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CARTE BLANCHE



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Raphaël De La Croix

Journaliste

&

Directeur de RCF ANJOU

Qui est Raphaël de la Croix ?

Il convient de le présenter parce qu’il va remplir pour le Parvis des Alliances, dans le blogue Chronique (in)actuelle, une tache importante : jeter un regard précis et perspicace sur un certain nombre des réalités concrètes qui sont le pain quotidien du peuple français.
Raphaël de la Croix est directeur de « Radio chrétienne d’Anjou » (RCF-Anjou), l’une des plus efficaces parmi les quelques soixante-cinq radios chrétiennes qui maillent le territoire français. Elles sont toutes placées sous le cigle RCF, nom complété par celui de la région ou de la ville où elles sont implantées : à elles toutes elles dépasse le million d’auditeurs réguliers.

Il est également journaliste : métier qu’il a découvert lorsqu’il fut nommé directeur de cette ‘’agence’’ RCF, la seconde de France après celle de Lyon. Les textes de lui que la Chronique (in)actuelle va régulièrement mettre en ligne sont d’abord des chroniques d’un journaliste que tout intéresse et qui bénéficie de qualités rares : il est pondéré, prudent, respecte le juste milieu, éprouve quelques difficultés à accepter de gaieté de cœur les exagérations si coutumières dans le monde des médias ainsi que de sa tendance à penser que la seule doxa véridique est celle d’une laïcité absolutiste. Plus quelques autres, naturellement : celle en particulier, lui habite presqu’au pied des vignobles du Layon angevin, de ne pas détester boire nombre des excellent crus de l’Anjou…

P.S. : Les notes insérées en bas de page sont en général du fondateur de la Chronique (in)actuelle et du Parvis des Alliances, refuge de la Chronique.

1/

Alors que les décrets d’application relatifs à la réforme des collèges sont publiés au Journal Officiel, tenez-vous, Raphaël, à revenir sur ce sujet ?
Oui, parce qu’avant que cette réforme ne tombe dans l’oubli, comme toutes les actualités qui sont chassées par d’autres actualités, je voudrais relever deux choses.

La première sur la forme. La gauche à ce talent que la droite n’a pas, c’est de faire passer des réformes alors que personne n’en veut. En 2013, un million de personnes dans les rues n’auront pas eu raison de la loi Taubira. Quelques milliers de manifestants contre la réforme ne devaient pas lui faire peur. Alors selon le camp auquel on appartient, on appellera cela du courage politique ou du dogmatisme. Je vous laisse choisir l’option qui vous convient le mieux.

La seconde est sur le fond. À la vérité cette réforme des collèges n’est qu’un virus de plus dans le corps bien malade de l’Éducation nationale.

Je suis persuadé que nous avons progressé dans un certain nombre de domaines, mais j’en vois un qui régresse de plus en plus : celui de la culture. Les élèves sortent de terminale avec un niveau de culture générale inquiétant. Alors que 20% des jeunes de 17 ans – dixit le ministère de l’éducation nationale lui-même – ne sont pas capables de, je cite, « lire efficacement » un texte, nos jeunes, déformés par la méthode globale, sont également nuls en orthographe. Bien téméraire serait le prof de français de terminale qui soumettrait à ses élèves une dictée que nos grands-parents affrontaient alors sans difficulté en primaire.

Vous voyez, comme nombre de parents, je m’inquiète de ce que l’on transmet à nos enfants. Quand je pense que moi qui n’ais pas quarante ans, j’ai appris les 80 premiers vers de l’Énéide par cœur et que les premiers vers de l’Iliade nous étaient familiers. Mais combien d’élèves savent encore aujourd’hui qui sont Virgile et Homère ? Quand je pense que nos professeurs nous initiaient aux grands peintres ! Mais combien d’élèves aujourd’hui ont entendu parlé de Vermeer, Velasquez ou Manet ? Quant à l’histoire, une anecdote me revient à l’esprit : il y a quelques temps, dans une autre vie, j’enseignais à des étudiants d’une grande école d’ingénieur comment prendre la parole en public. Un de mes étudiants me présente un exposé sur l’histoire de la philosophie. Il fait alors, pendant sa présentation, un bond d’Aristote à Descartes. Impasse totale sur la Renaissance et surtout le Moyen Âge. Le Moyen Âge ? Connaît pas ! Le reste du groupe ? Pas mieux. « Ignorantus ignoranta ignorantum »1 ! 476 ? Déposition de Romulus Augustule, dernier empereur Romain. 1453 ? Chute de Constantinople ! Vous venez de balayer d’un revers de main mille ans d’histoire, la fondation des universités, Saint Albert le Grand et Saint Thomas d’Aquin, deux monuments de l’histoire de l’intelligence. Deuxième année d’école d’ingénieur… Ça sait tout sur le fonctionnement d’un réacteur nucléaire mais rien sur la Culture. Le drame est là. Et il y a urgence.

En 2014, cinquante écoles indépendantes se sont créées en France2. Plus de soixante mille élèves y sont scolarisés. Ils n’ont pas le temps d’attendre. L’heure est à la refondation. Plus à la réforme. Surtout quand elle est nocive.

2/

Les dérives que vous jugez laïcistes, Raphaël, vous inquiètent-elles une fois de plus ?
Oui c’est décidément le mal du siècle. Depuis les attentats islamistes les ‘’laïcards’’ de tout poil se sentent autorisés à définitivement faire de la religion soit la responsable de toutes les violences, soit une philosophie personnelle, privée, à vivre bien à l’intérieur de soi sans que personne n’en sache rien.

Sauf que là ils commettent des erreurs tactiques qui pourraient bien retourner l’opinion contre eux. Chaque semaine, les libres penseurs portent atteinte à la pensée libre en imposant leurs ‘’diktats’’3 anti religieux. On avait eu l’affaire de la crèche au Conseil général de Vendée, puis il y a eu celle des pubs dans le métro parisien pour un concert donné au profit des chrétiens d’Orient mais jugées non respectueuses de la laïcité. Ils ont été heureusement déboutés. Ensuite on découvre cette adolescente musulmane de Charleville Mézières virée de son établissement parce que sa jupe noire trop longue est jugée être un « signe ostentatoire ». C'est-à-dire que le ‘’string’’4 qui dépasse de la mini-jupe ce n’est pas ostentatoire, mais la jupe longue oui. Certes l’adolescente, qui s’était vue interdire le voile ne s’était pas habillée ce jour-là sans arrière-pensée. Mais franchement, y voir un signe ostentatoire est une provocation qui ne va faire que continuer d’attiser une situation déjà tendue.

Et il y a quelques jours, parce qu’un groupuscule de libres penseurs de Ploërmel, encore eux, a été atteint dans sa neutralité en croisant la statue de Jean-Paul II sur une place publique, le tribunal administratif de Rennes a demandé le retrait du monument. Oui, oui, Jean-Paul II le grand, Saint Jean-Paul II, est un signe ostentatoire qui dérange la laïcité. Et la justice leur donne raison.

On en est arrivé à un tel point de bêtise que c’est à se demander si un argumentaire est utile. Il faudrait un jour que quelqu’un qui n’aurait rien d’autre à faire s’amuse à dresser la liste de tous les édifices religieux, des noms de villages à connotation religieuse, les musées, les églises, les statues qui se trouvent sur le territoire de la République et qu’il l’envoie à nos amis libres penseurs. Et j’attends avec impatience qu’un auditeur me traîne devant les tribunaux pour me faire changer de nom, parce que mes ancêtres m’ont fait l’insigne honneur de me donner le fort peu laïc patronyme de « de la Croix ».

Demain la Mairie de Paris devra débarrasser le républicain Panthéon de la croix qui le surplombe et la place des Pyramides de sa statue de Jeanne d’Arc.

Tous ces libres penseurs sont contre le principe républicain de la laïcité qui, je le rappelle, est censé garantir la liberté de culte et non pas son confinement dans la sphère privée. C’est à eux que l’on devrait faire des procès. Et qu’ils laissent enfin les Français qui le souhaitent exercer leur foi, quelle qu’elle soit, et assumer leur culture chrétienne. Laissons à Sarah sa jupe, si longue soit-elle, et à Jean-Paul II sa croix !

Quant à moi, laissez-moi s’il vous plait la fierté de mon patronyme.

3/

Un peu de pape François nous fera le plus grand bien !



Raphaël, pour cette première carte blanche de rentrée vous revenez sur vos lectures de l’été :
Oui, et comme tout le monde on se prévoit une tonne de bouquins à lire en vacances car on aura enfin le temps. Alors on se promet de relire À la recherche du temps perdu, de Proust : ce que j’ai fait. Enfin, je veux dire que je me le suis promis… Mais je ne l’ai pas lu. Du coup je me suis concentré sur l’essentiel. Deux textes fondamentaux du pape François qui m’ont véritablement marqué. Tout d’abord un petit bouquin intitulé Le visage de la Miséricorde pour introduire le Jubilé qui débutera le 8 décembre. Ça fait 60 pages, ça se lit en une heure et c’est du bonheur en livre. Redécouvrir à quel point Dieu nous aime, gratuitement, infiniment, quelle que soit notre condition, notre performance, quels que soient notre faiblesse et notre péché : quelle joie ! Avec simplicité et clarté, le Pape nous montre que notre religion chrétienne est belle car la miséricorde en est la substance même et nous rappelle avant tout que Dieu est Amour, tout en rappelant la nécessité de nnnnnnn .

Eh bien croyez-moi, avant d’affronter la rentrée ça fait du bien. Tant de personnes ne voient dans la religion qu’un condensé de règles morales et d’interdits, et passent ainsi à côté de son vrai visage. C’est tellement essentiel que nous consacrerons chaque dimanche à 11h une émission baptisée Visage de Miséricorde, en partenariat avec les radios RCF de l’Ouest. Je vous conseille donc à la fois de lire ce petit livre et d’écouter l’émission.

La deuxième lecture, qui m’a enthousiasmé, c’est la fameuse encyclique Laudato Si. Pendant trois jours la presse en a fait tout un ‘’ramdam’’5 avant et après sa sortie. Ça y est, le pape devient enfin écolo. Et puis zou, on passe à autre chose. Or ce texte est absolument fondamental. Il est d’abord un avertissement très grave adressé par notre pape à tous. La situation écologique mais aussi sociale du monde est arrivée à un point critique. En défendant une écologie intégrale, le pape propose une vision cohérente, dans laquelle la nature, l’homme et Dieu sont interdépendants et personne aujourd’hui, à part lui, ne propose cette vision. En lisant l’encyclique, on est invité tout simplement à changer de vie, chacun, pour sauver un monde qui s’est mis gravement en danger en ne respectant ni la nature, ni la dignité de l’homme ni la transcendance de Dieu. Dans notre alimentation, notre vie professionnelle, notre action politique ou sociale, dans notre rapport à la consommation et au monde numérique, nous devons nous convertir. Tous. Et en particulier la société occidentale.

Les plus pauvres d’entre nous sont ceux qui payent les conséquences des inconséquences des puissants, qui traitent la nature comme un bien de consommation, l’embryon comme un matériau, et les plus pauvres comme des êtres sans importance. Sauver ce monde est possible. Mais il faut nous convertir. Cette deuxième lecture est donc indispensable et je vous donne RDV dès ce soir avec Dominique Vermersh à 20h pour une série d’entretien sur ce texte majeur.

4/

En début de semaine nous évoquions dans nos journaux d’information l’avancement du projet de construction de la mosquée à Angers et c’est ce qui, Raphaël, vous fait réagir aujourd’hui :
Oui le chantier de la mosquée d’Angers est maintenant bel et bien engagé depuis plusieurs mois. Il sera terminé fin 2016 si le projet trouve son financement. Cela faisait des années que les musulmans d’Angers attendaient un lieu de culte digne de ce nom. Ce sera donc chose faite.

Tout le monde ou presque s’accorde à dire que, dans un pays démocratique et laïc, il est normal que des pratiquants puissent se doter d’un lieu pour prier en toute quiétude. Je pense donc en effet qu’il est normal que les musulmans d’Angers s’achètent leur mosquée, avec leurs fonds propres bien entendu. D’ailleurs, c’est le cas pour la mosquée d’Angers, même si l’origine des fonds viendra probablement de l’étranger, la communauté musulmane angevine de sept mille personnes ne pouvant pas faire face aux quelques 6.5 millions d’euros nécessaires pour la construction de l’édifice, si l’on inclut le centre culturel qui jouxtera la mosquée.
Mais les Angevins sont-ils prêts à vivre cette évolution des choses ? Dans un an et demi, l’arrivée à Angers ne se caractérisera plus visuellement par les flèches de la cathédrale ou les tours du Château, mais par le minaret de 21 m qui dominera la Maine du haut du Plateau des Capucins. L’édifice, d’architecture classique pour une mosquée, avec son minaret et sa coupole tranchera dans le paysage angevin. Il est même prévu, paraît-il, un rayon laser pour l’appel à la prière, plusieurs fois par jour. Imposant, ce monument pourra accueillir plus de mille fidèles. Pour vous donner une idée, c’est quasiment autant que la capacité de la cathédrale d’Angers.

Vous en conviendrez, ça va modifier quelque peu le paysage. On peut s’interroger au moins sur un point. Quand vous mettez un cabanon dans votre jardin, ou si vous changez la couleur de vos volets, pour peu que vous soyez dans un rayon de quelques kilomètres d’un monument historique, vous devez passer par les fourches caudines des Bâtiments de France qui ne plaisantent pas avec l’harmonie architecturale. Il n’est pas certain qu’avec le dossier de la mosquée, ils aient été aussi tatillons…

Il faut donc en prendre acte. La religion musulmane est la première religion de France. On compte d’après le Figaro.fr un jeune pratiquant catholique pour trois jeunes pratiquants musulmans. Se pose alors la question qui fâche. Pourquoi les pays musulmans n’autorisent pas la construction d’églises chez eux ? Réponse sur le site Islam web, du Cheikh al ‘Uthaymîn, un ponte reconnu de l’Islam mondial, je le cite : « Les églises sont des maisons de mécréance et de polythéisme, alors que les mosquées sont des maisons de foi et de sincérité, il y a donc un fossé entre les deux ! Et puis la terre appartient à Allah, le Très Haut, et quand nous bâtissons une mosquée dans n’importe quel endroit de la terre, en fait nous édifions des maisons d’Allah sur la terre d’Allah, le Très haut, à l’inverse d’eux ! » : fin de citation. Voilà qui a le mérite sinon de la tolérance au moins de la clarté. Gageons que les musulmans d’Angers, eux, ne l’entendent pas de cette oreille !

5/

Suite à l’annonce faite par François Hollande de l’accueil en France de 24 000 migrants, vous nous invitez, Raphaël, à ne pas regarder seulement les conséquences mais aussi les causes de cette vague migratoire.
Oui, je me risque à aborder ce sujet qui est aussi difficile que délicat. Et c’est même parce que le sujet est complexe qu’il me paraît utile d’en parler, car il semblerait que sur la question des migrants le rythme médiatique nous pousse plus facilement à l’émotion qu’à la réflexion. Or les deux sont en la matière indispensable.

L’émotion est nécessaire pour susciter la compassion. Un enfant mort sur la plage, des chrétiens décapités, des femmes Yézidies, fusil à la main pour défendre leur pays,6 sont des réalités quotidiennes au Proche Orient qui ne peuvent pas nous laisser indifférents. C’est pour cela que les initiatives particulières doivent se mettre en place pour venir en aide aux migrants comme nous y invite le pape François.

Cette compassion doit toutefois, me semble-t-il, s’accompagner d’une réflexion plus globale. Et ce sont nos politiques qui sont sur ce point les premiers concernés. Il faut en effet apporter des réponses aux questions graves qui n’ont pas de réponses sérieuses à ce jour.

Premièrement : en quoi notre politique internationale favorise-t-elle la paix dans ces pays et, par voie de conséquences, la réduction de la vague d’immigration ? En Lybie, malgré la cruauté de Kadhafi, les Libyens ne fuyaient pourtant pas par bateaux entiers. Depuis notre brillante intervention, ils sont des milliers à fuir le chaos que la France y a installé.

Contre l’État Islamique, notre diplomatie ne fait pas mieux. Soumis aux directives américaines, nous refusons l’alliance avec les Russes, plombant au passage notre économie agricole qui n’en avait pas besoin, et nous retrouvant avec les Mistrals sur les bras et l’ardoise de 950 millions d’euros que devront supporter les contribuables de France. Nous ne parlons d’ailleurs pas plus avec la Syrie, puisque nous avons mis en préalable de toute discussion la destitution de Bachar. Nous avons pourtant des ennemis communs : les milices djihadistes en guerre contre l’État syrien d’une part et contre l’État islamique d’autre part.

Tout le monde le sait. Les quelques vols de reconnaissance de nos Rafales ne feront en rien reculer l’ennemi. Pendant ce temps-là, les experts sont formels : alors que, par des circonvolutions de langage, on parle de Daesch, un état plus structuré que le Soudan se met en place, avec son économie, son gouvernement, son armée et ses lois. Va-t-on continuer à les laisser égorger femmes et enfants, dévaster le patrimoine mondial, et jeter sur les routes des flots de migrants déracinés ?

Deuxièmement, comme l’indique le pape François dans sa dernière Encyclique, des états et des entreprises ont pillés les ressources des pays plus pauvres. Pêcher dans les eaux africaines, les privant ainsi de leur gagne-pain par exemple, c’est aussi cela qui jette sur les routes de l’exil des milliers de migrants.

Alors compassion oui. Notre responsabilité chrétienne nous y engage. Mais si nous ne prenons pas d’urgence des mesures politiques, économiques et militaires, nous contribuerons à installer, ici comme là-bas, un chaos dont il sera difficile de sortir.

6/

Le parti de Nicolas Sarkozy a un nouveau nom. Il était temps, Raphaël ?
Oui, ça y est, l’UMP s’appelle Les Républicains. Ouf, on va pouvoir faire une petite pause. Parce qu’en ce moment, on en bouffe de la République ! Avec le drame du 7 janvier nous avons eu la marche républicaine, avec les élections locales, nous avons eu le Front Républicain. Nous avons eu le pacte républicain par-ci, et les valeurs de la République par là. Parce que oui, les ‘’vraies valeurs’’ c’est la République !

Les valeurs, ce ne sont pas les valeurs morales. Les valeurs, ce ne sont pas les valeurs françaises. Les valeurs, ce ne sont pas les valeurs spirituelles. Non, ce sont les « valeurs républicaines » ! Être républicain, c’est le ‘’must’’. Avant, humaniste c’était déjà très tendance. Si vous étiez porteur d’un projet solidaire, vous aviez la cote. Et si vous vous drapiez de tolérance, vous étiez un héros. Maintenant, être républicain fait de vous un Bienheureux. Et si vous êtes républicain mais qu’en plus vous prônez une laïcité sans concession, alors vous êtes un Saint.

Parce que oui, la République est notre nouvelle religion. Elle a ses temples et ses saints, voyez le Panthéon (dont, soit dit en passant, la croix, pas très laïque, qui le surplombe devra tôt ou tard disparaître…) ; elle a ses apôtres et ses fondamentalistes ; elle a ses statues et ses symboles, tels ses Arbres de la Laïcité. Elle a son catéchisme, distillé en cours d’éducation civique. Elle a même sa spiritualité, comme l’appelait alors de ses vœux Vincent Peillon, qui rêvait, je le cite, « d’une religion laïque, d’une foi laïque ». Elle a enfin ses grands prêtres qui exercent leur ministère sous étroite surveillance des médias, véritable inquisition qui punit aussitôt les sorties de routes antirépublicaines.

Il lui manque Dieu, mais c’est le but me direz-vous !

Côté doctrine c’est simple : « Liberté Égalité Fraternité ». Simple mais vaste. Chacun remplit les mots à sa façon. Et Vincent Peillon a dû hurler quand il a entendu Jean-Paul II dire, dans son discours du Bourget en 1980, qu’il avait vu dans la devise française une parfaite compatibilité avec les valeurs chrétiennes : mais en soulignant quand même qu’il y manquait le lien avec la sagesse éternelle.

Après tout, la République, c’est la Res Publica. La ‘’chose publique’’ autrement dit : ce qui n’est pas du domaine du privé. C’est éminemment important. La vie en société doit être régulée, elle doit conduire au bien commun. Certes. Mais ça n’en fait pas un projet de vie.

Ou alors il faut la prendre sous l’acception du régime politique post monarchique qui n’a que deux siècles. C’est jeune au regard de l’histoire de la France. Bref, la République n’est que la république. Ce n’est pas une religion. Ce n’est pas une doctrine ni même une philosophie. Alors messieurs les prophètes de la république, si vous nous parliez sagesse, courage, honneur, humilité, don de soi, abnégation, générosité, pardon, joie qui se partage, et, allons-y, amour !! Parce que ça ce sont des valeurs ! Et ces valeurs rendent heureux !

Et si vous essayiez, pour voir ?

1 - Qui n’aura pas reconnu une des répliques les plus célèbres de notre cher Molière ?

2 - Depuis que le mouvement a été lancé, vers 2008, plus de cinq cents établissements hors contrat ont été créés en France. Bientôt sera franchi le seuil de cent milles élèves.

3 - Diktat : mot d’origine allemande qui signifie « chose imposée ».

4 - String : mot anglais qui signifie ficelle, corde, cordon, fibre… Le verbe donne ‘’munir d’une corde, enfiler, suspendre’’… Son usage en français est absurde.

5 - Ramdam : mot qui signifie vacarme. Il provient de l’arabe ‘’ramadan’’

6 - Dans leur infernale intolérance, et leur conviction que ceux qui ne sont pas musulmans mais d’une autre religion ne peuvent être que des démons serviteurs du Démon, les Djihadistes du Califat ont particulièrement ciblé les chrétiens et les Yésidis : ou bien ils se convertissent à l’islam ou bien ils s’enfuient ; sinon ils sont tués sur place. Voilà pourquoi il faut accueillir de ces ‘’réfugiés’’ si tragiquement menacés.

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