Doctorants et nouveaux docteurs : des jeunes professionnels reconnus ?





télécharger 57.24 Kb.
titreDoctorants et nouveaux docteurs : des jeunes professionnels reconnus ?
date de publication12.05.2017
taille57.24 Kb.
typeDocumentos
h.20-bal.com > histoire > Documentos
COMPTE-RENDU ASPASIE DE L’AG CJC OCT 2005
Samedi 22 octobre

Présents : Marie (le matin), Joël, Julien.
Matinée table ronde. « Doctorants et nouveaux docteurs : des jeunes professionnels reconnus ? » (l’aspect professionnel, c’est le grand dada de la CJC)

(CR par Marie + quelques rajouts)
9h30-10h45 : « Professionnalisation des structures et des pratiques des acteurs de la formation doctorale »

Les participants :

  • Le responsable du Collège des Ecoles Doctorales de l’Université Paris 6 : Jean Chambaz

  • La directrice de l’Ecole Doctorale d’Histoire de Paris 1 (aussi membre du Comité National d’Evaluation) : Claude Gauvard

  • Le responsable du Centre d’Initiation à l’Enseignement Supérieur de Versailles (le CIES, c’est un truc créé en 1989 ayant vocation, comme son nom l’indique, à former à l’enseignement supérieur (monitorat), en assurant une connaissance de l’université et de son fonctionnement - « entreprise complexe » -, une réflexion sur l’après thèse et des formations « d’ouverture ») : Alain Sarfati

  • Le directeur de l’école doctorale d’informatique, télécommunications et électronique de Paris : Bernard Robinet


Chambaz commence par récuser le terme d’ « école doctorale » pour lui préférer celui de « formation doctorale ». Il parle de « formation par la recherche » et de « production d’un projet de recherche original », ce qui, d’après les gars de l’ANCMSP, ne serait pas trop pour plaire aux asso « tête » de la CJC qui restent dans une optique projet de recherche produit tout ficelé par le laboratoire et recrutements/financements en fonction. Chambaz souhaite lui aussi que ne soient pas présentés de projets non financés, mais a priori pas dans la même optique. Il s’était auparavant référé au modèle allemand, l’Allemagne se donnant effectivement les moyens, selon lui, de soutenir financièrement la recherche. Au total, pour Chambaz, le doctorat est une « formation professionnalisante longue » et du coup le post-doc ne veut plus dire grand-chose (un CDD pour jeune docteur, plus de formation) : il faut recruter jeune et non pas au bout du 2ème ou 3ème post-doc comme le font nombre de labo !

Quant au projet de loi, il ne fait qu’obscurcir la carte des institutions qui s’occupent de la recherche : seules les universités ont les moyens, selon lui, d’accompagner les écoles doctorales (mais là j’avoue que je ne vois pas trop quelles sont les autres institutions introduites par le projet de loi : partenaires privés.. ?).
Gauvard (Histoire, je rappelle) est elle à cheval sur la définition systématique d’axes de recherche par les labos. Pour elle, il s’agit d’une marque de « discipline » indispensable, devant permettre de « resserrer les sujets de recherche » et donc de rendre possible « confrontation » et « concurrence » entre doctorants (je sais pas pour vous, je vois bien l’esprit, toujours chouette de pouvoir confronter pistes de recherche et outils théoriques au sein même de son labo de rattachement, mais là les termes me font mal aux dents !). Elle insiste également sur l’aspect formation pratique : délivrance d’un « produit fini » au terme du doctorat ; concrètement pour elle ça veut dire que tout historien sortant de l’école doctorale doit aussi être un écrivain. Donc grosses exigences sur la qualité et la compétitivité du « produit fini » mais, en même temps, elle cautionne les pratiques de Paris I avec des pontes qui prétendent encadrer jusqu’à 40 thèses !!

Son intervention a également mis en exergue un désaccord relativement frontal entre sciences dures et sciences humaines, de manière générale sur la façon de concevoir le doctorat, et dans le détail sur la question du financement (revendication pour les sciences humaines d’une possible inscription en thèse sans financement assuré), sur la durée de la thèse (les sciences dures plaidant pour une durée de thèse max de 3 ans) et sur la question de l’encadrement. Un clivage qui animera les débats officiels et informels pendant tout le WE.
Sarfati. Souligne que les CIES ne rentrent pas en concurrence avec les écoles doctorales : système de validation mutuelle. A peu près la moitié des moniteurs ainsi formés seraient recrutés (enseignement supérieur ou CNRS). Relation problématique entre monitorat et allocation (les mêmes qui profiteraient de tous les avantages) ? Sarfati affirme qu’ils ne contrôlent pas si les doctorants présentés à la formation sont ou non allocataires, le choix est fait en amont par les écoles doctorales. L’idée de coupler doctorat et monitorat ? Non car tous les doctorants ne souhaitent pas devenir enseignants. Par contre, monter le nombre de monitorats à celui de candidats, pourquoi pas ?
Pour citer un extrait du CR de l’ANCMSP : « En gros tous les intervenants ont dit des trucs qui allaient à l’encontre de la philosophie présente dans les écrits de la CJC, c’était assez drôle avec le prez cjcien qui donnait la parole, posait des questions mais récupérait des réponses dont il n’était visiblement pas satisfait… »
11h-12h30

« Les docteurs, acteurs-clés pour construire la société de la connaissance et de l’innovation »
Les participants :

  • Le président d’une start-up qui s’occupe du traitement des particules polluantes : Gregory Lemkine (ancien de la CJC)

  • Le vice-président du conseil régional d’Ile-de-France, en charge de la Recherche.. : Mark Lipinski (PS)

  • Une jeune journaliste de la revue scientifique Science Next Wave : Elisabeth Pain

  • La conseillère à la direction Recherche et Développement de France Télécom : Christiane Schwartz


Pain commence par un petit survol européen : en termes de création de postes permanents, c’est le bordel dans toute l’Europe (une politique de contrats intéressante en Espagne apparemment mais les postes permanents promis en 2001 n’ont tjrs pas été créés!). Elisabeth décline donc les alternatives et invite les doctorants, via présentation power point genre mes défauts, mes qualités, à apprendre à se vendre pour se créer des débouchés dans le secteur privé. Bon… Son mot d’ordre : « quand on veut on peut ! » Plus libéral et dépolitisé, tu meurs…
Schwartz rebondit là-dessus pour parler de l’embauche des docteurs en grande entreprise : 95% des doctorants venus faire une thèse chez eux trouve une place dans le mois qui suit la fin de la thèse, dont 25% directement à Télécom. Le truc, c’est que quand ils les embauchent à Télécom, ils les rémunèrent comme les diplômés des grandes écoles, ie Bac+5.. Alors évidemment, là encore, en terme de reconnaissance de la formation Bac+8…. Les réseaux des grandes écoles restent prégnants et tout le monde s’accorde donc sur la nécessité d’organiser une meilleur visibilité des réseaux doctorants. Reste à savoir comment et à quel prix..
Lipinski fait un diagnostic de la situation des jeunes chercheurs en France. Il évoque trois spécificités bien françaises : 1) plus on monte dans le niveau d’études, moins l’investissement financier par individu formé est important, contrairement à beaucoup de pays européens 2) le système des grandes écoles 3) un doctorat pas du tout reconnu à la hauteur de ce qu’il peut l’être ailleurs. Il parle aussi d’alternatives mais en évoquant cette fois les possibilités d’embauche de docteurs au sein des institutions régionales, des grandes collectivités ou des grandes structures associatives, dans le cadre de co-élaboration d’expertises ou de recherches. Parle des « boutiques de sciences » (jeunes chercheurs se mettant « au service de la demande sociétale »), très populaires en Allemagne et dans les pays scandinaves.


  • Pour faire un petit topo (pour ceux qui n’y connaissent pas grand-chose, comme moi il y a encore quelques semaines), il y a des incitations à l’embauche des docteurs via les aides aux start-up et les Crédits Impôt Recherche notamment. Les Conventions Industrielles de Formation par la Recherche (CIFRE) sont censées favoriser la signature de contrats entre docteurs et entreprises privées. Un truc qui pourrait peut-être intéresser certains d’entre nous : les Etats généraux de la recherche ont demandé en octobre 2004 à ce que soit créé un équivalent en ce qui concerne les contrats entre thésards et institutions publiques/administrations : les Conventions de Recherche pour l’Action Publique ou Sociétale (CRAPS) – Un contrat du même type avec les associations a également été envisagé. Dores et déjà, il est possible de passer des CIFRE avec des assocs dont le budget est d’origine majoritairement privé.


APRES-MIDI : 1ère partie de l’AG

CR par Julien
13h30-14h : ouverture de l’AG

+ Modifications éventuelles et validation de l'Ordre du Jour
+ Historique de la Confédération et rappels sur le fonctionnement (apparemment c’est un classique. On rappelle, comme l’avait souligné Hervé dans le dernier CR, que la CJC fonctionne avant tout, surtout, et bien sûr sur le CONSENSUS).
+ Adhésion des nouvelles associations et individuels :

Une assoc de sciences dures demande l’adhésion : Phydoc. Adhésion acceptée (0 NPPAV / 5 abstention / 0 contre / 156 pour). Là, au surprise, contrairement à Aspasie, le représentant parisien de l’assoc, n’est pas passé à la question. Ce fut très léger comparé à ce que nous avait décrit Hervé.
Validation de l'adhésion individuelle d'Alban Cornillet. Adhésion acceptée (0 NPPAV / 5 abstention / 0 contre / 156 pour). Là avec l’ANCMSP on ne savait pas quoi faire. On a voté pour, mais on l’a regretté le lendemain (ce qui explique le changement d’attitude le dimanche quand s’est à nouveau posé la question de nouvelles adhésions individuelles. En fait, les adhésions individuelles sont possibles, dans les statuts, pour les anciens membres du bureau de la CJC qui veulent continuer à s’investir… Mais ça semble être en fait un moyen assez efficace de verrouiller les anciennes positions de la CJC.
14h-15h : Tour de table

On a pu s’apercevoir, lors de ce tour de table :
+ de la sur-représentation des sciences dures, beaucoup dans les bio-technologies… (mais on le savait déjà). Pour les sciences humaines, y avait nous, l’ANCMSP, les DURS de Strasbourg (droit et science po), DECLIC d’Aix, les Rennais (avec des linguistes)….
+ ce qui était plus étonnant, c’était de voir que de nombreuses associations de doctorants siégeant à la CJC étaient en fait presque des coquilles vides, tenus par quelques docteurs ou doctorants en fin de thèse. Pour beaucoup c’était : « cette année on fait pas grand chose. On essaie de relancer… »
+ en matière de représentation géographique, quelques pôles sont apparus : une très importante présence d’assocs à Nantes, Rennes, La Rochelle, Caen…
+ Dans le tour des actions en cours : une constante, c’est organisation de petits-dej (très souvent avec le MEDEF), de barbecues… Ils s’éclatent. Une initiative intéressante : un festival de très courts métrages à La Rochelle où les doctorants sont censés présenter dans le cadre de petits films leur objet de thèse et leur travail.
15h-16h45 : Synthèses annuelles
+ Bilan financier

Le bilan financier est accepté (0 NPPAV / 5 abstention / 0 contre / 167 pour)
+ Bilan moral

Le bilan moral est accepté (0 NPPAV / 10 abstention / 0 contre / 162 pour)

Morceaux choisis du power point, relevés par Pierre de l’ANCMSP dans son CR :

« Un lobbying utile et efficace ; Un “sens de l’histoire” orienté à faire cheminer ; Une année de consolidation des propositions ; Un travail de fond au ralenti ; Un effort de transmission à amplifier ; Un manque de structuration par projet ».
15h45-16h35 : Dossier accueil des doctorants étrangers
Une fiche sur ce dossier a été présentée. Elle disait simplement que la CJC allait se préoccuper des problèmes que rencontrent les doctorants étrangers sans réelle proposition concrète. Elle a été acceptée sous réserve d'inclure des modifications, après notamment les interventions brillantes de Joël.

« Elle sera rendue publique d'ici peu et pourra être utilisée par les association pour éclaircir la situation des jeunes chercheurs étrangers en local. »
Ca a aboutit au vote d’une motion.

« La CJC se donne pour but de contribuer à résoudre les problèmes spécifiques que peuvent rencontrer les jeunes chercheurs étrangers en relation avec leur séjour en France. » La formulation a pris 3 plombes parce que les linguistes de Rennes étaient pas d’accord. C’était marrant.
Ils ont également décider de faire un sondage concernant la situation des jeunes chercheurs étrangers en France, qui sera proposé sur le site de la CJC.
16h45-16h40 : Présentation du prochain CA (4 et 5 février), organisé à Rennes, pour les 10 ans de la CJC ( ? pas sûr) , avec avant un grand forum Docteurs et entreprises. http://forum2006.nicomaque.org
Faudra y penser.
16h40-16h45 : Appel à candidature pour l’organisation des prochaines rencontres nationales
Peu se sont exprimés. Il a été question d’organiser une AG dans le SUD, Toulouse ou Aix-Marseille. On l’a bouclé, pour faire gentiment comprendre qu’on était peu motivés…
17h-17h45 : Point sur l’Europe
Une association européenne partenaire était invitée. C’était la FIJ-Precarios d’Espagne représentée par Julia Martin. Elle nous a fait une présentation powerpoint très intéressante sur les mobilisations des « précarios » en Espagne. Avec un mouvement de luttes assez poussées contre la réforme Aznar, avec des avancées… Les durées de thèse sont très variables et les choses peu harmonisées, mais ils peuvent apparemment avoir accès à des financement de 4 ans.

Pour finir : débat sur la LOPR



Bon alors là, avec Joël on a déserté. Mais d’après les copains de l’ANCMSP, c’était pas folichon. Extrait du CR de Pierre :

« On s’est perdu dans les détails, le président CJC était content car il y avait une phrase à nous dedans, mais pas dans les fiches lui a t on fait remarquer…

Là le mec de DECLIC d’AIX (en fait c’était Stéphane Dumoulin qu’on avait rencontré avec Hervé, cette année il est à l’IRESCO), que FX et aspasie connaît s’est emporté en disant qu’il y avait peut etre plus de choses à dire que les détails, qu’il fallait déjà parler de l’ensemble du texte pour dire qu’on était pas du tout d’accord sur sa philosophie, que le gouvernement s’était assis sur les Etats Généraux quoi… Là on lui a rétorqué que dire non c’est nul n’était pas constructif qu’il fallait justement batailler sur les détails… Là la salle s’est divisé en deux et beaucoup ont soutenu le type de déclic en disant qu’il fallait faire les deux…

Après je dois avouer que incompétent sur le sujet, lâché par mes camarades d’aspasie et ivan, pensant que ça allait durer jusqu’à minuit je suis parti à 20h45… pour apprendre le lendemain matin qu’ils avaient fini à 21h30… »

Dimanche 23 octobre

Présente : Marie


CR : Marie
Je participe à l’atelier sur la réforme des écoles doctorales ou ED. Il y a un autre atelier en parallèle qui consiste à évaluer les Chartes des Thèses, le papier qu’on signe tous en début de doctorat, moi notamment sans trop prendre conscience de mes droits et devoirs vis-à-vis de mon labo. L’évaluation des Chartes locales se fait par rapport à la Charte référence produite par le Ministère et apparemment c’est épique. Ce serait peut-être bien qu’on fasse la comparaison, qu’en pensez-vous ? L’idée c’est qu’au-delà des textes, il faudrait ensuite surtout évaluer la mise en pratique avec pointage et décorticage des rapports de force qui se jouent localement. Mais pas trop vite pour la CJC….
Mon atelier : Finalisation des « recommandations pour la consolidation et l’amélioration du dispositif de formation et de recherche doctorales »
Je rappelle, Fillon a annoncé en septembre 2004 une concertation nationale sur le doctorat. La Direction de l’Enseignement Supérieur (DES) a alors proposé de fournir une base de travail pour la réforme, qui devrait notamment passer par une révision de l’arrêté du 25 avril 2002 relatif aux études doctorales. La CJC bosse pour la DES et ce sont sur les différentes recommandations que l’on était censé bosser l’après-midi. On m’avait briefé sur le caractère crucial de cet atelier parce que ça allait débattre dur et sur le fond (3 principes à défendre hargneusement : une durée de thèse 3+1 ; pas de condition de financement pour pouvoir s’inscrire en thèse ; pas de recrutement exclusivement sur projet ficelé par l’école doctorale), ben bof.. En fait, les mecs qui géraient la présentation (essentiellement les D2R2 apparemment, la fameuse association rennaise SHS schizophrène très orientée management) ont évacué d’office toute re-discussion, puisque voté à Toulouse, de l’article 11 : celui sur les critères d’attribution des allocations qui avait fait débat justement lors des précédentes AG (idée d’une procédure nationale de sélection des allocataires et proposition de sujets de thèse complètement ficelés par les labos). A priori, aucune modif d’ampleur n’est venue changer l’esprit de l’article depuis (à moins que la possibilité accordée au doctorant « d’effectuer des ajustements » du projet construit par le Directeur de recherches doctorales ( ?) ne soit une modification d’ampleur !?!). Hervé, tu peux peut-être nous en dire plus.

Par ailleurs, il s’agissait d’une version revue et communiquée une ou deux semaines auparavant. Mes camarades de l’ANCMSP (aux côtés desquels je m’étais sagement installée parce que j’arrivais plus qu’un peu en touriste) découvrait donc au fur et à mesure les nouvelles recommandations et devaient adapter leurs remarques en fonction. De fait, il n’y a pas eu de grosses remises en cause et la plupart des interventions se sont faites autour de points de détail.
Recommandation 1 : Définir le doctorat.

En gros : une première expérience professionnelle , sanctionnée par la rédaction d’une thèse valorisable dans l’enseignement sup mais aussi dans « l’ensemble du tissu socio-économique ».

A part les gars de X’Doc (Polytechnique) qui voudraient que soient intégrées les ambitions d’excellence et le fait qu’ils font avancer la science (rien que ça, et apparemment ils y tiennent depuis un moment !), pas de gros problème.
Recommandation 2 : les instituts doctoraux

Il s’agit essentiellement de parler d’ « institut » plutôt que d’ « école » doctorale (de même qu’on parle de « doctorant » ou de « jeune chercheur » pour ne pas parler d’ « étudiant » en doctorat) pour marquer une fois de plus la dimension professionnelle. Sauf que certains ne voyait pas l’intérêt d’un changement de terme et pensaient que ça allait seulement brouiller davantage une structuration déjà complexe (ça a fait mal au grand expert sociolinguiste auteur des propositions et à ses compagnons de D2R2).
Recommandation 3 : assurer la capacité d’accueil des unités de recherche

Il s’agit ici de garantir un environnement scientifique optimal pour le doctorant.

Certains ont souhaité que soit également soulignée la nécessité d’un environnement matériel optimal. Le nombre « d’au moins 3 habilités à diriger des recherches » posait également problème. Que deviennent les unités où il y en a moins, les jeunes équipes menacées de dissolution si pas assez de doctorants?
Recommandation 4 : missions des instituts doctoraux

Réclame la mise en place de procédures de suivi (pour recrutement, déroulement de la recherche et poursuite de carrière), la formation continue de nos encadrants et l’encouragement à la mise en place de co-tutelles internationales.

L’ANCMSP et d’autres je crois ont demandé à ce que soit inclus le contrôle de la qualité du financement : veiller notamment à ce qu’il n’y ait pas de libéralités (financement « généreusement » accordé par l’Etat au doctorant ; concrètement, un travail de recherche sans contrat où l’Etat s’exonère du paiement des charges sociales). L’ANCMSP en a aussi profité pour replacer l’idée que ne soient pas seulement recrutés les doctorants financés. Nos exposants avaient une fâcheuse tendance à affirmer que la recommandation en question n’était pas le lieu des transformations voulues par telle ou telle critique.
Recommandation 5 : suivi de l’avancement des travaux

Toujours l’idée d’une mise en place d’indicateurs pour s’assurer que les travaux de recherche des doctorants se déroulent « conformément aux attentes et dans les délais prévus ».

Problème : attentes et délais prévus par qui ?

L’ANCMSP a également essayé de mettre en garde contre la production locale d’indicateurs en pointant les jeux politiques et tentatives d’instrumentalisation des habilités à diriger les recherches notamment.
Recommandation 6 : préparation du projet professionnel des doctorants

Concerne l’accès à différentes formations pendant le doctorat, type CIES mais aussi des « formations transversales » ????

Est évoqué le problème des « formations bidons » qui sont une perte de temps et, inversement, les formations intéressantes mais auxquelles le labo ne laisse pas le doctorant participer parce qu’il s’agit selon eux de vacances. Au total, des formations qui doivent être accessibles sans être obligatoires.
Recommandation 7 : poursuite de la carrière du docteur

L’institut doctoral doit rester en contact avec le docteur pendant au moins 4 ans après sa soutenance.

Une remarque intéressante sur le suivi des doctorants qui abandonnent leur thèse en cours (pour quelles raisons et que deviennent-ils ?). Sinon, rien de transcendant.
Recommandation 8 : procédure d’attribution des allocations

L’attribution se fait localement, à l’échelle de l’institut doctoral, mais en cohérence avec le cadrage et calendrier de la campagne nationale d’attribution des allocs ???? La procédure doit être rendue publique.

Question de la présence de doctorants au sein des comités d’attribution : serait sous entendue dans l’article 952-6 (?).
Recommandation 9 : conseil des instituts doctoraux

Le conseil qui gère tout au sein de l’institut. Comprend des représentants élus de doctorants pour au moins 1/6ème des sièges.

L’ANCMSP a souhaité que le 1/3 de personnes extérieures à l’institut (« personnalités françaises et étrangères compétentes dans les domaines concernés ») soient replacé, dans le texte j’entends, après les 2/3 des internes à l’institut doctoral.
Recommandation 10 : affirmer le rôle du directeur de l’institut doctoral

RAS
Recommandation 12 : pratique règlementée du co-encadrement des projets doctoraux

Entend dissuader la pratique qui consiste à décharger de manière masquée le suivi effectif de la thèse à un chercheur non habilité.

RAS
Recommandation 13 : taux d’encadrement satisfaisant

C’est l’institut doctoral qui fixe le nombre maximum de doctorants par encadrant. Fixer un maximum au niveau national n’aurait pas de sens donc il faut responsabiliser les instituts.

L’ANCMSP voudrait que soit lancé le débat autour de cette prétendue impossibilité à fixer au niveau national. C’est houleux mais on passe.
Recommandation 14 : durée du doctorat

C’est trois ans pour faire comme tout le monde et tenir compte des habitudes de recrutement et des temps d’insertion, « en particulier dans le monde de l’entreprise ». Les dérogations, qui doivent rester exceptionnelles, concernent les femmes devenues mères pendant leur doctorat (1an), les doctorants qui bossent en parallèle et les « prises de risque scientifiques significatives » (maximum de 3ans).

Quelqu’un pose la question du congé maladie longue durée (dans la charte des thèses ?).

La formulation « prise de risque significative » me fascine et mon voisin de l’ANCMSP, questionné, ne semble pas voir plus que moi ce qui va permettre d’évaluer concrètement le degré de prise de risque scientifique. Mais il m’explique que ce flou aurait plutôt tendance à les arranger en allant dans le sens d’un délai 3+1. Ca suppose quand même que tout se passe au mieux non seulement entre le doctorant et son directeur de recherche, mais aussi entre ce dernier et le directeur de l’institut doctoral et entre le directeur et le chef d’établissement (les différents échelons en ce qui concerne l’accord « dérogatoire » d’un délai), non ?
Bon voila. Comme on était censé voter le texte revu en session plénière, certains sont partis faire les corrections pendant le temps de restitution du second atelier (plusieurs membres de l’ANCMSP sont allés s’assurer que les corrections allaient « bien se faire »). Mais apparemment ça a été laborieux donc le vote a été repoussé jusqu’à Noël pour permettre le débat et la réécriture du texte.

Les gars de l’ANCMSP se disaient plutôt satisfait du truc ; c’est vrai que c’était quand même un peu le bordel et pas du seul fait de l’ANCMSP. Pas si consensuelle que ça la CJC… Mais Pierre m’expliquait aussi que si les recommandations en tant que telles n’étaient pas si mal, c’étaient les textes d’accompagnement qui posaient pb et qu’il fallait surveiller.
Clôture après élection, très consensuelle cette fois du nouveau bureau de la CJC (candidatures uniques avec au pire quelques absentions, on sait pas pourquoi. Moi aussi j’ai levé les deux bras à chaque fois !).
Pour terminer, l’AG a acté les objectifs pour l’année 2006 (extraits du CR de Pierre) :

La CJC se fixe comme priorités pour l'année 2006 de :

Diffuser auprès des doctorants et leur associations ses connaissances et son savoir faire (concernant les libéralités, l'allocation de recherche, les ED, etc).

Participer aux débats préparatoires au vote et à la mise en œuvre du Pacte de la Recherche (en particulier la résorption des libéralités).

Achever l'évaluation de la charte de thèses.

Poursuivre le travail sur les conditions administratives d'accueil et de séjour des jeunes chercheurs étrangers.

Assurer la continuité des rapports avec le ministère de l'éducation nationale et de la recherche.

Promouvoir la mise en œuvre de la Charte européenne du chercheur et le Code de conduite pour le recrutement des chercheurs.

similaire:

Doctorants et nouveaux docteurs : des jeunes professionnels reconnus ? iconEcp, essec, hec, isae-supaero, navale, X, sc-po, uniagro
«nouveaux arrivants» : jeunes diplômés de nos écoles mais aussi nouveaux installés dans la région et qui souhaitent établir ou renforcer...

Doctorants et nouveaux docteurs : des jeunes professionnels reconnus ? iconPour refonder l’Ecole de la République : les parents et les associations mieux reconnus !
«meilleurs» à une Ecole qui donne à tous les enfants et les jeunes les moyens de se préparer à faire les choix personnels, professionnels...

Doctorants et nouveaux docteurs : des jeunes professionnels reconnus ? iconLe fonctionnement de l'ed bmic s'appuie sur des initiatives originales...
«anticipée» puisque, à l'initiative d'un groupe de doctorants, s'est mise en place l'association des doctorants «BioAddoct» qui bénéficiera...

Doctorants et nouveaux docteurs : des jeunes professionnels reconnus ? iconCommissaires-Priseurs habilités Agrément n° 2002-177, 62, rue des...

Doctorants et nouveaux docteurs : des jeunes professionnels reconnus ? iconTwitter : questionnement sur les usages par les professionnels de la communication
«Pour les professionnels de la communication des organisations, quelles potentialités du distic twitter dans ses dimensions stratégiques...

Doctorants et nouveaux docteurs : des jeunes professionnels reconnus ? iconLa Journée Nationale des Jeunes
«Portes Ouvertes» qui vise à mettre en avant le lien entre la découverte des métiers et les qualités et valeurs que l’esprit d’entreprendre...

Doctorants et nouveaux docteurs : des jeunes professionnels reconnus ? iconRecherche, innovation, expertise : quels enjeux ?
«cet article contient des résultats nouveaux et des résultats intéressants. Malheureusement, les résultats nouveaux ne sont pas intéressants...

Doctorants et nouveaux docteurs : des jeunes professionnels reconnus ? iconLes post-doctorants du gsrl
«Quis ut Deus ?» Antijudéo-maçonnisme et occultisme en France sous la iiie République

Doctorants et nouveaux docteurs : des jeunes professionnels reconnus ? iconRencontre avec des professionnels

Doctorants et nouveaux docteurs : des jeunes professionnels reconnus ? iconI une certaine orchestration de la violence des jeunes
«jeunes loups» à la nuit tombée de préférence, lorsque les honnêtes gens dorment paisiblement. Dans la journée, ce sont plutôt les...






Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
h.20-bal.com