Une des dix familles les plus anciennes du Bas-Poitou





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Une des dix familles les plus anciennes du Bas-Poitou :

Les BUOR

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Association «  Mémoire des chênes »

La Copechagnière

Par J.L.

Les Buor

La Vendée restée longtemps ultra-rurale, sans aucune tradition industrielle, la Vendée a engendré plus de grands noms que de longues dynasties. Mais le destin de ces familles raconte aussi celui du département. La Vendée, celle du « miracle » ou de l’ « exception », invite à l’humilité quand il s’agit d’y compter les «  grandes familles ». Autant être clair, au sens historique du terme, il n’y en a pas. Dans ce département sans grande ville, sans port d’estuaire important, sans site ancien majeur, répertorier de longues dynasties bourgeoises de médecins, d’avocats ou de financiers relève de l’impossible. « L’Histoire de la Vendée » est surtout la somme d’individus illustres ; dans le désordre : Jean Yole, Charette, Georges Clémenceau….C’est une autre grille de lecture que l’on adoptera donc. Celle qui raconte, au pluriel, l’histoire des Marais breton et poitevin, du Bocage ou de la plaine, via les destinées de familles incarnant leurs époques.. Et, dans l’une des provinces les plus rurales de France, ce sont évidemment les dynasties de propriétaires terriens qui dominent. Du Moyen-âge à la Révolution, les BUOR, Thouars, Luneau, Mauléon, Lusignan, Puy-du-Fou, Chabot ou Belleville règnent comme autant de micro-potentats locaux. Non que le Bas-Poitou (la Vendée d’alors) recèle de grands domaines, comme l’Anjou : les châteaux y ont plus souvent l’allure de logis que d’imposantes forteresses. Mais ils sont nombreux. La propriété de la terre s’érige pendant des lustres en seul critère social, hormis peut-être sur le port des Sables d’Olonne, où une bourgeoisie locale apparaît sous Louis XIV avec le développement de la pêche à la morue. Viennent la Révolution française et la guerre de Vendée. Beaucoup de familles doivent émigrer. Elles sont souvent remplacées, surtout dans le sud, par des acheteurs de biens nationaux. La Vendée reste alors une terre de gauche….avant de devenir légitimiste en 1848, année de l’avènement du suffrage universel. Des vieilles familles vendéennes reviennent aux affaires. De père en fils, les Tinguy du Pouët (St-Michel-Mont-Mercure), de Rosambo (Mesnard-la-Barotière) ou Baudry d’Asson (Marais breton), entre autres, vont régir leurs petits domaines et représenter le département à Paris….jusque dans les années 1950, pour certains. Et puis plus rien. « On ne trouve aujourd’hui quasiment plus de représentants, dans les sphères publiques, des familles nobles ou de propriétaires fonciers, sauf la seule exception notable, celle de les « De Villiers » (originaires de Normandie) qui auront une alliance récente avec les « de Buor ».

Les origines : Colbert de Croissy, dans son rapport de 1664 au roi Louis XIV sur l’état de la noblesse, compte 1.500 maisons nobles dans le Poitou, dont 200 seulement « d’ancienne extraction », (familles nobles sans trace d’anoblissement connu, dont la filiation remontant au XVe siècle). Moins nombreuses encore les familles d’extraction chevaleresque dont la filiation certaine s’établissait dès le XIVe siècle avec comme premier auteur un chevalier. Colbert de Croissy énumère les principales maisons de la province avec leurs caractéristiques. Les premières étant la Tremoille, la Rochefoucault, Roannes, Mortemart-Rechechouart, Richelieu, la Meilleraye et Argenton. Celle des BUOR est la 25è citée pour le Poitou et la 6è pour le Bas-Poitou avec les Escoubleau de Sourdis, les Roche-Baritaud, Puy du Fou, Landreau-Rouault, de Brignon et Passavant, toutes aujourd’hui éteintes, mais dont plusieurs étaient alliées aux BUOR. Tous les Escoubleau de Sourdis descendaient notamment de Françoise BUOR de la GERBAUDIERE, qui épousa Jean d’ESCOUBLEAU de SOURDIS en 1485. Peu de provinces sont aussi riches en familles nées, enracinées et demeurées sur place que le Poitou. Parmi ces familles, l’une des plus typiques est celle des BUOR. Du XIIIe siècle jusqu’à nos jours, où elle est encore représentée par deux rameaux vivaces, plus de cent cinquante paroisses du Bas-Poitou ont vu vivre des BUOR, tous descendants du même ancêtre connu ; Guillaume, seigneur de la Lande. Le parc de la Lande-Buor située à Saint-Hilaire-de-Loulay présente un très beau château reconstruit après la Révolution, il porte au fronton un bel écusson BUOR, aux 3 coquilles posées 1 et 2, au franc quartier. (Celui-ci porte par erreur des hachures de pourpre au lieu d’azur).Cette propriété transmise de père en fils de la fin du XIIIe siècle jusqu’au début du XIXe. Si elle est actuellement la propriété de la famille de LORGERIL, c’est par une suite d’héritages familiaux.

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Le nom BUOR (Buort, Buors) apparaît à Chizé (Deux-Sèvres) vers 1250. On rencontre le nom BUORT pour la première fois dans l’Etat du Comte de Poitou à Chizé, document souvent désigné sous le nom de «  Censif de Chizé ». Cet état dressé sur l’ordre d’Alphonse de Poitou vers 1250, donne un tableau de l’Etat social du lieu (Alphonse, frère de Saint-Louis, avait reçu en apanage, outre le Comté de Poitou, le Languedoc et l’Auvergne, (comme plus tard le Duc de Berry). Auxiliaire dévoué du Roi son frère, qu’il admirait, il mérite la reconnaissance des Poitevins. Grâce à lui, après la période agitée qui marque le passage du Comté des Plantagenets aux Capétiens, le Poitou s’intègre dans le domaine Royal. Administrateur remarquable il fit dresser l’état des ressources en biens et en hommes de tous ses domaines. On relève dans son fief 260 hommes parmi lesquels trois BUORT : Guillaume, Pierre et Constantin. (Dans un second exemplaire un BUORT devient BIVORT, un autre BUORS.) Ils ont des biens à la Foye-Monjault et à la Charrière ; En tout cas dans les Deux-Sèvres, on retrouve en 1391 un Hugues BUORT, garde des Sceaux des Contrats, établi à Niort par le Duc de Berry. Une Eliette BUOR était en 1366 veuve de Jean GOSSIN, capitaine du château de Parthenay, et, au moment de la Révolution, existait encore, dans l’église de Notre-Dame de Niort, une chapelle de BUHORS.

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Château Buor , près de Moncoutant et l’église de Curzon du XIIe

D’autres BUOR vivent vers 1300 à Curzon et Saint-Cyr-en-Talmondais. On connaît la très belle tombe de Catherine BUOR, qui faisait partie du pavé de l’ancienne église de Saint-Cyr-en-Talmondais. Le cartulaire de l’abbaye d’Orbestier mentionne un jugement du 12 IX 1417, cite que son père Jean, chevalier, possédait un hôtel à Curzon vers 1300. Ceux-ci portent les armes BUOR primitives, trois coquilles posées 2 et 1.

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Plaque tombe de Catherine BUOR, église de St-Cyr-en-Talmondais

Avant leXVe siècle, les pierres tombales à cette époque ; les figures tracées en creux étaient souvent remplies avec du plomb ou de cuivre. Les têtes, les mains et les pieds étaient incrustés de marbre. Celle de St-Cyr-en-Talmondais serait semblable à celle dans l’église Notre Dame de Parthenay, d’autres datées XIIe ; Airvault, St-Généroux, Fontenay-le-Comte. Les ravages exercés par les protestants n’ont laissé que peu de ces pierres tombales. Celle de Catherine de Buor serait pour certains habitants de St –Cyr-en-Talmondais sous le dallage fait il y a 30 ans par le prêtre ouvrier Léger (mon cousin), d’autres avancent que Béjamin Fillon, érudit, collectionneur aurait profité du négoce de cette pierre tombale comme bien d’autres trésors qui lui sont tombés dans les mains.

Il existe dans le Finistère trois terres dites BUORS, dont une noble, à Plougasnou ; celle-ci est à l’origine de confusion dans les armoriaux du XVIIIe siècle.

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La pointe Buors proche du manoir de Ruffélic à Plougasnou.

Une autre se trouve à Lothey, près de Châteaulin. On la suit depuis le Cartulaire de Landevennec (vers l’an 1000) à nos jours : Buorth à l’origine, elle est maintenant Buors- Buhors. Ce nom, d’après une glose dite d’Oxford (XIe-XIIe siècle) signifie en vieux breton, analogue au vieil irlandais,  « bovella » ce que nous traduirons par « Bouverie », désignation s’appliquant admirablement à ce lieu d’élevage typique.

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Eglise du Moyen-âge St They de Lothey sur les terres du Buhors et du Bester.

Ce nom d’origine d’Irlande ou d’Ecosse serait aussi dans l’origine des TINGUY (de Tann-Ky, chien de feu) donc seulement dans les deux familles du Bas-Poitou ; TINGUY et BUOR. Une croix Buors appelée croix du Budou date de 1054 à Lanhouarneau .

sans-titre (24).pngCroix Buors

Les armes BUOR : BUOR porte d’argent, à trois coquilles de gueules, au franc quartier d’azur. Cette définition extraite d’une liste d’armoiries conservée dans les archives BUOR datant de 1550. C’est en dehors des écussons de porte ou de pierre tombale la plus ancienne connue.

De nombreuses pierres tombales regroupées dans le transept et la nef constituent le pavage de l’église. La collection qu’elles forment permet de repérer des variations dans leur forme générale des tombeaux, dans leur décoration, ainsi que dans la disposition des inscriptions. Elles sont pour la plupart rectangulaires, mais quelques-unes sont plus étroites aux pieds qu’à la tête, comme des sarcophages. Variant selon l’époque, le tombeau diffère également selon la qualité du défunt. Ceux des prêtres sont très nombreux et se reconnaissent aisément aux attributs ecclésiastiques qui sont sculptés : calices, bréviaires et croix. S’il n’y a pas de tombeaux nobles, en revanche ceux des roturiers sont nombreux, mais plus simplement traités.

Dans l’église de la Chapelle-Achard : Les pierres tombales famille BUOR.

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Dalle de François de FENIEUX, sgr de la Méronnière et du Plessis-Gastineau (Saint-Mathurin), décédé le 3 mars 1633. Il avait épousé Suzanne BUOR de la Méronnière (1593).

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Très belle dalle portant : SR/BUOR écuyer

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Dalle d’André BUOR, sgr de la Méronnière (Saint-Mathurin), décédé le 26 mars 1592.

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Peut-être l’aigle bicéphale des BOUTI N, l’alliance 1533 de Gilles BUOR avec Marie BOUTIN

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Pierre armoriée provenant du château de la Mothe-Freslon, actuellement chez M. de Buor Bernard. (XVe).

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Une autre pierre chez M. Bernard de Buor provenant de l’ancienne chapelle de la Mothe-Freslon (XVIe).

dsc02264.jpg Armes d’alliance d’Anne de BUOR de la Mothe-Freslon et de Parménas de la POEZE. Figuraient sur une porte Renaissance, millésimée 1612, de l’ancien château de la Naulière en Aizenay, réemployée dans la maison actuelle du Dr BUET à Aizenay.

dsc02265.jpg Armes d’alliance La VARENNE de BEAUMANOIR – Olympe BUOR. La partition dextre, effacée, devait porter le lion contourné des La VARENNE.

dsc02267.jpg Armes d’alliance de Joseph-Louis BUOR de la Chanollière (dcd 1851) et d’Henriette de la ROCHE SAINT-ANDRE, sur la façade de l’ancienne chapelle des Frères, aux Sables-d’Olonne, dont ils étaient les fondateurs. Actuellement au collège Merveilleux du Vignaux.

  1. Guillaume BUOR, valet, seigneur de la Lande, accompagna St-Louis en 1270 à sa croisade à Tunis et eut un fils Maurice, dont il signe le contrat de mariage en 1311.

Vers cette même époque Jehanne BUOR épousa Maurice POICTEVIN, seigneur de la Poictevinière en la paroisse de Saint-Georges-de-Montaigu, fils cadet de Jehan Poictevin, seigneur de la Poictevinière et de Jehanne Chabot de Raitz.

  1. Maurice BUOR, écuyer, seigneur de la Lande, épousa le mercredi avant la St-Evangéliste 1311, par contrat passé à la Roche-sur-Yon, Létice des FLOREUS, dont il eut plusieurs enfants nommés dans les preuves de noblesse :

  • Maurice BUOR, valet, auteur de la branche de la Pascouinays , en la paroisse d’Oulmes

  • Amaury BUOR, qui aurait épousé Jeanne ANCELON, fille d’Henri ANCELON et de Jeanne FRESLON.

  • Margueritte BUOR, mariée en 1356 à Hugues de BAZOGES. On trouve aussi vers cette époque Eliette Buor, veuve de Jehan Gossin, seigneur de Margaine, capitaine du château de Parthenay, et fils de Jehannot Gossin, seigneur de Boisvalet.

  • Guillaume BUOR, qui suit,

  1. Guillaume II BUOR, écuyer, seigneur de la Mothe-Freslon : il avait épousé dès 1356, Marie ANCELON qui lui apporta la seigneurie de la Mothe-Freslon au Champ-St-Père ainsi que celle de la Gerbaudière. Il ne vivait plus en 1392.

La Gerbaudière ; paroisse du Tablier. Ancienne châtellenie avec droit de haute, moyenne et basse justice s’exerçant au bourg du Tablier relevant par moitié indivise des baronnies de Brandois et de Mareuil à foi, hommage lige sans licence garde ni étage, pour raison des hôtels et châtellenies de la Gerbaudière, et du Tablier dont dépendent l’hébergement de la Grigonnière, l’hôtel noble de la Girardière, les fiefs de la Grassonnière , du Chastelier, la Chapellenie de la Gerbaudière, dite du Temple avec son hébergement, l’hôtel et hébergement du fief, le fief d’Habite près du bourg du Tablier tenu par le curé dudit lieu, les métairies de la Ripardière et de la Morandière et onze trutteaux d’avoine dus sur les fiefs de Plessis Haute-Rive, la Grenouillère, le Retail et autres, paroisse de Rosnay et l’hôtel de la Tabarière à la Couture.

Cette châtellenie venait des Ancelon. Elle était passé aux BUOR en 1391, puis aux Des Nots (alias Desnos) par les femmes vers 1587, enfin aux Boisgelin qui la vendirent en 1751 à Charles Lemoyne, écuyer, seigneur de Beaumarchais et la Chaize-Giraud, secrétaire du roi. Le château était inhabité depuis la fin du XVIIe siècle et le domaine géré par les fermiers. Construite vers 1313, la Gerbaudière comprenait une vaste cour carrée, entourée de murailles et de tours qui rappelaient l’autorisation donnée par Louis d’Amboise aux Buor de fortifier leur hôtel. Les murailles étaient entourées de larges douves alimentées par un étang. La gerbaudière fut incendiée en mars 1794 par Vincent Guy-Martineau, lieutenant du Général Huché, adjoint de Turreau, lors du passage des colonnes infernales à Chaillé. Les murailles furent démolies en 1894 pour construire une grange et des écuries, mais une tour résista à la mine et reste depuis inclinée à 45°. On voit encore l’entrée en ogive et à l’étage des pièces restées en l’état avec leurs cheminées de pierre. Les archives de la Gerbaudière ont été transportées par les Lemoyne à Beaumarchais (Brétignolles).

Elle était fille d’Henri ANCELON (lui-même fils d’Henri ANCELON et d’Antoinette de MAILLE, petit-fils d’Henri ANCELON, comte de Bernon, et de Jehanne de THOUARS) et de Jeanne FRESLON (elle-même fille de Thibault FRESLON, seigneur de la Mothe-Freslon).

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