Le programme de terminale se fixe pour ambition l'intelligence d'ensemble de la période contemporaine, par l'approche croisée des grands axes de l'évolution, de notions opératoires et d'un nombre maîtrisé de connaissances factuelles.





télécharger 120.91 Kb.
titreLe programme de terminale se fixe pour ambition l'intelligence d'ensemble de la période contemporaine, par l'approche croisée des grands axes de l'évolution, de notions opératoires et d'un nombre maîtrisé de connaissances factuelles.
page1/4
date de publication14.10.2016
taille120.91 Kb.
typeLe programme
h.20-bal.com > histoire > Le programme
  1   2   3   4

Séries ES et L

Commentaires des thèmes d’étude d’histoire

Le monde, l’Europe, la France de 1945 à nos jours1



Le programme de terminale se fixe pour ambition l'intelligence d'ensemble de la période contemporaine, par l'approche croisée des grands axes de l'évolution, de notions opératoires et d'un nombre maîtrisé de connaissances factuelles. Au fil de l'année, l'étude plus approfondie d'événements soigneusement choisis et d'un nombre restreint de documents étayent les démonstrations, nourrissent la culture et entraînent les élèves à l'analyse rigoureuse.
Le monde de 1945 à nos jours (22 heures)
Introduction : le monde en 1945 (2-3 h.)

L’introduction dresse un tableau du monde à l’issue des combats. Il inclut l’évaluation du coût global du conflit, l’analyse du planisphère géopolitique — qui révèle la nouvelle hiérarchie des états et l’émergence d’une bipolarisation —, le projet et les premiers pas de l’Organisation des Nations Unies, qui vise à éviter le retour des engrenages des années 1930 et incarne l’espoir d’un monde meilleur.
De la société industrielle à la société de communication (4-5 h.)

L’immédiat après-guerre est dévolu à la reconstruction — dont un élément majeur est le Plan Marshall — et à la mise en place des fondements du redémarrage économique : conférence de Bretton Woods, Accord général sur les tarifs et le commerce international (GATT), OECE. Puis la croissance l’emporte, exceptionnelle par son importance, sa régularité : dans l’ensemble des pays développés de 1950 à 1973, le volume du PNB par habitant croît à un rythme annuel de 3,9 %, soit une multiplication par plus de 2,4 durant ces 23 ans. Le processus d’industrialisation, ancien, franchit un nouveau seuil, imposant ses valeurs et ses modes d’organisation et de consommation (fordisme) à toutes les sociétés. Dans une partie importante du monde, une vaste gamme de produits, notamment manufacturés, devient accessible à de larges couches de la population : on parle de « société de consommation ». Le Tiers-Monde est partie prenante de cet élan de la croissance ; pour autant, sa part dans le commerce international diminue tandis que se creuse l’écart de son niveau de vie avec celui des pays développés.

Les années 1974-1975 connaissent un recul du PIB, une montée du chômage et une poussée inflationniste : ce tournant2 se nourrit de l’ébranlement monétaire de 1971-1973, de l’essoufflement du fordisme, des mutations de la hiérarchie et de la distribution des secteurs de production et du premier choc pétrolier, qui agit comme un détonateur. Elles ouvrent une nouvelle période, à la fois en continuité et en rupture avec les « trente glorieuses » : conjoncture plus cyclique, poursuite de la croissance (le PIB par habitant de l’Inde s’accroît davantage entre 1973 et 1993 qu’entre 1820 et 1973, celui du Japon augmente de 80 % entre 1973 et 1998), augmentation du volume des échanges internationaux, diversification du Tiers-Monde, décrochages sectoriels et régionaux (l’Europe de l’Est dans les années 1970-1980, une partie de l’Afrique), ampleur du chômage — singulièrement en Europe —, accélération de la redistribution des actifs, mise en cause de l’état-providence.

Parallèlement, plusieurs phénomènes se conjuguent pour faire du fait migratoire une donnée de base du second XXe siècle : le doublement de la population mondiale entre 1960 et 2000, l’exode rural, les migrations interrégionales vers les zones d’emploi ou vers celles qui offrent une meilleure qualité de vie, les migrations internationales vers les pôles de richesses, les drames qui chassent ceux qui deviennent des réfugiés. Il y aurait aujourd’hui 150 millions de personnes résidant durablement hors de leur pays : un tiers de migrants de travail, un tiers de migrants familiaux et un tiers de réfugiés.
L’urbanisation des sociétés, la transformation des modes de vie, les progrès de la scolarisation et la montée en force de la connaissance comme variable économique majeure ne sont pas dissociables des ensembles de faits précédemment évoqués. Ils sont aussi à articuler avec les bouleversements scientifiques et technologiques de la période ; s’il est impossible dans le cadre des cours de faire la recension de ceux-ci et a fortiori de les analyser tous, il serait important d’aider les élèves à en percevoir les axes majeurs et de travailler un exemple, y compris par appel aux enseignants des disciplines scientifiques et technologiques ou à un intervenant extérieur. C’est dans ce cadre d’ensemble que s’inscrit la révolution informatique du dernier quart du XXe siècle, qui induit une mutation de la défense, de la recherche, de la production et des échanges. Fondé sur les découvertes des années 1950-1970, le parc d’ordinateurs connaît un développement étonnant et ses usages se diversifient. Alors que le premier micro-ordinateur est mis au point en 1978, il s’en vend 60 millions en 1995. Une des conséquences est l’émergence de l’Internet. Né aux États-Unis à la fin des années 1960, ce dernier s’ouvre au grand public et amorce une croissance vertigineuse au milieu des années 1990 ; on évalue le nombre de ses utilisateurs à 500 millions en 2002.

Ces mutations récentes accentuent fortement un trait plus ancien du XXe siècle : la tendance à la mondialisation de la culture. Cette analyse s’appuie sur des réalités inégalement mesurables : la capacité qu’ont des entreprises de fabriquer et de diffuser des produits culturels à une échelle mondiale, l’acquisition ou au moins la connaissance par des millions de gens des dits produits, l’homogénéisation des références et des pratiques culturelles, déjà induite par les progrès du cinéma, de la radio et de la télévision et le développement des satellites de communication depuis la décennie 1960. Dès 1962, Marshall McLuhan ne lançait-il pas l’idée de «village planétaire» dans sa Galaxie Gutenberg ? Existe-t-il effectivement aujourd’hui une culture-monde ? Si la tendance n’est pas niable, on sait qu’elle est inégalement à l’œuvre et qu’elle rencontre des résistances tout autant qu’elle induit un métissage culturel créatif. L’enjeu, qui ne se limite pas à l’industrie du divertissement, est en tout cas majeur et se traduit par des affrontements et des compromis périodiques. Dès les années 1970, lors de discussions menées dans le cadre de l’UNESCO, des pays du Tiers-Monde demandent que l’on pose les bases d’un « nouvel ordre de la communication ».
Mondialisation

En tant qu’elle désigne l’échange généralisé entre les différentes parties de la planète, la mondialisation s’inscrit dans un processus pluriséculaire, nourri de l’urbanisation, de l’essor des cités marchandes et de l’extension des « économies-monde », de la baisse du coût des transports et de la circulation des hommes et des biens, de la diffusion du système capitaliste et des progrès du libre-échange, de l’établissement de références à potentiel universel, tout ceci étant inséparable de la monétarisation puis de l’industrialisation.

Un tel phénomène entretient un rapport décisif et complexe avec les distances et le temps. Du fait de l’infrastructure contemporaine des technologies de la communication, la mondialisation tend désormais à passer un seuil : celui d’une contraction maximale et inédite de l’espace temps.3
Bibliographie

- Comprendre le monde, Sciences humaines, n° spécial 2, mai-juin 2003.

- Boniface Pascal, Le Monde contemporain : grandes lignes de partage, PUF, « Quadrige », 2003, 256 p.

- Bairoch Paul, Histoire économique et sociale du monde du XVIe siècle à nos jours III. Victoires et déboires [le XXe siècle], Gallimard, « Folio Histoire », 1997, 1085 p.

- Droz Bernard, Rowley Anthony, Histoire générale du XXe siècle, Deuxième partie : depuis 1950, 3. Expansion et indépendances 1950-1973, 1987, p. 13-102 ; 4. Crises et mutations de 1973 à nos jours, 1992, p. 15-254, Seuil, « Points Histoire ».

- Gauthier André, Le Monde au XXe siècle. Panorama économique et social, Bréal, 2001, 768 p.

- Mattelart Armand, Histoire de la société de l’information, La Découverte, « Poche », 2003, 128 p.

- Warnier Jean-Pierre, La Mondialisation de la culture, La Découverte, « Repères », 2003, 119 p.
Les grands modèles idéologiques et la confrontation Est-Ouest jusqu’aux années 1970 (5-6 h.)

L’expression guerre froide, inventée en 1947, désigne en même temps une période de l’histoire contemporaine (que le programme prend dans son acception large : de la seconde moitié des années 1940 à 1991) et un conflit multiforme, d’intensité variable, dressant l’un contre l’autre deux blocs visant l’extension maximale de leur influence et l’endiguement voire le refoulement de l’adversaire.

Au fil de 1945 et 1946, les témoignages de méfiance puis les blocages se multiplient entre les alliés, notamment dans la gestion de la question allemande, pôle de tension durable. 1947 marque une étape décisive dans l’émergence de deux camps antagonistes. Ce processus de bipolarisation ouvre la guerre froide, qui constitue avec la décolonisation l’autre fait majeur des rapports internationaux de l’après-guerre. Ses ressorts durables sont l’opposition des idéologies — qui rend la paix impossible —, la recherche permanente du meilleur positionnement, la prise au sérieux du risque nucléaire — qui rend la guerre improbable —, la peur et diabolisation de l’autre, qui sont à leur maximum entre 1948 et 1953.

Dans la seconde moitié de la décennie 1950, la volonté d’affirmation du Tiers-Monde, le changement de la politique extérieure soviétique et les enseignements de crises graves, comme celle de Cuba, induisent une pacification progressive. Celle-ci débouche sur la période de la « détente », qui s’étend de 1963 au milieu des années 1970 et fait des États-Unis et de l’URSS des « adversaires-partenaires ». Malgré la poursuite de la guerre au Viêtnam et le désaccord profond sur la situation au Proche-Orient, les rencontres Nixon-Brejnev de 1972 et 1973 marquent un temps fort de cette phase.
Les relations internationales de la période se structurent donc en partie autour de l’existence et de la confrontation de deux universalismes : les modèles américain et soviétique. Ceux-ci ne sont immuables ni dans le temps ni, tant ces pays sont vastes, dans l’espace : pour simplifier l’approche, le programme centre leur étude sur les décennies 1950-1960 et sur leurs caractères les plus permanents.
Modèle idéologique

Dans la continuité du programme de 1995, les programmes de 2002 entendent le mot de « modèle » comme un outil didactique, facilitant la présentation et la compréhension des traits saillants d’une réalité historique par articulation entre l’exposition d’un petit nombre de faits et le recours à l’abstraction, entre le dégagement d’invariants et la prise en compte de l’évolution. L’accent est mis sur le versant idéologique, c’est-à-dire les mythes fondateurs, le système de valeurs et de normes, les pratiques culturelles, la vision des rapports état/société civile et de l’organisation socio-économique, qui fournissent un soubassement commun à tous ceux qui y adhèrent ou en dépendent.

Inscrite par les programmes dans le cadre des relations internationales, l’étude des modèles américain et soviétique inclut la présentation de leur force d’attraction, de leur diffusion et de leur mobilisation dans le cadre de la confrontation entre les deux Grands.
Parmi les traits caractéristiques du modèle soviétique, on trouve : le postulat optimiste du progrès et la croyance en la toute-puissance du pouvoir, qui ont une traduction dans le volontarisme aménageur ; l’affirmation de l’unité organique de la société, que traduisent l’exaltation d’un homme nouveau dévoué à la collectivité, la stricte limitation de la propriété privée, le rôle attribué au parti communiste ou le transfert des échecs et des craintes sur les « ennemis » du peuple et de l’état : le Goulag est à son apogée au début des années cinquante ; la prégnance des méthodes de gestion des années trente, qui vont de pair avec l’idéologisation de la réalité ; l’imprégnation générale du langage marxiste-léniniste.

Après la disparition de Staline, les nouveaux dirigeants associent rupture et continuité. Un processus complexe de sortie du totalitarisme s’amorce. Par contre, après une phase effective de réformes socio-économiques dans un contexte de forte croissance, le khrouchtchévisme renoue à partir de 1958/1959 avec un mode de régulation et une floraison d’effets d’annonce qui tournent le dos au réel.

Pour beaucoup d’hommes à travers le monde, l’expérience soviétique, connue de manière sélective et dont la résistance victorieuse aux Allemands vient de montrer l’efficacité, offre un exemple de transformation volontariste de l’existence. Elle constitue une réponse aux dysfonctionnements qu’ils constatent ou combattent.

Le modèle américain connaît aussi un apogée au lendemain de la guerre. Il se nourrit d’un corps de valeurs : la liberté et la force des contre-pouvoirs ; l’influence du pouvoir judiciaire et de la religion, liée à l’histoire américaine de la démocratie et à l’exercice du civisme ; la confiance dans la valeur régulatrice du marché, la figure positive de l’entrepreneur, la bonne conscience vis-à-vis de la réussite matérielle, la suspicion envers l’action publique, dont un corollaire est l’efficacité des fondations privées ; la capacité à susciter périodiquement de nouveaux horizons : mythe de la frontière ou nouvelles étapes de la modernité économique, dont le pays se veut un laboratoire permanent. L’american way of life fournit un horizon d’attente aux Américains qui n’ont pas encore rejoint la classe moyenne et fascine l’étranger, y compris les détracteurs des États-Unis. La puissance économique et la réussite dont témoigne ce mode de vie concourent à convaincre les Américains de l’exemplarité de leur démocratie libérale.

Cette confiance est cependant ébranlée durant les années soixante, qui connaissent de nombreuses inflexions : développement de la réglementation sociale et de l’intervention de l’état — surtout sous la présidence Johnson —, phase d’introspection et de profonde contestation, premiers indices de la crise du fordisme. Pour autant, le rêve américain n’est pas mis à mal, comme en témoignent les chiffres de l’immigration après la libéralisation de celle-ci (1965).
Bibliographie

- « Enseigner l’histoire contemporaine », Historiens & géographes, n°s 375 de juillet-août 2001 et 376 de septembre-octobre 2001 (articles de R. Frank, A. Kaspi, J. Marseille et J. Sapir).

- Duroselle Jean-Baptiste et Kaspi André, Histoire des relations internationales de 1945 à nos jours, Armand Colin, « Classic », 2002, p. 1-377.

- Milza Pierre, Les Relations internationales (1945-1973), Hachette, « Carré-Histoire », 1996, 240 p.

- Soutou Georges-Henri, La Guerre de Cinquante Ans, Les relations Est-Ouest 1943-1990, Fayard, 2001, 650 p.

- Vaïsse Maurice, Les Relations internationales depuis 1945, Armand Colin, « Cursus », 2002, 250 p.

- Dullin Sabine, Histoire de l’URSS, La Découverte, « Repères », 2003, 124 p.

- Le Siècle communiste, L’Histoire, n° 223, juillet-août 1998.

- L’Empire américain, Les Collections de l’Histoire, n° 7, février 2000.

- Vaïsse Justin, Le Modèle américain, Armand Colin, « Synthèse Histoire », 1998, 95 p.
Le Tiers-Monde : indépendances, contestation de l’ordre mondial, diversification (3-4 h.)

L’émancipation politique des colonies constitue un fait décisif du XXe siècle, qui ne se limite pas à la phase de décolonisation et entretient des liens avec la question contemporaine des rapports Nord-Sud.

C’est la transformation du contexte international pendant et après la Seconde Guerre mondiale qui favorise, avec des décalages, l’épanouissement et la radicalisation des revendications nationales. Les métropoles ne réagissent pas unanimement devant la remise en cause du système colonial par les colonisés, les nouvelles puissances dominantes et l’ONU : les plus affaiblies s’accrochent à reconstituer leur domination, le Royaume-Uni adopte une position plus souple. Quoi qu’il en soit, la fin des empires est acquise pour l’essentiel en à peine 20 ans, au moins si l’on réserve le cas de l’Afrique portugaise et celui de l’aire soviéto-russe. Dès 1949-1950, la montée des tensions internationales et la poussée communiste en Asie inscrivent le mouvement dans la concurrence Est-Ouest. Cette articulation dure jusqu’aux années 1980, mais la décolonisation de même que les efforts d’organisation du Tiers-Monde ont leur dynamique spécifique et ne se confondent pas avec la guerre froide.
  1   2   3   4

similaire:

Le programme de terminale se fixe pour ambition l\Le programme de terminale se fixe pour ambition l'intelligence d'ensemble...
«adversaires-partenaires». Malgré la poursuite de la guerre au Viêtnam et le désaccord profond sur la situation au Proche-Orient,...

Le programme de terminale se fixe pour ambition l\L'approche par compétences associe des savoirs et des capacités
«capacités» des modes opératoires d'ordre intellectuel et/ou pratique qui permettent à un élève, guidé par son professeur ou en autonomie,...

Le programme de terminale se fixe pour ambition l\Éléments du programme travaillés durant la période (connaissances/compétences)

Le programme de terminale se fixe pour ambition l\I12 Utiliser les techniques opératoires des quatre opérations sur...

Le programme de terminale se fixe pour ambition l\Comment lier l’histoire, la géographie et l’emc autour des notions...
«on peut croiser cette approche avec le programme de géographie», entendre Thème 3 sur l’influence de la France et l’Europe dans...

Le programme de terminale se fixe pour ambition l\L’evolution de la population active depuis deux siecles en france
...

Le programme de terminale se fixe pour ambition l\Schéma de «quelques» notions du cours pour s’y retrouver un peu
«parfait». On peut donc confronter l’offre et la demande et trouver un point d’équilibre où sera fixé le prix et la quantité de bien...

Le programme de terminale se fixe pour ambition l\Au cours de chantiers de littérature
«comprendere» qui signifie saisir ensemble et intellectuellement «saisir par l’intelligence, la pensée»

Le programme de terminale se fixe pour ambition l\Au cycle 3, l’enseignement de l’histoire et de la géographie a permis...

Le programme de terminale se fixe pour ambition l\Actes Sud junior
«Les musiques enchantées» : une approche des grands opéras (Mozart «le petit roi du temple» : un opéra pour enfants variations sur...






Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
h.20-bal.com