Comment concilier sa propre tradition et s’ouvrir à une





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« Comment concilier sa propre tradition et s’ouvrir à une

vision plus occidentale du monde supposé moderne ? C’est

avec acuité que la question se pose à la Chine d’aujourd’hui

dans un contexte de mondialisation contestée. Fidèle à ses

principes, le centre du Graphisme et de la Communication

visuelle d’Échirolles ouvre le débat du point de vue de la création

graphique. »
Renzo Sulli, maire d’Échirolles,
conseiller général de l’Isère
France-Chine, la traversée des signes

ISBN 2-9519171-3-9

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la traversée
Chine
France
des signes
15 euros


rubrique
1

hein !
le dessous

des images
page 4
d’eux
les regards
des écoles
page 32
trio
Chen, Han
et Wang
page 72
petite
biblio-
graphie
page 92


2
Que connaissons-nous de la Chine, hormis quelques traces d’une

culture plusieurs fois millénaire, souvent colportées par des effets de

mode et de vagues échos de l’actualité politique ?
La couleur du petit livre de Mao Zedong est une certitude,

mais qui peut citer une pensée du grand Timonier ? Le doute

s’installe quant à savoir si le bouddhisme est une religion ou une philosophie.

Et la surprise est parfois totale d’apprendre que l’imprimerie

n’a pas été inventée par Gutenberg et que les pâtes ne sont pas d’origine

italienne. Les a priori empêchent de saisir la subtilité de ce peuple

immense, d’une diversité extraordinaire.
La Chine fascine et intrigue à la fois par le raffinement

de sa civilisation et par le mystère — au sens quasi mystique du

terme — qui continue d’entourer ce qui fut, jusqu’en 1912, l’Empire

du milieu. Pourquoi l’art de ce pays lointain — lointain par ses traditions

ancestrales plus que par la géographie — a-t-il été si rapidement

introduit en Occident et, par certains aspects, adopté ? De nombreux

penseurs occidentaux ont puisé en Chine le renouveau de leur pensée

et ont permis à l’Occident d’approcher un mode de vie tourné vers

plus de spiritualité. Inversement, l’Occident n’a pas laissé indifférents

les intellectuels chinois : qu’ils soient confucéens, taoïstes ou bouddhistes,

les mêmes questions ne se posent-elles pas à eux ? Faut-il faire table

rase du passé — comme cela a été tenté durant la Révolution culturelle

— ou peut-on se moderniser sans trahir sa propre histoire ? L’Occident

est-il la seule référence possible de la modernité ou celle-ci peut-elle

naître du respect de ses propres traditions ? Les soubresauts de l’histoire

de la Chine contemporaine suggèrent qu’à ces questions il n’est pas de

réponse définitive.
L’exposition « Signes de Chine » présentée en 1997 à La

Rampe, à Échirolles, abordait ces questions dans le contexte particulier

de la rétrocession de Hong Kong. Comment adapter la Chine aux

contraintes générées par la concurrence économique internationale ?

La beauté et la force de ses caractères et de sa calligraphie — qui ont

inspiré tant de poètes occidentaux — céderont-elles à la nécessité apparente

d’un langage codé universel ? Comment marier la spiritualité de

ce monde, si étrange pour nous, à la matérialité de la production et de

la marchandisation à marche forcée ? Nous avons voulu faire le point

avec Thierry Sarfis et, à l’occasion des années France-Chine, mesurer le

chemin parcouru à notre regard.
« La traversée des signes », plus qu’une exposition, est

un lieu de rencontre au travers de la communication visuelle. Nous

avons lancé un appel, entendu de chaque côté : six couples d’écoles ont

été formés et ont travaillé sur des sujets convenus en commun. Étudiants

chinois et français ont livré leurs visions de l’autre, constituant

un matériau en devenir. Au-delà de l’opportunité de nous rapprocher

de ce qui nous reste éloigné, n’y a-t-il pas là l’occasion de nous interroger

sur nos propres pratiques ?
Comment la civilisation chinoise, basée sur le principe

d’équilibre du yin et du yang — et donc sur la nécessité du « vide »

— va-t-elle à la rencontre du monde occidental, par excellence celui

de l’illusion et du trop plein ? Comment s’accommode-t-elle de notre

conception du temps et de l’espace qui exclut la notion de durée, alors

que celle-ci est au coeur de sa propre philosophie ? Ce sont là des

questions de béotiens que pardonneront les érudits. Mais, cette vie

de l’illusion — que certains souhaitent nous imposer comme unique

but de notre existence — paraît bien éloignée de la pensée taoïste qui

fonde la pensée chinoise. L’homme n’est pas uniquement de chair et

de sang, mais aussi de souffles et d’esprit. En lui, il contient, comme

tout élément constitutif de l’univers, l’univers tout entier.
La pensée taoïste a conscience du lien entre la particule

et l’universel ; l’identité culturelle de chacun peut-elle survivre à la

globalisation économique ? C’est déjà une question que nous avons

en partage avec la Chine. Des moments de convergences tels que

« La traversée des signes » se multiplient et offrent, avec la découverte

de l’autre, une meilleure connaissance de soi. Chacun apportera ses

réponses à ses propres questionnements avec, sans doute, le même désir

— la même utopie ? — apprendre à vivre en harmonie avec l’univers.
Les signes
de l’utopie ?
Diego Zaccaria, délégué général du centre du Graphisme

et de la Communication visuelle d’Échirolles


1

hein !
hein !
1

l’écriture

Caractères

monumentaux

gravés sur

des rochers

(en haut),

et sur une stèle

dans le parc

d’un monastère

bouddhiste.

Lamelles de bambou

datant des Han

de l’Est

(vers 93 av. J.-C.).
Carte du début

du XXe siècle

souhaitant longue

vie (« cent façons

d’écrire le caractère

“longévité” »),

en écriture sigillaire.
Les premiers témoignages sur l’écriture chinoise remontent

au XXe siècle avant Jésus-Christ. Ils sont constitués

par des inscriptions divinatoires gravées sur des os ou

des carapaces de tortues. Étant donné la qualité de leur

graphisme, ils doivent être l’aboutissement d’une longue

élaboration. Depuis leur origine, les caractères se sont

multipliés pour atteindre le nombre de 50 000. Chaque

caractère est composé d’un nombre déterminé de traits,

compris entre un et trente. En fonction, notamment, des

outils et des supports utilisés, la graphie des caractères

chinois a beaucoup évolué depuis l’antiquité. Au début,

ils furent inscrits sur des os et des carapaces de tortues

à l’aide de poinçons imbibés de laque, puis moulés dans

du bronze et gravés dans la pierre. Après la diffusion du

pinceau, on trouve des inscriptions sur des lamelles de

bambou, sur des rouleaux de soie et enfin, à partir du

IIIe siècle avant notre ère, sur du papier. Les instruments

traditionnels pour écrire et pour peindre sont identiques.

Ce fait est dû au statut particulier de l’écriture — les « lettrés

» ont appliqué à la peinture les principes de l’art de la

calligraphie qui ont été ensuite adoptés dans la pratique

populaire des éléments de décors pour les événements

heureux.
Peinture sur papier

de la dynastie des

Ming (XVIe siècle) :

image et texte sont

étroitement liée.

Décoration d’une

maison du vieux Pékin

« populaire » pourla fête du Printemps.

Lettres de deux

« lettrés » : Sun Yatsen,

président de la

première République

de Chine, et Zhou

Enlai, Premier

ministrede Mao Zedong .
Cang Jie, l’inventeur

mythique de l’écriture :

ses deux paires d’yeux

lui permettaient de mieux

observer la nature.


3

3

3

Regards des uns sur

les autres : les étudiants
de Besançon, Bordeaux,

Canton, Chengdu,

Shenyang, Guiyang,

Nancy, Paris, Pékin,

Shanghai et Wuxi

donnent à voir et à penser...
d’eux
3


3

d’eux
d’eux
3

Gu Yubao et Cao Wei

Chen Wei
Guiyang
Zheng Ke et Wu Daohang
Institut des Beaux-Artsde l’université du Guizhou :

douze timbres à partir des douze

signes de l’horoscope occidental.

Travail réalisé sous la directionde Zhou Zihong, Xiang Xiqian

et Li Rong.
Zheng Ke et Wu Daohang. Les symbolesdu zodiaque apparaissent en rouge, sous forme

de sceaux accompagnant les estampagessur carapaces et os des inscriptions gravéesde la forme d’écriture chinoise la plus ancienne,

en « grande sigillaire », datant du XXeau XVIe siècle avant J.-C.

Huang Yi’an et Yi Jie

Huang Yi’an et Yi Jie
Yuan Jiaming
Huang Yi’an et Yi Jie, papiers découpés.
Des motifs en papier découpé de couleur

rouge sont insérées à l’intérieur de frises

décoratives elles-mêmes traditionnelles.

C’est aux grandes occasions et lors d’un rite

de passage tel celui de la nouvelle année

que l’on appose les papiers découpés

sur les portes et fenêtres ou ailleurs

dans la maison car l’on attribue

à ces figures un pouvoir de bon augure.


Gu Yubao
Zou Tengxian
Guiyang
Wang Jin et Yu Cuimin
Cai Yiqiang. Les colonnes de caractères gris

qui apparaissent derrière les signes du zodiaque

tracés à la manière de caractères en écriture

sigillaire rappellent les pages des livres chinois

manuscrits au crayon correspondentaux signes de correction chinois employéspar les enseignants ou par les correcteursdans l’édition (rond = erreur, traitou trait en virgule renversée = correct,traditionnels imprimés, en colonnes quise lisent de haut en bas et de droite à gauche.

Le contenu de chaque page explique le signe

du zodiaque traité. Les ronds et les traits

deux traits = très bon, trait ondulé = correct

mais mal écrit).

Wang Qing
Pan Feng
You Xuanwei
Cai Yiqiang


Pan Feng
Pan Feng
Guiyang
Xu Sheng
Xu Sheng et Li Liangliang, ouvertures

traditionnelles. Les formes géométriques

en arrière-plan des signes du zodiaque font

référence aux fenêtres et battants de portes

en bois des habitations traditionnelles chinoises,

telles celles qu’on peut voir dans les pavillons

des jardins.

Li Liangliang
Tu Guolong et He Yuanfeng

You Xuanwei
You Xuanwei théâtre d’ombres chinoises.
Les marionnettes d’ombres chinoises,

ou piying xi, manipulées à partir de baguettes

perpendiculaires, sont en parchemin

ou fabriquées à l’aide de pièces de cuir

de buffle, de mulet ou de cheval. Elles sont

coloriées.
Tu Guolong et He Yuanfeng, visages peints,

masques. Les peintures faciales rappellent

le maquillage des acteurs de l’opéra traditionnel.

Les maquillages sont ici adaptés librement

en intégrant les symboles zodiacaux

occidentaux et en ne les dessinant que

sur le front ou sur le nez.


Széphirine Virot
Abdel-Rahni Krissi
Besançon
Sandrine Buessler
École régionale des Beaux-Arts

de Besançon : douze timbres à partir

des douze signes de l’horoscope

chinois. Travail réalisé sous

la direction de Pierre-Noël Bernard,

Jean-Marc Scanreigh et Paul Weber.
Les Chinois comptent les années par cyclesde soixante ans, résultant d’une combinaison

entre « dix troncs célestes » et « douze branches

terrestres ». Les douze branches terrestres

correspondent aux douze ans que metla planète Jupiter pour parcourir les divisions

du zodiaque ; elles sont employées dans le

calendrier traditionnel chinois pour désigner

les heures, les jours, les mois et les années.

On ne sait pas précisément quand les douze

animaux — dans l’ordre d’apparition, le rat, le

buffle, le tigre, le lapin (ou le chat), le dragon,

le serpent, le cheval, la chèvre (ou le mouton),

le singe, le coq, le chien, le porc — furent

intégrés au cycle traditionnel chinois.
L’année 2003, comprise entre février 2003et février 2004, selon le calendrier luni-solaire

chinois, est gouvernée par la chèvre.

Nadia Aumaitre
Silène Audibert
Laure Chareyre


Florence Côte
Camille Gilland

Besançon
Aurélie Bernal
Les timbres de Bettina Egger rappellent avec

brio les estampes xylographiques. L’imprimerie

de type xylographique, à caractères mobiles,

a été inventée en Chine et est intimement liée

à la tradition des sceaux et des pierres gravées

et estampées. Dès le XIe siècle, ont été produits

des livres illustrés diffusés à grande échelle.
Depuis 1949, les graveurs sur bois sont

reconnus au même titre que les peintres.

Ils enseignent dans les écoles d’art et leurs

oeuvres sont très prisées.

Bettina Egger

Estampe de Shi Lu

(1918-1982) illustrant

la nouvelle Les Belles-

soeurs, 1940.

Planche

xylographique.
Barbara Garcia


4

d’eux
d’eux
4

Shi Changhong
Yiang Biyi
Liang Jiarong

Sun Ling
Fung Yongli
Liang Chun

Lian Chung
Liang Chuming
Sun Ling

Canton
Institut des Arts et du Designde Canton et école des Beaux-Arts

de Wuxi : « bleu de France ». Travail

réalisé sous la direction de Wang Xu.
Deng Hao
Zhai Wei
Cheng Yuan

Ye Jun
Shi Ming
Shi Ming

Renxiao Qian
Fan Li
Lu Zhengzheng

Wuxi


Sylvie Krupa
Sébastien Lericolais
Chingo Kasaï

Karine Bickart
Karine Bickart
Karine Bickart

Zhu Mei
Prune Philippot
Julien Didier

Paris
École d’art Maryse-Éloy :

« rouge de Chine ». Travail réalisé

sous la direction de Thierry Sarfis.
Alice Mascarelle
Claire de Vignon
Florent Moglia

Jean-Baptiste Longuet
Antoien Resche-Rigon
ROUGEDECHINE

Véronique Ardouin
Sachi Takahashi
Térence Morlé
Maddy Merelle


Lu Jing
Jiang Jiajia
Chen Xiaowen

Hu Bo
Huang Guanghui
Hong Zhan

Chen Xiaowen
Fan Donglei
Chen Jian

Shanghai
Institut du Design de Shanghai :

« la tolérance », « les relations France-

Chine » et « lettre à un ami ». Travail

réalisé au cours d’un atelier sousla direction de Wang Xueqing,

Chen Huasha et Michel Strauss.
Yang Neng
Li Miaomiao
Gao Qinyan

Chen Miaomiao
Pan Ke
Yang Neng

Yan Zuoyu
Ye Xiaojun
Chen Lei


Virginie Dhellemme
Vincent Verlandel
Marjolaine Brillant

Virginie Dhellemme
Victoire Escarfail
Frédérique Chapelle

Arthus Boutin
Pierre-Frédéric Bouchereau

Paris
École de Communication visuelle

(ECV) : « les objets paradoxauxde l’ordinaire », travail réalisésous la direction de Fabrice Praeger

et « typographier comme on parle »,

travail réalisé sous la directionde David Poullard.
Florient Prenveille

Nga Dothikieu
Cindy Dos Santos Ferreira

Aurélie Poty
Tristan Legros

Tristan Legros

Florence Valette


Li Zheng
Sun Peng
Liu Wei

Liu Ren
Liu Daxue
Liu Wei

Liu Jia
Liu Wei
Qu Yehua

Shenyang
Académie des Beaux-Arts,

université Lu Xun : « changements

dans la civilisation » et « relations

France-Chine ». Travail réalisésous la direction de Sun Ming.
Ma Qianli
Zhou Xuan
Zhang Jing

Xiu Dexu
Wang Xuelian
Yang Fan

Tan Huili
Sun Zhihua
Liu Silin


Dia Xinyu
Dong Lei

Cheng Jing
Gao Yang
Kong Lingjin

Chai Yajing
Dong Lei
Guan Kerong

Shenyang
He Jia
He Ning
He Ning

Hong Xin
Huang Aimin
An Na

Li Mingshi
Li Nannan

Mao Fei


Zhao Yifeng
Zhao Yifeng
Zhao Yifeng

Shu Qian
Shu Qian
Sun Dehui

L’affiche de Sun

Dehui reprendle caractère « double

bonheur », souhait

traditionnel pour les

événements heureux.
Pékin
Académie centrale des Beaux-Arts

de Pékin, « relations France-Chine ».

Travail réalisé sous la directionde Xiao Yong.
Jiang Jianjun
Xiao Xiao
Luyan

Shu Qian
Chen Xi


Jérôme Knebusch :

« Toucher pour

prendre de la

distance, créer… ».
Un cédéromest présenté

dans l’exposition.

Nancy
École nationale supérieure des Arts

de Nancy, option Communication :

« la main ». Travail réalisé sous

la direction de Claire Chevalier,

Christian Debize et Michel Le Petit

Didier.

Wang Shiwang :

« Soumission-lien,

prisonnier ; réflexe-

enfance ; victoire-

révolution…

ambivalencedes juxtapositions ».
Keong-A Song :

« Une technique

coréenne consiste

à suspendre

aux fenêtres

un gant plein d’eau

pour faire fuir

les mouches ».

Marco Godinho :

« Du bout des doigts,

sans faire de bruit,

je vous caresse... ».


Violaine Buffon,

Shiwen Wang

et Saskia Weng :

mano a mano ;
main de fer dans

un gant de velours ;
homme de main ;
en sous-main ;

comme les deux

doigts de la main ;

avancer les mains

dans le noir.
Nancy

Nicolas Meignan :

« Les mains peuvent

accoucher d’un

message visuel…

aimer ; couper ;

faire la paix ;

marcher sur les

mains ; semer ;

éblouir ; mettre

le feu ; résister. »


Li Jingyuan
Li Jingyuan
Li Jingyuan

Liao Xiandi
Luo Jia
Cheng Sijing

Cheng Sijing
Cheng Sijing
Cheng Sijing

Chengdu
Université du Sichuan, département

Arts : « humour ». Travail réalisésous la direction de Li Juntao.
Liu Chang
Liu Chang
Liu Chang

Liao Xiandi
Wang Xubo
Liu Qiao

Liu Qiao
Liu Qiao
Liu Qiao


Shu Wang
Shu Wang
Shu Wang

Shu Wang
Shu Wang

Wang Xubo
Wang Ou
Xu Yanyan

Chengdu
Laurence Bellon
Anne de Courseulles
Audrey Billon

Mélanie Bloch
Bertrand Cailly
Mélanie Bloch

Estelle Chandelier
Estelle Chandelier
Anne de Courseulles

Paris
Pour des raisons pédagogiques,

l’utilisation de l’ordinateur

a été prohibée, tant pour le dessin

que pour la composition des textes.
Esag-Penninghen : de l’humour

à la crise irakienne. Travail réalisé

sous la direction de Michel Bouvet

et Stéphanie Couderc.


Maxime Depondt
Sandra Hellmann
Antoine Errasti

Damien Martin
Olivia Jourde
Sarah Landel

Philippe Milliat
Aurore Maurette
Nicolas Martinie

Paris
Judith Mourgue
Nicolas Riemer
Clément Prats

Vincent Rogozyk
Norman Rosenstech
Estelle Schoen

Anna Tordjmann
Nicolas Weiss


7

7

trio
trio
7

Chen Fang
« Victoire » ;

« Paix » ;

« Liberté » ;

« Victime ».

Chen Fang est né en 1959 à Wuhan dans la province du Hubei. Il est diplômé de

l’institut de Technologie et de l’école des Beaux-Arts du Hubei. Depuis il a été

enseignant à l’université de Shantou. En 2002-2003 Chen Fang a enseigné à la

Cooper Union de New York et à l’université du Texas d’El Paso. Aujourd’hui, il

enseigne à l’université l’Illinois State University in Normal of USA.
Chen Fang a écrit, mis en page et édité d’une série de onze ouvrages sur le graphisme.

Les travaux de Chen Fang ont été exposés et primés dans de nombreuses

manifestations internationales : premier prix du neuvième festival de l’Affiche de

Chaumont en 1998, grand prix de la onzième biennale de Fort-Collins au Colorado,

Golden Bee de la cinquième biennale de Graphisme de Moscou, grand prix

Calendrier pour

la maison de disques

Qichyuan.


de la quatrième triennale de l’Affiche de Trnava en Slovaquie, mention spéciale à

la treizième biennale de l’Affiche de Lhati en Finlande en 2001 et à la triennale de

l’Affiche politique de Mons en Belgique, « Gold award » de la première triennale

de l’Affiche de Hong Kong en 2001…

Chen Fang
« City discovery »,

deux affichessur le thèmede l’environnement.

Affiche pour « L’eau

pour l’humanité ».
« Bonjour, je suisune affiche »,

pour annoncerun workshop.

Quatre des affichesréalisées sur le thème

« tous uniques,

tous différents »

(we are one).


Chen Fang
Affiche et brochure

pour l’universitédu Shantou.
Deux des

illustrations
de la série des

« Quatre guerriers ».

Quatre des affichesréalisées sur le thème

« tous uniques,

tous différents »

(we are one).


trio
8

Chen Fang
Recherches

sur le thème

du jeu et de l’argent

et calendrier réalisé

pour la banqueParibas en Chine.


8

trio
8

Han Jiaying
Couvertures pour

la revue littéraire

Frontiersde l’île de Hainan,

une des zones

économiques

spéciales

de la provincedu Guangdong(1997-2000).

Han Jiaying est né en 1965 à Tianjin. Il a été diplômé de l’école des Beaux-Arts

de Xi’an en 1982. Il est devenu enseignant au département design vêtement du

collège du Nord-Ouest en 1986, puis directeur artistique de l’entreprise Vanke

Mass Medium Co à Shenzhen en 1993. Il a créé à Shenzhen l’agence Han Jiaying

design et associés en 1993.
Aujourd’hui, Han Jiaying design et associés est une agence de plusieurs dizaines

d’employés qui travaillent pour les grandes entreprises chinoises des secteurs les

plus variés : banques, promoteurs immobiliers, centres commerciaux, hôtels, ainsi

que de nombreuses institutions culturelles telles la revue Frontiers. Le travail de

Han Jiaying couvre tous les domaines de la création graphique : affiches, logotypes,

revues, livres, signalétique, expositions…


Les travaux de Han Jiaying ont été exposés et primés dans de nombreuses manifestations

internationales : médaille d’or de la cinquième biennale internationale

de l’affiche de Mexico, médaille de bronze de la sixième triennale de l’affiche de

Toyama au Japon, deuxième prix de la biennale de Rzeszow en Pologne, mention

à la dix-neuvième biennale de Brno en République Tchèque et de nombreuses

distinctions en Chine et à Hong Kong.

Han Jiaying
Deux couverturesde la revue (2001

et 2002).

Une couverturede livre (1999)

et une carte de visite

(1995) pour la revue

littéraire Frontiers.

Trois affiches (2001)

et un sac (1995)

pour la revue

littéraire Frontiers.


Wang Xu
Huit affichespour la promotiondu livre Artistic

Conception Writing

(2000).

Wang Xu est né à Canton en 1955. Il est diplômé de l’école des Beaux-Arts de

Canton en 1979. Il travaille à Hong Kong de 1986 à 1995, avant de fonder à Canton,

en 1995, Wang Xu et Associés. Il déménage à Pékin en 2000. Wang Xu et

Associés à un accord de partenariat avec le studio Dumbar de La Haye et Garry

Emery Design de Melbourne.
Wang Xu a reçu pour son travail de nombreux prix internationaux : club des

directeurs artistiques de New York, Icograda, biennale des Arts graphiques de

Brno, biennale des Arts graphiques de Moscou en 1998 et 2000. Il est intervenu

dans de nombreux colloques et conférences : Conception’99 de Sydney, congrès

« Millenium » de l’Icograda à Séoul en 2000, Cooper Union School of Art de New

York en 2001…


Wang Xu a édité et conçu plus de soixante livres et magazines sur le graphisme

tels que Design Exchange Magazine, Graphic Designer’s, Design Life et Design

Focus. Il est membre de l’Alliance graphique internationale et du club des directeurs

artistiques de New York.

Wang Xu
Affiches pour

les deuxième et

troisième biennales

sur le thème « ville

et peinture à l’encre »

de Shenzhen

(2000, 2002).
Deux affiches sur

le thème de l’eau

pour l’association

des Graphistes

de Shanghai (2000).

« Papier », affiche

pour l’associationdes Graphistesde Taiwan (2001).
Affiche pourla présentationdu livre Ambiguity

(2003).
« Valise », affichepour le muséede la Cicatriceà Jérusalem (2001).


bibliographie
bibliographie
De très nombreux ouvrages sont consacrés à la Chine et à la civilisation chinoise.

En voici, dans un ordre arbitraire, quelques-uns proches de notre sujet,

que nous avons mis à contribution :
L’Affiche chinoise, 1921-2001, Marc A. Choko, Montréal, université du

Québec, 2001.
L’Art chinois de l’écriture, Jean-François Billeter, Genève, Skira, 1989.
Chine, culture et tradition, Jacques Pimpaneau, Arles, Philippe Picquier, 1988.
Dictionnaire de la civilisation chinoise, Encyclopædia Universalis-Albin

Michel, Paris, 1998. Trois cent vingt-neuf articles, d’« acupuncture » à

« Zuozhuan », comprenant de nombreux textes concernant la peinture et la

calligraphie.
L’Écriture chinoise, Viviane Alleton, Que sais-je ? Puf, Paris, 1997. Petit

ouvrage très documenté qui couvre tous les aspects de l’écriture chinoise : les

caractères, l’évolution des styles, l’art et les techniques de l’écriture.
La Galaxie Gutenberg, Marshall Mac Luhan, Mame, Paris, 1967. Ouïe, vue,

toucher, odorat et goût : nos cinq sens sont nos canaux de communication vers

le monde. Le livre de Marshall Mac Luhan étudie l’influence des nouveaux

équilibres provoqués par l’arrivée de l’alphabet phonique, de la typographie et

de l’informatique sur l’utilisation de nos sens. On y trouvera les fondements

des approches différentes entre les sociétés qui utilisent l’alphabet et celles qui,

comme la chinoise, ne l’utilisent pas.
Histoire de l’écriture, de l’idéogramme au multimédia, sous la direction

d’Anne-Marie Christin, Paris, Flammarion, 2001.
L’Histoire du livre en Chine, Liu Guojun et Zheng Rusi, éditions en langues

étrangères, Pékin, 1989. Petit ouvrage de vulgarisation sur les grandes étapes de

l’apparition et du développement du livre en Chine.
L’Imaginaire et la symbolique dans la Chine ancienne, Maurice-Louis Tournier,

l’Harmattan, Paris, 1991. Pour pénétrer dans le monde insolite des fleurs de

lotus, des rochers, des cascades, des tigres, des dragons…
Impressions de Chine, Monique Cohen et athalie Monet, Paris, Bibliothèque

nationale, 1992.
Ji Cheng : Le Traité du jardin, présentation de Chiu, traduction de Che-bing,

Paris, L’Imprimeur, 1998.
Le Monde chinois. Jacques Gernet, Paris, Armand Colin, 1972, réimp. 1990.
La Pensée chinoise et La Civilisation chinoise, Marcel Granet, Albin Michel,

Paris, 1991 et 1994. Ces deux ouvrages rendent accessible l’esprit des institutions

et des moeurs privées de la Chine ancienne dans le contexte de son évolution

sociale et du développement des idées.
Petite philosophie du design, Flusser Vilèm, Circé, Belfort, 2000. Cet ouvrage

comprend un passage passionnant sur la différence d’approche culturelle du

design par les Asiatiques et les Européens.
Les Quatre grandes découvertes de la Chine antique, Zhuang Wei, éditions

en langues étrangères, Pékin, 1981. Ces grandes découvertes sont la fabrication

du papier, l’imprimerie, la boussole et la poudre.
Signes de Chine, Paris-Échirolles, 1997. Une première approche du graphisme

en Chine et une première expérience de l’analyse des signes utilisés par les

graphistes chinois.
La Vie intellectuelle en Chine depuis la mort de Mao, Zhang Lun, Fayart,

Paris, 2003. De la prise du pouvoir par Mao Zedong en 1949, à l’entrée de la

Chine dans l’OMC en 2001, évolutions et contradictions entre la « modernité »

occidentale et la tradition de la place des intellectuels dans la société chinoise.


9

Ce carnet a été réalisé par le Centre du graphismeet de la communication visuelle d’Échirolles,

à l’occasion de l’exposition « La traversée des signes »

présentée aux moulins de Villancourt, à Échirolles,

en 2003.
Commissaire de l’exposition et concepteur du catalogue

Thierry Sarfis ; réalisation Olivier Cabon, Thotm ;

scénographie de l’exposition Philippe Veyrunes,

assisté de Laurence Delmas ; directeur de publication

Diego Zaccaria.
Achevé d’imprimer à 1 000 exemplaires par l’imprimerie

des Deux-Ponts à Bresson. Dépôt légal novembre 2003.

Crédit photos Gilles Perrin, Yolaine Escande, Thierry

Sarfis, Fiorella Allio et X DR.
Nous remercions Geneviève Alonso, Liyan Sarfis,

Richard Bokobza, Michel Bouvet, Bernard Cazaux,

Michel Le Petit Didier, Tadeusz A. Lewandowski, Malte

Martin et Philippe Quiton, ainsi que les enseignantset l’encadrement des écoles participantes.
Dans la même

collection, dirigée

par Diego

Zaccaria, ont été

édités Anthon Beeke,

Achille Mauzan,

Bruno Monguzziet Seymour Chwast.
Aux éditions

Textuels :
— Graphistes autour

du monde ;
— East coast-west

coast, graphistesaux États-Unis.
L’exposition « La traversée des signes » a été organisée

par la Ville d’Échirolles et produite par le centre

du Graphisme et de la Communication visuelle

d’Échirolles ; avec le soutien du ministère de la Culture,

délégation aux Arts plastiques, de la Drac Rhône-Alpes,

du conseil régional Rhône-Alpes, du conseil généralde l’Isère, de Grenoble Alpes Métropole-La Métroet de 2P-Paysage et Patrimoine. La traversée des signes

est un projet officiel des années culturelles France-Chine

2003-2004.

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