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LA LAICITE EN QUESTION

« Laïcité, j’écris ton nom… »

SOMMAIRE


I- Rappel du contexte historique Page 3

II- La relation Etat / Religion Page 4

III- Les enjeux du débat actuel Page 5

IV- Conclusion Page 7

Notes Page 8

Lexique Page 11


I- Rappel du contexte historique
Avant même que la France entreprenne la laïcisation de ses institutions, l’histoire était déjà témoin d’épopées laïques majeures.

En tout temps, la préservation de la liberté politique a été un enjeu incoercible d’hommes refusant de voir, leurs convictions muselées par les pensées doctrinaires du moment. Remontons seulement à l’empire romain, pour nous remémorer le combat des premiers chrétiens qui, bien qu’ils eurent à subir la violence et moult persécutions continuèrent sans relâche à proclamer « la connaissance de la vérité ». Ils finirent par obtenir la promulgation de l’édit de Milan (1) qui vînt clore la période de persécutions.
Par ailleurs, évoquer la question de la laïcité, ne peut s’entreprendre, sans se référer à l’histoire de la relation mouvementée entre l’Etat et l’Eglise.

Le premier concile de Nicée, exploitée de main de maître par Constantin, est un bon exemple du rapport du politique, à l’imaginaire, au religieux (2).

Dans l’antiquité, l’Etat était maître souverain de la religion ; les chrétiens introduisirent une doctrine nouvelle et mirent Dieu au-dessus de césar, donnant naissance à deux formes de pouvoirs : le pouvoir spirituel et le pouvoir temporel. Dès lors, se posera désormais continuellement, le problème de leurs rapports, ces derniers pourront être de quatre sorte :

  • 1° soumission de l’Etat à l’Eglise ;

  • 2° soumission de l’Eglise à l’Etat ;

  • 3° entente ou concordat ;

  • 4° séparation, les deux puissances marchant chacune de leur côté, tâchant de s’ignorer autant que possible (3).


En France, l’histoire des évènements conduisant à cette séparation a été longue, difficile, même voire sanglante.

Reprenons, pour illustrer et dérouler les évènements qui ont conduit à l’affirmation de la laïcité en France, les explications de Claude Durand-Prinborgne (4), ainsi que celles de Françoise Champion(5).
Ayant la main mise sur le pouvoir politique, directement ou indirectement, l’église catholique s’est organisée pour le conserver, lui permettant ainsi de mieux exercer son influence sur la population. C’est pourquoi les opposants politiques ont dû lutter contre l’Eglise, souvent contre le clergé plus encore que contre le contenu des religions. La France a ainsi connu des siècles de conflits religieux de diverses formes et d’enjeux divers.
Cependant, la lutte pour le pouvoir entre le civil et le religieux se radicalise pendant la Révolution. La déclaration des droits de l’homme et du citoyen (1789) affirme que « nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses » ; une décision de 1790 instaure la « constitution civile du clergé » ; un décret de 1792 arrête la création d’un « Etat civil » qui confirme que le citoyen ne dépend plus de l’Eglise et que celle-ci ne gère plus ce qui le concerne.
Sous Napoléon Bonaparte, elle [laïcisation] a été entreprise grâce à trois institutions : le ministère des cultes, le code civil (1803) et l’université.
A partir de 1879 les républicains que l’église combat vont prendre des décisions qui modifieront durablement le paysage politique. Ce seront les lois qui conduiront vers l’affirmation constitutionnelle de la laïcité. Notamment, en :

  • 1880 Suppression de l’obligation du repos dominical,

  • 1882 Abrogation du caractère confessionnel des cimetières,

  • 1882 Laïcisation l’enseignement primaire,

  • 1884 Réhabilitation du divorce et suppression des prières publiques aux Chambres,

  • 1885 Laïcisation des hôpitaux,

  • 1886 L’enseignement public est confié à des non-religieux,

  • 1889 Obligation pour les séminaristes à faire leur service militaire, etc..

Ce mouvement (entre-temps, il y aura eu aussi l’affaire Dreyfus…(6)) conduira à la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat qui, en 1905, stipule que « la République assure la liberté de conscience », et qu’elle « ne reconnaît ni ne salarie aucun culte ».
Néanmoins, Il faudra attendre 1946 pour que la laïcité devienne constitutionnelle. La constitution de 1946 le confirmera : « la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale », ce que reprendra la constitution de 1958 qui ajoutera que « la France assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion ». La laïcité est donc, désormais, en France, un principe constitutionnel. Cette loi marque la fin de la domination de l’Etat par le religieux.

II- LA RELATION ETAT / RELIGION

« La révolution a d’abord tenté de faire du catholicisme sa propre religion, avec son calendrier républicain, ses martyrs, sa déesse liberté, sa déesse raison ». Jean Baubérot (7)
L’histoire laïque et la laïcisation de l’Etat en France impliquent-elles une rupture totale avec la religion ?

Tentons d’interpréter la signification profonde du combat mené par les guerriers(8) de la laïcité. Si nous prenons l’exemple de Jésus, il a, certes, vigoureusement combattu l’hétéronomie religieuse de son époque, qui repoussait dans les abysses toutes convictions, en dehors de la norme établie, pourtant, Jésus n’était pas sans foi(9).
La resituation dans un contexte historique montre que : bien que la séparation entre l’Eglise et l’Etat se fusse faite dans la tourmente, le combat laïc ne transforme pas l’Etat laïcisé en entité agnostique. Son défi à la religion, tel l’enfant qui s’émancipe n’en fait pas un incroyant. Le piège est à éviter car, bien entendu, le camp des laïques fut composé d’anticléricaux (branche radicale), mais également de républicains (conciliateurs). De plus, peut-on affirmer que les anticléricaux étaient incroyants ? Ne soyons pas oublieux du contexte : il s’agissait dans cette période de lutter contre une Eglise, hégémonique. Nul n’a remis en cause le contenant. Aussi, si le principe de laïcité sert de ralliement et finit par s’imposer à tous, cela ne veut pas, pour autant dire, que la société serait devenue dans son ensemble areligieuse, au point d’être en mesure de régler sereinement toutes questions ayant traits à la reconnaissance de confessions ou de convictions autres.
La loi de 1905 a, sûrement, inauguré un processus de pacification, mais n’aurait pas eu pour objet d’extraire un contenu religieux, précepteur moral de la nation. Ainsi, la religion écartée des affaires de l’Etat, ne dispense pas l’Etat d’avoir, un génotype religieux. Cela, d’ailleurs, ne lui permet-il pas parfois d’utiliser la prétendue substance religieuse de son pouvoir, pour légitimer ses prises de décisions ?
Si l’on tient compte du contexte historique qui a conduit à la loi de 1905, ne peut-on pas penser que le besoin d’émancipation de la fille « aînée de l’Eglise », pour reprendre Odon Vallet parlant de la France(10), était une manière de se déprendre ? Ne fallait-il pas pour cela reprendre le pouvoir à cette « génitrice » devenue trop puissante et trop intransigeante(11) ? Malgré tout, les liens du sang furent-ils, somme toute, définitivement rompus (12) ? Les choses sont, nous le savons, toujours beaucoup plus complexes [les identités nationales de chaque pays restant profondément marquées par les tensions qui se sont développées historiquement entre l’Eglise (s), l’Etat et la société (le monde des religions)]
L’Eglise va d’ailleurs, à chaque nouvelle étape de laïcisation, faire des compromis avec l’Etat, lui permettant de faire reconnaître ses spécificités. Le premier des compromis fut le système « concordataire » mis en place sous Napoléon Bonaparte en 1801 et 1802 (13). Françoise Champion écrira également dans son article pour sciences humaines (14) que : « la constitution de la République française n’a été possible que parce que chaque « étape » de l’établissement de la laïcité, l’a emporté, non le camp d’une laïcité de combat, mais le camp du compromis et d’une conception de la laïcité comme séparation-neutralité.
Aussi, Jean Baubérot (15), n’a-t-il pas tort, lorsqu’il affirme, évoquant le processus qu’il en est ressorti un mouvement ambivalent, il dira « nous traînons une équivoque entre laïcité et religion civile républicaine, car la France avait un rapport rationnel à la raison, libre à liberté, mais para-religieux.». L’histoire ne nous donne-t-elle pas des éléments de réponse, pour expliquer cette ambivalence ?
« Que reste-t-il de laïcité « à la française » ? » (16) : un retour en puissance de la religion dans le débat civil.

Laissons encore Françoise Champion, nous démystifier : « le XXe siècle, encore vigoureusement marqué par la « guerre des deux France » (la France républicaine et la France cléricale), a, en fait, été le siècle du « ralliement » catholique à la laïcité en même temps qu’à la démocratie (17) »

III- Les enjeux du débat actuel
Le débat sur la laïcité est de retour.

Les évènements depuis 1989 confirment que nous ne sommes, en rien, départis de la question religieuse. La grande révolution vient de sa confrontation à des identités, hors du cadre connu de la chrétienté. Des identités plurielles qui viennent interpeller l’identité nationale de la France elle-même.
Définissant la laïcité d’aujourd’hui, Jean Baubérot la voit comme un triangle. « Le premier côté représente le respect de la liberté de conscience et de culte ; le deuxième côté, la lutte contre toute domination de la religion sur l’Etat et sur la société civile ; le troisième côté, l’égalité des religions et des convictions. Il écrit que les acteurs privilégieront un côté plus que l’autre : les croyants auront tendance à s’appuyer surtout sur le premier. Au contraire, dira-t-il, comme la société s’est sécularisée, des agnostiques se sont construits une sorte de laïcité identitaire s’appuyant ainsi sur le deuxième côté exclusivement. Et, d’ailleurs les médias vont très volontiers parler de laïcité sous cet angle, parce que c’est le plus conflictuel ». En effet, cela ne parle-t-il pas à l’affect collectif (cf. luttes historiques contre l’hégémonie d’Eglise), à l’identité collective (construite aussi « en opposition à » l’altérité que représentent les autres cultures et religions) ?
Ainsi, au nom de cette lutte contre toute domination de la religion sur l’Etat et sur la société civile, il nous est depuis fabriqué du conflit.
Laïcité, Ô rage…

La société s’agite, répandant ses aversions, assujettit à une certaine faction médiatico-politique, voulant propager l’inquiétante image d’un sanctuaire laïc en proie à des menaces allogènes. Comment plus que jamais le protéger de ses « sauvageons » qui, se répandant dans la nation, conduisent l’unité [religieuse] nationale sur le chemin de la délitescence?
Ainsi, en lieu et place de voir le débat grandir, n’avons-nous pas assisté à la naissance d’une nouvelle vérité révélée, la domination de la peur sur nos êtres ?

La société est envahie par un sentiment non plus idéologique, mais d’intolérance engendrée par la crainte de l’autre, pourtant concitoyen.
Laïcité, Ô désespoir…

D’un autre côté, l’« Autre » n’entrapercevant pas d’espaces de reconnaissance de son appartenance à la nation, s’arme du concept et, à l’instar de tous ceux qui ont lutté contre la pensée établie, tente de bousculer les dogmes qui empêche la société de se regarder telle qu’elle est. Est-il tant éloigné du fondement originel de la laïcité ? Le grand trouble national occasionné par l’introduction du semblant d’intégrisme religieux [sous l’apparence d’un foulard, rebaptisé voile], dans le temporel [l’école, représentant de l’Etat], n’aurait-il pas pu être évité ? La société, n’eût-elle pas eu à gagner, d’y percevoir, plutôt qu’un signe ostentatoirement religieux, la marque du désarroi ? L’entrée dans la visibilité nationale, par ce qui touche l’inconscient ne donnait-il pas matière à engager le débat sur la nécessaire refondation des dogmes d’une société sclérosée dans sa conception statutaire de l’altérité (18) ? La tentation fut d’enfermer le débat naissant, hors de la sphère démocratique, pour n’y voir qu’une volonté de déstabilisation de la nation. Cet acte est bien irraisonnable, mais tellement plus efficace pour agiter les peurs et faire du sensationnel.
C’est ainsi que l’on s’est acharné à ancrer dans l’unique prisme religieux, ce qui ressemblait peut-être à une revendication concernant l’égalité de traitement des citoyens par l’Etat, quels qu’ils soient.
Ce qui ressemblait peut-être à un rappel à la nation de son engagement à « assurer l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion », pour citer la constitution de 1958 (19).
Où sont les grands esprits pour mener le débat ?

La laïcité ne doit pas être jetée dans l’arène, pour servir d’exutoire aux aficionados du repli identitaire de tous bords.
Il eut été important d’éviter le piège tendu par les fanges les plus extrémistes de notre nation, de sorte à resituer le débat dans son aspect le plus fondamental : le fondement démocratique de la vie sociale. Celle-ci [la démocratie] ne pouvant exister que dans le respect des minorités et leur prise en compte [mais il y a du travail car la France, car l’idée de laïcité en France, est marquée par l’idéologie républicaine centraliste et universaliste, qui a lutté pendant des siècles contre les particularismes pour se constituer].
Cependant, le débat a été ramené à l’infiniment plus petit.
Où sont les défenseurs de l’homme ?

Ceux qui croyant en lui et l’aimant assez pour le ramener à la conscience de soi, ne craignaient pas de scandaliser leurs concitoyens ? La place publique réclame leur retour, pour éduquer au sens réel de la laïcité.
Ils pourraient alors la repositionner au cœur de l’enjeu actuel, afin de rappeler, comme Henri Cavaillet l’écrit dans son article (20) « la laïcité ne contredit pas le pluralisme de pensée. Elle ne heurte pas la conscience. Elle respecte toutes les diversités et non pas uniquement celles provenant du même confessionnal. La morale laïque n’exclut pas l’engagement personnel religieux ou la foi individuelle, précisément parce que la laïcité permet à chacun de protéger son identité dans le respect absolu de celle de l’autre ».
Ils pourraient informer de la pluralité des réalités et former à la prise de conscience que, seul, un homme libéré de toutes ses peurs peut faire le choix d’édifier une société responsable, respectueuse et solidaire.
Ils pourraient aider à sortir de la pesanteur une société à la conscience refoulée, dans laquelle l’homme, éduqué à honnir le présent et à craindre demain, est dépossédé de sa capacité à influer sur les orientations d’une société dont il est responsable.
Ne pourrions-nous pas être de ces hommes là ?

Odon VALLET (21) écrit que, la laïcité « ouverte » exige un traitement équitable à l’égard de tous les cultes et que l’évolution de la notion de laïcité et de la géographie religieuse exigera probablement un difficile débat public sur cette question.
Un semblant de débat a eu lieu, mais où sont les nouveaux combattants de l’ordre laïc, ceux qui lutteront pour bousculer un système social fondé sur la peur de la pluralité ?

Ne devons-nous pas, en tant que citoyens, veiller à être les garants d’un principe mis à l’épreuve d’une nouvelle évolution ?
Qui sommes-nous, si nous ne nous donnons pas à nouveau les moyens de bousculer l’ordre établi, pour inventer une laïcité universelle ? Une laïcité pour chaque citoyen, pas une laïcité à plusieurs vitesses et à géométrie variable (comme on l’a vu pour les ex-colonies : cf. cas algérien ou réunionnais sous la IVème République ou aujourd’hui dans le traitement inégalitaire des différents cultes en France).
N’est-il pas de notre devoir de libérer nos propres consciences, afin de nous extraire du simple cadre politique dans lequel nous nous laissons parfois enfermer, pour investir la pensée philosophique ?
Faisons de la laïcité le liant commun des humanités diverses qui habitent la nation ?
Elle redeviendrait, ainsi, un espace d’éducation à la liberté de pensée et de conscience, elle participerait à former à l’esprit critique et au respect.

IV- Conclusion
La laïcité, d’aujourd’hui est à réinventer.

Henri Cavaillet (22) soutien avec conviction que « la laïcité, d’aujourd’hui est à réinventer pour lui redonner un cadre, celui du combat pour la reconnaissance de la pluralité de la nation et le respect des diverses confessions. Il dit que « c’est une lutte pour la démocratie, celle qui exige une morale élevée, qui place l’homme dans une situation privilégiée faite de liberté, de responsabilité et d’égalité de chance, toutes tempérées par la solidarité ».
Comment éviter que le principe de laïcité soit récupéré par les uns et les autres, mettant ainsi fin à la difficile construction des fraternités et enfermant les religions non chrétiennes dans un « no man’s land » national ?
Il nous faut réellement sortir des polémiques qui ont lieu depuis 1989, pour tenter ensemble une nouvelle aventure portant sur nos choix de sociétés. Il nous faut éviter l’emprisonnement au sein de doctrines sectaires, conduisant à la négation de l’altérité. Il nous faut prendre garde des intrigues partisanes à l’esprit étriqué.
Un lieu d’enrichissement culturel et cultuel, d’exploration de réalités divergentes.

La laïcité est l’espace de la mise en débat des revendications (23), cependant, la confrontation doit être pédagogique, pour y apprendre à faire des choix responsables, à travers l’apprentissage et l’acceptation de toutes les familles de pensée.
En définitive, le corps laïc retrouvant sa légitimité pourra amener la société à définir sereinement sa position par rapport à l’enjeu ainsi posé dans sciences humaines (24) : « savoir s’il convient d’être intransigeant sur le maintien d’une stricte séparation du public et du privé, ou s’il est possible de reconnaître publiquement (par exemple à l’école) la diversité culturelle ».
Engageons-nous à édifier une laïcité intelligente (25).
Thérèse BASSE

NOTES
1) « A la mort de Galérius, l’un de ses quatre successeurs, Constantin, en 313 promulgue le célèbre édit de Milan qui proclamait « la liberté de conscience et reconnaissait officiellement l’église », qu’il distinguait de l’Empire ». In, Action libérale populaire (section sociale), quelques erreurs de M. Briand rapporteur du projet de loi sur la séparation des Eglises et de l’Etat, librairie Chevalier et Rivière, 1905, page 7
2) « Mais, sitôt qu’il fut mieux informé de la substance du débat théologique, il parut avoir enfin compris que la christologie, avec ses coupeurs de cheveux en quatre, répond nécessairement à toute une philosophie de l’Etat, de la nature du pouvoir impérial, des rapports des citoyens avec le politique et de la liberté avec l’intelligence ; et qu’il était, par conséquent, providentiel pour le renforcement de sa propre autorité divine et de celle des lois de l’empire que le conservatisme spontané des masses les portât à se soumettre entièrement à un ciel tout-puissant, censé avoir compénétré Jésus et, par son truchement, toute l’humanité, liant dès lors ontologiquement le prince au peuple et soumettant ce dernier à un Etat confondu à la puissance et à la volonté divines par l’intermédiaire d’un homme-dieu. On retrouvait la pharaonisme, ainsi que l’essentiel de la civilisation assyro-babylonienne et perse. In, Manuel de Diéguez, ET l’homme créa son Dieu, Chapitre IV Arius et le concile de Nicée, édition Fayard, 1984, page 93-94
3) Action libérale populaire (section sociale), quelques erreurs de M. Briand rapporteur du projet de loi sur la séparation des Eglises et de l’Etat, librairie Chevalier et Rivière, 1905, page 7-8
4) Dictionnaire encyclopédique de l’éducation et de la formation, Claude Durand-Pinborgne, collection « réf. », édition Nathan, 1994, page 590
5) Sciences humaines, Françoise Champion, hors-série n°39, la laïcité face aux affirmations identitaires, décembre 2002/janvier-février 2003, page 12-13
6) Le gouvernement des radicaux. « L’affaire Dreyfus favorisa l’arrivée au pouvoir en 1902 des radicaux et radicaux-socialistes, qui s’étaient constitué en parti en 1901 et qui dominèrent la vie politique jusqu’en 1940. Ils s’appuyaient sur les petits bourgeois, les commerçants et les artisans, les petits propriétaires fonciers ; ils étaient favorables à des réformes sociales très modérées et hostiles à tout bouleversement ou révolution. Ils s’allièrent tantôt à droite, tantôt à gauche. Surtout leur programme politique trouvait sa cohérence à travers l’anticléricalisme, l’Eglise catholique ayant été liée à la monarchie et à l’empire et restant attachée à la droite. Avec Emile Combes, président du Conseil de 1902 à 1905, ce fut une offensive en règle. Les relations diplomatiques de la France avec le saint-Siège furent rompues en 1904 et, le 9 décembre 1905 la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat faisait de la France un pays laïque : « la République ne reconnaît, ne salarie, ni ne subventionne aucun culte », (article 2). L’Eglise n’étant plus reconnue comme une « personne morale », les biens d’Eglise devaient être dévolus à des associations, organisées selon la loi du 1er juillet 1901, et devaient être l’objet d’inventaires. Le pape refusa la constitution de ces associations et les inventaires furent l’occasion d’incidents violents ». In, Lucien BELY, Histoire de France, suivie de chronologie de l’histoire de France établie par Jean-Charles Volkmann, éditions Gisserot, 1997, page 169
7) Télérama n° 2812, du 06 / 12 / 2003, Jean Baubérot, laïcité j’écris ton nom, les clés du débat, page 14
8) « Laïcité est un terme ambigu et difficilement traduisible qu’on rend, en anglais, par secularism, lui-même issu du vieux français : « séculariser » est un synonyme de laïciser. « Laïcité » vient du grec laos, désignant la foule des guerriers ou des habitants, conduit par un chef militaire ou civil ». In, Odon VALLET, petit lexique des idées fausses sur les religions, éd. Albin Michel, 2002, page 105
9) « Jésus aimait ces foules beaucoup plus que les prêtres, et le nouveau testament utilise 142 fois le mot laos. En un sens, le premier des laïcs fut le Christ, même si le christianisme a développé un puissant clergé. En Inde aussi, luttant contre le pouvoir clérical des brahmanes, le Bouddha fut un laïc convaincu, même si le bouddhisme est devenu la religion la plus cléricale du monde avec ses millions de moines.

La France fut le premier grand pays à pratiquer une laïcité de combat, inspirée par l’anticléricalisme plus que par la neutralité idéologique ». In, Odon VALLET, petit lexique des idées fausses sur les religions, éd. Albin Michel, 2002, Page 105
10) « A la fin du XIXe siècle, la « fille aînée de l’Eglise » adopta plusieurs lois contre les congrégations, notamment enseignantes. La loi du 9 décembre 1905 instaura une séparation complète entre les Eglises et l’Etat ». In, Odon VALLET, petit lexique des idées fausses sur les religions, éd. Albin Michel, 2002, Page 105
11) « Dans les pays catholiques, l’arrachement à l’hétoronomie religieuse s’est, fort différemment, effectué selon une logique de laïcisation, liée à l’existence d’une Eglise supranationale, estimant avoir vocation à prendre en charge la vie sociale et se posant comme une puissance en vis-à-vis et en concurrence de l’Etat. Le pouvoir politique, lorsqu’il était assumé par les anticléricaux, a été mobilisé pour soustraire les personnes et les différentes sphères de l’activité sociale à l’emprise de l’Eglise catholique. Les conflits furent d’autant plus violents qu’au cours du XIXe siècle, l’Eglise catholique devint de plus en plus intransigeante dans son hostilité au monde moderne ; l’anticléricalisme pu, dès lors, chez certains, se transformer en attitude anti-religieuse ». In, Sciences humaines, Françoise Champion, hors-série n°39, la laïcité face aux affirmations identitaires, décembre 2002/janvier-février 2003, page 12
12) « Laïcité : grec laïkos : qui appartient au peuple. Ant. Kleros : clerc. Caractère des institutions publiques ou privés indépendantes de l’Eglise et du clergé. On imagine trop souvent l’école laïque comme une école sans Dieu et même contre Dieu. La lecture des manuels de morale et d’instructions ministérielles (de 1870 à 1914) montrent la réalité sous un jour très différent, car c’est la religion qui inspire la morale et celle-ci assure l’ordre dans la société ». In, le lexique des sciences sociales, Madeleine Grawitz, 6ème édition, édition Dalloz, 1994, page 241
13) « Rétablit l’Eglise catholique de France dans son unité, refermant la parenthèse de l’Eglise réfractaire ». In, Sciences humaines, Françoise Champion, hors-série n°39, la laïcité face aux affirmations identitaires, décembre 2002/janvier-février 2003, page 13
14) Sciences humaines, Françoise Champion, hors-série n°39, la laïcité face aux affirmations identitaires, décembre 2002/janvier-février 2003, page 13
15) Télérama n° 2812, du 06 / 12 / 2003, Jean Baubérot, laïcité j’écris ton nom, les clés du débat, page 16
16) « Que reste-t-il de laïcité « à la française » ? En réintégrant l’Alsace et la Lorraine dans la République, le traité de Versailles lui porta un premier coup puisque le gouvernement français n’osa y abroger le Concordat entre Bonaparte et Pie VII (ainsi que les articles organiques le complétant), texte maintenu en vigueur par Bismarck. Curieusement, les départements recouvrés sont probablement ceux dans les quels les subventions aux institutions religieuses sont les plus faibles : l’enseignement catholique y est peu développé puisque l’instruction religieuse fait partie des programmes des écoles publiques.

Or, les subventions de l’Etat à l’enseignement privé sous contrat, presque entièrement catholique à l’exception du petit réseau d’écoles juives, constituent la principale entorse rigoureuse à la laïcité rigoureuse. En 2004, la rémunération des personnelles enseignants se montait à près de 6 milliards d’euros, auxquels on doit additionner environ 1 milliard de contributions de l’Etat (« forfait d’externat ») au fonctionnement des établissements. Il faut ajouter encore ½ milliard pour l’enseignement agricole privé ainsi que diverses subventions pour l’enseignement supérieur privé (instituts catholiques).

L’Etat pend également en charge le déficit du régime d’assurance maladie et d’assurance vieillesse des cultes. Il subventionne la restauration de nombreuses églises ou cathédrales au titre de la législation sur les monuments historiques. Les collectivités locales apportent aussi leur contribution à la restauration des églises construites avant 1905 où à l’entretien des écoles privées. Au total les contribuables français auront versé environ 8 milliards d’euros pour la rémunération du personnel et l’entretien des bâtiments d’organismes religieux ». In, Odon VALLET, petit lexique des idées fausses sur les religions, éd. Albin Michel, 2002, page 106-107
17) Sciences humaines, Françoise Champion, hors-série n°39, la laïcité face aux affirmations identitaires, décembre 2002/janvier-février 2003, page 14
18) « Il peut être d’autant plus nécessaire de savoir reconnaître les appartenances religieuses que la société française les a ignorées pendant les premières décennies du mouvement massif d’immigration privant incontestablement les « travailleurs immigrés » de leur droit à une liberté religieuse effective. Jusqu’au début des années 80, c’est en effet quasi exclusivement comme « travailleurs » que les immigrés (musulmans) ont été appréhendés ». In, Sciences humaines, Françoise Champion, hors-série n°39, la laïcité face aux affirmations identitaires, décembre 2002/janvier-février 2003, page 15
19) article 2 de la Constitution du 4 octobre 1958
20) Henri CAILLAVET, laïcité, la conquête de la démocratique, article
21) Odon VALLET, petit lexique des idées fausses sur les religions, éd. Albin Michel, 2002, page 108
22) Henri CAILLAVET, Laïcité, la conquête de la démocratique, article
23) « Elle met notamment en jeu des revendications de « dominés » qui ont rapport au passé colonisateur de la France, et au présent puisque les musulmans son souvent économiquement et socialement parmi les moins favorisés, la dimension de xénophobe ou raciste faisant, bien entendu, aussi partie du contexte. Ces revendications identitaires, défensives, « négatives » ; elles peuvent être aussi, souvent ou assez souvent, positives ». In, Sciences humaines, Françoise Champion, hors-série n°39, la laïcité face aux affirmations identitaires, décembre 2002/janvier-février 2003, page 15
24) Sciences humaines, Françoise Champion, hors-série n°39, la laïcité face aux affirmations identitaires, décembre 2002/janvier-février 2003, page 15
25) « Croire que plus on est partisan de la liberté religieuse plus on est laïque est une erreur ; de même croire que plus on est contre la domination des religions plus ont est laïque est une erreur. C’est en ce sens que Régis Debray a raison de parler de « laïcité d’intelligence » ». In, Télérama n° 2812, du 06 / 12 / 2003, Jean Baubérot, laïcité j’écris ton nom, les clés du débat, page 16

LEXIQUE
Le Robert, dictionnaire étymologique du français

LAI : [1] (pop.) XIIe siècle : latin ecclésiastique laïcus, du grec laïkos « du peuple », qui s’oppose à clericus « du clergé ». [2] Laïque ou laïc (sav.) XIIIe siècle : rare jusqu’au XVIe siècle ; Laïcisme, laïcité, laïciser, laïcisation XIXe siècle.
Le Robert

Laïcité : 1871, 1. Caractère laïque. 2. Principe de séparation de la société civile et de la société religieuse, l’Etat n’exerçant aucun pouvoir religieux et les Eglises aucun pouvoir politique. « La laïcité, c’est-à-dire l’Etat neutre entre les religions » Renan

Laïcité : qui indépendant de toute confession religieuse (sens 3 du mot laïque)
Le Littré

Laïcat : les laïques, le monde laïque. Le laïcat catholique, qui craint toujours d’envisager les questions religieuses, le XIXème siècle, 4 nov. 1877, 1ère p., Le laïcat catholique.

Laïcisme : 1. Nom d’une doctrine répandue au XVIème siècle en Angleterre, qui reconnaissait aux laïques le droit de gouverner l’Eglise. 2. L’ensemble, le caractère des laïques. Quelques prélats se sont déjà préoccupés de l’importance croissante que le laïcisme prend dans l’Eglise, Journ. Offic. 18 avril 1877, p. 2933, 1ère col.

Laïcité : Caractère laïque.

Laïque : 1. Qui n’est ni ecclésiastique, ni religieux. Nous sommes [Diderot et moi] des missionnaires laïques qui prêchons le culte de Sainte Catherine, Volt. Lett. Catherine II, 1er mars 1773. 2. Qui est propre aux personnes laïques. Condition laïque. Mme de Warrens imagina de me faire instruire au séminaire pendant quelque temps… il [l’évêque] permit que je restasse en habit laïque, jusqu’à ce qu’on pût juger, par un essai, du succès qu’on devait espérer, J.J. Rouss. Conf.
Le dictionnaire encyclopédique de l’éducation et de la formation, Claude Durand-Pinborgne, collection « réf. », édition Nathan, 1994, page 590-591

Extrait

Laïcité : La laïcité est une doctrine à la fois philosophique et politique : elle exprime une conception philosophique de l’homme, qui elle-même engendre une conception politique de l’organisation sociale. Les deux composantes de la notion de laïcité sont inséparables : l’une implique l’autre.

Au plan philosophique, la laïcité affirme que l’homme est essentiellement un être libre et raisonnable, et qui peut régler sa vie – donc jouir de sa liberté – en usant de sa raison. Au plan politique, elle pose que l’organisation de la « cité » doit être fondée sur ce constat, et ne saurait donc en aucune manière être fondée sur les religions, qui ne relèvent pas de la raison mais de la foi.

La doctrine laïque, dans son double aspect philosophique et politique, considère que la foi relève de l’ordre individuel, qu’elle ne constitue pas, comme la raison, un caractère essentiel de l’homme, et qu’elle ne saurait donc fonder la vie collective. C’est pourquoi « l’idée laïque » (expression empruntée à l’historien G. Weill) a progressivement conduit, en France, à la séparation des Eglises (organisations communes à ceux qui partagent une même foi) et de l’Etat (institution qui gère la vie de tous).



Le mot « laïcité » (étymologiquement dérivé d’un adjectif qui signifiait « non religieux », « non clerc ») n’apparaît que vers 1870 et n’entre dans le dictionnaire qu’en 1871. La naissance de ce mot s’explique vraisemblablement par le fait que c’est à cette époque qu’est apparue la nécessité de nommer une réalité qui, auparavant, n’allait pas de soi. Pourtant cette réalité est bien antérieure au mot qui la nomme.

Paradoxalement, c’est au Christ lui-même que l’on peut, d’un certain point de vue, faire remonter l’émergence de l’idée laïque. « Rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu », c’est en effet distinguer l’ordre du temporel et l’ordre du spirituel, et c’est affirmer que la religion ne doit pas interférer avec la gestion des affaires publiques. Il est pour le moins étonnant qu’un tel principe ait pu être fixé par celui qui est à l’origine d’une Eglise qui, pendant de nombreux siècles, a confondu le temporel et le spirituel et qui a – en France notamment – pesé sur le pouvoir civil, quand elle ne l’a pas assumé elle-même et souvent de manière hégémonique.

Le paradoxe trouve son explication dans le fait que Jésus a dû, pour tenter d’avoir une influence spirituelle, affronter une Eglise établie. Pour s’opposer à elle, il était judicieux de lui dénier tout pouvoir civil. A l’origine, l’église catholique naissante ne pouvait pas être favorable à ce que l’on appellerait aujourd’hui une laïcité politique, qui garantisse les minorités et fonde le pluralisme.
Jack CHABOUD, la franc-maçonnerie, histoire, mythes et réalités, éd. Librio inédit, 2004, p. 88-89

Laïcisme : rendre laïc, ôter tout caractère religieux, en particulier dans l’enseignement et les institutions. Le terme est souvent employé depuis les querelles autour du voile islamique, et notamment par les autorités religieuses, comme définissant une application dogmatique de la laïcité.
Laïcité : séparation du spirituel et du temporel, elle permet la dissociation entre citoyenneté et confession. Ce n’est pas un refus de la religion (anticléricalisme), mais l’existence d’un Etat protecteur neutre qui affirme la liberté de pratiquer un culte ou de n’en pratiquer aucun. Ce n’est pas un courant de pensée parmi d’autres, ce n’est pas un dogme de substitution, mais le refus de fonder l’espace public sur des vérités révélées, afin de fonder un espace de liberté, constitutif du lien politique.
Sciences humaines, Françoise Champion, hors-série n°39, la laïcité face aux affirmations identitaires, décembre 2002/janvier-février 2003, page 12

Ceux qui estiment que la France est, parmi les pays européens, le seul pays vraiment laïque mettent en avant la séparation des Eglises et de l’Etat, laquelle signifie aussi une stricte séparation entre le public et le privé, les appartenances religieuses étant reléguées dans la sphère privée. Un des arguments à l’idée d’une exception laïque française est que les termes de « laïcité » et « laïcisation » sont intraduisibles en anglais où on parle plutôt de sociétés séculières (secular societies). Pourtant, « laïcité » et « laïque » sont des termes polysémiques renvoyant parfois à la laïcité française, parfois à des sociétés laïques au sens large, c’est-à-dire à des sociétés devenues autonomes par rapport à l’hétoronomie religieuse. Dans les sociétés laïques au sens large, le fondement du pouvoir est immanent et la liberté religieuse garantie : tous les citoyens sont égaux quelle que soit leur religion. Loin d’exclure les religions, les sociétés laïques sont des sociétés de pluralisme religieux. Les diverses sphères de l’activité sociale se donnent leurs propres normes et règles, indépendamment de la religion, les lois sociales étant reconnues comme étant des lois humaines.
Laïcité : 1) Au sens large, principe d’une société sortie de l’hétéronomie religieuse. 2) Au sens restreint, les modalités particulières du parcours singulier de la laïcisation des institutions et des sphères de l’activité sociale en France.
Hétéronomie religieuse : Dépendance de la société humaine par rapport à un ordre extra-humain. A la différence des sociétés hétéronomes, les sociétés autonomes sont celles qui se donnent leurs propres lois et se proposent l’autogouvernement pour idéal, ce qui ne signifie pas que ces sociétés sont transparentes à elles-mêmes.
Sécularisation : Concept d’un usage très polysémique renvoyant aussi bien au processus selon lequel les institutions de la vie sociale cessent de tirer de la religion leurs normes et leurs règles (en France on parle alors de laïcisation) qu’à la déchristanisation des consciences et des mentalités.





Thérèse BASSE, la laïcité en question, 2005

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