Histoire de l'art contemporain





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ANCIENNES ET NOUVELLES INSTITUTIONS


Deux institutions : le Salon et l’Académie royale de peinture et sculpture.

Coup d’œil exact de l’arrangement des peintures au Salon du Louvre, en 1787

Académie fondée sous Louis XIV ; les académiciens ont organisé régulièrement une exposition publique des membres de l’académie. A partir du XVIIIe s, cette exposition s’est tenue plus régulièrement, dans le Salon Carré du Louvre.
Salon de 1789 : a eu lieu quelques semaines apres la prise de la Bastille.

David, Les licteurs rapportent à Brutus les corps de ses fils, 1789, Musée du Louvre

Brutus = consul de la république romaine ; a condamné ses deux fils a mort car ils avaient participé à une conspiration antirépublicaine. Tableau peint pour les collections royales. Ici, David fait l’éloge des vertus romaines ; vertu civique poussée à l’extrême. Façon de manifester ses convictions politiques ? Dans son contexte, cette œuvre peut se prêter à une interprétation politique.
Juin 1791 : pétition pour que le Salon ne soit plus réservé aux membres de l’Académie. L’Assemblée Nationale adopte le principe d’une exposition libre, pour les « artistes français ou étrangers, membres ou non de l’Académie de peinture et sculpture ». Désormais, le Salon est donc ouvert à tous, sans discrimination. Le Salon de 1791 voit tripler le nombre d’artistes exposés (de 200 à 600 artistes). C’est à ce Salon que David expose Le Serment du Jeu de Paume. Mais les œuvres doivent quand même être sélectionnées : un jury est constitué. Or, en 1791, le jury a été peu sélectif, et de nombreux artistes se plaignent d’être exposés à côté d’œuvres médiocres. La question de la nomination du jury posera de nombreux problèmes.
L’Académie Royale de Peinture et de sculpture est supprimée en Aout 1793, mais une nouvelle institution va apparaître deux ans plus tard : en 1795, on crée l’Institut National des Sciences et des Arts. Celui-ci s’inspire en grande partie de l’ancienne Académie Royale. Tout au long du XIXe s, les peintres auront à cœur de se faire admettre dans cet Institut.
Le Louvre devient un musée 

Ouverture au public le 16 août 1793. Ce Musée de la République, ou Muséum Central des Arts, se trouve dans le Salon Carré, et le long de la Grande Galerie. L’idée d’aménager un musée à cet emplacement remonte à Louis XVI ; cependant, il n’a pas pu ouvrir sous l’ancien régime pour des questions financières.

Cette ouverture au public des anciennes collections royales ouvre sur l’idée que le patrimoine artistique constitue un bien de la collectivité. Le musée du Louvre est destiné à être un lieu de formation pour les artistes ; il le restera tout au long du XIXe s.

Il contient les anciennes collections royales, les collections saisies à l’aristocratie, et des œuvres ramenées d’Italie, notamment suite aux guerres révolutionnaires.

En 1797, la France et l’Italie signent un traité de paix (Traité de Tolentino), qui livre à la république française les plus beaux antiques des collections pontificales (L’Apollon du Belvédère, Laocoon). Le 9 novembre 1800, Bonaparte inaugure le nouveau Musée des Antiques au Louvre.
Musée des Monuments Français 

Au début de la révolution française, les possessions de l’église sont déclarés biens nationaux ; les propriétés des l’église sont vendues pour combler le trou financier qui avait entrainé la convocation des états généraux. Des églises ont été vendues, l’intérieur des églises a parfois été démantelé. Cependant, les archives de l’église et les œuvres d’art ont été conservées. C’est pourquoi, partout en France, des dépôts ont servi à recueillir les œuvres provenant des édifices religieux. Il s’agissait de protéger les œuvres d’art du vandalisme révolutionnaires.

Le Musée des Monuments Français est ouvert sur idée d’Alexandre Lenoir ; il recueil toutes ces œuvres, et est organisé chronologiquement. Ce musée durera une vingtaine d’années (jusqu’en 1816), car la Restauration décide de rendre aux églises subsistantes les oeuvres qui leur avaient été enlevées.

La création de ce musée, qui contenait beaucoup d’œuvres du MA, a incité des artistes à regarder d’un œil neuf l’art du MA, et à s’en inspirer.

DAVID, LA PEINTURE ET L’HISTOIRE


Jacques-Louis David s’est imposé depuis le début des années 1780 comme l’un des meilleurs peintres d’histoire de son temps.

On désigne par « peinture d’histoire » une peinture de grand format dont la vocation est de peindre l’histoire ancienne, mais aussi l’histoire contemporaine, l’histoire sacrée, la mythologie, et les grands textes de la littérature (Homère, par exemple).

Or, la peinture d’histoire, à cette époque là, est le genre de peinture particulièrement prestigieux, placé au sommet de la hiérarchie des genres ; en effet, dans l’esprit du temps, toutes les catégories de peintures ne sont pas égales entre elles. La peinture d’histoire est considérée comme le genre de peinture le plus difficile ; nécessitant une maitrise de nombreux aspects de la peinture. Si David est si important à cette époque, c’est avant tout car il est peintre d’histoire. Tout au long du XIXe s, cette hiérarchie sera contestée puis abolie.
La Révolution a eu le mérite de replonger les artistes en plein dans leur histoire. Ils ont eu conscience de participer à un moment décisif de l’histoire française.
Le tiers-état se constitue en assemblée nationale. Il est rejoint par le clergé. Cette assemblée se voit l’accès à sa salle de réunion refusé. Ils se réunissent donc dans une salle de jeu de paume ; les membres de cette assemblée jurent de ne pas se séparer avant d’avoir donné une constitution à la France. Mais à ce stade de la révolution, la monarchie est encore respectée ; ils vont donc créer une monarchie constitutionnelle. Cet épisode du serment du Jeu de Paume est resté gravé dans les mémoires comme le symbole de l’unité nationale. L’année suivante, dès 1790, alors que le contexte politique évoluait rapidement, on a songé à commémorer cet événement.

David, Le Serment du Jeu de Paume, 66x100 cm.

David s’est lancé dans une œuvre de grand format destinée à la salle des séances de l’assemblée.

Dans l’axe médian du tableau se trouve Jean-Sylvain Bailly, un savant et homme politique, valorisé ici car était le président de l’assemblée nationale. Tous les regards sont tournés vers lui ; c’est cette convergence qui symbolise l’unité des représentants de la nation dans le serment. Ce dessin témoigne de son ambition de peindre un événement contemporain, sans y mêler d’allégorie. Dans le Serment des Horaces, on retrouve la même conception de l’acte héroïque : vaincre ou mourir.

Ce dessin a été exposé au Salon de 1791 ; il s’est ensuite lancé dans la réalisation de la toile, mais ne l’a pas achevée : il avait choisi de financer cette toile grâce à une souscription, qui remporta peu de succès ; le contexte politique changeant très vite, certaines personnalités représentées dans le dessin se sont discréditées dans les mois qui suivirent, comme Bailly. On dit aussi qu’il n’aurait pas achevé la toile car il n’aurait pas surmonté le conflit entre l’exigence de réalisme documentaire, réclamé par la peinture du temps présent, et la dimension idéale de tout art véritable. David se trouvait obligé de peindre une foule en habits contemporains, or ces habits de la fin du XVIIIe s. étaient souvent jugés triviaux, incompatibles avec la dimension épique de la peinture d’histoire.

David, La Mort de Marat, 1793, Bruxelles.

David choisit de peindre la révolution au travers de ses acteurs, voire de ses martyrs.

David, Les Sabines, Louvre, 385x522cm.

David, après l’arrestation de Robespierre, revient à l’antiquité. A partir de 1799, il expose cette toile au Louvre, dans une salle d’assemblée de l’Académie d’Architecture, et non pas au Salon. Il était présenté face à un miroir.

Il n’est pas le premier à avoir traité l’histoire des Sabines ; Poussin l’avait fait avant lui, mais pas exactement cet épisode.

Histoire mythique de Rome : les romains n’avaient pas de femmes, et organisèrent donc des jeux où ils invitèrent leurs voisins les Sabins ; ils volèrent toutes leurs femmes et filles. Plus tard, les Sabins revinrent prendre leurs femmes et filles.

Dans ce tableau, on trouve, à gauche, Romulus (louve sur le bouclier). Les Sabines tentent de séparer les romains (à gauche) et les sabins (à droite). La femme au centre, vêtue de blanc, est Hersilie, la nouvelle femme de Romulus. Elle tente de séparer Romulus, côté romain, de son père, côté Sabins.

Le choix d’un tel sujet tend à exalter le rôle des sabines comme agent de réconciliation. Message du tableau : la « Concorde ». David, dans le livret des Sabines, rappelle que la véritable destination des arts est de « servir la morale, et élever les âmes ».

Par ce tableau, le peintre a pu vouloir adresser un message à ses contemporains, espérant la réconciliation. On sait que David a eu l’idée de cette composition lorsqu’il était en prison.
Sur le plan stylistique, cette œuvre est emblématique : évocation du bas-relief, de la sculpture ; personnages disposés parallèlement au plan du tableau ; les poses sont figées, évoquant des poses de sculpture (suspension du mouvement). En revanche, cette peinture est très volumétrique (grâce au clair-obscur).

La tour, au fond a gauche, rappelle la Bastille ; on voit également, dans la foule, un bonnet phrygien.
Deux polémiques : l’exposition payante du tableau dans une salle, et la nudité héroïque des deux acteurs principaux. David, dans un texte appelé « Notes sur la nudité de mes héros », se justifie : « Mon intention, en faisant ce tableau, était de peindre les mœurs antiques, avec une telle exactitude, que les grecs et les romains, en voyant mon ouvrage, ne m’eussent pas trouvé étranger à leurs coutumes ». Il entend donc peindre cette scène telle que les romains auraient pu la peindre, et donc en recourant à la nudité héroïque.

Son exposition payante déclencha une violente controverse. David prétend que Zeuxis, dans l’antiquité, s’était enrichi grâce à son œuvre, avant d’offrir son tableau à la patrie.

Cette toile fut exposée au Louvre pendant 5 ans ; ce fut un immense succès. David en oublia sa promesse implicite d’en faire un don à l’état ; il la vendit au Louvre, en 1819, pour 100 000 francs.
A la même époque, on trouvait différents groupes de peintres révolutionnaires :

Les Barbus : Jean Broc (L’école d’Apelle, 1800, Louvre ; considéré comme le manifeste des Barbus), par ex. Ils portaient la barbe et parfois même la toge, en référence à l’antiquité. Les couleurs, chez les barbus, sont moins intenses, moins saturées.

OSSIAN, « L’HOMÈRE DU NORD »


En 1773, le poète James McPherson publie l’édition intégrale des poésies d’Ossian. L’auteur nous dit qu’il a retrouvé et réuni des poèmes rédigés par un Barde Gaélique du IIIe s. Mais ce sont des faux : il a écrit lui-même ces textes. Les textes eurent un succès énorme, même si le mensonge fut découvert.

Les raisons de son succès varient selon les pays. Ses poésies permettaient d’évoquer un monde primitif, barbare, obscur. Cette atmosphère nordique fut très appréciée, ainsi que le côté épique.

Bonaparte fut un des grands admirateurs d’Ossian.
Girodet, L’apothéose des héros français, morts pour la patrie pendant la guerre de la liberté : mélange de personnages contemporains et de personnages empruntés à Ossian.
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