Bibliographie Textes fondamentaux





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Quelles traces la seconde guerre laisse-t-elle dans la sphère culturelle de l’après guerre ? Comment la culture de guerre contribue à façonner les générations suivantes.

Une guerre des mémoires se met en place à la suite du conflit, dans tous les pays, vainqueurs et vaincus. Tout acte politique fait alors référence à la culture de guerre. Le PCF en France invente un mythe sur la résistance communiste, le parti des 75 000 fusillés, exagérant la contribution des communistes en vie humaine à la cause de la Libération. De l’autre côté, les gaullistes mettent en avant une approche résistantialiste, faisant de Vichy une parenthèse dans l’Histoire républicaine alors qu’elle a durablement effondré le régime républicain. Les jeunes générations vivent dans le souvenir d’un conflit qu’ils n’ont pas connu et qui leur est présenté sous une forme mémorielle et non historique : la révolte de mai 1968 est aussi celle de la jeunesse contre un homme vénérable et fatigué, qui incarne dorénavant le passé, De Gaulle. Il faut également trouver à la genèse de l’extrême droite la mémoire vichyste, un courant pétainiste très réactionnaire dont les avatars répondent au nom de Faurrisson, entre autres. La guerre façonne la culture nationale à venir : en Allemagne, en 1988 encore a lieu une querelle entre historiens allemands autour de E.Nolte, qui soutient la thèse selon laquelle l’extermination des juifs aurait été une réaction à l’existence du Goulag côté soviétique. Faute d’avoir pu éliminer les Soviétiques, les nazis auraient cherché à détruire les juifs. De plus, cette action a été menée par la SS et quelques officiers extrémistes, pas par le peuple allemand. Il faut attendre des historiens comme C.BROWNING ou O.BARTOV pour souligner les implications de la Wehrmacht dans cette politique, et la responsabilité du peuple allemand dans le génocide. En Italie certains livres et films réveillent de vieilles blessures après guerre et suscitent de vives controverses, comme la La Stratégie de l’araignée (1970) de Bertolucci, inspiré de Borges et du thème du traître et du héros. Le film décrit l’itinéraire d’un héros revenant au pays natal pour y retrouver les traces de son père qui comme lui s’appelait Athos Magnani. Il a été assassiné par les fascistes pendant la guerre ; ce « héros de la résistance » était en fait un lâche et un traître, mais qui n’avait pas la passion du spectacle. Il a mis en scène chaque détail de son exécution pour partir en beauté, et laisser une image de gloire pour faire oublier l’infamie.

Les cultures de guerre élaborées au cours du second conflit mondial influencent durablement la société d’après guerre, notamment la mémoire du génocide juif : il est à l’origine de la législation internationale et, entre autres, de la création de l’Etat israélien. P.Levi, G.Semprun, R.Anthelme ou I.Kersetz apportent des témoignages qui rappellent durablement la grande faute des Occidentaux alors. Les notions de génocide (Lempkin, 1944), de crime contre l’Humanité, sont issues de cette culture de guerre.

Côté occidental cette culture de guerre créée en réaction aux fascismes fait naître une idéologie fondée sur la paix et l’indépendance ; d’une certaine manière elle est à l’origine des mouvements indépendantistes qui fleurissent en Asie puis en Afrique du nord dès la fin de la guerre.

Côté soviétique, la culture de la Grande Guerre patriotique permet en apparence de ressouder un peuple hétérogène et désuni, et surtout érige l’URSS en modèle anti-colonialiste et démocratique : à tout jamais ils restent la puissance qui contribua à libérer les camps de la mort.
III- Guerre et culture, cultures de guerres au temps de la guerre froide : la culture est le prolongement de la guerre froide par d’autres moyens
Les combats idéologiques et culturels sont l’expression la plus intense de la guerre froide, ce qui amène certains spécialistes à parler de « culture de guerre froide » : la vérité n’est plus la fin recherchée, elle est sacrifiée à la cause, à la politique. Pendant cette période, Américains et Soviétiques pilotent, influencent, financent les mouvements, associations, journaux qui prennent naissance des deux côtés.
1)Regards vers l’est …
Les communistes créent des sections de propagande des partis communistes, des services de presse des ministères, organisent des ambassades dans les pays amis ou non. Ils mettent en avant des vedettes, écrivains, journalistes, artistes, musiciens, journalistes,… Les écoles, associations, médias, institutions culturelles, meetings sont utilisés pour diffuser ce message. L’ennemi est définir comme le « business Barberentum », le barbare capitaliste défini par Alfred Kurella dans Est et Ouest. Des organisations de façade se mettent également en place : associations d’étudiants regroupées dans l’Union internationale des étudiants, associations de jeunes regroupées autour de la Fédération mondiale de la jeunesse démocratique, syndicats ouvriers de la Fédération syndicale mondiale, association internationale des juristes démocrates… Littérature, art, cinéma ont pour unique mission de « lutter pour la paix ». En 1950-1951 le peintre A.Pizzanato intitule son œuvre « tous les peuples veulent la paix » ; il y montre des travailleurs dressés contre des canons. En 1951, Picasso et Eluard réalisent ensemble un livre, le visage de la paix, tiré à 2250 exemplaires. Des concours sont organisés sur le thème de la défense de la paix. Sous couvert d’une culture de l’anti-guerre, le régime peaufine sa stratégie d’expansion et sa propagande à l’échelle mondiale. Au Congrès mondial des intellectuels pour la paix, en 1948, sont présents Picasso, Eluard, Fernand Léger, Vercors, Ilya Ehrenbourg. L’appel de Stockholm pour la mise hors la loi des bombes atomiques s’inscrit dans ce tempo : 700 millions de signatures sont récoltées, dont 115 en Union soviétique. Le modèle communiste accapare le thème de la paix : en 1950 à Berlin est, les autorités font enlever des affiches de l’église évangélique en faveur de la paix. Ce thème de la paix se prolonge par la coexistence pacifique (évoquée par Staline dès 1952, ou par Leontiev). Les jeunes sont au cœur de la démarche, de gigantesques manifestations les réunissent autour des intellectuels comme à Berlin est en 1951 (1,5M de jeunes) : au programme musique, drapeaux de tous les pays, danse… Le délire atteint son comble pendant la guerre de Corée, universitaires, artistes, écrivains établissent un parallèle entre les bombardements et les incendies qu’ont subi les villes russes durant la 2°GM et ceux que connaît la Corée par suite de l’agression des impérialistes… Ils accusent même en 1952 les Américains de recourir à des armes bactériologiques : au lendemain de la nomination de Ridgway accueilli à Paris, l’Humanité titre « Paris ne tolérera pas de criminel de guerre à Paris » quand Picasso peint Massacres en Corée à Vallauris. Le battage médiatique fait autour de l’exécution des époux Rosenberg témoigne de la vigueur de cette culture de guerre froide : beaucoup s’insurgent parce qu’on tue deux innocents. L’Histoire a montré depuis que les deux espions avaient vendu des secrets nucléaires à l’ennemi.
2-Et à l’ouest ?
Les Américains ne sont pas en reste : le secrétaire américain au commerce R.Harriman recommande le renforcement et le développement du programme d’information destiné à l’étranger : « la radio est le seul moyen de franchir les frontières qui sont barricadées contre la vérité » affirme-t-il alors au Monde en octobre 1947. L’USIA est instaurée pour défendre les valeurs de l’Occident : en Allemagne le général Clay fait diffuser des photographies où l’on voit Staline et Molotov pactiser avec Hitler et Ribbentrop : le blocus de Berlin accentue la campagne de mobilisation anti-communiste. Le pont aérien est un immense succès de propagande. Comme côté est, ils organisent des congrès, festivals de la culture, associations de défense, radios, publications, diffusent des tracts, non pas comme à l’est en un front uni, mais en ordre dispersé, par initiatives individuelles. La religion chrétienne s’insère dans ce créneau par anti-communisme viscéral (mouvement Pax Christi, condamnation par le Saint Office en 1949 du communisme athée). On entre dans une phase ressemblant à une croisade religieuse et morale. Ne voulant pas reproduire les erreurs de 1938, les Occidentaux s’attaquent au pacifisme communiste : en Italie Alcide de Gasperi confie au Ministre de l’éducation Gonella la mission de mettre sur pied une contre-propagande.

C’est à l’époque de la guerre de Corée que l’on voit apparaître cette affiche sur le danger communiste, représentant ce dernier sous la forme d’une araignée rouge dont les pinces s’étendent sur la Corée du sud. Les revues anticommunistes fleurissent : le journaliste américain Melvin Lasky installé à Berlin fait paraître en plein blocus la revue Der Monat se présentant comme le phare de la Liberté. Les Etats-Unis répliquent au mouvement communiste international en organisant une Conference for world Peace, et un American committee for cultural freedom. Ils réunissent des intellectuels comme Benedetto Croce, Karl Jaspers, J.Maritain, A.Koestler, D.de Rougemont. En Suisse, la revue Défense de l’Europe de Baumgartner se présente dès sa fondation en 1948 comme une « revue d’action anti-communiste ». Parmi les thèmes sur lesquels insistent ces penseurs, l’existence de camps de concentration en Union soviétique. Ils mettent enfin sur pied, en 1952, un Festival des arts, publient de brochures, organisent des meetings, des semaines d’études, des colloques. Ils envoient des messages et adresses à des personnalités, à des institutions. La guerre froide stimule la réflexion et la politisation des masses.

Mais le meilleur allié de la cause américaine reste le cinéma : entre 1949 et 1952 une trentaine de films sur le communisme arrivent en Europe directement des studios américains, suscitant parfois une violente réaction : à Rome où 2 cinémas diffusant Iron Curtain ( le Rideau de fer) de W.Wellman sont détruits par les flammes. Ils dominent partout le marché en Allemagne, aux Pays Bas, en Belgique, en Grèce, même en Italie et en France. Parfois les Américains « révisent » d’anciens films : distribué en Allemagne, Casablanca (datant de 1942) est ramené à 80 minutes au lieu de 120 ; toutes les références à la collaboration entre Hitler et Vichy ont été effacées, et le résistant V.Laszlo est transformé en physicien atomiste norvégien.

La culture du monde libre repose sur des héros rendus universels par la grâce du cinéma : westerns de J.Ford mettant en lumière J.Wayne, dessins animés de Walt Disney, bande dessinée et notamment comics mettant en scène des superhéros (Superman, Tarzan, Popeye). Les studios holywoodiens produisent alors 360 films par an, mais ce n’est pas le seul média utilisé : le disque et la radio relaient les salles obscures : le micro-sillon est diffusé en 1948, le transistor en 1954. La CIA elle-même est aussi à l’origine d’une vingtaine de magazines possédant des bureaux dans 35 pays, disposant d’un service de presse et d’information, organisant des concerts, des expositions, des conférences et des colloques afin de séduire une intelligentsia jugée trop sensible à l’attrait intellectuel du bloc de l’est. En 1946, les accords Blum Byrnes prévoient la liquidation d’une partie de la dette française à l’égard des Etats-Unis en échange d’un engagement à ce que toutes les salles soient ouvertes aux salles américaines sauf une semaine par mois. Revus en 1948, ils prévoient néanmoins la distribution de 121 films américains doublés par mois.

Les Occidentaux ne lésinent pas non plus sur les rumeurs, inventant des complots contre la sécurité de l’Etat, surfant sur le succès des romans policiers ( penser à John le Carré), accusant les communistes dans les pays démocratiques de fomenter des attentats, des sabotages, … Les affiches communistes sont censurées, les pamphlets interceptés, les voitures radios confisquées, les orateurs communistes étrangers expulsés. En France, de 1950 à 1955, le député et journaliste Jean Paul David informe ses auditeurs sur es méfaits du communisme via les ondes de l’ORTF. Son équivalent en Allemagne est le RIAS ; en Espagne, Radio Madrid diffuse des émissions ultra-réactionnaires en polonais et en roumain. A l’est de l’Europe des émissions en langue nationale réalisées par des émigrés sont également diffusées : Radio Free Europe se spécialise sur ce créneau à partir de 1950

Les publications destinées à la jeunesse se multiplient également après 1948 ce qui inquiète les démocrates chrétiens (limitation en 1949 des comics au profit de la BD franco-belge pour s’opposer à l’arrivée de super-héros américains comme Captain America dans les comics Marvel : « prenez garde, communistes espions, traîtres et agents de l’étranger ! Captain America (…) est à votre recherche ». Aragon dénonce une littérature d’invasion : « dans le domaine littéraire comme ailleurs, il ne faut pas que triomphe le coca-cola sur le vin. » Le jazz est également, et surtout à l’est, le plus fidèle ambassadeur de la culture anglo-saxonne : Willis Conover, qui annonce les programmes sur les ondes de la Voix de l’Amérique, est l’une des voix les plus populaires de l’autre côté du rideau de fer. Même Chostakovitch a composé des suites de jazz en 1938. Cette habitude d’écouter de la musique facilite ensuite la pénétration du rock dans les années 1950 : le danger est alors pris très au sérieux par les autorités ; au sein du komsomol, des « brigades de la musique » chargées d’anéantir les réseaux clandestins de diffusion à travers le pays sont créées. Cette « musique du diable », « dégénérée », « lascive » séduit et entraîne une mode vestimentaire qui s’étend à l’est : jeans et blousons de cuir deviennent des objets de culte. Les pays communistes sont également touchés par la Beatlesmania en 1963-65 et par toutes les formes de music pop. Les groupes aux intentions pernicieuses sont encore recensés et interdits théoriquement en boîte de nuit jusqu’en 1985 : les Sex Pistols car ils font l’apologie de la violence, Tina Turner (pour débordement sexuel) et même Julio Iglesias. Cette culture anglo-saxonne réussit à se rendre irrésistible et a contribué à la dislocation idéologique de l’ouest.
IV-La culture de guerre dans le monde désenchanté de l’après communisme.
En 1988, Arbatov, conseiller privé de Gorbatchev, fait cette confidence prophétique à un ambassadeur américain alors qu’il sait la fin prochaine de l’URSS: «  nous allons vous faire une chose terrible : nous allons vous priver d’ennemi ». La culture de guerre froide est-elle morte avec l’effondrement des espoirs à Berlin en 1989 et la fin de l’URSS en 1991 ?

La guerre froide et sa culture survit, dans quelques espaces et ponctuellement : Cuba et la Corée du Nord se vivent encore comme des Etats communistes encerclés par un ennemi menaçant ; ce sont d’ailleurs les deux seuls Etats qui ne tolèrent aucune émigration depuis leur territoire.

Si 2 Etats sont restés dans une culture de guerre depuis cette période, il s’agit de la Chine et des Etats-Unis : la République populaire de Chine est le pays au monde qui augmente son budget militaire dans les proportions les plus considérables : Pékin a annoncé une hausse des dépenses de l'armée de 17,7% en 2001, ce qui les porte à 141 milliards de yuans, soit 19 milliards d'euros ou 120 milliards de francs. Les experts occidentaux estiment que les dépenses militaires réelles sont "deux à trois fois plus élevées que les chiffres officiellement avoués" (Le Monde, 07/03/2001). Cette progression brutale est la plus forte observée depuis vingt ans, et elle constitue la treizième hausse consécutive qui dépasse les 10 %. A l'inverse de l'Europe qui désarme et rogne sur ses budgets militaires, la Chine effectue donc un effort de réarmement et d'accroissement massif de sa puissance militaire, supérieur à celui de l'Allemagne entre 1933 et 1940 et à celui des Etats-Unis après Pearl-Harbor. Début mars 2008, Pékin annonçait mardi la vertigineuse progression de son budget militaire, de près de 20 % avec 39 milliards d'euros. La nouvelle intervient au lendemain de la publication d'un rapport du Pentagone, qui réitérait ses inquiétudes face au manque de transparence des comptes de la Défense chinoise. Leur première est principale cible est Taiwan, qu’ils ne peuvent reprendre qu’en douceur pour ne pas ruiner une économie florissante.

Les Etats-Unis sont assurément la puissance martiale par excellence : plus de la moitié du budget militaire mondial, des projets grandioses comme le bouclier anti-missile rêvé par Reagan relancé par G.W.Bush, face à un adversaire Chinois dont la démographie est la principale chance. Une frappe nucléaire aurait une portée plus « limitée ».

La nouvelle position américaine est la suivante : si la Chine rompt la pax americana dans le Pacifique, ce sera un casus belli. L'administration Bush entend que la Chine reste une "puissance intermédiaire", comme l'Inde ou le Japon. Or, les Américains ont commencé à passer à l'offensive : on se souvient du bombardement "accidentel" de l'ambassade chinoise à Belgrade, qui était destiné à tester le niveau de riposte de Pékin, d'après les services secrets italiens. Ils ont accusé la Chine d'aider technologiquement ce "rogue State" (Etat voyou) que constitue l'Irak, ce qui est probablement une accusation fondée. Ils envisagent de vendre à Taiwan des frégates anti-missiles munies du système radar Aegis, (à la suite de la vente par la France des frégates La Fayette), ainsi que des missiles (pour contrer les récentes fusées M9 et M11 pointées par la Chine sur sa côte méridionale), qui rendraient difficile une attaque contre l'île ; ils ont bloqué l'adhésion de la Chine à l'Organisation mondiale du commerce (OMC), jusqu’en décembre 2001, de peur d'être submergés par les produits agricoles chinois subventionnés.

Un autre point litigieux, assez explosif, mérite d'être mentionné : la question de la réunification des deux Corées, inévitable à long terme, du fait du désastre constitué par le régime de Pyongyang. Pour l'instant, Pékin soutient à bout de bras le régime de Kim Jong Il. Son objectif est la création d'une Corée réunifiée sous la houlette chinoise, avec un système "capitaliste autoritaire" comme à Hong-Kong. L'objectif américain est apparemment proche, mais totalement inverse : la création d'une Corée unique, puissance économique et militaire conséquente, sous hégémonie américaine. Le but des Etats-Unis est clair : intimider la Chine et la contenir par trois "révolvers" et concurrents braqués contre elle, le Japon, la Corée et Taiwan. Pékin, vis-à-vis de ces Etats essaie de jouer de l'argument de la "solidarité ethnique" des Asiatiques face aux Occidentaux.

Un autre point de friction est le Vietnam. Washington a perdu la première manche, puisque, grâce à l'aide chinoise, le Vietnam du Nord a infligé à l'Oncle Sam la première défaite militaire de son histoire. Mais les USA veulent prendre leur revanche, une revanche "pacifique", mais qui suscite l'exaspération du PC Chinois : aider le Vietnam à se "décommuniser", en faire un pays capitaliste qui revienne dans le giron américain. L'impéritie économique et les besoins financiers du régime de Hanoi vont dans le sens de la stratégie américaine, d'autant que les Vietnamiens sont historiquement très méfiants vis-à-vis des Chinois, avec lesquels ils ont connu des affrontements militaires sporadiques (victorieux pour les Vietnamiens) sur la frontière nord, après la réunification.
Mais la nouvelle guerre froide est une guerre énergétique, alors même que le réchauffement climatique ouvre de nouvelles perspectives. La science fiction rejoint le réel (cf Mad Max). Cette guerre aura lieu dans l’Arctique pour l’exploitation des nappes de pétrole et de gaz que risque de libérer le réchauffement climatique : 90 millions de barils de pétrole et 47000 milliards de m3 de gaz seraient récupérables dans les régions polaires. Selon les estimations les plus basses : l’Alaska contiendrait 30 milliards de barils, à partager entre Etats-Unis et Russie, le Groenland 15 milliards à partager entre Canada, Danemark et Norvège, la mer de Barents 7,5 milliards à partager entre Norvège et Russie. L’essentiel du gaz serait concentré en 3 sites : la Sibérie occidentale et orientale, l’Alaska et la mer de Barents.



1 Sun Tzu, l’Art de la guerre, Hachette Pluriel, 2002

2 E. Garin, l’Homme de la Renaissance, Seuil, 1990

3 A.Jouanna et alii, Histoire et Dictionnaire des guerres de religion, R.Laffont, 1998

4 R.Muchembled, l’Invention de l’homme moderne, Hachette Pluriel, 1994. Voir aussi Une Histoire de la violence, 2008

5 deux livres offrent une brillante synthèse : V.D.HANSON, le Modèle occidental de la guerre, les Belles Lettres, 1990 et J.KEEGAN, Histoire de la Guerre

6 P.LEVEQUE et Y.GARLAND, Recherches de poliorcétique grecque, de Boccard, 1974

7 CESAR, la Guerre des Gaules, Flammarion, 1993

8 G.DUBY, la Société chevaleresque, Flammarion, 1988

9 voir J.LE GOFF, in l’Histoire, juillet-août 2002, n°267, page 32sq

10 Geoffrey Parker a développé le concept de « Révolution militaire », forgé dès 1955 par Michaël Roberts au sujet des armées suédoises de Gustave-Adolphe

11 Voir sur ce point A.JOUANNA et surtout O.CHALINE.

12 Voir le Prince et l’Art de la guerre

13 Voir J.GODECHOT, la Grande Nation, Aubier, 2004

14 G. DE PUYMEGUE, Chauvin le soldat laboureur, Gallimard, 1993

15 P.NORA, les Lieux de Mémoire

16 Voir sur ce point Guerre et Culture, des deux auteurs, paru en 1994

17 F.Rousseau, la Guerre censurée. Une histoire des combattants européens de 14-18, le Seuil, point H, 2ème édition, 2003

18 C.Charle, la Crise des sociétés impériales, 2001, pp253-sq

19 article du Mouvement social portant sur la critique du livre « retrouver la guerre » de A.Becker et S.Audouin-Rouzeau. Voir controverses, « à propos du livre de S.Audouin-Rouzeau et A.Becker, 14-18, Retrouver la guerre, Gallimard, 2000 , juin 2002

20 G.Mosse, de la Grande Guerre aux totalitarismes, 1988

21 P.DAGEN, le silence des peintres, les artistes face à la Grande Guerre, 1996


22 Voir le Passé d’une Illusion



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