Site : Commanderie de l’ Ordre des Hospitaliers de St Jean de Jérusalem





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date de publication12.05.2017
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HISTOIRE
NEBIAN
Site : Commanderie de l’ Ordre des Hospitaliers de St Jean de Jérusalem
Origine du nom

Un domaine de Naevius, désigné par Naevianum apparaît au cours de la période gallo-romaine.

En 990, Nebiano est relevé dans le cartulaire de Béziers. En 1160, le castellum de Nébian figure dans le cartulaire des Guilhem. Entre 1770 et 1775, la carte de France de Cassini fixe l’orthographe actuelle du village.
Localisation

Le village est ceinturé par des collines dans sa partie nord.

Il s’abrite dans l’axe de convergence formé par le ruisseau du Ravieu qui le traverse de part en part jusqu’à sa confluence avec le ruisseau de la Carrierasse, puis rejoint ensuite la rivière Dourbie en limite sud de la commune.

Le ruisseau du Ravieu a été dévié et recouvert dans sa traversée du village au XIX° siècle.

L’ouverture de Nébian sur la plaine, dont l’axe principal est marqué par l’ancienne route nationale N9, ex voie royale,se fait à travers des ressauts collinaires ou des mamelons appelés : puechs qui indépendantisent les espaces et rythment la plaine.

A l’ouest, serpente la vallée de la Dourbie. Cette rivière où s‘égrènent encore de nos jours des moulins désaffectés forme de nombreux méandres jusqu’à sa confluence avec le fleuve Hérault sur la commune de Canet.
Histoire du village, Environnement humain.

Les premières implantations de la population se situent toutes hors de l’actuel village. Il y aurait donc eu plusieurs naissances du futur Nébian selon Laurent Schneider.

Ainsi l’oppidum se trouve sur le site du Roc du Cayla, au dessus de la vallée de la Dourbie, et joue un rôle de forteresse au coeur d’un réseau de circulation commerciale à l’échelle de la vallée.

La période 600/900 voit apparaître une série d’édifices religieux : --l’église paroissiale de St Julien de Brioude est construite vers 900 ; elle est le premier lieu de culte chrétien du village et forme donc un pôle de regroupement de la population. Depuis cette église a subi de très nombreux remaniements successifs.

-la chapelle de St Jean de Lestinclières, proche de la Dourbie, construite au IX° siècle adopte un plan carré ; un autel cippe et une croix wisigothique retrouvée sont actuellement dans l’église St Julien.

Cette église est le premier lieu d’urbanisation.

Si on considère la période médiévale (X° au XV° siècle), au regard des constructions majeures, on s’aperçoit que l’histoire écrite de Nébian apparaît en 1038 : un acte de donation fait part d’un castellum à Nébian, mais situé hors du bourg actuel : il est en hauteur, au dessus de la chapelle de St Jean de Lestinclières et commande la vallée de la Dourbie.
Pourquoi ce « château » n’est pas devenu le pôle de développement du village, peut-être pour des raisons d’équilibre commercial régional : deux pôles voisins se seraient opposés, l’un sur le Ronel, l’autre sur la Dourbie dont l’effet de concurrence pût être conflictuel.

De plus l’arrivée de l’Ordre des Hospitaliers de St Jean de Jérusalem ne favorise pas la naissance d’un village unique et concentré. Les Hospitaliers constituent des espaces polynucléaires, d’urbanisation et d’activités, formant autant de petites concentrations, (moulins sur la Dourbie, carrière de meules aux Baumes, tour au Puech Auger...) ; ils créent également des constructions majeures : une enceinte autour de l’église St Julien ainsi que l’enclos de la Commanderie au XIII° siècle. La ville intra-muros proprement dite se développe entre le XII° et le XIV° siècle, mais la précision n’est toujours pas attestée.

Du XV° au XVIII° siècle, le village de Nébian s’agrandit en différents quartiers ou « barrys », sortes de faubourgs autour des pôles de l’église St Julien et de la Commanderie des Hospitaliers. Chaque barry se protège par une muraille périphérique et était accessible par une ou deux portes.






Histoire de l’Ordre des Hospitaliers de St Jean de Jérusalem

En 1113, un moine nommé Géraud, responsable à Jérusalem d’un hospice destiné à accueillir et à soigner les pèlerins obtient du Pape Pascal II, la fondation d’un Ordre de chevalerie souverain, avec vocation d’accueil et de soins aux pèlerins.

L’hospice se trouvant proche de l’église de Saint Jean Baptiste, le nouvel Ordre prendra le nom d’Ordre des Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem.

Afin d’assurer la sécurité des routes pour les pèlerins, un autre Ordre sera fondé

5 ans plus tard, soit en 1118 : l’Ordre des Templiers.

Du fait de l’état de guerre permanent dans la région, à compter de 1126 les Hospitaliers deviendront également les Défenseurs de la Foi.


Les Templiers rentrent en France, tandis que les Hospitaliers débarquent à Chypre, mais ils ne s’entendent pas avec Henri de Lusignan, Roi de Chypre. Ils doivent repartir et s’installent à Rhodes en 1309, avec l’accord du Pape.

A la suite de la disparition des Templiers, sur ordre de Philippe le Bel, les biens de ces derniers sont transmis aux Hospitaliers en 1312.

A Rhodes les Hospitaliers fortifient le port et construisent un grand hôpital.

L’activité maritime et offensive des Hospitaliers autour de Rhodes qui est proche de l’Asie mineure fournit l’occasion au Sultan d‘Egypte de les attaquer sans succès en 1344, puis aux Turcs en 1380, toujours sans succès.

Soliman le magnifique en 1522 parviendra à décimer la garnison qui se rendra, et quittera l’île.
Charles Quint, à la demande du Pape, leur cèdera l’île de Malte en 1530.

Les Hospitaliers à nouveau fortifient l’île et construisent une ville nouvelle : La Valette avec un très grand hôpital, conforme à leur vocation première.

Quelques années plus tard, la célèbre victoire de Lépante sur les Turcs signifiera l’arrêt définitif des combats et la perrénité de l’Ordre dans l île de Malte.

A noter enfin que Napoléon, lors de son passage à Malte en 1798 leur enlèvera définitivement le rôle militaire qu’ils détenaient depuis 1126 et ils resteront jusqu’à ce jour l’ordre charitable que l’on connaît sous le nom de : Ordre de Malte.
Bien que la langue officielle fut à l’époque le latin, les chevaliers venant de toutes les régions chrétiennes parlaient leur langue maternelle. Aussi, pour une meilleure organisation l’Ordre fut découpé en 8 langues, à savoir : France, Provence, Auvergne, Aragon, Castille, Angleterre, Allemagne et Italie.

A la tête de chaque langue un Grand Prieur, et à la tête de l’Ordre, un Grand Maître. Il ne restera plus tard, que 7 langues, l’Angleterre ayant créée la religion anglicane dans le courant du XVI° siècle.




Histoire du site


Après la perte de Jérusalem en 1187, les territoires chrétiens diminuent, le krak des chevaliers tombe en 1270 et Saint Jean d’Acre dernier point de résistance est évacué en 1291. Les Templiers rentrent en France, tandis que les Hospitaliers débarquent à Chypre, mais ils ne s’entendent pas avec Henri de Lusignan, Roi de Chypre. Ils doivent repartir et s’installent à Rhodes en 1309, avec l’accord du Pape.

A la suite de la disparition des Templiers, sur ordre de Philippe le Bel, les biens de ces derniers sont transmis aux Hospitaliers en 1312.

A Rhodes les Hospitaliers fortifient le port et construisent un grand hôpital.

L’activité maritime et offensive des Hospitaliers autour de Rhodes qui est proche de l’Asie mineure fournit l’occasion au Sultan d‘Egypte de les attaquer sans succès en 1344, puis aux Turcs en 1380, toujours sans succès.

Soliman le magnifique en 1522 parviendra à décimer la garnison qui se rendra, et quittera l’île.
Charles Quint, à la demande du Pape, leur cèdera l’île de Malte en 1530.

Les Hospitaliers à nouveau fortifient l’île et construisent une ville nouvelle : La Valette avec un très grand hôpital, conforme à leur vocation première.

Quelques années plus tard, la célèbre victoire de Lépante sur les Turcs signifiera l’arrêt définitif des combats et la perrénité de l’Ordre dans l île de Malte.

A noter enfin que Napoléon, lors de son passage à Malte en 1798 leur enlèvera définitivement le rôle militaire qu’ils détenaient depuis 1126 et ils resteront jusqu’à ce jour l’ordre charitable que l’on connaît sous le nom de : Ordre de Malte.
Bien que la langue officielle fut à l’époque le latin, les chevaliers venant de toutes les régions chrétiennes parlaient leur langue maternelle. Aussi, pour une meilleure organisation l’Ordre fut découpé en 8 langues, à savoir : France, Provence, Auvergne, Aragon, Castille, Angleterre, Allemagne et Italie.

A la tête de chaque langue un Grand Prieur, et à la tête de l’Ordre, un Grand Maître. Il ne restera plus tard, que 7 langues, l’Angleterre ayant créée la religion anglicane dans le courant du XVI° siècle.







H

De retour de la 1° croisade à Jérusalem, en 1147 le baron Bérenger II, seigneur de Clermont-Lodève d’une part, et Pierre de Posquieres, évêque de Lodève d’autre part, décident d’établir à Nébian un hôpital pour les soins des pèlerins du diocèse qui entreprendraient le voyage en Terre sainte.
Bérenger II donna la plus grande partie du fief qu’il possédait à Nébian, et Pierre de Posquieres céda l’église Saint Julien avec ses revenus, aux Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem.

La donation fut agrée par le Grand maître de l’Ordre qui nomma le 1° Commandeur, Guillelmus en 1157, lequel prît possession des lieux avec quelques chevaliers et servants.
Le Commandeur, ainsi établi, fit bâtir une maison, des bâtiments, un enclos entouré de hauts murs, agrandir l’église et nomma un chapelain.

Les Hospitaliers prennent en charge le service du culte, l’administration de l’hôpital, l’entretien des chemins et les soins aux pèlerins et aux voyageurs sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle, sur la partie Saint Guilhem, Brignac, le Puech Augé à Nébian, Saint Georges de Boussac à Aspiran et Paulhan.

La nouvelle commanderie sera enrichie ultérieurement par des dons et des legs comme la seigneurie de Liausson et de plusieurs autres fiefs considérables.

Les Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem deviennent ainsi les vrais seigneurs de Nébian, jusqu’à la loi du 19 Septembre 1792 qui met fin à leur présence.

On peut voir encore de nos jours les restes de cette Commanderie.

A la fin du XIV° siècle, à la demande expresse du Roi de France, ils firent fortifier le village pour protéger les habitants des rapines des routiers à la solde des Anglais.

En 1392, le dernier Commandeur de Nébian, Bernard Saquet, déménagea à Béziers, à l’ancienne commanderie templière de Peyriès pour plus de sécurité.
Nébian bénéficia durant toute cette longue période de la présence des Chevaliers de la Foi, sous la protection du Pape.

Toutefois, cela n’empêcha pas les Huguenots de ruiner la Commanderie en 1573.

Aujourd’hui, l’ancienne commanderie est devenue un bâtiment public au service de la population, et est visitable sur demande.


istoire de la Commanderie Hospitalière de Nébian

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