L’environnement : des problèmes de proximité à un problème global





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Les vidéos sur le changement climatique

Les professeurs ont été attentifs lors du visionnage des vidéos et ils prennent systématiquement des notes. Cependant, ils n’ont pas compris la première vidéo sur la biodiversité et le cycle naturel. Sagissant principalement d’adultes, nous n’avions pas donné d’explications au préalable. Nous leur avons donc fait revisionner la vidéo en expliquant chaque séquence et vérifiant s’ils ont bien compris étape par étape.

« La biodiversité est très utile pour le monde, la vidéo est facile pour apprendre » Indumathi, 11 ans

« J’ai appris la biodiversité. Je trouve le cycle naturel utile pour mes élèves » Uma, professeur

Concernant les vidéos sur le changement climatique, après deux visionnages, ils ont parfaitement compris le danger des activités humaines sur l’environnement.

« Tout le monde utilisent des véhicules et ils affectent le monde, c’est à cause de ça qu’il y a le changement climatique » Robert, 13 ans

« Il y a 50 ans, le monde était plus sain. Maintenant, il y a beaucoup de véhicules, de produits chimiques et on utilise beaucoup de mauvaises énergies. De plus en plus d’activités humaines détruisent la planète » Sarala, professeur

  • Les masques

Nous avons décidé de mettre plus de sens à l’activité des masques en les réutilisant lors d’un jeu représentant la chaine alimentaire et ses composants afin d’expliquer qu’il existe un équilibre naturel et un cycle. Nous avons donc constitué trois groupes : les végétaux, les herbivores et les carnivores.

Lors de la réalisation, les professeurs n’étaient pas à l’aise avec le fait de dessiner un animal. Après une quinzaine de minutes, nous avons proposé des images de ces animaux afin qu’ils puissent les reproduire de la manière dont ils les percevaient. Nous avons remarqué que cette difficulté est moins connue des enfants qui savent davantage solliciter leur imagination.

Le jeu s’est ensuite bien déroulé, les professeurs et les élèves ont su reconstitué la chaîne dans un premier temps. Puis, nous avons éliminé l’arbre afin d’illustrer la déforestation et ses conséquences par la suite sur la chaine. Après plusieurs exemples, les professeurs et enfants ont parfaitement compris le fonctionnement de ce cycle et l’importance de le protéger. Ils ont également identifié certaines activités humaines néfastes pour l’environnement.

Les professeurs sont majoritairement intéressés pour la réalisation de ce jeu dans leur classe. Ils pensent qu’il s’agit d’un bon outil de compréhension.

« J’ai bien aimé le jeu des masques, c’est une activité utile. J’ai appris le cycle que je ne connaissais pas avant » Robert, 13 ans

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  • Le quizz « Qui suis-je ? » et sa vidéo

Pour la description de l’activité, se référer à l’annexe 2.

Les professeurs et les élèves ont été très attentifs lors de cette activité. Ils ont bien écouté les vidéos des animaux menacés ainsi que les activités humaines par lesquelles ils sont mis en danger. Ils ont pris des notes sur chaque animal et ont posé des questions sur les activités humaines.

Avant de commencer le quizz, nous leur avons présenté la carte du monde. Les professeurs et les élèves connaissaient seulement l’Inde et l’Asie. Nous avons resitué chaque continent ainsi que quelques pays.

Les cartes quizz étant en anglais, l’animateur-traducteur anglais-tamoul s’est chargé de les traduire et de les lire. Dans l’ensemble, ils ont bien reconnu chaque animal et ont correctement su les replacer dans leur milieu sur la carte.

L’animation a été apprécié aussi bien des élèves que des professeurs.

« J’ai appris pour quelles raisons les animaux sont tués. La vidéo et le jeu sont très utiles pour apprendre. C’est un bon moyen pour mes élèves. » Vijaya, professeur

« J’ai appris quels climats et quels animaux il y avait dans chaque continent. Je vais pouvoir transmettre ces connaissances à mes élèves. » Sundari, professeur

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  • Le schéma

Pour ce camp, le schéma de l’effet de serre a été modifié, simplifié. Il a fallu plusieurs explications pour que les élèves et les professeurs comprennent le rôle de chacun des phénomènes (couche d’ozone, effet de serre).

  • Le jeu de l’oie

Pour ce jeu, il y avait 5 professeurs et 3 élèves. Nous les avons divisés par groupe de deux afin de former 4 équipes en nous souciant de mettre un enfant dans chacune d’elle.

Nous avons pu constater que les vidéos sur le changement climatique ont été parfaitement comprises. Dans l’ensemble, ils ont correctement répondu aux questions.

« Le jeu est très intéressant. Je vais pouvoir apprendre des choses sur le changement climatique aux enfants de mon village. » Suresh, professeur

« Ce modèle de jeu est intéressant pour apprendre aux élèves » Indhumathi, 11 ans

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  • Les origamis

Nous avons montré aux élèves et aux professeurs des pliages de trois animaux menacés visionnés précédemment dans l’activité du quizz « qui suis-je ? ».

Cette activité a beaucoup plus intéressé les élèves que les professeurs abandonnant très vite s’ils n’y arrivaient pas. Les professeurs n’ont pas trouvé un réel intérêt à transmettre cette activité à leurs élèves.

Un enfant arrivait bien à reproduire correctement les pliages. Je lui ai donc demandé d’expliqué aux professeurs et aux élèves. Il était fier de leur montrer étape par étape l’élaboration de l’origami.

  • Dessine-moi la biodiversité

Les élèves et les professeurs ont parfaitement su reproduire le milieu dans lequel évolue chaque animal.

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  • Cris d’animaux

L’activité n’avait pas d’intérêt particulier. Ils se sont bien prêté au jeu, se fut un bon moment de détente et de rigolade.

  • Land-Art

Le principe du land-art est de constitué un tableau, une œuvre avec des matériaux de la nature.

Ils ont d’abord collecté tous types d’objets (feuilles, fleurs, cailloux…). Chacun à créer une œuvre avec les matériaux de bases qu’ils ont retravaillé de façon artistique.

Les tableaux représentent bien la nature et ont tous une signification (fleurs, animaux etc…).

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Conclusion

Lors de ces deux camps, nous avons sensibilisé les enfants et les professeurs d’école du soir sur les thématiques du changement climatique et de la biodiversité. Les outils que nous avons utilisé ont donc été évalués et validés par l’ensemble des professeurs et des enfants. Ces activités pourront donc être réutilisées par d’autres animateurs et ailleurs car elles permettent la compréhension de ces problèmes environnementaux par les enfants. Ainsi, ils peuvent par la suite imaginer des solutions pour améliorer la situation. Ils s’engagent alors à changer leur comportement et ceux du village.

C’est d’ailleurs un point important que nous ayons retenu lors de ces camps. La jeunesse indienne se sent beaucoup plus concernée et impliquée par les problèmes de société. Elle est actrice de son futur.

Les enfants indiens : véritable acteurs sociaux

Nous avons été interloquées par la richesse de la réflexion des enfants rencontrés dans les camps. En effet, lors des activités, les enfants mettaient systématiquement un sens derrière leurs créations. Ils reliaient leurs œuvres avec le contenu éducatif diffusé précédemment. Pour eux, c’était une réelle évidence.

De plus, nous étions surprises de découvrir qu’après chaque activité, un temps était accordé à chaque enfant pour qu’il puisse s’exprimer sur sa création et sa signification. Ce temps est primordial pour que l’enfant puisse se sentir réellement impliquer et valoriser. Lors de ces moments, chaque enfant suit son raisonnement propre et logique. Il exprime son point de vue aisément. Leurs explications sont riches, développées et réfléchies. Ils arrivent, en effet, à exprimer très distinctement leurs idées sur leurs créations mais aussi sur les activités qui ont été proposées. Chaque enfant est capable d’expliquer les intérêts qu’il a trouvés à l’activité. Les redites entre les enfants sont rares.

Enfin, ils se servent immédiatement des connaissances acquises. Ils cherchent systématiquement à les transposer dans leur quotidien en trouvant des solutions concrètes pour préserver leur environnement. Ils trouvent alors des actions individuelles mais pas seulement. Ils réfléchissent aussi à changer les mentalités des personnes de leur entourage. Leurs idées d’actions impliquent aussi le collectif. Ils se sentent acteurs des changements au sein de leur village et de leur futur. Par exemple, Suresh a 13ans et il propose de « ne pas brûler le plastique mais le recycler. Collecter le plastique dans le village et celui d’à côté pour faire une pétition pour le chef du village. Ils vont lui emmener la collecte et lui dire qu’ils en ont marre et qu’il doit trouver une solution. »

Cette capacité d’engagement et d’implication des enfants est permise dans la société indienne car dès le plus jeune âge, les enfants sont davantage écoutés. Les parents sollicitent leurs enfants pour qu’ils donnent leur point de vue. Leurs opinions sont considérés comme importantes car ce sont eux qui construiront le monde de demain.

Ce système de penser l’enfance et la jeunesse, nous a donc interpellé et permis de remettre en question notre propre fonctionnement en France.

Notre constat est qu’en France, la place de l’enfant est tout autre. On chercher à le protéger du monde des adultes et de ses réalités. On préfère le laisser vivre dans une insouciance. De plus, peu de crédit est accordé à sa parole et à celle de la jeunesse. On n’accorde peu de temps de réflexion et de paroles pour exprimer leurs opinions à l’école comme en famille. L’enfant est vu comme un être en devenir et non comme une personne à part entière.

Malheureusement, cette façon de considérer l’enfant ne mène pas à un développement des consciences et une implication future réelle. Nous savons que des choses sont à changer pour un monde meilleur mais nous n‘avons pas la volonté de le faire et nous ne pensons pas avoir les cartes en main pour y arriver. Nous n’osons pas nous impliquer réellement dans des luttes qui nous semblent juste. Nous ne nous sentons pas directement concerné par le changement alors que nous sommes la clé du futur car le monde de demain nous appartient.

Ce constat, nous l’avons également trouvé dans la collection interculture d’INDP. Dans l’ouvrage, « Touchées par les intouchables », nous retrouvons l’idée que l’implication des enfants et de la jeunesse est plus grande en Inde : « Pour ce qui est des enfants Dalits, leur implication dans les techniques et processus de développement est considérable. Ils sont très actifs au sein de leur village, se regroupent, discutent, échangent, prennent des décisions et font évoluer les choses pour leur communauté. »

«En Europe, on a trop tendance à voir les enfants comme des adultes en devenir, et non comme des personnes en capacités de réfléchir, échanger et mener des actions. Les personnes que nous avons rencontré en Inde place l’enfant au cœur du processus, le considère comme un acteur à part entière. »

Après cette prise de conscience, il est donc important de monter des actions dans nos vies professionnelles qui prendront en compte cette nouvelle perspective d’aborder l’enfance et la jeunesse. Il faut valoriser son expression et favoriser son implication en la considérant comme une voix forte car le futur est entre ces mains.

Annexe 1 : Les masques

Description de l’activité

Nous leur proposons une activité créative sur le thème de la biodiversité. Ils doivent relier les connaissances acquises au préalable et leur création.

Dans le premier camp, nous leur avons simplement demandé de dessiner la biodiversité. Les masques étant trop généraux, nous avons centré la réalisation sur le cycle et l’équilibre naturel de la biodiversité, dans le deuxième camp. Nous les divisons alors en trois groupes :

  • Les producteurs : herbes, arbres, plantes, etc…

  • Les herbivores : chèvre, singe, éléphant, etc…

  • Les carnivores : lion, serpent, tigre, etc…

Chaque groupe doit fabriquer un masque selon la famille auquel il appartient. Une fois les masques réalisés, nous leur avons proposé de se mettre en cercle et reformer le cycle naturel afin de mieux comprendre son importance. Nous supprimons donc un élément, le cercle est brisé, l’équilibre est bouleversé.

Objectifs

  • Permettre d’évaluer leurs acquis sur la biodiversité

  • Illustrer leurs nouveaux savoirs à travers une activité plus ludique

  • Obtenir une synthèse globale des bases fondamentales à travers les explications de leur création mises en commun

  • Développer l’expression par la créativité manuelle

  • Comprendre le cycle, l’équilibre naturel

  • Prendre conscience de son importance sur Terre

Matériels

  • Assiettes en carton

  • Pinceaux

  • Peinture

Annexe 2 : Le quizz « Qui suis-je ? »

Dans le premier camp, nous n’avons pas pu faire le jeu à cause de l’absence d’un traducteur anglais-tamoul.

Dans le deuxième camp, nous leur avons fait visionner un montage vidéo de 20min regroupant 12 animaux menacés de différents continents, classés par milieux (forêt, savane, polaire, marin). A la fin de chaque séquence, la vidéo montre en image par quelles activités humaines ils sont victimes.

Une fois la vidéo visionnée, nous vérifions ce qu’ils en ont retenu par 12 cartes quizz concernant chaque animal (description, pourquoi il est menacé et combien il en reste sur Terre). Une fois l’animal identifié, nous leur remettons une image de celui-ci qu’ils doivent placer sur la carte du monde (il est important de redéfinir chaque continent, les enfants ont de bonnes connaissances sur l’Asie mais moins sur le reste du monde).

Objectifs

  • Identifier grâce aux vidéos visionnées précédemment, l’animal, son milieu et sa position géographique.

  • Acquérir des connaissances sur certains animaux menacés et prendre conscience qu’ils sont en danger à cause des activités humaines

Matériels

  • Cartes quizz

  • Images des animaux menacés

  • Carte du monde

Annexe 3 : Le jeu de l’oie

Description de l’activité

Nous avons réalisé sous la forme d’un jeu de société, une évaluation des connaissances sur le changement climatique. Ce jeu comporte des questions par catégorie (climat, atmosphère, activités humaines). Les enfants sont divisés en quatre équipes et doivent donc se concerter pour donner leurs réponses.

Objectifs

  • Organiser une cohésion de groupe

  • Vérifier les connaissances acquises sur le changement climatique

Support

  • Plateau de jeu

  • Cartes questions

  • Dés

  • Pions
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