Un peu d'Histoire sur les occupants du Château





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MESNIERES EN BRAY





Mesnières-en-Bray est un petit village français, situé dans le département de la Seine-Maritime et la région de Haute-Normandie. Ses habitants sont appelés les Mesniérois et les Mesniéroises.
La commune s'étend sur 15,1 km² et compte 941 habitants depuis le dernier recensement de la population datant de 2007. Avec une densité de 62,5 habitants par km², Mesnières-en-Bray a connu une nette hausse de 33,3% de sa population par rapport à 1999.
Entouré par les communes de Saint-Martin-l'Hortier, Bures-en-Bray et Fresles, Mesnières-en-Bray est situé à 28 km au Sud-Est de Dieppe la plus grande ville à proximité.
Situé à 82 mètres d'altitude, Le fleuve l'arques, le Ruisseau de Bully, le Ruisseau de Fresles sont les principaux cours d'eau qui traversent la commune de Mesnières-en-Bray.
La commune est proche du parc naturel régional des Boucles de la Seine normande à environ 20 km





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UNE ECOLE DANS UN CHATEAU
Venez marcher sur les traces des orphelins et des élèves du Château. En 1835 le Château de Mesnières-en-Bray a été acheté par le Père Eude qui a fondé l'Institution St JOSEPH. De nombreuses modifications ont été apportées. Dans la pierre et le parc, les élèves auront laissé leurs empreintes qui nous racontent aujourd'hui l'histoire de ce lieu qui a formé et forme tant de générations d'enfants




Un peu d'Histoire sur les occupants du Château

.Les "premiers" Mesnières

Le premier Seigneur de Mesnières fut Robert. Il est connu pour avoir fait en 1043 une donation aux religieuses bénédictines de Sainte-Catherine-du-Mont de Rouen, dotation attestée par une charte contresignée par Guillaume le Conquérant. Un de ses parents ou lui-même débarquera en Angleterre et participera à la bataille d'Hasting. Ce sera le commencement d'une longue histoire écossaire.

Un de ses descendants, Gautier Tyrel, prend part au siège d'Alost, en Flandre orientale. Guillaume Cliton, fils de Robert II Courteheuse, duc de Normandie, expire d'ailleurs au cours de cette bataille entre ses bras.

En 1158, Roger signera la charte de commune octroyée aux bourgeois d'Eu par Jean, fils de Henri Ier, comte d'Eu. Il dotera également l'hôpital Saint-Thomas de Cantorbéry de Drincourt, aujourd'hui Neufchâtel-en-Bray. Ce bourg, construit au XIIIème siècle par Henri I, Duc de Normandie et Roi d'Angleterre, prit en effet ultérieurement le nom de "Neuf Castel".

Son fils, Enguerrand, est connu pour avoir fait une dotation aux religieuses du Camp-Souverain, prieuré situé dans la forêt d'Eawy, près de Saint-Saëns. 

Robert, son autre fils, écrira à la fin d'un acte de dotation à l'hôpital de Drincourt, cette belle phrase :

"Quand il plaira à Dieu de me retirer de l'abîme de ce monde, mon corps sera porté à l'église des dits pauvres pour y être inhumé, car je suit le frère des pauvres dans la vie et dans la mort".

Les armoiries des premiers Seigneurs de Mesnières étaient "Echiqueté d'argent et de sable".

Les Valliquerville

A la mort de Robert, la baronnie est partagée entre ses trois beaux-frères : Jourdain de Valliquerville, Godefroi de Miromesnil et Nicolas de Sainte-Beuve. Godefroi mourra sans postérité. On note une donation à l'abbaye de Jumièges.

D'après le Pouillé d'Eude Rigaud, Jourdain II de Valliquerville a une fille au monastère du Camp-Souverain en 1262. En 1272, il est convoqué par Philippe III le Hardi pour une expédition punitive contre Roger Bernard, comte de Foix, expédition qui se terminera par la prise du château-fort de Foix.

En 1320, Jourdain III de Valliquerville rachète le tiers de la baronnie aux Sainte-Beuve. Les ascendants de cette famille dont le fief principal est Sainte-Beuve-en-Rivière (canton de Neufchâtel) s'illustrèrent à la première croisade.

Les armoiries des Valliquerville-Mesnières étaient : "parti d'argent et de gueules, émanché de l'un en l'autre, de chacun cinq pièces".

les Bailleul

Au XIVème siècle, la baronnie de Mesnières revient aux Bailleul par Jeanne d'Estouville, épouse d'Henri de Bailleul. Il y avait dès l'époque de la bataille de Hasting (1066), un Renaud de Bailleul compagnon de Guillaume le Conquérant. Henri de Bailleul semble être le cousin du roi d'Ecosse, Edwaed de Baliol. Il fondera l'église paroissiale de Mesnières.

Raoul de Bailleul est le successeur d'Henri.

Les armoiries des Bailleul étaient : "de gueules à la croix anillée d'argent et accompagnée de croix recroisetées du même".

Les Boissay

Jean III de Boissay épouse en seconde noce Maheult, fille de Raoul de Bailleul. Il est capitaine de la forteresse de Fécamp. Il prend part à l'expédition de Flandre sous Charles VI. puis à celle de Gueldre en Allemagne.

Son fils, Robert, fils de sa première femme Catherine d'Elbeuf, est compagnon de Du Guesclin. devant Châteauneuf-de-Randon où ce dernier périra. En 1389, nous le retrouverons devant les 22 chevaliers qui jouteront à Saint-Denis devant le Roi.

En 1413, il devient gouverneur de Dieppe de par la grâce de l'Archevêque de Rouen, seigneur de Dieppe.  Il sera jeté en prison  lors de la Guerre de Cent Ans. Il sera tué à Azincourt en 1415 avec ses deux petits-fils Colart et Charles. Son gendre, Thibaut de Chantemerle, fait prisonnier, mourra quant à lui en Angleterre.

La femme de Thibaut, Isabelle de Boissay, épousera successivement Alain Le Lay, homme lige des Anglais puis Jean Masquerel, homme fidèle au Roi de France. Mesnières sera alors démantelé par les Anglais. lsabelle décedera sans postérité.

Ce sera à un autre petit-fils de Robert, Laurent de Boissay, que reviendra, non sans contestation, la seigneurie de Mesnières, Laurent dont le fief principal était Boissay (canton de Buchy).  Il épousera Catherine Havart, fille de Jean Havart et sœur de Georges, l'un des conseillers les plus intimes de Louis XI. Jean Havart entra dans Rouen libéré aussitôt après Charles VII en portant son pennon de "velour azuré à trois fleurs de lys d'or de brodure".

Son fils, Louis de Boissay, épousera Hélène Lhuillier, descendante d'Etienne Marcel, prévôt de Paris assassiné en 1358. Il aura comme tuteur Guillaume Le Picart, grand-maître de l'artillerie de Louis XI et seigneur d'Etelan (canton de Lillebonne).

Louis fut sans doute l'initiateur de la construction du château renaissance vers 1500.

Charles de Boissay, son fils, chambellan de François Ier en poursuivra la construction. Il épousera Madeleine Le Picart, petite-fille du tuteur de son père. Il désira construire un château qui pourrait rivaliser avec celui des Le Picart d'Etelan. A sa mort, sa femme se remariera avec Charles de Créqui, seigneur de Moreuil.

Le château  devait être achevé vers 1550.

Les armoiries des Boissay-Mesnières étaient "d'hermine au lion de gueules".

Les Fautereau

Suzanne de Boissay héritera du château de son frère. Elle était veuve de Louis de Gouvis et avait une fille Françoise. François de Fautereau, Premier Gentilhomme de la Chambre du Roi, seigneur de Villiers, l'épousera à Mesnières le 15 février 1544.

Les Fautereau sont d'ancienne noblesse. En effet, Mathieu de Fautereau vivait en 1218 et son fils Eudes fut écuyer de Charles Ier, roi de Naples et frère de Saint-Louis.

François de Fautereau meurt en 1571, un an après avoir été reçu Chevalier de l'ordre de Saint Michel.

Son fils aîné, Nicolas, baron de Villiers, né vers 1549 à Mesnières, page à la cour de Charles IX, combattra ensuite au côté d'Henri de Navarre, à la célèbre bataille d'Arques en 1589. Il y est gravement blessé. En 1591, les Ligueurs qui s'opposent à ce prétendant au Trône protestant qu'est le futur Henri IV, maîtres de Neufchatel, s'emparent de Mesnières et capturent Nicolas qui doit verser une rançon de 1 900 écus. Nicolas restera un intime de Henri IV, sacré roi à Chartres en 1594.

Une sœur de Nicolas, Péronne, est une des ancêtres des Janzé de Parfiondeval (canton de Londinières).

En 1608, Nicolas devient Seigneur de Mesnières. Il décède le 10 août 1612 à Mesnières.

A cette date, son fils Nicolas II de Fautereau, né vers 1583 à Villiers sous Foucamont (80), hérite de Mesnières. Il épouse Jacqueline de Prétenval et obtient la même année de Louis XIII un marché chaque vendredi et quatre foires par an pour le bourg de Mesnières peuplé de 1 000 habitants répartis sur deux paroisses. Ces accords ne seront jamais concrétisés. Il décèdera à Mesnières le 10 août 1654.

Son fils Louis sera Seigneur de Mesnières du vivant de son père. Il épousera en 1648 Catherine de Manneville, l'une des filles d'honneur d'Anne d'Autriche. A cette occasion, la Reine, régente, élèvera Mesnières au titre de Marquisat. Ce titre, signé par Louis XIV enfant, sera contesté par le Parlement et disparaît avec le dernier des Fautereau (Marie Gabrielle de Foucamont, sa soeur, née à Mesnières le 22 août 1627 épousera en ce même lieu, le 4 novembre 1647, Jacques de Pardieu).

Louis aura au moins deux fils. L'aîné Henri-Alexandre sera page de Louis XIV. Il épousera Marguerite de Montfort, fera la campagne de Flandre et pénètre l'un des premiers dans Valenciennes. Il meurt en 1678 des suites d'un duel sur un pont de Paris. Son autre fils Louis-Charles décèdera à la bataille de Senef (Hainaut, Belgique) en 1674.

A la mort de Henri-Alexandre, son père Louis puis sa femme Marguerite exercent les droits de tutelle ; son fils Louis-Joseph n'est âgé, en effet, que d'un an. 19 ans plus tard, Louis-Joseph combattra à la bataille de Ryswick (Pays-Bas). Il participe ensuite à la guerre de Succession d'Espagne et devient capitaine-lieutenant du Duc de Berry (1706). Il meurt, non marié et donc sans héritier en 1709 à la bataille de Malplaquet. Le Château est alors vendu par sa mère Marguerite car les dettes sont lourdes...

Les armoiries des Fauterau-Mesnières étaient "d'azur à trois croissants d'or, deux en chef, un en pointe".

Les Durey de Bourneville

En 1713, Jean-Baptiste Durey achète le château pour 255 000 livres. Il était Conseiller du Roi puis président du Gand Conseil. En 1730, les seigneuries de Mesnières et de Bourneville sont érigées en marquisat. Jean-Baptiste François Durey, le fils du précédent, est l'âme de la résistance du Parlement contre le Roi.

Ceci lui vaudra d'être exilé à Nevers (1732) puis à Bourges (1757). Le dernier des Durey, qui mourra ruiné et sans descendance à Cadix en 1779, Antoine Jean-Baptiste Louis, dilapidera la fortune paternelle au jeu. Le Château sera alors mis en vente en 1763.  

Les armoiries des Durey de Bourneville-Mesnières était : "de sable au rocher d'argent de six copeaux, accompagné au chef d'une croisette du même".

 

Les Biencourt de Poutrincourt

Acquis en 1763 par Louis XV pour 500 000 livres, le château est rétrocédé dans le même acte au Marquis Michel Charles Louis de Poutrincourt contre trois maisons servant d'écuries aux Tuileries.

Ce même Michel Charles Louis de Biencourt est promu en 1777 Chevaler de Saint-Louis et reçoit pour l'occasion de Louis XVI une lettre flatteuse.

En 1791, la Marquise, Adélaïde Lucas de Bienoucourt fuit en Angleterre mais le citoyen Biencourt reste à Mesnières. Transformé en lieu de détention, le château accueillera 147 suspects. Le citoyen Biencourt sera lui-même interné à Saint-Yon de Rouen.

Rendu en 1799 au Marquis, le château est dans un bien triste état. Toutefois, après en avoir hériter de son père en 1804, Charles- Nicolas de Biencourt restaurera l'édifice, entre autres la Cour d'Honneur et les vitraux de la chapelle seigneuriale.

Le château recevra en 1827 la visite de la Duchesse du Berry, belle-fille de Charles X. Elle en fera réaliser une aquarelle.

Charles-Nicolas décèdera en 1833 sans descendance. Le château est, une fois de plus, mis en vente pour payer ses dettes.

Les armoiries des Biencourt-Mesnières est "de sable au lion d'argent armé et lampassé de gueules et couronné d'or".

Menacé de destruction, le château est sauvé par l'Abbé Eude qui l'achètera en le 29 août 1835 pour 165.000 francs afin de le transformer en orphelinat. La devise de cette Oeuvre était "Tout pour l'orphelin, rien que pour l'orphelin".
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