Mémoires en quatre parties retraçant ses carrières successives et affirme son dessein par une «déclaration d’intention»





télécharger 37.5 Kb.
titreMémoires en quatre parties retraçant ses carrières successives et affirme son dessein par une «déclaration d’intention»
date de publication11.05.2017
taille37.5 Kb.
typeMémoires
h.20-bal.com > histoire > Mémoires
François-René de Chateaubriand

Saint-Malo, le 4 septembre 1768

Naissance de François-René de Chateaubriand
Il est le dixième enfant du comte R-A. de Chateaubriand et d’Apolline de Bédée.
1776 Indépendance des États-Unis.
Entrée au collège de Dol. 1777

Il prépare l’examen de Garde de Marine à Brest. 1783

Adolescence à Combourg. 1783-1786

Il rejoint le régiment de Navarre. 1786

Il est présenté à Louis XVI à Versailles. 1787

Il assiste à des émeutes (Rennes, Paris). 1789 REVOLUTION FRANCAISE

Voyage en Amérique. 1791

Mariage. Il rejoint l’armée des émigrés. 1792

Il s’exile à Londres et y vit dans la misère. 1793-1800

21/1/1793 Exécution de Louis XVI

Essai historique sur les Révolutions. 1797

Atala. 1801

Génie du Christianisme avec René. 1802

Mission diplomatique à Rome. 1802

1804-1814 L’EMPIRE

Démission et rupture avec Napoléon. 21/3/1804 Exécution du duc d’Enghien

Voyage en Orient. 1806

Les Martyrs. 1809

Itinéraire de Paris à Jérusalem. 1811-1812

Il commence la rédaction de Mémoires de ma vie.

De Buonaparte et des Bourbons. 1814-1830 LA RESTAURATION

Il reprend la rédaction de ses Mémoires. 1817-1848

Missions diplomatiques et ministères 1821-1830

(Affaires étrangères) entrecoupés de démissions et de disgrâces. 1828 Vidocq, Mémoires

Publication des oeuvres complètes. 1826-1830

1830-1848 LA MONARCHIE DE JUILLET

Rédaction de la Préface 1833 Affaire de la duchesse de Berry

testamentaire. Il est arrêté comme 1835-1836 Stendhal rédige Vie de Henry Brulard

complice de la duchesse.

Il achève la première version des Mémoires d’outre-tombe. 1841

La Vie de Rancé. 1844

Paris, le 4 juillet 1848

Mort de Chateaubriand à 80 ans


21 octobre 1848 : début de la publication des Mémoires d’outre-tombe, en feuilleton dans La Presse. Elle se prolonge jusqu’en juillet 1850.

L’édition originale paraît en 1849-1850 (12 volumes)

Mémoires d’outre-tombe


Quarante années s’écoulent entre le projet initial d’une autobiographie, formé sans doute à Rome en 1803, et l’achèvement des Mémoires, le 16 novembre 1841, à Paris. Le titre dit assez que leur publication devait être posthume.

Dans une Préface testamentaire, Chateaubriand annonce la composition des Mémoires en quatre parties retraçant ses carrières successives et affirme son dessein par une « déclaration d’intention » : Si j’étais destiné à vivre, je repré­senterais dans ma personne, représentée dans mes mémoires, les principes, les idées, les événements, les catastrophes, l’épopée de mon temps, d’autant plus que j’ai vu finir et commencer un monde, et que les caractères opposés de cette fin et de ce commencement se trouvent mêlés dans mes opinions.

Résumé


Première partie - Ma jeunesse. Ma carrière de soldat et de voyageur (1768-1800).

Chateaubriand évoque d’abord son enfance à Saint-Malo, sa jeunesse rêveuse à Combourg entre un père taciturne, une mère tendre et une sœur mélancolique, Lucile, puis la sylphide, cette femme idéale forgée par l’imagination. Il entre dans la carrière des armes comme sous-lieutenant au régiment de Navarre et est présenté au roi Louis XVI à Versailles. Mais la Révolution éclate il suit les événements avec un intérêt passionné, puis s’embarque pour l’Amérique avec l’intention de découvrir le passage nord-ouest des mers polaires. Il débarque à Baltimore, est reçu par Washington à Philadelphie, remonte la côte est jusqu’aux chutes du Niagara. A la nouvelle de l’arrestation du roi, il regagne la France, rejoint l’armée des émigrés, se marie, cherche asile à Londres, où il doit affronter la misère. La mort de sa mère le ramène à la foi : j’ai pleuré et j’ai cru.
Deuxième partie - Ma carrière littéraire (1800-1814).

Rentré en France, il écrit successivement Atala, Le Génie du Christianisme et René. Bonaparte lui confie le secrétariat d’ambassade à Rome, mais, apprenant l’exécution du duc d’Enghien, Chateaubriand démissionne et entreprend de visiter les Lieux Saints. À l’aller, il s’arrête en Grèce, au retour en Egypte, en Tunisie et en Espagne. Puis il s’attelle aux Martyrs.
Troisième partie - Ma carrière politique (1814-1830).

Le retour des Bourbons va favoriser sa carrière politique. Mais Chateaubriand commence par retracer les Cent-Jours, bien qu’il n’y ait joué aucun rôle, et par résumer la car­rière de Napoléon. Il occupe différents postes diplomatiques à Rome, à Berlin et à Londres et dirige la guerre d’Espagne en qualité de ministre des Affaires étrangères : ce fut le grand événement politique de (s)a vie. Mais son indépen­dance d’esprit le pousse à démissionner dès qu’il estime que ses convictions sont bafouées. Cette période de sa vie est marquée par sa liaison avec Juliette Récamier, chapelle dans le temple, à laquelle il consacre tout un livre des Mémoires. Louis-Philippe, le roi-bourgeois, qu’il méprise, excite ses sarcasmes.

La quatrième et dernière partie se présente comme un mélange des trois précédentes (1830-1841).

Après une nouvelle démission, de la paierie cette fois-ci, il va consacrer toutes ses forces à la rédaction de ses Mémoires, mais il vit dans la misère. Accusé de tremper dans un complot, il doit se réfugier en Suisse. L’homme politique reprend néanmoins du service quand la duchesse de Berry le charge, à deux reprises, d’une mission auprès de Charles X, en exil à Prague. Toutes deux échouent. Dans les derniers chapitres des Mémoires, Chateaubriand s’efforce d’imaginer l’avenir de la société qu’il a vu naître. Il s’interroge sur le socialisme et l’internationalisme, il prévoit l’essor de la grande presse et le machinisme ses vues prophétiques frappent par la finesse et la justesse des intuitions. Une conclusion empreinte de solennité parachève ce monument.


Une oeuvre croisée : autobiographie et mémoires



Avec René, Chateaubriand avait lancé en 1801 le roman d’inspiration autobiographique écrit à la première personne : rien d’étonnant à ce qu’il renonce, deux ans plus tard, à la fiction pour entamer le récit véridique de sa vie. Il y fait revivre sa famille et sa jeunesse, retrace sa jeunesse et tente d’expliquer son inex­plicable cœur, mais, contrairement à Rousseau, il entend, par pudeur aristocra­tique, ne pas dévoiler ses faiblesses. Or, à mesure qu’il enrichit son expérience, il élargit le projet initial à des Mémoires témoin de bouleversements politiques sans précédent, acteur de l’Histoire par ses missions diplomatiques, il est per­suadé que les jeunes générations peuvent tirer des leçons du passé, d’où l’intérêt d’un livre qui retracerait l’épopée de (s)on temps. Les Mémoires contiennent ainsi des portraits au vitriol de ses contemporains, tels Talleyrand et Foucher, le vice s’appuyant sur le bras du crime, et font revivre des heures historiques, juillet 1789 et Waterloo, ou bien la tragédie quotidienne de l’épidémie de choléra en 1832. Malgré sa haine de la tyrannie, Chateaubriand salue le génie de Napoléon, notamment dans un hymne scandé par l’anaphore il est grand, parce que pour lui l’avenir des peuples est façonné par les grands hommes.

Un immense poème en prose



Dans sa recherche du temps perdu, il est aidé par la mémoire affective : il lui suffit d’entendre le chant dune grive à Montboissier pour que resurgissent les sortilèges et la félicité insaisissable de l’enfance. Par la magie d’un style varié, jouant le plus souvent des registres graves de la mélancolie, les Mémoires d’outre-tombe se parent de poésie exotique, épique et lyrique. Les pluies de roses de magnolias et les oiseaux-moqueurs rehaussent de leurs couleurs chatoyantes les pages où il évoque les mystères du Nouveau-Monde. Bien qu’il s’attache plus à la fin de l’Empire qu’à ses brillants débuts, il fait revivre l’épopée napoléo­nienne depuis les campagnes d’Égypte et d’Italie. Mais c’est en orchestrant les thèmes de l’amour, de la mort et de la fuite du temps qu’il donne la pleine mesure de son génie poétique. Tout un cortège de figures féminines accompagne l’Enchanteur : idéales comme la sylphide de Combourg, réelles comme Delphine de Custine à la chevelure de soie, Mme de Duras si ambitieuse pour lui, l’angé­lique Juliette Récamier... Mais Chateaubriand a la douleur de voir la mort les lui ravir l’une après l’autre : Madame de Beaumont ouvre la marche funèbre de ces femmes qui ont passé devant moi et l’angoisse de ne pouvoir achever son oeuvre avive la hantise de la fuite inexorable des années qui domine toute la IVe partie.

Un monument



Vous qui aimez la gloire, soignez votre tombeau ! Pour obéir à sa propre injonction l’écrivain élève un monument à sa mémoire. La pose, l’imagination vaniteuse, les entorses à la vérité en sont les inévitables contreparties : il exagère son rôle politique, il se veut l’incarnation du loyalisme monarchiste, il n’hésite pas à dresser un parallèle entre Napoléon le géant de l’Histoire et Chateaubriand le géant des lettres. Mais cette attitude relève plus du souci de sa dignité que de l’orgueil : Il ne faut présenter au monde que ce qui est beau. Elle exprime surtout un parti pris esthétique : Chateaubriand accorde au créateur « l’art de choisir et de cacher », car la vérité de l’art est supérieure à la vérité des faits. Le regard rétrospectif par lequel il embrasse l’ensemble de ses travaux et de ses jours leur confère sens, cohésion, unité, et l’écriture transforme cette vie en destin, d’autant plus facilement que par sa longévité et sa fécondité il a épousé son siècle. Les Mémoires d’outre-tombe lancent un défi au temps et se veulent une victoire sur la mort. Peu importe dès lors qu’il donne à la stylisation esthétique et morale le pas sur la sincérité : c’est de sa beauté que l’œuvre d’art tire sa vérité.
Citations

Plus la saison était triste, plus elle était en rapport avec moi le temps des frimas, en rendant les communications moins faciles, isole les habitants des campagnes on se sent mieux à l’abri des hommes. (1, III, 13)
Aventureux et ordonné, passionné et méthodique, il n’y a jamais eu d’être à la fois plus chimérique et plus positif que moi, de plus ardent et de plus glacé. (1, Xl)
En approchant de ma fin, il me semble que tout ce qui m’a été cher m’a été cher dans Mme Récamier, et qu’elle était la source cachée de mes affections. (III, VII)
Venise est là, assise sur le rivage de la mer, comme une belle femme qui va s’éteindre avec le jour ; le vent du soir soulève ses cheveux embaumés ; elle meurt saluée par toutes les grâces et tous les sourires de la nature. (IV, 7)
Grâce à l’exorbitance de mes années, mon monument est achevé. (IV, XII)

similaire:

Mémoires en quatre parties retraçant ses carrières successives et affirme son dessein par une «déclaration d’intention» iconNote d’intention
«Je crois que je suis en train de rater ma vie.» Cette rencontre la bouleverse. Son mal empire, grignote ses pensées, obscurcit son...

Mémoires en quatre parties retraçant ses carrières successives et affirme son dessein par une «déclaration d’intention» iconProgramme prévisionnel
«Midi moins le quart» que l’on aime à retrouver pour ses terrasses ensoleillées, la silhouette nonchalante de ses avenues bordées...

Mémoires en quatre parties retraçant ses carrières successives et affirme son dessein par une «déclaration d’intention» iconMémoires de guerre écrites par de Gaulle, relatent du dernier conflit...
«Départ» qui vient confirmer à la fois la fin de l’œuvre et de de Gaulle en tant que président de la République Française puisqu’il...

Mémoires en quatre parties retraçant ses carrières successives et affirme son dessein par une «déclaration d’intention» iconHistoire de la fsu, tome 2/1997-2000
«Droit du sol», une indépendance accrue de la justice et la transparence de la police. Le premier ministre affirme qu’il n’y aura...

Mémoires en quatre parties retraçant ses carrières successives et affirme son dessein par une «déclaration d’intention» iconL’Europe française et ses mythes au siècle des Lumières
«Il y a eu, au départ, une intention militante : rappeler les grands principes des Lumières nous a paru indispensable dans un moment...

Mémoires en quatre parties retraçant ses carrières successives et affirme son dessein par une «déclaration d’intention» iconLeadership politique ont traditionnellement oscillé entre deux pôles...
«raconte une histoire» auquel son auditoire – c’est-à-dire nous – a déjà été rendu réceptif par l’accumulation de ses expériences...

Mémoires en quatre parties retraçant ses carrières successives et affirme son dessein par une «déclaration d’intention» iconQu’est-ce qu’une carte ? Quelle est son utilité ? Est-ce un document objectif ?
«apporteront plus de ressources au fmi une fois que les Européens auront renforcé leur propre pare-feu», a-t-il affirmé

Mémoires en quatre parties retraçant ses carrières successives et affirme son dessein par une «déclaration d’intention» iconQuestion de synthèse étayée par un travail préparatoire
«carrières de militants» peut-il provoquer une coupure entre les syndicats et les salariés ? (Document 4) (1,5 points)

Mémoires en quatre parties retraçant ses carrières successives et affirme son dessein par une «déclaration d’intention» iconConstellations autour des
«Jusqu’à l’âge de 11 ans, Michaël mène une vie ordinaire. Mais lorsque ses parents sont licenciés, son existence bascule : son père...

Mémoires en quatre parties retraçant ses carrières successives et affirme son dessein par une «déclaration d’intention» iconMemoires vivantes
«Mémoires Vivantes» de Marseille ont plus de quinze ans! Plus de quinze années de recherches, de discussions, d'expositions, de témoignages,...






Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
h.20-bal.com