Au fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres





télécharger 272.71 Kb.
titreAu fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres
page1/6
date de publication12.05.2017
taille272.71 Kb.
typeDocumentos
h.20-bal.com > histoire > Documentos
  1   2   3   4   5   6




www.comptoirlitteraire.com
André Durand présente
Ernest HEMINGWAY
(États-Unis)
(1899-1961)

Au fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres

qui sont résumées et commentées.

Bonne lecture !


Né à Oak Park (Chicago), il était le fils d’un médecin de campagne qu’il accompagnait dans ses visites, et d’une mère musicienne et peintre qui sut éveiller la sensibilité de ses enfants qu’elle menait à des concerts, des opéras, des galeries d’art. Mais elle lui aurait fait porter des vêtements de fillette. Par contre, lors des vacances à Bear Lake, dans le cadre encore sauvage des forêts et des lacs du nord du Michigan, il chassa et pêcha en compagnie de son père qui l’initia à la vie dans la nature et l’incita au courage physique et à l’endurance. De plus, il le suivit dans les réserves où il soignait des Indiens malades et recueillit ainsi ses premières impressions de la douleur et de la mort.

Il fréquenta l’école d’Oak Park puis la « high school » du canton de River Forest. Il aimait l’anglais mais les autres matières ne l’intéressaient pas. Il écrivit des articles pour le journal de l’école. Il apprit à boxer et il aurait eu tendance à tyranniser les autres quand il connut la force de ses poings.

Son père aurait aimé qu’après le « high school », en 1917, il allât à l’université, mais il voulait s’engager dans l’armée pour participer à la Première Guerre mondiale, ce que son père lui interdit. Il aurait toujours pu compter sur ce père qui était à l’aise, mais il tint à vivre de ses moyens. Comme il voulait apprendre à écrire, il devint journaliste au “Kansas city star”, chargé des faits divers. Mais il n’y resta que six mois.

Il voulait toujours aller à la guerre, mais une faiblesse de son oeil gauche ne lui permit pas de s’engager. Mais la Croix-Rouge avait besoin d’ambulanciers en Italie. Il put, avec deux amis, s’embarquer sur le “Chicago” à destination de la France, passer deux jours à Paris et prendre le train pour Milan où, dès son arrivée, il fut jeté dans l’action, une usine de munitions ayant explosé. Puis il fut envoyé à Schio, au pied des Dolomites, où, trouvant qu’il ne s’y passait pas grand-chose, il opta plutôt pour le service de la cantine à Fossalta au coeur des combats. C’est ainsi que le 8 juillet 1918, il fut frappé, au genou et au pied par un obus autrichien, en sauvant la vie d’un autre homme, ce qui le fit considérer comme un héros, d’autant plus qu’il était le premier Américain à être blessé en Italie. Il fut plusieurs fois opéré dans un hôpital militaire de Milan, où on l’avait surnommé «Poupée cassée», pouvant cependant marcher avec des béquilles deux mois plus tard. Il y rencontra une infirmière venue de Washington, Agnès von Kurowsky, dont il tomba amoureux, voulant l’épouser alors qu’elle voulait suivre sa carrière d’infirmière. Finalement, le trouvant trop jeune pour elle qui avait vingt-six ans, elle le repoussa et fut envoyée dans un autre hôpital, tandis que, promu sous-lieutenant et décoré d’une médaille d’argent, il revint à son régiment, jusqu’à ce qu’une jaunisse le renvoie à l’hôpital de Milan.

En décembre 1918, il quitta le service et, en janvier, il était de retour aux États-Unis, dans le Michigan où, pour un maigre salaire, il devint reporter pour le “Co-operative commonwealth”, un mensuel de la “Co-operative society of America”. Il rencontra une jeune fille de vingt-huit ans, Elizabeth Hadley Richardson, bien éduquée mais naïve et inexpérimentée. Ils se marièrent en septembre 1920 et vécurent chichement sur son revenu de placements à elle, car il avait quitté son emploi et ne donnait qu’occasionnellement des articles au “Toronto star”. Ils économisèrent pour un séjour, dès janvier 1922, à Paris dans un appartement minable de Montparnasse. Il travaillait sur un roman, rendait visite à Ezra Pound (avec lequel il faisait de la boxe), à Sherwood Anderson et à Gertrude Stein qui eurent une grande influence sur son style, à Sylvia Beach qui, dans sa librairie ‘’Shakespeare and Co’’, était la muse des Américains du Quartier latin dans le Paris des «Années folles ». James Joyce, Frank Scott Fitzgerald, Ford Madox Ford croisèrent également sa route dans ces années de préparation intense et d’invention d’une technique narrative. Un voyage en Italie avec Hadley lui permit de rencontrer, à Milan, Mussolini qui venait de fonder le parti fasciste. Peu après leur retour à Paris, il partit pour Istanbul pour rapporter la guerre entre la Grèce et la Turquie, ce qui rendit sa femme furieuse. Ce reportage ne dura que trois semaines mais lui valut quelque notoriété. Bien qu’Hadley fût enceinte, ils se rendirent à Pampelune pour la fiesta du 6 juillet.

De retour à Paris, ils partirent au Canada afin que leur bébé naisse en Amérique. Hemingway publia alors :

_________________________________________________________________________________

Three stories and ten poems”

(1923)

‘’Trois histoires et dix poèmes’’
Recueil de poèmes et de nouvelles de 58 pages

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Up in Michigan

Là-haut dans le Michigan”
Nouvelle de 7 pages
À Horton's Bay, dans le Michigan, Liz Coates, l'employée des Smith, ne cesse d'observer Jim Gilmore, le forgeron, de penser à lui qui ne se soucie pas d'elle. Mais, en automne, au retour de la chasse où il est allé avec son patron et où il a tué un chamois, le repas est copieusement arrosé de whisky et, après, Jim s'approche enfin de Liz, la tient serrée contre lui, lui propose de sortir, la viole et s'endort, la laissant en pleurs.
Commentaire
Gertrude Stein considéra ce texte comme impubliable à cause de la franche description de cette brutale initiation sexuelle. On y voit les répétitions qu’elle affectionnait, mais on y constate aussi le début du style propre à Hemingway.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Out of season
Nouvelle
Un couple américain, qui se trouve en Italie, va à la pêche, tout en se sentant patraque à cause d’une discussion qu’ils ont eue avant de sortir. Ils sont guidés par Peduzzi, l’ivrogne de la ville qui fait de vains efforts pour montrer le sentiment qu’il a de sa valeur alors qu’il est l’objet des moqueries. Comme ce n’est pas la saison de la pêche, l’époux est nerveux parce qu’il craint d’être arrêté. Comme ni le guide ni lui n’ont apporté de plombs, il retourne à l’hôtel soulagé.
Commentaire
Cette nouvelle, la meilleure des trois, annonçait la direction que la carrrière d’Hemingway allait prendre. Cette histoire de désaccord dans un couple et d’échec d’une expédition de pêche, où la tension est contrôlée, fut, selon des déclarations ultérieures d’Hemingway, la première dans laquelle il construisit une histoire sur «le principe de l’iceberg», en omettant des détails qu’il connaissait bien et en faisant confiance au lecteur pour qu’il fasse une lecture sérieuse de la surface de l’histoire. Dans ce cas, on ne sait quelle est la raison de la tension sous-jacente dans le couple. Une autre tension est suscitée par le guide ivrogne. Hemingway révéla plus tard que la nouvelle avait une source autobiographique, l’histoire d’amour avec Agnès von Kurowsky à Milan, et que le réel prototype de Peduzzi s’était suicidé, ce qui n’est pas été évident pour la plupart (pour aucun?) des lecteurs.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------


My old man

Mon vieux”
Nouvelle de 29 pages

Joe Butler, le narrateur, est le fils d'un jockey américain de steeple-chase dont il suit la carrière. Le vieux veille à ne pas prendre de poids, rompt avec des comparses à Milan, vient à Paris, s'y intéresse aux courses, gagne beaucoup d'argent en jouant sur un cheval nommé Orion grâce au tuyau que lui donne le jockey de Monarch, le cheval favori qu'il retient, s'achète un cheval, Gilford, qu'il monte lui-même et qu'ils soignent tous les deux. Mais il se tue avec lui dans un steeple-chase. Joee entend dire que «Butler a eu son compte» par un joueur qui révèle que le vieux était un tricheur qui décidait du résultat des courses, et il a le sentiment qu’il a été laissé avec rien.
Commentaire
On considère souvent que cette nouvelle révèle l’influence de Sherwood Anderson à cause des traits qu’elle partage avec “I want to know why” : un narrateur enfantin et naïf, un décor de champ de course, une intrigue qui montre la perte par le garçon de sa foi en un modèle adulte. Mais Anderson et Hemingway ont en fait tous deux une dette avec “Les aventures d’Huckleberry Finn” de Mark Twain.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Mitraigliatrice
Poème
Hemingway compare sa machine à écrire à une antique «mitrailleuse», et l’écriture à la progression de l’infanterie à travers un «terrain difficile».

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Roosevelt
Poème
Commentaire
La nouvelle annonçait les capsules biographiques de John Dos Passos dans “USA” en offrant une ironique évaluation de la réputation de l’un des héros de l’enfance d’Hemingway.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Chapter heading
Poème
Commentaire
Hemingway employa la rime alors que ses autres poèmes sont en vers libres.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Commentaire sur le recueil
Il fut publié à Paris à trois cents exemplaires. Hemingway avait écrit à son éditeur : «Pour votre information j'ai débuté en essayant de battre des écrivains dont je savais combien ils étaient bons [...] J'ai commencé par M. Tourgueniev et ça n'a pas été trop dur. Suis passé à M. Maupassant [...] et ça a pris quatre de mes meilleures histoires pour le battre.» Il veilla à ce que certains des critiques les plus influents en reçoivent un exemplaire, et l’un d’eux, Edmund Wilson, répondit en écrivant que la prose d’Hemingway était «de première qualité». Comme il était un critique en pleine ascension pendant les années vingt, ce jugement aida sans aucun doute à la réputation d’Hemingway aux États-Unis.

Bien que six des dix poèmes du recueil aient paru dans “Poetry : a magazine of verse”, à cette époque l’un des organes les plus importants du mouvement moderniste, la poésie d’Hemingway est moins impressionnante que sa prose. Aucun des poèmes n’indique qu’il aurait pu avoir quelque succès en tant que poète, bien qu’il ait continué à en écrire jusque dans les années cinquante.

_________________________________________________________________________________
Hemingway abandonna le journalisme pour se consacrer à l’écriture de fictions.

Hadley donna naissance à un garçon appelé John Hadley Nicanor Hemingway. Au début de 1924, la famille partit pour Paris. Ils voyagèrent en Espagne et en Suisse.

À Paris, il publia à 170 exemplaires un recueil de trente-deux pages, intitulé “In our time” (1924), constitué de dix-huit «chapitres» qui sont de très courtes esquisses, dont quelques-unes seulement dépassent une simple page. Chaque chapitre évoquait les émotions de personnages soumis à un stress. On y trouve des sujets tels que la Première Guerre mondiale, les courses de taureaux en Espagne et l’expérience d’Hemingway comme reporter et correspondant à Kansas City et dans la guerre gréco-turque. Sous le même titre, il publia son premier livre aux États-Unis :

_________________________________________________________________________________
In our time”

(1925)

(“De nos jours”)
Recueil de quinze nouvelles

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
‘’In our time’’
Nouvelle

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Indian camp

Le village indien
Nouvelle de 7 pages
Nick et son père dans un canot, l'oncle Georges dans un autre, sont conduits par des Indiens à leur village où une Indienne a du mal à accoucher. Le père de Nick lui fait une césarienne avec un couteau de poche et la recoud avec du fil de canne à pêche. Mais il découvre après que le mari de l'accouchée, qui était dans la couchette du dessus parce qu'il s'était blessé au pied, s'était tranché la gorge. Aussi, au retour, Nick pose-t-il bien des questions à son père.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
The doctor and the doctor's wife

Le docteur et la femme du docteur
Nouvelle
Un conflit entre les parents de Nick…

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
The end of something

La fin de quelque chose”
Nouvelle de 5 pages
Sur un lac au bord duquel existait autrefois une ville forestière, Nick et Marjorie pêchent en bateau, à la traîne, mais la truite ne mord pas. Ils descendent sur la rive, installent des lignes fixes et font un feu. Mais Marjorie, qui adore pêcher avec Nick, s'inquiète de son silence et, quand il manifeste son mécontentement, elle part. Bill, l'ami de Nick, sort alors du bois mais Nick l'éloigne.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
The three-day blow

Trois jours de tourmente”
Nouvelle de 14 pages
Le jeune Nick est venu retrouver son ami, Bill, dans sa maison au bord d'un lac et, tout en buvant du whisky, ils parlent de choses et d'autres : de base-ball, de livres, de leurs pères, enfin de Marge, l'amie de Nick avec laquelle il a rompu mais dont le souvenir lui est encore douloureux. Aussi sortent-ils rejoindre le père de Bill qui chasse dans le marais.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
The battler

‘’Le champion’’
Nouvelle de 17 pages
Le jeune Nick Adams, qui a été expulsé d'un train par un employé sadique, marche le long de la voie quand il aperçoit le feu d'un campement. Il y trouve un certain Ad Francis qui lui montre son visage déformé par les coups qu'il a reçus en boxant et qui se dit fou. Survient son ami et protecteur, le nègre Bugs, qui empêche Nick de donner son couteau à Ad comme il le lui demandait. Le champion devenant agressif, Bugs l'assomme avec une matraque, raconte à Nick ce qui s'est passé, comment il l'a connu en prison et lui demande de partir.
Commentaire
La nouvelle a été spécialement écrite pour le recueil.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
  1   2   3   4   5   6

similaire:

Au fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres iconAu fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres

Au fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres iconAu fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres

Au fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres iconAu fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres

Au fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres iconAu fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres

Au fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres iconAu fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres

Au fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres iconAu fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres

Au fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres iconAu fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres

Au fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres iconAu fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres, qui sont commentées

Au fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres iconAu fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres
«deux sœurs pleines d’esprit et de grâces, qu’il appelait ses premières danseuses» : les demoiselles Le Douairin, Louise et Zoé

Au fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres iconAu fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres
Fille de paysans, elle avait été si bonne écolière que ses parents l'avaient laissée aller jusqu'au brevet supérieur






Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
h.20-bal.com