L’homme qu’il faut à la place qu’il faut





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STUDIO

SHAIPROD


L’homme qu’il faut à la place qu’il faut.

Un film de Matthieu Imbert-Bouchard et Cédric Dupire

DV / Couleur / 65mn / Octobre 2008


*Mostra international do filme etnografico, Rio de Janeiro, Brésil, Novembre 2008.

*7e festival de Ouidah, Bénin, Janvier 2009

*Worldfilm Tartu festival of visual culture, Tartu, Estonie, mars 2009

*Festival international Jean Rouch, Paris, France, mars 2009

*dialektus festival, Budapest, Hongrie, mars 2009

*27th international Film festival of Uruguay, Avril 2009

*Etnocineca, Vienne, Autriche, mai 2009

* Rassemblement international d’art et culture Africaine, Rovigo, Italie, juin 2009

* Projection + concert de Fadouba Oularé, Canal 93, Bobigny, France, juin 2009

* Dijon, France, juin 2009

* Musée des arts premiers, Paris, juin 2009

* Grassi Museum, Leipzig, Allemagne, juin 2009



STUDIO SHAIPROD

76, rue Philippe de Girard

75018 PARIS

http://www.studio-shaiprod.com




Contact :

Jérôme Aglibert

jai@studio-shaiprod.com

Tel : 0033 (0)6 08 71 40 16
PRESENTATION
Musicien de renommée internationale, ancien militaire français puis guinéen, père d’une

famille de 34 enfants, féticheur, chasseur de voleurs, chef de clan… On ne compte plus les casquettes qu’arbore Fadouba Oularé.

Son histoire, de Faranah à Conakry, se dessine progressivement, qu’elle soit énoncée par un griot ou évoquée par ses amis, jusqu’à sa représentation sur les peintures murales du Palais du Peuple. Une histoire puissante, surprenante, parfois tragique mais qui ne prend pourtant jamais le pas sur cet homme toujours en action. Une action qu’il mène au sein d'une réalité complexe dans laquelle coexistent musiques traditionnelles, dictature militaire, précarité, animisme...

L’homme qu’il faut…

Fadouba Oularé, autoproclamé artiste international, premier batteur d’Afrique et de Guinée, éminent chercheur de voleurs qu’il dit poursuivre à la façon d’un avion de guerre…

Dans les mains, le fétiche ou le djembé. L’un lui sert à faire sortir les voleurs, ces « panthères

Blessées », de leurs piètres cachettes, l’autre lui sert à suivre les pas du danseur, les initier, les

souligner avec finesse. Dans sa troupe, pas de djembefola de quartier, ici on tape

vraiment, on danse vraiment, chaque note de percussion à sa traduction du corps, et qui

ne l’entend pas ainsi peut retourner d’où il vient !

Le petit théâtre

Le film suit Fadouba Oularé, dans ses discours, plus ou moins improvisés mais toujours

théâtraux. La réalisation se laisse surprendre par les histoires, captées ici et là, les échanges

quotidiens, autour d’un djembé enrhumé, un voleur d’huile d’arachide, une femme tombée dans un puits.

Des histoires quotidiennes, simples, parfois surréalistes tant elles évoquent les croyances locales.

Au cœur, Fadouba est là, il « ne fatigue pas », toujours à l’écoutes, prêt à tendre la main pour résoudre les problèmes des autres.

C’est le petit théâtre de l’existence, au rythme d’un village, dont Fadouba semble être le père de tous les enfants.

A la place qu’il faut…

Comme des ponctuations à son grand récit désordonné, Fadouba Oularé livre les détails d’une vie passée, et quelques lignes de l’histoire mêlée de son pays à celle de la France. Il y a été pour la France. En Indochine. En Algérie. Débroussailler dit-il. Et la guerre encore, il y a peu, à la frontière du Sierra Leone. Tout, alors, n’est plus que sourire et musique, le discours se teinte de gravité ou d’amertume.

Le portrait de cet homme complexe, se dessine en creux, comme les peintures du Palais du peuple, où il se reconnaît en guerrier. Le spectateur refait le puzzle, grâce aux mots de ses amis, d’un Griot, d’un ministre, et découvre, en partie seulement, un homme respecté, reconnu, qui ne laissera tomber ni sa famille, ni son pays, ni son continent.



EQUIPE
Réalisation : Cédric Dupire / Matthieu Imbert-Bouchard

Montage : Charlotte Tourrès

Montage son : Carole Verner

Mixage son : Xavier Thibault

Prise de vue : Cédric Dupire

Médiation : Ousseynou Camara

Production : Jérôme Aglibert

BIOGRAPHIE DES REALISATEURS :






Debuté en 2005 suite à une rencontre avec les musiques traditionnelles du Rajasthan et la réalisation du film Musafir, le travail cinématographique de Cédric Dupire interroge le lien qui unit la musique et son environnement.

En 2008, son deuxième film autour de cette thématique voit le jour avec L’homme qu’il faut à la place qu’il faut. Un film encré dans le réel qui, à travers son personnage principal Fadouba Oularé, donne à la musique une dimension aussi bien révolutionnaire que magique.

En 2009, avec We Don’t Care About Music Anyway… , il s’intéresse aux musiques radicales et innovantes de la scène underground de Tokyo. Cette troisième réalisation développe une approche sensorielle dans laquelle les sons de la ville et la musique des protagonistes du film se confrontent.
Filmographie :

*Musafir, 84’, DV, 2005.

Prix Fatumbi au Bilan du film ethnographique, Musée de l’Homme, Paris, 2005

Premier prix dans la catégorie arts, Sole Luna, Palerme, Italie, 2005

*L’homme qu’il faut à la place qu’il faut, 65’, DV, 2008.

*We Don’t Care About Music Anyway…, 80’, HDV, 2009.


Matthieu Imbert-Bouchard est né à Paris. Il a commencé à apprendre la musique africaine à l’âge de 16 ans. Depuis 10 ans, il part tous les ans en Afrique de l’ouest pour parfaire ses connaissances auprès de ses maîtres. Quand il rencontre Fadouba Oularé en 2004, l’idée de faire un film sur lui jaillit.

Depuis six ans, Matthieu s’est concentré sur l’apprentissage du Kamalen goni auprès de son ami et maître «Vieux Kanté ». Aujourd’hui décédé, Matthieu aimerait lui consacrer son prochain film.
Filmographie :

*L’homme qu’il faut à la place qu’il faut, 65’, DV, 2008



Fadouba Oularé, Biographie

Fadouba Oularé est né en 1936 dans le Sankaran, à Koumandi Barnatou, dans la sous-préfecture de Bendou Cérékor, à 40 km de Faranah.
Dès son plus jeune âge, ses proches sont allés consulter un sorcier. Il apprirent alors que Fadouba allait devenir un grand batteur et qu'il allait faire le tour du monde.

A l'âge de 15 ans, Fadouba était déjà le meilleur batteur des alentours, on lui prêtait un don de dieu. Sa réputation s'agrandit rapidement. Dans tout le canton, puis la région, jusqu'à la capitale.
A l’âge de 15 ans, Fadouba s’enrôle dans l’armée afin d’assurer un revenu pour sa famille. A cette époque l’armée guinéenne est réquisitionnée par l’armée française et Fadouba part combattre pour la France en Indochine, en 1951, puis en Algérie en 1958.
En 1959, juste après l'indépendance de la Guinée, Sékou Touré et Fodeba Keita décident de créer un ballet réunissant les meilleurs artistes du pays : « Les ballets Africains », l’emblème de cette culture retrouvée, le symbole de cette fierté d’être noir.

Les répétitons avaient déjà commencé et les ballets allaient bientôt partir en tournée mais ils leurs manquait encore le chef des batteurs.

C’est ainsi que Fadouba fut convoqué à Conakry pour participer à l’audition.

Quelques heures plus tard Fadouba était nommé chef des batteurs et s'envolait avec la troupe pour la France, puis ce fut la Bulgarie, la Suisse, les Pays Bas, l’ Algérie, le Maroc, l'Union Soviétique, la Chine , DDR, RFA, Congo, le Burkina Faso, la Tanzanie, le Vietnam, la Corée, le Japon et les Etas Unis.

En 1961, il intègre le Ballet de l'Armée en tant que premier batteur.

En 1964, est crée le Ballet Djoliba dans lequel Fadouba recrute Mamady Keita et il décide de donner sa place à Famoudou Konaté en 1965 au sein des Ballets Africains.
En 1980, les portugais tentent d’envahir la Guinée via la Guinée Bissau. Fadouba participe aux combats. De 1980 à 1986, il garde la frontière du côté de kondara.

En 1991, il est libéré de ses obligations militaires et reprend le tambour à Faranah. En 1995, il est rappelé pour lutter contre les incursions de rebelles Sierra Léonais dans la région de Faranah.
Outre cette carrière d’artiste et de militaire, Fadouba est également un chasseur de voleur très réputé dans le pays. Pendant près de 20 ans, il avait pour mission de rechercher les voleurs pour le compte de l’armée. C’est ainsi qu’à l’aide d’un gri-gri très puissant, il sillonnât la Guinée à la recherche des voleurs.
Fadouba séjourne aujourd’hui à Faranah, dans sa concession, au milieu de ses trois femmes et de ses 34 enfants.

La Guinée

La République de Guinée, ou Guinée Conakry, se trouve sur la côte atlantique de l’Afrique de l'Ouest.

Histoire de la 2e partie du 20e siècle :

L’indépendance

Lors du référendum de septembre 1958, la Guinée est le seul pays d'Afrique francophone à rejeter la proposition du Général de Gaule concernant l'intégration des colonies de l'AOF au sein d'une Communauté française, ce qui entraîne une rupture immédiate des relations politiques et économiques avec la France.

L’indépendance fut proclamée le 2 octobre 1958. La France n’y mit aucun obstacle mais retira dans le mois qui suivit son armée, ses fonctionnaires et ses crédits. De Gaulle ignora la demande d’association à la Communauté que lui adressa Sékou Touré après la proclamation de l’indépendance. La Guinée, en perdant les cadres qui faisaient fonctionner son administration et son économie, fut déstabilisée. Le départ des fonctionnaires civils et militaires se fit rapidement sentir au plan économique.

Sékou Touré

Ahmed Sékou Touré, en devient le président à 36 ans. Il cherche à construire une Union Africaine avec Kwame Nkrumah, apôtre du panafricanisme. La Guinée et le Ghana forment une union 1er mai 1959, rejoints le 24 décembre 1960 par le Mali. Officiellement non-aligné, le régime s'appuie sur l'union Soviétique sans rejeter l'aide des USA.

Ahmed Sékou Touré vit dans la peur du complot, dont il accuse alternativement la France, le Portugal ou les Peuls. Le régime devient une dictature, pratiquant une répression violente dont le Camp Boiro reste le symbole.

Aujourd’hui

Après la mort de Touré en 1984, le gouvernement intérimaire est rapidement renversé par Lansana Conté. Sous la pression des bailleurs de fond, il introduit le multipartisme en 1993 et organise des élections, qui l'ont confirmé par deux fois à la présidence, en 1993 et en 1998.

Bien que globalement épargnée par les conflits des pays voisins, la Guinée est confrontée à l'afflux de plusieurs centaines de milliers de réfugiés venus du Libéria et de Sierra Leone.

Après avoir révisé la Constitution pour pouvoir se présenter une troisième fois en décembre 2003, le chef de l'État, pourtant gravement malade, est réélu avec 95,63 % des suffrages face à un candidat issu d'un parti allié, les autres opposants ayant préféré ne pas participer à un scrutin joué d'avance. Fin avril 2004, le premier ministre François Lonsény Fall profite d'un voyage à l'étranger pour démissionner, arguant que « le président bloque tout» . Le poste reste vacant plusieurs mois avant d'être confié à Cellou Dalein Diallo , qui sera démis ses fonctions en avril 2006. Le pouvoir du président, sous influence d'hommes d'affaires comme Mamadou Sylla, est de plus en plus contesté.

Début 2007 éclate une grève générale réprimée dans le sang.

Le 22 décembre 2008, Lansana Conté décède des suites d'une longue maladie à l'âge de 74 ans. Au cours de la nuit suivante, les proches du régime s'affairent pour organiser l'intérim suivant les procédures prévues par la Constitution mais le 23 décembre 2008 au matin, suite à l'annonce du décès de Lansana Conté, des dignitaires de l'armée annoncent unilatéralement la dissolution du gouvernemant ainsi que la suspension de la Constitution, dans un discours à teneur résolument sociale. Ces évènements laissent planer le doute sur l'effectivité d'un nouveau Coup d’état. Le même jour, le capitaine Moussa Dadis Camara est porté à la tête du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD) et devient le troisième Président de la République de Guinée le lendemain.
Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Guinée

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