La communication on en parle beaucoup, on la reçoit à flux permanent 24h dur 24 et en surabondance, notre saint père lui-même s’est saisi du sujet ! Alors comment s’y retrouver





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Communication, parole donnée, parole reçue

La communication on en parle beaucoup, on la reçoit à flux permanent 24h dur 24 et en surabondance, notre saint père lui-même s’est saisi du sujet ! Alors comment s’y retrouver.
Tout d'abord quelques définitions :

Théorie(s) de la communication: Définitions

© 2011 Dr. Guy Spielmann

Qu'est-ce que la communication?

Commençons tout d'abord par les définitions des dictionnaires:
Étymologiquement, le mot vient du latin communicare, «mettre ou avoir en commun», mot formé de cum («ensemble, avec») et munis ou munia («charge, fonction»).
D’après le Robert

«Communication: Le fait d'établir une relation avec (qqn, qqch). (...) Scientifique. Toute relation dynamique qui intervient dans un fonctionnement.» «Communiquer: Faire connaître (qqch à qqn). (...) Faire partager. (...) Rendre commun à; transmettre (qqch.).» (Le Robert)
D’après le Larousse

«Communication: Action d'être en rapport avec autrui, en général par le langage: échange verbal entre un locuteur et un interlocuteur dont il sollicite une réponse. (...) Action de mettre en relation, en liaison, en contact, des choses.» «Communiquer: Faire passer qqch, le transmettre à qqch d'autre. (..) Faire partager à qqn un sentiment, un état (...). (...) Entrer en contact avec qqn, lui faire part de sa pensée, de ses sentiments.» (Larousse)
D’après E. Henriquez

«Communication: Fait de manifester sa pensée ou ses sentiments, par la parole, l'écriture, le geste, la mimique, dans le but de se faire comprendre. Scientifique . Processus par lequel une source d'informations A tend à agir sur un récepteur d'informations B de manière à provoquer chez celui-ci l'apparition d'actes ou de sentiments permetttant une régulation des activités de B ou du groupe auquel appartiennent A et B. (E. Henriquez, 1971)




Definition complémentaire du Larousse

Mise en relation et conversation de deux correspondants par téléphone ou par un autre moyen de télécommunication.

Exposé fait à un groupe et en particulier à une société savante, dans un congrès, etc., information, écrite ou orale, donnée à un groupe, un organisme : Communication à la presse.

Liaison, jonction, passage entre deux lieux : Porte de communication entre deux chambres.

Fait, pour une personnalité, un organisme, une entreprise, de se donner telle ou telle image vis-à-vis du public : Conseiller en communication. Campagne de communication.

Qu'en est-il de l'interprétation ? P. 4 ©EREMA Mai 2011
Recevoir une parole c'est l'écouter et savoir lire l'autre, appréhender le dit et le non dit : elle est toujours soumise à une part d'interprétation de celui qui écoute.
Interpréter vient du latin classique « interpretari » : expliquer, éclaircir. Il s'agit bien d'un sens objectif : celui qui transmet. Mais interpretari veut aussi dire donner un sens, ce qui nous remets dans le subjectif : non seulement l'interprète transmet mais il donne sens.

Aujourd’hui, un interprète ou interpréteur peut être un outil informatique ayant pour tache d'analyser, de traduire et d’exécuter un programme écrit dans un langage informatique. Analyser, traduire et exécuter, c'est bien ce que l'on voudrait... mais sommes-nous des logiciels ?

Pour tenter d'être au plus proche du sens profond du message à interpréter il faut aussi connaître le contexte ; le pianiste qui interprète un morceau va travailler non seulement la technique qui lui permettra d'être un virtuose, mais il va également travailler le contexte dans lequel l’œuvre a été écrite, contexte historique, histoire personnelle du compositeur. C'est cette étude autour de l’œuvre qui lui permettra de devenir un interprète.

nous devons tenter de saisir l'histoire propre, l'histoire familiale, les antécédents, connaître les expressions non verbales, le sens du froncement des sourcils, le sens du coin de la bouche qui se relève, le sens du soupir. Sens générique mais également sens propre, sens individuel. Il faut savoir lire l'autre, appréhender le dit et le non dit grâce à l'ensemble de nos sens en éveil. Les familles connaissent souvent bien cette gestuelle, ces mimiques, ici aussi nous avons beaucoup à partager avec eux.

Mais peut-on réellement interpréter sans que nous-même ne rentrions en ligne de compte, sans que nos connaissances, nos expériences, voire même notre état émotionnel ne viennent influer ? Pour continuer de filer la métaphore du pianiste, selon l'école, selon l'époque, selon le musicien, les interprétations différent parfois totalement. Par exemple Claudio Arau ou Samson François jouant du Chopin, donnent parfois l'impression qu'il s'agit d'œuvres différentes.

Si chacun peut donner sa propre interprétation, comment trouver le sens exact ?


Aujourd'hui, nous nous interesserons à la communication, l'échange de parole en tant que Chrétien, membre de cvx.


  1. La communication avec Dieu :


Par l'écoute de sa parole, seul ou en groupe, suivi d'un cœur à cœur avec Dieu, comme un ami parle à son ami...

la prière personnelle ou collective, à l'écart ou dans la vie

les célébrations,

la demande de pardon :

Monseigneur Martini nous propose « avec l'aide de quelqu'un d'autre, je suis passé de la confession à ce que j'appelerais un dialogue pénitentiel ». Il la décompose en 3 temps, qui se rapprochent de la prière d'alliance :

  • la première partie, la » confessio laudis » s'il est parfois difficile de dire mes pêchés pourquoi ne pas commencer par les bonnes actions, un merci.Saint Ignace le suggérait dans les exercices prenant comme premier point l'action de grâce (ex sp n°43) : Seigneur je veux d'abord te remercier car tu m'as aidé, j'ai pu me rapprocher de telle personne, dépassé tel moment difficile, j'ai pu mieux prier...Il est important que ces choses émergent devant le Seigneur : la reconnaissance de sa bonté, de sa puissance, de sa miséricorde...

  • la deuxième la « confessio vitae » : dire devant Dieu ce qui maintenant me met mal à l'aise, ce que je voudrais faire disparaître. Ce sont des attitudes, des façons d'être, les causes sont les 12 attitudes selon st marc : orgueil, envie... qui émergent de ces états d'âme. Ou bien dire devant Dieu je regrette de ne pas pouvoir parler sincèrement avec telle personne, mon rapport n'est pas authentique avec tel groupe...je me met devant le Seigeur et lui demande qu'il me guérisse.

  • De la nait une prière de remerciement, de demande d'aide et de grâce.



Le pape nous dis : Dialoguer, signifie être convaincu que l'autre a quelque chose de bon à dire, faire de la place à son point de vue, à ses propositions...

Une parole nouvelle, une parole libre qui invite à prendre librement la parole à son tour. Traduire l'annonce évangélique pour le monde d'aujourd'hui.

La première « réforme » dit le pape est le style, la manière de faire. Caractérisée par une parole adressée à quelqu'un, une parole en première personne, engagée, un « je » qui convoque un « tu » ce n'est pas un discours ? Le pape fait confiance à son interlocuteur, préférantune liberté de ton susceptible de faire naitre en lui une parole autre, qui sra la sienne propre. A l'inverse, une attitude de défiance fait naitre chez l'interlocuteur une position de défense qui empêchera que s'instaure un dialogue authentique et fécond. La défiance est contagieuse. Avec le pape son témoignage est précieux car, chez lui, le dire et le faire sont accordés. La forme rejoint le fond. Ses propos ouvrent un espace où l'Évangile se réinventera.

« Bien communiquer nous aide à nous rapprocher et à mieux nous connaître les uns les autres, à être plus unis. Être prêt à nous écouter et à apprendre les uns des autres.Nous avons besoin de régler les différences à travers des formes de dialogue qui nous permttent de grandir dans la compréhension et le respect. Celui qui communique se fait proche : le bon samaritain non seulement se fait provhe, mais il prend en charge cet homme qu'il voit à moitié mort sur le bord de la route. Jésus renverse la perspective : il ne s'agit pas de reconnaître l'autre comme mon semblable, mais de ma capacité de me faire semblable à l'autre. Communiquer signifie alors prendre conscience d'être humain, enfants de Dieu.


La spiritualité ignacienne nos propose des outils pour avancer dans nos vies avec la Parole de Dieu comme guide : les exercices, la prière d'alliance, l'oraison sous diverses formes, la relecture, l'accompagnment spirituel, le soutiens communautaire...


  1. La communication en CVX


Nous en CVX nos réunion commencent par un temps d'écoute de la parole de Dieu, pour se mettre en sa présence avant de commencer le partage.

« Ta parole, en se découvrant, illumine, et les simples comprennent » Ps 118)

Seule une vigilance à l'Esprit Saint peut transformer pour nous les Ecritures en Parole, et la Parole devenir en nous « Dieu sensible au coeur » (Madeleine Daniélou)
Le partage est commencé par un temps de prière qui nous met tous sur la bonne longueur d'onde. C'est le Christ qui nous rassemble fraternellement. La prière peut être l'occasion d'une demande de grâce : grâce d'être disponible aux autres, aux mouvements intérieurs qui me traversent, d'entendre le Seigneur me parler à travers la parole des autres, d'oser une parole vrai.Fraternellement mis ensemble par le Christ à l’écoute de Sa parole et de Son Esprit, chacun est porteur d'une histoire qui, dans ses aléas et ses richesses, cherche à devenir et être reconnue comme une Histoire Sainte.
Ce que je partage :

Chacun exprime le fruit de sa relecture. Je relis sous le regard de Dieu les évènements vécus depuis la dernière réunion, soit un événement soit un secteur de ma vie. Comment ai-je rencontré le Christ à l'occasion de cet événement ? J'exprime ce qui s'est passé en moi sans entrer dans tous les détails, et sans chercher à me justifier. Il y a les faits, ce qu'on m'a fait, ce que j'ai fait mais surtout ce que j'en fais. Je partage sur le ressenti par rapport à l'évènement.

Ex : je ressent de la jalousie. A partir de là, je me trouve dans un combat spirituel. J'oscille entre la prise de recul qui me procure une paix ou au contraire je me laisse envahir par des ruminations qui me laissent dans l'insatisfaction. Les motions sont la résultante de ce combat spirituel. Quel mouvement intérieur m'a déplacé et comment, dans quel sens pour prendre quelle décision ? Je vais à l'essentiel.
Ce que je ne partage pas :

Ecouter ce qui est dit, et ce qui n'est pas dit. Prendre conscience de la dimension de mon interprétation personnelle.

Il est bon de repérer pourquoi je n'aborde pas tel ou tel sujet ou domaine de ma vie. (ex pro)

  • ce n'est pas mûr pour le moment ?

  • Problème de méthode ? En parler en équipe . La méthodologie ne doit pas être un obstacle. C'est la relecture qui est au centre du partage, les questions sont là pour aider.

  • Manque de confiance en soi et/ou dans l'équipe ?

  • Peur d'être jugé ou de choquer

Parler me fait exister. Être écouté permet que je m'entende.


EN RÉUNION CVX, S’ÉCOUTER, MAIS ENSUITE ?

Bien des communautés locales disent la joie de l’apprentissage à l'écoute et au respect de l'autre qu’ils vivent en réunions mais signalent en même temps leur difficulté à "échanger", à "s'interpeller" à propos de ce que chacun a partagé de sa vie. Ces deux points méritent qu'on s'y arrête un moment.

L'écoute pendant le partage.

Respect, bienveillance, présupposé favorable comme le conseille Ignace : « être plus prompt à sauver la proposition du prochain qu'à la condamner »  (Ex. Sp. 22).
Nous parvenons assez bien à cette attitude dans nos communautés locales. Alors, comment se fait-il que trop souvent la parole de chacun semble s'enfoncer dans une "immense oreille" placée au centre de la communauté mais dont on se demande si le conduit auditif mène quelque part : silences, aucun retour, aucun écho sinon l'espérance d'avoir été "bien reçu" et entendu. Qui de nous n'a ressenti cette angoisse du "grand blanc" après son partage de vie ?

I - S'interroger sur les causes de notre difficulté.

Une réunion d'évaluation permettrait de se dire paisiblement des choses...
La qualité de notre écoute. Se taire n'est pas encore recevoir. Ecouter n'est pas encore "entendre" ce que l'autre veut dire, ni ce qu'il souffre, ni ce qu'il découvre. Certes, ma propre expérience humaine, spirituelle aidera à bien entendre, mais attention à ne pas la projeter sur l'autre.

Suis-je assez libéré de mes préoccupations, de mon image ? Ai-je préparé par écrit mon propre partage afin d'être disponible à l'autre ?
La qualité de nos relations et de notre dimension communautaire. Avons-nous pris le temps d'établir la confiance, la simplicité, une certaine humilité dans nos relations ? Nous connaissons-nous assez ? Comment aider l'autre dans son chemin si je ne le connais pas un peu en profondeur, dans sa réalité ? Est-ce que l'autre m'importe vraiment ? Es-ce que je l'aime de l'amour du Christ pour lui ? Est-ce que je fais mémoire de lui en dehors des réunions, dans la prière, du positif et du travail de Dieu en lui ?
Pourquoi je ne réagis pas ? Rien à dire ? Refus ? Indifférence ? Peur ? Peur d’être moi-même interpellé après ? Causes de ces peurs : manque de simplicité, de foi, de confiance en l'autre ? Blessures anciennes ? J'estime ne rien avoir à apporter et/ou à recevoir ? Chemin de conversion...
Quand je réagis : quelles sont mes motivations ? Au service de l'autre ? Humble, miséricordieux ?
Les attentes de chacun. Sommes-nous là pour chercher ensemble la lumière de l'Esprit sur nos vies ? Dans mon propre partage est-ce que je parle vrai, juste, je pointe l'essentiel, j'en dis assez pour être compris ? Suis-je prêt à être déplacé ? Ou bien je n'attends que compassion et approbation ?
Comment je relis ma propre histoire ? Je serai d’autant plus apte à faire écho à la parole de l'autre que je prendrai moi-même régulièrement le temps de "travailler" sur ce qui m'arrive : repérer les enjeux, discerner, confronter à l'Évangile. Pas d'interpellation possible si je ne pratique pas moi-même la relecture et la prière personnelle. Car c'est au regard du Seigneur, et pour être porteurs de Sa parole que nous échangeons une parole.

Fonctionnement de la communauté locale :

  • Écouter et faire silence n'est pas forcément  "être coincé". Restons nous-mêmes, mais vigilants.

  • Retrouver du temps pour l'échange. Plus de rigueur sur l'horaire et la préparation écrite fait gagner en temps et en vérité ! En fonction du point où en est la communauté locale, on peut adapter le temps de partage de partage et d’échange.

  • On peut parfois confronter le texte biblique prié au vécu partagé pour aider à une relecture ensemble.

  • Parfois une évaluation ciblée sur notre écoute, sur ce que nous avons osé dire ou pas, et pourquoi...



II – L’essentiel : se remettre au clair sur ce que nous visons à travers l’écoute et l’échange

Échanger,  "s’interpeller"  (mot trompeur par le sens qui lui est donné dans le monde d’aujourd’hui) est le fruit d’une croissance : personnelle, communautaire, missionnaire. On pourra s’exercer : mais on en restera à une technique desséchante et infructueuse si l’on ne se met pas, personnellement, davantage à l’écoute de l’Esprit et de la Parole de Dieu.


Se risquer à une parole (la mienne, celle de l’autre) pour nous risquer ensemble à l’action de Dieu : voilà un enjeu d’Église au service de tout homme et de tous les hommes. Et cela ne peut se faire à la suite du Christ sans une mort à soi-même par amour de Dieu, par amour de l’autre.
a – Écouter l’autre avec une oreille évangélique dans un but de conversion et de mission.

On ne s’écoute pas comme on prendrait des nouvelles de chacun autour d’une tasse de thé !

Écouter en cherchant à entendre :

. ce que l’autre vit en profondeur, ce qu’il ressent (souffrance, joie, découverte, déplacement…)

. une consonance avec ce qu’il nous a déjà dit de lui, ou avec l’Évangile, la vie du Christ, la vie de

l’Église, ou avec ce qu’ont vécu d’autres membres de la communauté.

. sa chance de croissance dans ce qu’il relate, sa manière d’y être témoin ou en communion avec le Christ, de bâtir le Royaume, quel est son combat spirituel ou sa tentation ?

Écouter en recevant, à travers lui, la parole que le Seigneur m’adresse, l’appel ou le don fait à notre communauté.

Écouter avec amour et respect (comme Dieu lui-même). Faire silence en soi. Respecter l’autre dans sa différence, dans l’histoire qu’il essaie de tisser avec le Seigneur.

Écouter en débusquant aussi en soi nos motivations ou nos indifférences. Être sensible à ce qui bouge en moi tandis que l’autre parle (jugements, compassion, joie, centrement sur moi, lumières, questions…). Faire le tri, se corriger avant de répondre.
b – Une parole ne reste jamais sans effet.

Effet de ma parole sur moi-même : parler me fait exister, prendre corps, entrer dans une histoire, clarifier l’essentiel. Être écouté permet que je m’entende ! Mais parler c’est aussi risquer, mourir à moi, me désapproprier, passer à la communauté, à la lumière de l’Église, partager mon pain avec des compagnons, porter témoignage de foi et faire confiance. Parler me déplace et ouvre un chemin de relation.

Effet de la parole de l’autre sur moi : je ne sors pas indemne d’une écoute. Elle met en jeu mes propres repères, ce que je suis : elle me décentre, m’ouvre à la découverte de l’autre dans son mystère, ça bouge en moi.

Écouter jusqu’au bout sans fuir, sans juger, sans classer.

Écouter rend humble, disponible au travail de l’Esprit, éduque au discernement.

Effet sur les autres et sur la communauté comme telle : la parole de chacun construit l’histoire de notre communauté locale ; à travers elle se glisse peut être un appel ou une lumière de Dieu pour moi, pour nous. Le partage de vie d’un membre nous engage tous, non seulement à son égard, mais envers les lieux de vie auxquels il est confronté. L’aider à clarifier ce qu’il a dit, c’est participer avec lui au service de Dieu dans ce monde, en l’aidant à porter davantage de fruit. Se dérober à la parole de l’échange c’est enterrer la dimension communautaire de la mission.
c – Oser faire écho à cette parole : chercher ensemble le sens, les enjeux, l’entraide.

Libéré de mes propres préoccupations (avoir noté ce que je vais partager moi-même pour en être détaché et disponible à l’autre), fort de la manière dont j’aurai écouté (pistes ci-dessus) dans une attention souple à ce qui bouge en l’autre, en moi ou dans la communauté (mouvements) et à mes motivations, je pourrai être disponible à l’Esprit pour oser dire l’écho qui monte en moi à propos de ce que j’ai entendu de l’un ou de l’autre.

L’échange : plusieurs types de paroles possibles





  1. Parole à l'autre, pour lui-même :

Exemples...

  • Question ou reformulation pour vérifier que j’ai bien compris ou pour l'aider à clarifier ce qu’il a dit ;

  • Souligner le positif, la richesse de ce qui est vécu ;

  • Renvoyer un lien ou une différence avec ce qu'il a déjà révélé dans la communauté locale (histoire, qualités) ;

  • Dire comment j'y lis la présence de Dieu, ou la scène biblique que sa vie me rappelle.

Si un membre partage un point qui appelle à prendre du temps pour l'aider ou pour y lire les signes de Dieu, s'assurer qu'il le désire et s'y sent prêt.


  1. Parole à l'autre à propos de son impact sur moi :

Exemples :

  • Sa parole m'a touché au cœur, ou éclairé, ou rappelé un point de mon histoire : oser le dire.

  • Sa parole questionne mon propre comportement : oser le lui dire. Il verra comment sa parole m'a évangélisé.




  1. Parole à la communauté à propos de ce qui a été partagé :

Exemples :

  • Je constate des ressemblances, des préoccupations ou difficultés communes : je le signale.

  • Je renvoie à la communauté les appels et retentissements missionnaires, ou communautaires que ce partage m'évoque, ou je demande à l’équipe de m'aider à les voir...

  • J'éprouve des manques, un besoin d'approfondir dans le domaine partagé par untel : je le dis.

  • La communauté me semble appelée à "porter" plus particulièrement ce qui a été partagé par tel autre : prier, l'aider ... J'ose le proposer.

  • Ce qui a été partagé me semble faire grandir la communauté... sur quel point ?


Types de paroles à éviter : la "discussion", le débat d'opinions, les jugements de personnes, les grandes idées et "dadas personnels", les solutions toutes faites, ou toute façon subtile de se rechercher soi-même.
Chacun n'est pas appelé à réagir à la parole de tous; mais l'Esprit donne à l'un une manière d'entendre celui-ci, à un autre de renvoyer quelque chose à celui-là : cela en vue du bien et de l'édification de tous et de la communauté. Entrer dans l'échange c'est entrer en conversion et en réconciliation, c'est se risquer à l'œuvre de l'Esprit. Le silence peut être une réponse aimante, mais il aura besoin d'un mot pour se dire.

Ainsi chacun aide l'autre à clarifier par lui-même sa propre relecture de l'événement. Et ce mystère nous échappera toujours en partie. Par contre ne m'échappera pas ce petit coin de moi à purifier et à offrir. Comme le dit José Gsell* : "Si j'ai vécu la réunion avec un cœur ouvert, impossible qu'il n'y ait pas eu une brèche en moi: j’ai compris qu'il y avait en moi quelque chose à changer".


Fiche pédagogique à l’attention des communautés locales – Révision 2012
Qu'en est-il de la communauté élargie ?

Aujourd'hui il y a deux vecteurs pour communiquer au delà de sa communauté locale :

  • internet par les mails et le site de la cvx où chaque région a sa page . Au niveau mondiale si vous avez le goût des rencontres, des soutiens au cours de vos voyages.

  • Les rencontres régionales, nationales , les formations et les sessions qui permettent de mettre à l'épreuve le cadre. Vécu parfois au début comme une contrainte au niveau local, il se montre libérateur d'une parole vrai quand il réuni des personnes qui ne se connaissent pas le temps d'un jour ou d'une session.

*


* Josée Gsell a été secrétaire nationale de 1962 à 1971, puis durant 15 ans à Rome, secrétaire mondiale de ce qui était encore la Fédération Mondiale des Communautés Vie Chrétienne. Elle est décédée en 1999.


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