Histoire de l'art contemporain





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Exposition de l'art Amory Show 17 février au 15 mars 1913

Elle est emblématique du début du XX° siècle, tout d'abord parcequ'elle a une dimension internationale, qui témoigne bien des échanges entre les artistes qui se produisent entre l'Europe et les Etats-Unis. Elle constitue un bilan des avancées des arts dits de moderne en Europe, qui va être montré aux Etats-Unis. L'Armory Show est une exposition qui introduit à travers une grande exposition (première fois que ça a lieu) qui introduit les courants de l'art moderne aux Etats-Unis. Elle est organisée par un petit groupe d'artistes qui vont avoir des délégués en Europe, et qui vont choisir des oeuvres dans les ateliers des artistes, qu'ils vont ramener à New-York.
Shapiro L'introduction de l'art moderne européen aux Etats-Unis: The Armory Show", in Style, artiste et société, Paris, Gallimard, 1982 pp. 383À ?
Le plan central de l'espace de l'exposition était consacré aux artistes de la fin du XIX° siècle, et dans les alvéoles de côté, étaient réparties les représentations plus récentes des artistes européens d'un côté, et américains de l'autres. Il y a la présence d'artistes significatifs de la fin du XIX° siècle (Monet, Gauguin, Van Gogh, Cézanne...). Ce sont de artistes qui apparaissent en 1913, comme étant les pères de l'art Moderne qui est en train de se développer. Ils incarnent des partis prix, plastiques, artistiques, qui ont été par la suite suivis par ces artistes qui ont travaillé jusqu'en 1913. Ces artistes ont un certain nombres de points communs et correspondent à des mouvements: l'impressionnisme, le post impressisme, et le néo-impressionnisme. Ces artistes ont fait des choix plastiques novateurs à l'époque, et ont commencé à libérer l'art de sa fonction narrative avec un rejet du sujet. Ils ont aussi pris à bras le corps la notion de la couleur et le rôle plastique qu'elle pouvait avoir dans la conception de l'espace. La question du rejet du sujet, on peut lévoquer à l'appui d'une oeuvre comme "impression soleil levant" de Monet de 1872, qui a lancé l'impressionnisme. Cette dénomination est forgée par la critique, à partir de l'exposition des impressionnistes en 1874. Cela va définir un type de peinture qui cherche à tradire l'impression, interpréter le motif de la nature avec des techniques de touches posées très rapidement, de manière à exprimer plus une sensation qu'une manière mimétique du paysage. Ce qui caractérise cette démarche impressionniste, c'est finalement de s'efforcer de renouveler l'art en s'atachant à l'expérience visuelle, chercher à se rapprocher des sensations réelles de la lumière et de la couleur, et chercher à traduire cette expérience visuelle par des moyens qui sont ceux du peintre. Le travail de Monet a été un véritable repère pour les artistes du début du XX° siècle, comme Fernand Léger qui, en 1913, va rédiger les "origines de la peinture", dans lequel il évoque le rôle joué par l'impressionnisme pour sa propre peinture. Pour lui, l'impressionnisme a rejété la valeur absolue du sujet. Les artistes ont pris conscience que le sujet n'était plus le moment essentiel, et que l'on pouvait exprimer des sensations, le sujet devenant secondaire. La série des "Meules de Monet" en 1890 est une autre référence. Il y a une analyse du jeu de la lumière sur les formes, au détriment du sujet. Pour certains artistes, cela a été un choc quand ils ont découvert ces tableaux qui ont été une possibilité de faire disparaitre le sujet par rapport au travail pictural.
Autre point de repère, c'est Gauguin avec cette même nécessité d'être fidèle à la nature, pour faire aller la peinture dans un registre qui n'est plus celui de l'imitation. "La vision après le sermon" 1888. Gauguin est le chef de fil du symbolisme en peinture. Ce tableau caractérise le synthétisme, travail plastique qui s'élabore à partir de la réalité, mais pour en proposer une synthèse, qui s'appuie sur une synthèse des sensations, qui fait intervenir un travail d'imagination, d'une mémoire de l'évènement que l'on va restranscrire en faisant intervenir l'imagination. On parle de synthétisme avec la simplification qui passe aussi par celle des moyens plastiques. On a la conjonction de deux systèmes de représentation de l'espace: à la fois la perspective avec le groupe des bretonnes organisées par groupes, on part d"un premier plan avec le lointain, et Jacob luttant contre l'Ange qui se trouvent dans un système plat inspiré des estampes japonaises. Le tronc du pommier va relier la partie des bretonnes (réalité), et la partie du combat (imaginaire). La couleur d'aplat rouge joue un rôle très important, créant une unité spatiale entre deux registres spatials juxtaposés. Il représente un point de vue sur une prairie. L'aplat rouge est le sol, reversé à la verticale. C'est la prairie en réalité. Ce que veut exprimer Gauguin, c'est cette référence à ce sermon qui évoque un épisode violent, et il va transposer la réalité à travers ce choix de la couleur, avec cet aplat rouge, qui va évoquer la lutte de Jacob avec l'Ange. Gauguin évoque: "Devant la nature elle-même, c'est notre imagination qui fait le tableau" dans son livre "les racontars d'un rapin" achevé en 1902.

Cette prise de conscience de la part des artistes va s'appuyer sur la connaissance de la théorie des couleurs.
On a un dessin de Delacroix réalisé au Maroc en 1932. Triangle où l'on retrouve les 6 couleurs fondamentales le rouge, le violet, le bleu, le vert, le jaune, l'orangé.
Chevreul introduit la notion de contraste complémentaire en 1839. La loi simultanée des couleurs, est que lorsque l'on a deux couleurs contigues, chacune ajoute à l'autre un contraste de sa couleur complémentaire. Mélange du rouge et du vert: le vert devient plus rouge, et le rouge devient plus vert. Cela va largement compter pour les peintres, en autre avec le travail de Georges Seurat comme avec son tableau "Cirque" 1890. L'autre théorie, est la théorie dynamogène d'Henri, qui renvoit à l'expression de la gaieté.
Van Gogh, "l'homme à la pipe", autoportrait 1889. L'organisation des couleurs basée sur la loi des complémentaires joue un rôle important. Il y a une touche rectangulaire très étirée qui construit véritablement le motif, et dans le portrait la répartition très simple mais efficace du menteau vert, et des deux aplats rouges et oranges. A la ligne de fin du rouge vers l'orange, on passe à la toque bleue.

Au 18° siècle, il y a l'émergence de ce nouveau rapport que l'on entretien avec le monde, et plus particulièrement avec le paysage, et l'émergence des sentiments. L'expression des sentiments apparait comme une démarche près-romantique qui est portée notamment par le concept de sublime, qui se diffuse assez rapidement à la fin du 18° siècle. Les artistes témoignent de ce sublime partout en Europe avec leurs peintures. Le sublime s'appuie sur les écrits de philosophes britanniques comme Shaftesbury (1671-1713), en 1709, où l'on voit comment on va considérer le monde dans une approche quasiment scientifique, on va observer l'érosion des sites naturels. Cela montre la fragilité de la vie, son côté éphémère, et certains thèmes vont apparaître comme le point d'orgue des recherches comme la tempête ou la ruine, thèmes très prisés à l'époque. Cet état d'esprit, qui questionne le rôle et la place de l'homme dans le monde, le met face à un univers où la nature apparait comme sublime, assez terrifiante, très éloignée de l'image de la nature archadienne, classique, idéale, et JJ Rousseau se fait l'écho de ce nouveau rapport de l'homme à la nature. Cette nouvelle approche permet à l'artiste de se libérer, de revendiquer l'expression de sa liberté, en s'engageant sur des terrains beaucoup plus imaginaires. Toutes les expériences insolites qui le permettent vont être adopter, on peut appeler ça exotisme, qui peut être aussi bien géographique, temporel, ou même moral. On va être tenté par un lointain Orient méconnu et par les périodes anciennes elles aussi mystérieuses comme le Moyen-Age. On va être fasciné par les territoires sombres, le mal et on le voit par l'intérêt pour les spectacles funéraires.
Edouard Burk s'interroge sur la fascination des gens pour la pendaison des condamnés à mort. Il parle de la déléctation, mais ce n'est pas un plaisir car c'est trop terrifiant. Le sublime, qui est donc une sorte de plaisir négatif, assez terrifiant, s'oppose à tous les idéaux classiques de paix et de sérénité. Cela traverse toute l'Europe au 18° siècle, comme la Marche de Sade. Cela touche aux rapports de l'homme au monde, mais aussi au rapport avec le paysage. Ce sublime explique l'intérêt pour ces nouveaux lieux que sont la montagne et la mer. Il alimente la peinture d'histoire en thèmes nouveaux (surnaturel, forces obscures, légendes, contes de fées, ...). On s'intéresse de plus en plus à la puissance du rêve, et on lit des textes de Shakespeare.
Hubert Robert (1733-1808) "Deux femmes dessinant dans les ruines de Rome"

Le thème des ruines est encore attaché à l'Antiquité romaine. Tableau présenté dans un salon de 1787. Montre le rapport que l'aristocratie peut avoir avec l'Antiquité romaine. Il utilise une pratique très académique, qui est de prendre plusieurs morceaux réunis dans un seul morceau. On y voit deux jeunes femmes, travaillant à l'aquarelle. Il y a une familiarité car elles s'assoient sur des ruines. Ici se trouvent tous ces fragments monumentaux tous écroulés sur le sol, ce qui rappel la fragilité et le caractère éphémère de toutes civilisations, mais aussi l'importance de la mémoire et des traces de la culture. Ici, l'artiste mêle le réel et l'imaginaire, en faisant figurer des personnages vétus à l'antique comme si c'étaient des fantômes qui surveillaient les jeunes femmes. On a un monde mélangé. H Robert séjourne quelques années à Rome et réalise des oeuvres dans lesquelles s'expriment la solitude, et cette réflexion qui est parfois désanchantée sur le monde de l'Antiquité. Il participe à un regard sur le paysage comme dans son tableau "Paysage des environs de Paris". Il s'inscrit à la même époque, dans une lente transformation, on passe à la vue urbaine dans une tradition italienne. On va également retrouver ce paysage dans les tableaux de Joseph Vernet (1714-1789), peintre de marine. "La ville et le port de Toulon" 1756. Il réalise toute une série de grands tableaux sur les ports de France commandée par Louis 15. Cela permettait au roi de dresser tout un état des lieux des grands ports de France, et cette tradition paysagiste s'inscrit dans la tradition militaire. Ce sont des vues de villes ou de ports, qui peuvent être utilisées par les militaires. C'est aussi un art de démonstration, voir de propagande. Le roi impressionne ceux qu'il reçoit avec ces vues. C'est un art très topographique, descriptif, qui se présente comme une vue assez large, et qui reprend des principes très classiques de construction de paysages (encadrement d'arbres, large perspective qui s'ouvre vers le lointain jusqu'à la ligne d'horizon..).

Canaletto (1693-1768) "Palais ducal à Venise" 1755.

Il remporte un succès important auprès des élites britanniques et il va rester à Londres pendant plusieurs années. Il y a un intérêt partagé à travers l'Europe pour ces représentations de villes. Canaletto "Le Pont de Westminster" 1746. Représentation permettant de montrer la grandeur et l'ampleur de la ville, et des monuments importants comme ce pont. Au delà de ces représentations topographiques, de nombreux artistes vont traduire l'expression des nouveaux sentiments par un regard autre, qui reste tout de même des paysages avec figures, comme avec le tableau de Vernet J "Bord de mer Tempête" de 1735. Nous sommes face à la représentation de la mer. Les marins étaient toujours accompagnés de dessinateurs qui avaient pour mission de rapporter des images, et de représenter les côtes, les villes, à des fins cartographiques et topographiques. Les peintres de marine ont joué des rôles très importants. Vernet J. représente beaucoup de tempêtes sur les côtes. Ce sont des représentations imaginaires, avec des éléments d'architecture, des roches ou des falaises surplombant le paysage pour encadrer la perspective. Le plus important est l'élément du rivage. Il y a un intérêt scientifique pour le ciel, les effets de lumière, les nuages, les choses météorologiques. Il y a de très forts contrastes de valeurs entre les couleurs très claires et très sombres, et qui entrainent le renforcement du côté dramatique. A ce drame météorologique, s'ajoute le drame humain avec les naufrages, la fragilité de la vie humaine, et les hommes au premier plan qui s'agitent, tentant de sauver les naufragés. Le bateau est touché par la foudre. C'est très narratif. La nature peut être extrèmement dangereuse, hostile. ("Tempête" 1777 Vernet J). Ces artistes restent très proches de la conception du paysage pittoresque. On ne conçoit pas le paysage en dehors de la présence humaine. Les sentiments de situation extrême sont représentés.
(Loutherbourg (1740-1812) "Côtes rocheuse dans la tempête" 1771) Cette iconographie traduit ce que les auteurs ont pu publié à l'époque comme Bernadin de St Pierre dans Etudes de nature. Dès 1817, Chateaubriand affirme un rejet du style classique au profit d'une expression qui s'appuie sur l'observation directe de la nature. Il s'agace de la peinture traditionnelle. Les effets du sublime se retrouvent ici dans ces représentations de la nature dans des scenettes plus ou moins dramatiques, qui participent à une remise en cause de la hiérarchie des genres, et qui mettent en oeuvre une nature libre.
Loutherbourg "Paysans surpris par un orage" et "Voyageurs pris dans un ouragan"

On a ici une série de 4 tableaux faisant 2m30 de haut. Série intitulée "Catastrophes de voyage". La catastrophe peut être liée à l'aventure humaine, mais on voit que la nature est importante. Personne n'est à l'abri de cette nature très hostile, que l'on soit paysan ou aristocrate. La foudre s'abat sur un homme dont on devine la silhouette, tandis que les autres tentent de se protéger derrière la charette. A côté, il y a un arbre décharné. Il fait nuit, ce qui renforce le drame. L'effet de pleine lune va beaucoup être représenté comme dans "Attaque de brigands pendant la nuit" de Loutherbourg. Le ciel est bleuté argenté, on voit bien le cercle blanc de la lune jouant avec l'autre effet de la lumière artificielle du feu de camps.
Il y a une volonté de voyager qui renforce cette représentation de paysages. On est dans une période calme. On voyage de plus en plus. Il y a des guides de voyages dès 1750, qui vont être de plus en plus illustrés.
Tiebschtein "Geothe dans la campagne romaine" 1786. Le voyage à Rome est quelque chose d'important, de fondamental. Cela fait partie du Grand Tour of Europe de la jeunesse britannique. On va vers des lieux inédits. Le voyageur va s'intéresser aux paysages qu'il traverse, et notamment pour ce voyage en Italie: c'est la traversée des Alpes qui est de plus en plus facile. C'est à la fin du 18° siècle que l'on va ouvrir des routes, des cols.
Wright of Derby (1734-1797) "Eruption du Vésuve" 1774 Gouache. On s'intéresse aux manifestations de la nature, effrayantes et spectaculaires, comme l'éruption de volcans. Et à la fin des années 1870, le Vésuve a une activité importante, et les artistes viennent le représenter. On est devant un travail intéressant, c'est une peinture à l'eau, un petit format. L'artiste a travaillé sur le motif, et cette démarche va s'imposer de plus en plus. C'est l'importance de l'observation. A la fin du 18° siècle, se développe considérablement l'art de l'aquarelle. Jusqu'au milieu du 19° siècle, il est très difficile de faire de la peinture à l'huile sur la nature. Les peintres fabriquent eux-mêmes leurs couleurs, et ce n'est pas facile à transporter. La peinture à l'huile met des mois à sécher. C'est grâce à l'usage de techniques comme l'aquarelle, que l'on va pouvoir travailler la couleur.

La plupart des peintres vont représenter le Vésuve de nuit pour renforcer le caractère spectaculaire de l'éruption.

Wright of Derby "Vue de Vésuve depuis Posilippo" 1788. Lumière froide de la pleine lune, jeu des nuages, et de la lumière, nuit, côtes, bateau...
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