Le programme de terminale se fixe pour ambition l'intelligence d'ensemble de la période contemporaine, par l'approche croisée des grands axes de l'évolution, de notions opératoires et d'un nombre maîtrisé de connaissances factuelles.





télécharger 120.91 Kb.
titreLe programme de terminale se fixe pour ambition l'intelligence d'ensemble de la période contemporaine, par l'approche croisée des grands axes de l'évolution, de notions opératoires et d'un nombre maîtrisé de connaissances factuelles.
page3/4
date de publication14.10.2016
taille120.91 Kb.
typeLe programme
h.20-bal.com > histoire > Le programme
1   2   3   4


C’est en Pologne que s’identifie le mieux le divorce entre l’état et la nation, adossée à l’église et au patriotisme, eux-mêmes renforcés par l’élection pontificale du cardinal Wojtyla en 1978. L’état d’urgence imposé dans ce pays fin 1981 confirme que le régime ne survit que par l’usage de la force et, en dernier ressort, la menace d’une intervention soviétique. Là comme ailleurs, l'évolution de la politique extérieure soviétique sous Mikhaïl Gorbatchev introduit donc un paramètre décisif. Les régimes de démocratie populaire disparaissent en six mois en 1989, y compris en Bulgarie, RDA et Roumanie, où le pouvoir signifiait pourtant qu’il ne voulait rien lâcher.
Bibliographie

- Fejtö François, Histoire des démocraties populaires, Seuil, « Points Histoire », 1. L'ère de Staline (1945-1953), 1992, 380 p. ; 2. Après Staline (1953-1979), 1992, 378 p. ; 3. La fin des démocraties populaires (avec la collaboration d'Ewa Kulesza-Mietkowski), 1997, 608 p.

- Mink Georges, Vie et Mort du bloc soviétique, Casterman-GIUNTI, « Le XXe siècle », 1997, 159 p.

- Snejdarek Antonin, Mazurowa-Chateau Casimira, La Nouvelle Europe centrale, Imprimerie nationale, 1986, 436 p.

- Soulet Jean-François, L’Empire stalinien. L’URSS et les pays de l’Est depuis 1945, Le Livre de poche, « Références », 2000, 253 p. [des origines à la fin des démocraties populaires]

- La chute du mur de Berlin, L'Histoire, n° 236, octobre 1999.
Les enjeux européens depuis 1989 (2-3 h.)

Après plus de quarante ans de stabilité, la question des frontières et des territoires redevient brûlante à partir de 1989. Pour plusieurs modifications acquises à l’amiable (réunification allemande, scission de la République tchèque et de la Slovaquie), l’implosion de la Yougoslavie puis le conflit au Kosovo réintroduisent la guerre en Europe dans les années 1990. La gravité de ces faits puis des crises internationales de grande ampleur, comme la seconde guerre d’Irak en 2003, mettent à rude épreuve les progrès réels de la Communauté au plan politique. La détermination d’une Europe de l’armement, d’une politique étrangère et de sécurité commune et du partage des responsabilités au sein des structures de commandement de l’OTAN induisent de difficiles débats internes et avec les états-Unis.

La complexité de ces sujets ne contribue pas à rapprocher l’ensemble des citoyens de la construction européenne : plusieurs consultations électorales — et notamment les votes d’approbation du traité de Maastricht (1992), qui relance la dynamique économique et monétaire, l'union politique et une coopération en matière de justice et d'affaires intérieures — témoignent d’un déficit d’adhésion de larges pans des populations. La clarification de la nature de la citoyenneté européenne et une répartition plus compréhensible des rôles entre états-nations et niveau « fédéral » apparaissent nécessaire.

Il en va de même de l’adaptation des institutions à l’élargissement, qui se poursuit en 1995 puis s'amplifie, confirmant la force d’attractivité de l’Union. Les débats du début des années 2000 accompagnant l’entrée de nouveaux membres — l’UE avoisine en 2004 les 450 millions d’habitants et les 4 millions de km² — et le projet d’une « constitution » destinée à se substituer aux traités successifs, soulignent la diversité des conceptions. C’est pourtant au prix d’un rapprochement de ces dernières que des chantiers majeurs comme la réforme du budget communautaire, la politique d’immigration ou le soutien à la croissance, pourront être conduits à terme.

Association novatrice d’états ayant librement choisi de mettre en commun une partie de leur souveraineté, l’Union européenne s’interroge sur les formes que prendra son avenir. Autant qu’hier, elle apparaît comme le fruit d’une élaboration patiente et toujours à inventer.
Bibliographie

- Boniface Pascal, Le monde contemporain : grandes lignes de partage, PUF, « Quadrige », 2003, p. 99-111.

- Foucher Michel, La République européenne, Belin, 2000, 150 p.

- Mathieu Jean-Louis, Quelle union pour l'Europe ?, La Documentation photographique, n° 8008, avril 1999, et L'Union européenne, PUF, « Que sais-je ? », 2002, 125 p.

- Olivi Bino, L'Europe difficile, Gallimard, « Folio », 2001, p. 426–900.

- Schnapper Dominique (avec la collaboration de Christian Bachelier), Qu’est-ce que la citoyenneté ?, Gallimard, « Folio actuel », 2000, p. 246-298.

La France de 1945 à nos jours (18 heures)5

Cette partie offre un potentiel élevé de liaisons avec d’autres parties du programme ou avec d’autres programmes : articulation avec des thèmes clefs abordés en I et II aux échelles mondiale (cadre économique du second XXe siècle, décolonisation, influence des modèles idéologiques, etc.) et européenne, approche historique et géographique du III.4 (La France dans le monde), lien à établir avec le programme de géographie de la classe de première.
Bilan et mémoires de la Seconde Guerre mondiale (4-5 h.)

Opérer le bilan du conflit conduit à enseigner les pertes humaines, les destructions et la persistance durable d’un quotidien difficile, la reconstruction de l’État et l’épuration. Ces questions majeures n’épuisent pas les conséquences pour la France d’un phénomène d’aussi grande ampleur que la Seconde Guerre mondiale. Celles-ci se manifestent aussi par l’ébranlement du système colonial (I.3 et III.4) ou par la constitution, dans l’immédiat après-guerre puis au fil du temps, de mémoires de la période.

Ces mémoires sont multiples, chacune d’elles ne montrant qu’une vision partielle. S’il est impossible d’en tenter une typologie exhaustive, il est important que les élèves comprennent d’une part, que les souvenirs et la réinterprétation de ceux-ci par les mémoires individuelles ou collectives diffèrent selon les personnes ou les groupes et leur relation avec l’événement ; d’autre part, que des mémoires de groupe se construisent, évoluent et, éventuellement, entrent en concurrence ; enfin, qu’il est possible de faire l’histoire de ces phénomènes.
Mémoire et histoire

La mémoire tire sa force des sentiments qu’elle mobilise : elle installe le souvenir dans l’affectif, voire le mythe et le sacré. Ouverte à la dialectique de l’amnésie et du souvenir, guère consciente de ses enrichissements et déformations successifs, elle est en évolution permanente et susceptible de longues latences et de soudaines revitalisations. Elle recèle aussi d’étonnantes richesses : la force d’une expérience, la restitution des représentations dominantes d’une époque, la capacité à intégrer…

Les mémoires individuelles, les mémoires de groupes — qui constituent l’élément militant et moteur de la mémoire collective —, la mémoire diffuse dans la collectivité tout entière se côtoient et s’interpénètrent sans se confondre ; elles puisent dans le vivier des souvenirs directs ou transmis et dans le stock d’informations reçues par des canaux ayant un statut officiel (commémorations, enseignement, médiatisation de la production et des débats scientifiques, etc.), qu’elles s’approprient de façon plus ou moins explicite.

S’il existe une inévitable compétition entre mémoire et histoire, entre fidélité et « reconnaissance » d’une part et explication et vérité vraisemblable de l’autre, il est mutilant d’établir entre elles une hiérarchie absolue (dans un sens ou dans l’autre) et une frontière infranchissable.

Reste que l’histoire est volonté de comprendre, mise en récit problématisée, transformation en pensé de ce qui est ordinairement de l’ordre du vécu affectif et émotionnel ou du système de représentations. En faisant leur métier, les historiens invitent donc leurs contemporains à partager désir de connaissance, respect de la rigueur et distinction des plans ; opération intellectuelle qui appelle analyse et discours critique, l’histoire rejoint l’universel et la part de libération qu’il recèle.
- Bédarida François, Histoire, critique et responsabilité, Complexe/IHTP CNRS, « Histoire du temps présent », 2003, 358 p.

- « Les historiens et le travail de mémoire », Esprit, août-septembre 2000.

- La Mémoire, entre histoire et politique (s.d. Yves Léonard), Cahiers français n° 303, juillet-août 2001.

- Nora Pierre, « Entre mémoire et histoire », Les Lieux de mémoire, I. La République, Gallimard, « Bibliothèque illustrée des histoires », 1984, p. XV- XLII.

- Prost Antoine, Douze leçons sur l’histoire, Seuil, « Points histoire », 1996, p. 101-125 et 283-306.

- Ricœur Paul, La Mémoire, l’Histoire et l’Oubli, Seuil, « Points essais », 2003, 689 p.

- Rioux Jean-Pierre, « Devoir de mémoire, devoir d’intelligence », Vingtième siècle. Revue d’histoire, janvier-mars 2002, p. 157-167.
La mémoire du Génocide et celle de la Résistance, par la gravité et l’importance des faits sur lesquels elles portent comme par leur prégnance dans le débat politique et philosophique, font partie des thèmes à privilégier.

Dans l’après-guerre, la singularité du Génocide est peu reconnue : il est inclus dans la déportation, voire dans la somme des souffrances de l’Occupation. La figure de référence du déporté est celle du résistant et l’amalgame est fait entre tous les types de camps, dont Buchenwald ou Dachau, selon les sensibilités, constituent les exemples emblématiques. Les associations juives souhaitent d’abord affirmer leur appartenance à la communauté nationale, et leurs urgences vont à l’entraide et à la reconstruction. Au demeurant, les rescapés des centres d’extermination occupent une place modeste au sein de l’ensemble de ceux qui reviennent de déportation : 54 % du total des partants, mais 6 % des survivants ; leurs témoignages, nombreux dans les toutes premières années de l’après-guerre mais difficilement reçus par la société, se tarissent ensuite. Nuit et Brouillard (1956), d’Alain Resnais et Jean Cayrol, qui concerne le système concentrationnaire dans son ensemble et présente une vision univoque du camp et du déporté, apparaît révélateur de cette période d’une quinzaine d’années. La décennie 1960 marque un tournant et une redécouverte, du fait du procès Eichmann (1961), qui ouvre l’ère du témoin porteur d’histoire, puis de la guerre des Six Jours. Celle-ci constitue une étape majeure à cause de l’angoisse qu’elle suscite pour le jeune état d’Israël ; elle est d’autant plus vécue comme une seconde menace décisive contre le judaïsme, que l’évaluation que fait de Gaulle de la situation choque. La mémoire du Génocide devient constitutive de l’identité juive et revendique sa place dans la société. Une troisième époque s’amorce à partir de la fin des années 1970. Des raisons de natures différentes concourent à libérer la parole des survivants et à l’investir d’une grande responsabilité : le débat enclenché par la projection d’Holocauste (1978-1979), la lutte contre l’entreprise négationniste, une série de procès, dont celui de Klaus Barbie (1987). Cette attente et cette libération de la parole se traduisent par un énorme travail documentaire et l’intervention de témoins dans les débats télévisuels et auprès des jeunes dans les établissements scolaires. De ce fait et grâce aux avancées historiographiques, la mémoire collective des années 1940-1944 évolue : la responsabilité de l’état français dans la persécution est réévaluée, ce que marque chaque année à partir de 1993 une journée commémorative. Se met peu à peu en œuvre un impératif social, qui tend à devenir un devoir civique : la mémoire de l’extermination est appelée à nourrir l’engagement pour le présent.

La représentation collective de la Résistance n’a pas connu un parcours plus linéaire. Au sortir de la guerre, la mémoire résistante offre un cadre structurant à la mémoire collective et aux valeurs des Français. Le contexte d’ensemble y est favorable : jusqu’à la fin des années 1960 domine une lecture assez unanimiste de l’Occupation, qui se nourrit de la prise en charge efficace du souvenir et de la commémoration par le parti communiste et les gaullistes, de la force avec laquelle le général de Gaulle affirme l’unanimité nationale et la contribution de la France à la victoire, de la vision héroïque que diffuse majoritairement l’édition et le cinéma, à l’image de l’œuvre de René Clément. Le mont Valérien est le lieu de mémoire par excellence et l’année 1964, qui est celle du transfert des cendres de Jean Moulin au Panthéon et de l’institution du Concours national de la Résistance et de la Déportation, marque un apogée de la commémoration. Certes, la réalité est plus complexe qu’il y paraît — l’unanimité affichée tend à nier la spécificité du combat résistant, les déchirures de la guerre froide se répercutent au sein des associations ou entre elles, l’amnistie de 1951 et 1953 ou les aléas de la célébration du 8 Mai choquent une partie des résistants — mais la tonalité « résistancialiste » domine. Cette première phase s’interrompt à la jointure des décennies 1960-1970, avec l’arrivée à l’âge adulte d’une nouvelle génération, la fin du gaullisme historique, les mutations de la mémoire juive. La réception du film de Marcel Ophuls Le Chagrin et la Pitié (1971) et le scandale que suscite en 1972 la grâce présidentielle accordée à Paul Touvier en constituent des révélateurs et des détonateurs. La relecture historienne des années noires, entamée fin des années 1960-début des années 1970 (on pense à l’impact de La France de Vichy de R. Paxton, traduit en 1973) puis relayée par l’enseignement au début des années 1980, contribue à fonder ce tournant et le conforte. La représentation dominante diffuse désormais une double culpabilité : avoir accepté le régime, n’avoir pas su ou pas voulu accepter la vérité ni punir les coupables. Ce contexte peu favorable est encore troublé par la série de polémiques qui affectent la Résistance durant les années 1990, notamment autour de la figure de Jean Moulin : l’image de la Résistance tend à devenir une nouvelle manifestation du syndrome de Vichy. Une nouvelle représentation, plus équilibrée, est peut-être en cours d’élaboration : après avoir sacralisé la face noble puis la face noire de l’attitude des Français, elle renoue avec la Résistance comme fait historique, admet mieux la diversité des parcours et les inévitables divergences internes, comprend l’extraordinaire difficulté du choix et du combat des résistants et la dignité de leur « non ».
Bibliographie

- Traverso Enzo, « Auschwitz : une mémoire singulière ? », Qu’est-ce que transmettre ?, Sciences humaines hors série n° 36, mars-avril-mai 2002, p. 84-86.

- Veil Simone, « Réflexions sur la mémoire de la Shoah », Historiens et Géographes, n° 384, octobre-novembre 2003, p. 51-59.

- Wieviorka Annette, Déportation et Génocide. Entre la mémoire et l’oubli, Hachette, « Pluriel », 2003, 506 p., et L’ère du témoin, Hachette, « Pluriel », 2002, 186 p.

- Frank Robert, « La mémoire empoisonnée », dans La France des années noires, 2. De l’Occupation à la Libération, Seuil, « Points histoire », 2000, p. 541-576.

- Rousso Henry, Le Syndrome de Vichy de 1944 à nos jours, Seuil, « Points histoire », 1990, 414 p., et Conan éric, Rousso Henry, Vichy, un passé qui ne passe pas, Gallimard, « Folio histoire », 1999, 513 p.

- Rousso Henry, Vichy. L’événement, la mémoire, l’histoire, Gallimard, « Folio histoire », 2001, p. 9-51, 489-552 et 345-485.
L’évolution politique (5-6 h.)

La Libération permet le rétablissement de la démocratie. Le choix est fait de ne pas revenir à la IIIe République et d’établir une nouvelle organisation des pouvoirs. La IVe République se caractérise rapidement par la souveraineté parlementaire et l’émiettement du système partisan, qui mettent l’exécutif sous contrôle et le font dépendre de coalitions fragiles, affrontées à la guerre froide, à la décolonisation et à une opposition sans concession, dès 1947, du RPF et du parti communiste. Ces traits n’empêchent pas que soient conduites des politiques cohérentes : c’est le cas en matière européenne, du fait de la proximité de vue des démocrates-chrétiens et des socialistes. Nombreux sont ceux qui sont conscients de la nécessité de moderniser la vie politique et d’accroître la marge d’action de l’exécutif. Le mendésisme représente la tentative la plus aboutie en la matière ; par-delà la brièveté du passage du radical Pierre Mendès France aux affaires (1954-1955), l’impact de sa défense de la volonté politique est profond.

La crise algérienne, qui accroît la faiblesse de l’exécutif en même temps qu’elle en révèle l’ampleur, provoque la fin de la IVe République et l’appel au général de Gaulle. La constitution, promulguée le 4 octobre 1958, vise à garantir la continuité et l’efficacité de l’état dans le respect de la souveraineté du peuple, qui élit les députés, décide du sort des projets qui lui sont soumis par référendum et, à partir de 1962, choisit le président de la République. Elle introduit un nouvel équilibre des pouvoirs, plus strictement séparés et au sein desquels l’exécutif l’emporte sur l’activité parlementaire (voter les lois, contrôler le gouvernement) très encadrée. S’il est évident pour le général de Gaulle — comme pour ses successeurs — que le président de la République est la clé de voûte des institutions, une ambiguïté existe dans le partage des responsabilités entre celui-ci et le Premier ministre : elle se révèlera ultérieurement. Au total, la Ve République présente un visage institutionnel inédit, incluant des éléments parlementaires et des éléments présidentiels ; on a pu parler d’un régime « semi-présidentiel ».

Il fonctionne sans à-coup grave durant la période gaullienne, les septennats de Georges Pompidou et de Valéry Giscard d’Estaing et les premières années de la présidence de François Mitterrand, malgré les césures que représentent le dur affrontement sur le mode d’élection du président de la République (automne 1962), la crise de 1968 et le départ brusqué du général de Gaulle l’année suivante, l’accès d’un non-gaulliste à l’élysée (1974) et l’alternance qui porte la gauche au pouvoir (1981). Des traits apparus tôt tendent à s’amplifier, tels le présidentialisme, la logique binaire, le poids du conseil constitutionnel. Par bien des traits, on a quitté la culture républicaine traditionnelle pour celle des grandes démocraties libérales, ce que confortent le tournant décentralisateur (fin 1981) et l’entrée croissante de la norme internationale dans l’ordre interne.

Les législatives de 1986 introduisent un nouveau paramètre : la majorité parlementaire diffère de la majorité présidentielle. La désignation du Premier ministre et la formation du gouvernement dépendant dans les faits du rapport de force à l’Assemblée nationale, commence l’expérience dite de cohabitation. Comme elle est récurrente, puisque aucune majorité élue depuis 1978 n’a été reconduite, elle nourrit un débat portant à la fois sur le régime et sur la capacité des projets politiques à satisfaire les aspirations des Français. Une redistribution de l’électorat et des partis accompagne ces évolutions des décennies 1980 et suivantes : recul électoral du parti communiste, constitution d’un courant écologiste, efforts pour construire des coalitions de droite et de gauche, ancrage de l’extrême droite et poussée de l’extrême gauche. Ces deux derniers traits apparaissent nettement lors des présidentielles de 2002, à l’issue desquelles Jacques Chirac est élu pour la deuxième fois — désormais pour 5 ans.
1   2   3   4

similaire:

Le programme de terminale se fixe pour ambition l\Le programme de terminale se fixe pour ambition l'intelligence d'ensemble...
«adversaires-partenaires». Malgré la poursuite de la guerre au Viêtnam et le désaccord profond sur la situation au Proche-Orient,...

Le programme de terminale se fixe pour ambition l\L'approche par compétences associe des savoirs et des capacités
«capacités» des modes opératoires d'ordre intellectuel et/ou pratique qui permettent à un élève, guidé par son professeur ou en autonomie,...

Le programme de terminale se fixe pour ambition l\Éléments du programme travaillés durant la période (connaissances/compétences)

Le programme de terminale se fixe pour ambition l\I12 Utiliser les techniques opératoires des quatre opérations sur...

Le programme de terminale se fixe pour ambition l\Comment lier l’histoire, la géographie et l’emc autour des notions...
«on peut croiser cette approche avec le programme de géographie», entendre Thème 3 sur l’influence de la France et l’Europe dans...

Le programme de terminale se fixe pour ambition l\L’evolution de la population active depuis deux siecles en france
...

Le programme de terminale se fixe pour ambition l\Schéma de «quelques» notions du cours pour s’y retrouver un peu
«parfait». On peut donc confronter l’offre et la demande et trouver un point d’équilibre où sera fixé le prix et la quantité de bien...

Le programme de terminale se fixe pour ambition l\Au cours de chantiers de littérature
«comprendere» qui signifie saisir ensemble et intellectuellement «saisir par l’intelligence, la pensée»

Le programme de terminale se fixe pour ambition l\Au cycle 3, l’enseignement de l’histoire et de la géographie a permis...

Le programme de terminale se fixe pour ambition l\Actes Sud junior
«Les musiques enchantées» : une approche des grands opéras (Mozart «le petit roi du temple» : un opéra pour enfants variations sur...






Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
h.20-bal.com