Histoire de l'art contemporain





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APPROFONDISSEMENT CONTEMPORAIN CM2

Van gogh – le semeur , ARLES

Van Gogh le décrit : le tableau est coupé en deux le haut est jaune e, le bas est violet ;Le jeu de couleur complémentaire deviennent une méthode de composition de l’image . Ce principe de ligne dans la composition est appuyé sur le jeux des rapports complémentaire .

L’usage des moyens plastiques à travers le jeux des couleurs et les lignes devient un élément essentiel dans le travail du peintre .

Un autre artiste se trouve dans les mêmes années , ->

 Paul Sérusier , Le Talisman , 1888
OEuvre de petite taille , peinte sur le dos d’une boite de cigare .Paul Sérusier se rend à Ponta Vel et il rencontre Gauguin et a son contact il réalise cette oeuvre rapportant à ses camarades les propos de Gauguin qu’il aurait suggéré « Comment voyez-vous cet arbre ? Il est bien vert ? Mettez donc du vert , le plus beau vert de votre palette « , on remarque l’attention portée à la couleur mais le choix d’une couleur exacerbé par rapport au ton locale .

L’attention portée à la couleur se trouve chez Serusier , on trouve un rapport mimétique à la nature encore présent , on trouve encore la représentation d’un paysage avec des arbres sur le bord d’un plan d’eau , mais cette nature n’est plus représenté son un usage locale , les couleurs sont accentuées , exacerbées , les formes simplifiées , on conserve les formes mais tout est schématisé . On s’approche d’un processus d’abstraction ou la représentation du paysage n’st plus réaliste mais expressive elle prend appuyé sur l’usage de la couleur et la simplification des formes .

Les arbres jaunes sont traités par les mêmes aplat de couleur jaune semblent se situé sur le même plan . C’est une façon d’organiser la compo a partir de la couleur qui fait que la perspective traditionnel est remplacé par une perspective chromatique qui vient affirmé le plan de la toile : tout se situe sur le même plan .

Il s’agit d’une lecture expressive du paysage , on part de la nature mais on la transpose en un équivalent d’un sentiment reçu , qui devient une nature expressive .

Gauguin transmet cela : « un conseil : ne peignez pas trop d’après la nature , L’art est une abstraction , tirez la de la nature en rêvant devant et pensez plus à la création en résultera « . Il part dans l’abstrait lorsqu’il peint . La leçon de Gauguin est retenu par les amis de Sérusier qui se réunissent sous un terme : « le groupe des Nabis « = prophète en hébreux.

Maurice Denis compose se groupe , le groupe prolonge la pensée de Gauguin et revendique une conception du tableau résumé dans une phrase de Maurice Denis : « se rappeler qu’un tableau avant d’être un cheval de bataille , une femme nue ou une quelconque anecdote es essentiellement une surface plane recouverte de couleurs en un certain ordre assemblées « . Le rejet du sujet est clairement énoncé .

Le tableau est un ensemble d’élément plastiques qui définissent ce qu’est le tableau ( base de la conception moderniste de la peinture ) .

Pour illustrer la citation :

Maurice Denis – Taches de soleil sur la terrasse , 1890

Il part de l’observation de la réalité mais interprété de façon subjective . Structuration simple de l’espace , qui joue sur des couleurs complémentaire , grande schématisation des formes ?

La couleur a un rôle dans la construction même de l’espace , le premier plan est traité dans des données chromatiques rouge et orange et partie supérieur on trouve des tonalités froides de bleu et turquoise , l’espace est articulé par les rapports entre les couleurs qui avancent ou reculent : le rouge avance vers l’oeil , le bleu est perçu comme reculant , le contraste entre les deux fait qu’on a un espace plastique non porté par l’organisation perspectiviste des lignes mais par les masses de couleurs.

On s’affranchie de la représentation du modèle , ils recherchent une simplification , on arrive à un façon de repenser la peinture en repensant la couleur , la ligne , la surface plane , en explorant les potentialité de ces constitués pour renouveler le langage pictural.

On retrouve cela chez des artistes : les fauves , qui sont rassemblé au salon d’automne en 1905 . Ils sont marqués par l’héritage de Van Gogh , Serrât ou Gauguin , d’autant qu’au printemps est organisé au salon des indépendants un double rétrospective sur Van Gogh et Serrât , les artistes visualisent le travail de ces artistes , de Van Gogh ils retiennent le pouvoir expressif de la couleur et le rôle constructif de la touche et de Serrât il retiennent le travail de la couleur jouant sur la décomposition en couleur par la division des tons et le rôle des rapports de couleurs complémentaires .

Matisse et un autre se retrouve à Collioure

Matisse , Toits de Collioure , 1905

Nouveau langage plastique qui va identifier le fauvisme . Eté 1905 : élaboration de la création du fauvisme .

On trouve l’héritage : touche divisée comme dans le pointillisme mais plus large comme Van Gogh et le jeu sur la couleur avec les couleurs complémentaires qui organisent l’ensemble de la composition . La composition se fait selon un rythme horizontale de plan superposé , 3 plans superposé . Aplat rouge délimité par une ligne verte puis plan médian avec l’église et le clocher et le dernier plan la montagne et la mer .

Une dominante de registre horizontaux qui trouvent son équilibre avec le contrebalancement des lignes verticales avec la ligne de force qui correspond au clocher qui impose un repère verticale .

L’horizon est placé très haut <- étagement qui réduit l’inscription de l’espace dans une profondeur pour ramener l’espace vers une frontalité .

Le traitement de l’espace est aidé par le traitement de la couleur , le premier et second plan sont traités dans des tonalités rouges et orange , le plan de la mer et montage : bleu et violet , on a un effet de rapport chromatique . Par le travail de la couleur la lecture de l’espace de la toile notre oeil est perturbé et avance recule et avance les plans vers un plans homogène .

La couleur construit l’espace , elle est utilisé avec des couleurs pures , à certains endroits traités en touches juxtaposées . Elle construit le motif . On trouve un point de vu frontal mais aussi en plongé au niveau des toitures : perception par le haut .

On trouve ici une façon de travailler la couleur pour chercher à produire un équivalent des effets de la lumière , les couleurs chaudes montre une lumière du soleil let couleur froide : ombre.

 A.Derain , Bateaux à Collioure
Effet de basculement , travail de représentation des couleurs et présence de l’héritage de la touche divisionniste. La peinture joue sur un principe d’organisation basé sur des rapports de couleurs complémentaire : bleu violet , orange et jaune . Qui joue par opposition : mer : bleu et port jaune .

A Derain , Vue de Collioure , 1905

Perspective rabattue par le blanc de l’eau et le blanc de la montagne qui reviennent vers les maisons , jeux permanent de rabattement de la perspective

En automne 1905 ces artistes présentent leurs travails , c’est un critique de l’époque VAUXCELLES qui visite le salon et a la vue de la salle numéro 7 il forge le terme de fauve qui donne le terme de fauvisme . Le critique dans un journal de l’époque publie sa critique en disant sur une statuette « fauve » : » C’est Donatello chez les fauves .

Matisse , Femme au chapeau , 1905

Déroge à la tradition classique . Ce qui ressort de la perception des oeuvres c’est la perception de la violence des couleurs et la brutalités de l’usage des couleurs pures et qui soutient la création du terme de fauvisme pour identifier ces peintures .

La femme au chapeau suscite des réactions violentes , car cette peinture s’inscrit dans le genre du portrait mais on trouve une rupture vis-à-vis de la tradition du portrait ou il ne s’agit pas tant de représenter un personnage mais de réfléchir à la façon dont on peut traduire avec la peinture la sensation que produit un être

Matisse dit « avant tout je ne fais pas une femme , je créé un tableau « . On trouve encore le rejet du sujet ; On trouve la schématisation de la forme du visage avec juste quelques traits qui schématise le visage de façon très proche dont les masques africains le révèlent au Trocadéro à la même époque . On a une redécouverte de « l’art negre « avec la présence de masque dans certains musées .

Dans l’oeuvre de matisse : il transpose les effets de la lumière par la couleur , sur le visage on a des touches de jaune et rouge qui indique une lumière forte et le bleu pour les zones d’ombres .

Pour illustrer la démarche de Matisse , une citation de lui-même : « je cherche simplement à poser des couleurs qui rendent ma sensation , il y a une proportion nécessaires des tons qui peut m’amener à modifier la forme d’une figure ou a transformer ma composition , puis il arrive un moment ou toutes les parties ont trouvé leurs rapports définitifs . «

On peut retenir il s’agit moins de représenter un sujet qu’une sensation .

Un autre portrait qu’il illustre cela

Matisse – portrait de femmes , la raie verte

Le fond est traité et repartit dans les tonalités de vert qui joue avec le rouge du vêtement. Travail de la couleur pour restituer les zones d’ombre et lumière .

Derain , Trois personnages assis sur l’herbe , 1906

Espace rabattu , le plan du sol est traité comme un plan vertical sans profondeur par un aplat verte avec une ligne bleu qui réinscrit la présence d’un horizon . Toute caractéristique individuelle est évacuée on a juste le nez , bouche traité rapidement par quelques traits. Anatomie traité par masse . Couleur en aplat , juxtaposé , jouant sur des couleurs complémentaire . On trouve l’idée de traduire la lumière en terme d’équivalence de couleur : jaune orange et rouge : lumière et ombre : bleu et violet . Les ombres sont traités en aplat , plus de modelé , la lumière n’est plus représenté en tant que source mais identifié en tant que masse et élément plastique . Cela permet d’articuler figures et fonds au milieu : la présence des aplats bleu s’articulent avec les corps . Les corps semblent imprimer dans la surface du sol .

Matisse , La desserte rouge , 1908

Travail qui évolue de plus en plus vers une expression sur les rapports figure/fond. La figure s’inscrit sur un fond . Matisse reprend le sujet d’une oeuvre plus ancienne en 1997 de lui-même , il reprend un principe de composition semblable en reprenant le vocabulaire du fauvisme qui tend vers une fonction décorative de la notion picturale . Le sujet est comparable mais la façon de le traiter est diffèrent : affirmation de la couleur et simplification des formes , le traitement de l’espace : plus de profondeur grâce au rouge qui unifie l’espace du tableau puisqu’il occupe l’ensemble d’espace , présent sur la table comme sur les murs ,il n’y a qu’une seule et même surface. Renforcé par les arabesques bleus qui se diffusent sur la nappe mais aussi sur le mur du fond. Ces motifs d’arabesque participent aussi à l’effet d’unification de l’espace en un seul élément. On trouve également les touches de jaunes sur les fruits mais aussi a travers le motif des fleurs . On a une perception de l’espace troublé par l’inscription des éléments sur un même plan.

La seule perceptive : les éléments de lignes qui délimitent les objets qui reprennent une inscription spatiale en 3D . Mais la perception qui domine : l’aplat de l’ensemble .

On trouve donc un espace unifié qui prend appuis sur l’effet de la couleur. Le travail du rouge qui affirme l’espace du tableau on le trouve aussi chez Jawlensky.

Jawlensky , La cote près de Carantec , 1905

Jawlensky vient à Paris et expose au Salon d’Automne 1905 et rencontre Matisse . On trouve ici un travail proche de la démarche des fauves français : le travail de la touche , la façon de travailler le motif , et le jeu de complémentarité des couleurs.

Heckel , L’elbe pres de Dresde , 1905

Autre exemple qui ont suivi les français fauviste .

Le fauvisme se developpe a Dresde , Munich et Berlin , en Allemagne . Ils sont repartis en trois groupes : tres proches des français , ils veulent mettre en avant l’expression c’est-à-dire une pensée de la toile étant le lieu d’expression du réel à travers les sentiments

Premier groupe : Die Brucke ( = le pont ) créé en 1905 , avec Ernst Ludwig Kirchner , Erich Heckel , Karl Schmitt Rottluff et Fritz Bleyl

Grande croyance dans le pouvoir créateur , une démarche qui s’appuyé sur l’héritage des postimpressionistes mais aussi sur la découverte du primitivisme et un intérêt pour les gravures sur bois germaniques du 15ème et 16ème et l’expression picturales des enfants . Tout ce qui releve d’une forme d’art populaire /non conventionnel .

Expressionnisme allemand

Die Brücke: Ernst Ludwig Kirchnern, Erich Heckel, Karl Schmitt-Rottluf et Fritz Bleyl
Ils ont des similitudes avec les français. Mettre en avant l'expression, et découverte du primitivisme, intérêt pour l'art populaire allemand comme la gravure

Heckel, Fränzi à la poupée, 1910

Le nu est revisité. Heckel se donne pour règle de travailler de façon très rapide. Ces jeunes modèles viennent dans l'atelier selon une pose très restreinte (10 à 15 min). Il va saisir seulement les lignes essentielles. C'est nécessairement un travail synthétique. Il faut saisir les éléments essentiels qui vont exprimer la perception que l'artiste va avoir du modèle. Langage classique épuré, formes schématisées, cernées. C'est un corps anti anatomique, c'est d'abord un rendu expressif de ce corps. Il y a le rouge et le vert, le bleu et l'orange. Le corps est un peu orangé et on utilise aussi le rouge. Ce choix des couleurs est complètement arbitraire, pour exprimer la perception de ce corps qui est restitué de manière anti académique, qui révèle une dimension érotique avec la présence de cette adolescente, à la fois par le jeu du regard et la façon dont le peintre va indiquer un certain nombre de parties de corps affirmées par le rouge. La sexualité est en train de naître, et c'est révélé par cette poupée. La source lumineuse n'existe pas, ce sont les couleurs qui génèrent leur propre lumière. Le corps est dans une position horizontale, il sert à l'articulation de l'espace. Le buste, lui, est relevé à la verticale. De même, le lit indique un registre horizontal par rapport au mur vertical.
Matisse, Nu bleu, souvenir de Biskra, 1907

Traitement anatomique très exagéré. Présence du bleu très forte pour marquer les ombres.

Heckel, Maisons rouges, 1908

Couleurs restreintes rouges, vert, orange, bleu et apport du noir délimitant certaines formes et dessiner certains éléments.

Schmitt Rottluff, Maisons au bord du canal, 1912

Lignes exarcerbées, structuration avec des aplats de couleurs. Espace qui perd de sa profondeur mais qui gagne en expressivité avec le jeu des lignes. L'expressionnisme picturale allemand va se développer dans les années 20. Robert Wiene "Cabinet du DR Caligari", 1919.

Cubisme

Picasso et Braque se rencontrent en 1907. Le travail de ces artistes va être la base d'un mouvement appelé cubisme.

Picasso, Demoiselles d'Avignon 1907. Début du cubisme. Référence au travail de Cézanne, et à l'intérêt porté par ces artistes pour la sculpture primitive. (africaine au Trocadéro, et sculpture ibérique exposée au Louvre en 1906). Picasso organise les corps par tronçon, restitution des volumes par l'utilisation de larges touches qui viennent en saillis ou en creux. Il y a une manière particulière d'articulier les figures qui s'inscrivent sur un fond de draperie. Superposition des figures. Simplification des formes. Picasso, Nu à la draperie 1907. Travail proche de celui des Demoiselles d'Avignon. Figure de nu, qui au lieu d'être traitée selon une façon traditionnelle horinzontale, elle est traduite de manière verticale. Effet d'unification de l'ensemble, rendu unifié par un traitement plastique qui est similaire, et une affirmation du plan vertical, qui devient un seul et même plan sur lequel s'inscrivent le fond et la figure.
Braque, le Viaduc à l'estaque juin juillet 1908. Gamme restreinte au vert et au jaune. On est avec une touche très proche de la touche cézannienne. Le traitement des volumes des architectures est très simplifié, géométrique. Plans successifs, viaduc qui vient marquer un troisième plan dans le paysage, et qui semble surplomber les maisons.
Profondeur moins précise dans le tableau de Braque Maisons à l'estaque août 1908. Ligne de forme apparaîssant avec un arbre.
Picasso, le réservoir à Horta de Ebro 1909 organisation du paysage de manière pyramidale. Sentiment d'élévation du paysage à partir du premier plan constitué de manière très forte par la forme du réservoir. Tous les éléments semblent articulés ensemble pour revenir à un seul plan.
Il y a trois phases dans le cubisme:

Cubisme cézannien: marqué par la référence au travail de Cézanne

Cézanne, Grandes baigneuses, 1905

Cubisme analytique: on va accéder à une ouverture encore plus grande des formes par un éclatement des volumes, un découpage des formes en facettes avec des effets de pivotement des plans, le contour va parfois se dissocier de la forme qu'il délimite. Il procède de façon plus conceptuelle, à une analyse du motif, pour élaborer une expression purement picturale, où la réalité est détruite et reconstruite selon une logique picturale. Par rapport au cubisme cézannien, le cubisme analytique va pousser la déconstruction et la réalité éclate. On aboutit à une vision purement picturale.
Picasso Jeune fille à la mandoline 1910. Palette restreinte en terme de couleurs, effet d'unité. Visage saisit dans plusieurs sens différents. Ouverture des plans. On peut identifier les différents éléments, ce qui va se compliquer ensuite avec par exemple le portrait d'Ambroise Vollard de Picasso de 1910. Plans ouverts qui se superposent et qui glissent les uns sur les autres.

Cubisme synthétique
CM5 APPRO ART CONTEMPORAIN

Picasso – Portrait d’Ambroise Vollard 1910
OEuvre significative du cubisme synthétique , les formes souvent par éclatement . Les seules éléments repérables : l’ensemble de ligne qui deviennent des signes suffisants pour qu’on arrive à se repérer dans l’oeuvre . Les traits qui permettent de repère un visage et un corps sont visible.

On trouve des zones plus claires qui aident au repérage à travers cette grille de lignes.

Ce travail d’éclatement des formes va se poursuivre ,

Braque , Le portugais , 1911-1912
Même principe que précédemment , imbriquement figure fond. Ce qui est nouveau est l’introduction de lettres peintes au pochoir . L’introduction des lettres dans la peinture va donner des signes linguistiques qui viennent jouer par rapport au signes plastiques.

Picasso et Braque ont pris conscience de l’impasse du cubisme synthétique il apportent une solution en apportant des éléments linguistiques , sortes de repères qui vont réindentifier l’espace picturale puisque la présence de ces lettres va affirmer la planéité sur laquelle elles sont dessinées et repousser le reste de la composition , on voit réintégrer l’idée de profondeur.

La premiere phase d’introduction de lettres va être suivi par l’introduction de papiers collés ex :

Braque - nature morte sur une table , 1914

Avec la pratique des papiers collés on trouve le fait d’aller chercher des éléments exterieurs hétérogènes pour réaliser une oeuvre en l’occurrence ici les artistes utilisent des papiers peints , ici du faux bois , un élément donc pré-fabriquer , peint de façon industriel , l’artiste se l’approprie et l’intègre comme un élément de sa composition .

On trouve également des pubs découpées dans les magazines .

Ces éléments sont intégrés à cette composition , organisés avec un principe qui renvoie à des éléments identifiables : on retrouve ici la forme des éléments d’une nature morte qui intègre une forme déstructurée qui renvoie à la présence d’une guitare tracée au fusain et avec le faux bois on est renvoyé à la texture de l’objet .

La composition est plus épurée dans sa structure , le papier collé venant affirmé un plan à partir duquel peuvent se déployer des éléments , procédant par une déconstruction de la forme mais une visibilité plus claire .

Picasso , Guitare , papier à musique et verre , 1912

Fond de papier peint industriel que l’artiste utilise comme support sur lequel il dispose différent éléments : des papiers collés , qui permettent d’identifier la présence d’une guitare. On trouve également l’intégration d’un dessin fait par Picasso qui joue sur le meme registre des éléments empreintés et viennent de l’exterieur.

Un fragement de journal tiré de « Le journal « et une partition de musique sont présents . Tout cela est nouveau à l’époque . Les dadaistes le pratiqueront beaucoup par la suite . Picasso découpe donc un fragment de journal ou on peut lire « la bataille s’est engagée » , il va détourné le fragment et jouer sur la référence lié à une véritable bataille mais en faisant référence à une bataille plastique , celle des cubistes , afin de faire évoluer la conception artistique.

Les papiers collés réintroduisent également la couleur qui devient un élément qui joue comme élément plastique dans la composition alors qu’elle était évacuée dans le cubisme précédent. C’est la dernière phase du cubisme , celui hermétique qui se porte avant le cubisme analytique.

Autre exemple de l’innovation :

Picasso , nature morte à la chaise cannée , 1912

Considéré comme le premier exemple de collage puisqu’on trouve des éléments étrangers en l’occurrence un morceau de toile ciré qui imite un cannage de chaise et un cordon de ficelle qui vont être des éléments récupérés par l’artiste et intégrés pour recréer un effet plastique dans l’oeuvre. Le terme de collage renvoie à l’idée d’un hétérogénéité des matériaux avec des éléments étrangers mis dans la compo plastique et une oeuvre qui mêle un travail pictural qui joue avec des éléments hétérogènes , éléments réels issu d’une production manufacturée qui introduit aussi des éléments de texture .

On trouve un rapport de texture avec la toile cirée qui imite le cannage et la travail pictural qui vient jouer par rapport à la toile.

Un façon de traiter la nature morte avec le soucis de représenter l’espace avec des points de vue multiple . La nature morte est vu en plongée qui fait basculé les éléments comme la table totalement « verticalisée «  Marcel Duchamp – nu descendant un escalier , n2 , 1912 Non associé au cubisme mais en 1912 il présente une oeuvre ici , au Salon des Indépendants , à cette époque on a beaucoup de représentation cubiste . Cette oeuvre répond à des critères de représentation cubisme avec la restriction de la palette et la façon de déstructurer la forme du corps du personnage . C’est un logique de représentation qui semble respecter les lois cubismes . L’oeuvre est refusée au Salon l’année suivante elle est exposée à l’Armory Show qui fera connaitre Duchamp.

Ce qui dérange dans cette oeuvre : le titre prétend faire un sujet classique lié à l’idée d’immobilité dans sa tradition picturale en évoquant un « nu… » . Duchamp représente ce non immobile mais au contraire dans une mobilité ,ce qui lui permet de travailler ce qu’il l’intéresse qu’il a déjà travailler avant : la décomposition du mouvement déjà présente dans une oeuvre comme :

Marcel Duchamp , Dulcinée , 1911

Plusieurs figures saisies selon des moments différents qui s’organisent en cercle ici , on trouve plusieurs positions qui permettent de saisir qu’un corps se déplace.

Le mouvement est décomposé en plusieurs séquence , dans un corps réduit à une sorte de mécanique . La façon de montrer un corps en mouvement est inspiré d’un travail photographique , réalisée fin 19ème par un physiologiste français : E .E Marey

Ou Muybridhe , planche d’Animal , Locomotion , 1887

Il s’appuie sur la photographie pour analyser le mouvement , il réalise des prise de vue à intervalle régulier qui se prenait en photo le corps .

Pour Marey :  E.J Marey , Chronophotographie, v 1890

IL enregistre une série de photographie sur une seule plaque photographie , Marey va avoir l’idée d’utiliser un modèle vêtu de noir avec des pastilles mises sur son corps . Le corps du modèle disparait pour ne laisser qu’un graphisme de ligne .

Duchamp a connaissance de ces travaux , et ces recherches et ce sont ces éléments qui nourrissent son travail de représentation du nus descendant l’escalier . Le corps est réduit à une géométrique , on ne s’intéresse plus au volume corporel mais à un ensemble de plan et de lignes.

Ce qui est perceptible dans les photo de Marey et que Duchamp se réapproprie , est le fait que dans le déplacement le plus important est la direction de la jambe , traduite dans un ensemble de ligne par Duchamp .

Ce que retire Duchamp de Marey est un lecture abstraite du corps ou le mouvement prime qu’on cherche à restituer par un graphisme de ligne plus que de laisser percevoir la présence d’un corps humain. D’autres artistes à la même période s’intéresse à la chronophotographie pour les mêmes raisons care elle donnent des modes de représentation du mouvement , ce sont les futuristes italiens . Ils font un lien avec le cubisme puisqu’en 1912 , les futuristes italiens organisent leurs premières exposition à Paris BERNHEIN , les futuristes publient une préface provocatrice ex : ‘ Nous sommes opposés au cubisme » Pour les futuristes , le statisme est révolue , ils veulent du mouvement.

Ces artistes se sont réunis autour d’une figure d’une poète : Marinetti , en 1909 il lance un mouvement artistique en publiant un manifeste futuriste publié en 1909 à Paris dans un journal « Le Figaro ». C’est un écrit théorique qui constitue une adresse à un public large et qui présente un programme qui justifie une position artistique qui sert des buts précis énoncés. Dans son manifeste il fait référence à un changement dans un attention particulière au dynamisme. Marinetti prône un changement inconographie profond lié à la beauté de la vitesse qu’il va essayer de transcrire pour lequel on va chercher des nouvelles sources d’inspirations . On trouve des codes formels nouveaux pour traduire le dynamisme ex :  Russolo , Dynamisme d’une automobile 1912
L’oeuvre est bâtit sur des lignes de forces en des triangles insérés les uns dans les autres. Cela traduit l’idée que toute forme qui se déplace est modifiée , la pénétration des volumes avec l’espace fait que la forme se modifie. Ici dans la représentation de l’automobile , ce qui compte c’est d’indiquer la trajectoire dynamique de l’objet et au fur et à mesure qu’elle avance , les lignes s’ouvrent de plus en plus , c’est un sens de lecture dynamique , l’élément arrive en effet à l’inverse de gauche à droite.

La forme de la voiture est schématisée et marquée par un travail de bleu qui vient pénétrer un espace , les zones de pénétrations sont marqué par des rouges et orange, cela traduit un effet de chaleur à travers la palette chromatique chaude.

Cette dynamique des corps est traduite en sculpture également :

Boccioni – Forme unique de continuité dans l’espace , 1913

Le travail se traduit par un effet d’ouverture de l’objet pictural , en général la forme est fermée homogène , ici la sculpture s’ouvre vers l’extérieur qu’on perçoit avec des effet d’ailettes qui marquent les ouvertures du corps . L’ouverture est présente pour essayer de faire percevoir qu’un corps est modifié par la vitesse . C’est une façon de renouveler la forme sculptural .

L’autre élément qui montre une traversée dynamique de l’espace se trouve dans les deux socles qui détachent le corps du sol.

Ce même questionnement se retrouve en peinture : Comment représenter des corps en mouvement par la peinture ? On le trouve dans le manifeste des peintres futuristes , lu et publié en 1910 , dans ce manifeste on voit apparaitre des points qui vont permettre de comprendre comment les peintres vont essayer de traduire le dynamisme des corps. La découverte du cinéma est intégré par les futurismes comme on peut le lire.

La sensation du dynamise a été traduite par le fait que les peintres vont démultiplier les formes Ex :« un cheval n’a pas quatre pattes mais bien vingt ».

Deux propositions sont faites pour répondre à la question :

- Multiplier les contours sous forme de signes abstraits ( ex : le cheval) - Superposé et se faire se chevaucher au même point de l’espace figuratif , les objets les plus lointains et les plus proches . L’espace picturale est un espace ou s’abolitla notion de distance .  Balla – Fillette courant sur un balcon , 1912

On retrouve ce principe de démultiplication d’une forme juxtaposée qui va évoquer le déplacement d’une fillette. Cela est à mettre en relation avec la :  Marey , Chronophotographie à plaque fixe, 1882

On voit la superposition des formes.

Balla s’est donc inspiré de Marey . Il lui reprend des points de repère corporel qui indiquent le mouvement : la tête , les épaules , coudes , genoux sont traités dans des tonalités spéciales comme le rouge , orangé. Tout est travaillé avec une touche pointilliste pour rendre la vibration de la forme .

On trouve une retranscription d’un code de couleur spéciale ainsi , les couleurs chaudes sont utilisées pour les éléments en mouvement et les couleur froide pour des éléments qui avancent moins vite.  Balla – Dynamisme d’un chien en laisse 1912 Ce qui préoccupe Balle est de se focaliser sur le chien , une façon de cadrer très photographique , on a une focalisation du cadre sur le trottoir vu en plongée , on trouve le même principe de représentation empreinte de Marey , on a des zones de superpositions des pattes , là ou se concentre la dynamique du mouvement.

Le déploiement de l laisse fait par les pointillés sont des codes graphiques issu des photographies de Marey comme :

Marey , Coup d’épée , 1890

Une autre façon de représenter l’espace :tous les éléments lointains et proches se confondent est développé par le travail de Boccioni :

Boccioni , la rue entre les maisons 1911

On trouve une façon de retranscrire le dynamisme de la ville moderne. On voit une femme penchée à son balcon , le traitement formel procède par un dédoublement de la figure , le corps est traité avec des tonalités froides par des oppositions avec ce qui pénètre la rue traité avec des couleurs chaudes . On trouve beaucoup de lignes obliques qui donnent une sensation de dynamisme.

Un pénétration sensoriel par le choix d’un vocabulaire formel se traduit par des angles aigues , des jeux de tonalités froid et chaud , la démultiplication du corps.

Dans la photographie on a le meme soucis de traduire le dynamisme :

Bragaglia , La gifle , 1913

Les frères Bragaglia vont développer le photodynamisme , ils vont prendre les possibilités techniques de la photographie à rebourd , ils vont adopter des temps de pause long , on va capter la trajectoire d’un mouvement , on essaye de traduire l’énergie en acte . On trouve alors un flou technique qui va permettre de traduire la sensation du mouvement alors qu’avant c’était une faute technique de laisser du flou . Autre exemple :

Bragaglia , le violoncelliste , 1913
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