était un « chevalier 2013 » et que plein de jeunes filles et de jeunes femmes s’y retrouveraient.Quelle est ta définition du « chevalier 2013 » ?Je tombe souvent sur des je-m’en-foutistes et des égoïstes, et qui sont en même temps touchant. Et c’est pour ça qu’on les aime. En fait je ne suis pas très bisounours. Pourtant j’aime les contes de fées et les dessins animés, mais dans la vraie vie je ne suis pas à l’eau de rose. Plus on va être gentil, câlin et bisous, plus je vais m’éloigner bizarrement.

Il y a toujours une part esthétique sur l’image, comme par exemple la photo de l’album très granuleuse. Quel univers graphique voulais-tu pour cet album ?Pour la pochette j’avais envie d’un gros plan pour attirer les gens. Et en même temps, même si la coiffure est assez travaillée, je voulais une impression de naturel, que ce soit moi. J’avais envie qu’on me voie moi, et pas moi en train de sauter ou avec un truc. Je voulais que les gens me voient telle que je suis et je pense qu’il n’y a rien de mieux qu’un gros plan pour ça, avec un regard fixe, de face, sans sourire, sans être triste non plus. Voilà, ce que je suis aujourd’hui, à vingt-huit ans passés.L’édition collector, tirée à 1000 exemplaires, contient en plus un roman photo, qui est quelque chose de très marqué années 60. Quelle est l’histoire de ce roman photo et pourquoi être parti sur cette idée plus qu’originale ?En fait, pour chaque édition collector j’ai toujours eu envie de proposer quelque chose en plus. C’est un peu issu de l’école Farmer. Je m’en rappelle, pour mon premier album c’était un dans un coussin en plastique avec des chamallows à l’intérieur, et pour récupérer l’album il fallait crever le coussin. Enfin il y a toujours eu des objets un peu particuliers et originaux. Là, sur cet album je voulais une boite à chapeau. J’avais déjà utilisé une boite pour le précédent album, mais là je voulais quelque chose de très féminin et la boite à chapeau avait le bon format. Il fallait évidemment y mettre du contenu. Pour « Un Enfant du siècle », j’avais fait un livre qui racontait l’histoire et qui présentait l’équipe. Là, je voulais décrire les chansons, mais plus légèrement qu’elles ne le sont en réalité. C’était amener un peu d’humour parce que je trouvais ça cool, et puis en même temps c’est la vie. Les photos sont naturelles, je ne suis pas maquillée et je suis habillée comme dans la vie de tous les jours. Je trouvais sympa l’idée de décrire les chansons sous forme de romans photo, car c’est quelque chose qui ne se fait plus trop et les histoires y sont toujours assez improbables.Quelle est la chanson dont tu es la plus fière sur cet album ?C’est dur… J’aime toutes les chansons, mais dire laquelle dont je suis la plus fière c’est dur. Je ne pourrais pas choisir parce qu’elles racontent chacune une histoire plus ou moins vraie. « Jeune fille » me touche beaucoup, « 10 ans » me touche évidemment, « Mon chevalier » aussi, « Dans mon sac » je ne me voyais pas faire l’album sans. « La guerre en dentelle » parle d’un sujet tellement universel que je trouve ça bizarre que personne ne l’ai fait avant : je vois ma fille qui a 8 ans et déjà dès la maternelle les relations entre filles étaient compliquées, comme à 30 ans, à 40 ans à 60 ans. J’ai des amies filles, mais je me suis toujours mieux entendue avec les garçons parce que ça me faisait chier les filles en fait.Tu as collaboré avec différents artistes aux univers très variés comme Oxmo Puccino, BB Brunes, etc… Tu rêverais de travailler avec qui ?Je crois qu’il y a encore plein de monde. Mais c’est vrai que je crois que j’ai eu de sacrés auteurs et compositeurs. J’ai surtout eu la chance qu’ils veuillent bien travailler avec moi. Il reste encore du monde, mais c’est vrai qu’à l’heure actuelle je ne sais pas. Si on me demande « Tu vas prendre qui pour ton nouvel album ? », je ne sais pas. En tout cas, j’espère avoir des coups de cœur comme j’en ai eu. Par exemple, Thomas Boulard a été une vraie découverte parce que Luke ce n’est pas ce que j’écoutais.

Tu as enregistré vec Daniel Darc, qui est décédé récemment. Quel est le souvenir que tu gardes de lui ?La première fois que je l’ai rencontré. J’avais envie de bosser avec lui et comme pour toutes les personnes avec qui je voulais travailler je me disais « il ne voudra jamais, mais je n’ai rien à perdre ». J’avais été le voir à Ris-Orangis, dans la fameuse salle où tout le monde est passé, et je suis restée bouche bée pendant tout le concert. Je me rappelle d’une chanson, « La pluie qui tombe », que j’ai écoutée en boucle et qui m’a donné envie de travailler avec lui. Je l’ai rencontré à la fin de ce concert et en fait il était plus gêné que moi. Il était même touché et il ne comprenait pas pourquoi je venais lui demander des chansons. Après, quand j’ai reçu la première chanson, « Never more », je me suis dit que c’était un génie : j’étais arrivée en studio et il y avait plein de post-its partout, car il notait tout pour ne rien oublier. C’était des moments improbables. Et en fait, il était tellement content que je sois contente du titre qu’il en a fait un autre, « Lonely list ». J’en garde de très bons souvenirs et j’ai toujours dit que j’avais eu de la chance de travailler avec lui.Tu es très connu à l’étranger : au Mexique, en Pologne, au Japon. Est-ce que le titre de l’album, « 5 », c’était pour mieux te développer à l’étranger ?Il fallait trouver un nom et c’est dur parce qu’il faut que ça représente tout ce qu’il y a dedans, il faut que ce soit original, facile. Mais d’un autre côté je pense que ça ne sert à rien de chercher les complications et qu’il vaut mieux aller vers des choses simples. Je me suis dit que « pourquoi pas ‘5’ ». Déjà parce que c’est mon cinquième album et que c’est simple, et aussi parce qu’à l’étranger c’est plus facile ; « Une enfant du siècle » c’était compliqué pour les Mexicains.Dans ta tournée, est-ce que tu vas revisiter tes anciens morceaux à la sauce « 5 » ?Je ne sais pas encore. En fait quand je vais dans un concert, j’aime bien retrouver les chansons tel que je les ai entendus. C’est bien aussi de changer un peu, de changer d’univers, mais il faut qu’on retrouve quand même la chanson. Les chansons revisitées ce n’est pas évident. Julien Doré le faisait très bien, Christophe Willem aussi, mais ce n’était pas leurs chansons, c’était pour une émission. Je pense que les gens qui vont venir en concert pour écouter « J’en ai marre », « J’ai pas 20 ans » ou « Moi Lolita », ont envie d’entendre les chansons qu’ils ont entendues dans les années 2000. Après, évidemment la couleur sera adaptée à ce nouvel album. Le seul truc qui sera compliqué c’est l’album précédent ; et puis surtout que j’ai l’impression que les chansons de cet album ne peuvent exister seules.Tu as été jury au salon du tatouage. Qu’est-ce que ça signifie pour toi le tatouage ?J’ai toujours aimé être moi-même. Si je fais des tatouages, ce n’est pas parce que c’est la mode, car j’ai commencé il y a bien longtemps. Ça me marque des moments dans la vie, ça me permet de me rappeler des choses et d’avoir des choses près de moi. C’est ma peau, et quand on dit « ah, mais quand tu auras 70 ans… » : j’en ai 28 et d’ici là tellement de choses auront été inventées et tout le monde sera tatoué. Si je fais un tatouage, ce n’est pas pour l’enlever. Pour moi c’est de l’art quand c’est bien fait. En tout cas, j’ai entièrement confiance en Tin-Tin, mon tatoueur : quand je lui demande quelque chose, il sublime toujours mon idée. Ça fait un peu mal, mais c’est comme quand on veut quelque chose, on oublie vite la douleur .

Et tu en profites pour demander des chansons à Da Silva ?Da Silva m’avait contactée pour mon nouvel album, mais j’étais déjà partie trop loin. C’est un rendez-vous raté, mais peut-être pour le prochain album, on verra…Quel est le meilleur endroit pour écouter « 5 » ?Bonne question ! Personnellement, quand j’achète un album, je l’écoute en voiture. Ma fille aussi : je crois que la plupart des chansons qu’elle connait c’est parce qu’elle les a entendus en voiture. On est seul, ça passe le temps et on voit si on les retient parce qu’après on les a dans la tête toute la journée. Donc je crois que le meilleur endroit c’est la voiture. - See more at: http://www.welovemusic.fr/interviews/interviews-ecrites/interview-alizee/5/#sthash.0LdEPZnd.dpuf

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