Cours du 24/01/2012





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Elaboration politique de l’Europe

Cours du 24/01/2012


Pourquoi étudier l’élaboration politique de l’Europe dans ce campus ? Les pays arabes touchés par le nationalisme, le socialisme (Nasser, Syrie avec le parti Bas)… Ensuite, l’Europe a beaucoup de liens avec les pays arabes. Beaucoup d’intellectuels ont étudié en Europe. On réinterprète quelque chose qu’on a pris jamais d’influence directe.

Bien lire les lectures !

Qu’est-ce qu’une Nation ?

Nations et nationalismes en Europe – Guy Hermet

Deux interrogations écrites avec questions factuelles sur le cours et les lectures. On va trouver un angle d’approche : politique. Qu’est-ce que la politique ? L’histoire politique est redéfinie depuis quelques décennies pas seulement en France. Il y a trente ou quarante ans, l’histoire politique n’était plus à la mode jusqu’aux années 80. L’historiographie a été dominée par l’école annale : annale économique et sociale fondée en 1929. Ce mouvement très fort en France a eu des équivalents à l’étranger (new historie aux USA). L’histoire politique souffrait de l’image vieillotte, ou on parlait des grands hommes mais pas des conditions des peuples  histoire trop événementielle. Il fallait s’occuper d’une histoire quantitative, considérant les anonymes de l’histoire, sous l’influence du marxisme. Aussi influence de la sociologie avec un débat au début du siècle entre avec les historiens. Les historiens seraient dépassés pour les sociologues. Simiand : les historiens ont l’idole politique, chronologique et individuel. Les idoles sont faites pour être abattus… Mais l’institut d’étude politique résistait à l’envahisseur… L’école des annales dominaient l’université et l’école des hautes études de sciences sociales mais il y avait une forte école d’histoire politique à Sciences Po, incarnée par René Raimond. Il a toujours défendu l’histoire politique. 1954 : il écrit la droite en France. Autre domaine de résistance : la Sorbonne qui restait puissante dans le domaine des relations internationales. Il s’est passé une grande rupture dans la culture occidentale à la fin des années 70- début des années 80. Cette rupture qui a pris de maintes formes (début de la mondialisation, révolution en Iran, première grande crise éco) voit apparaitre un renouveau de l’histoire politique. A cette époque, crise du marxisme : grande crise de l’URSS. Importance toujours constatable des grands événements politiques : guerres (Iran-Irak, Vietnam), révolutions... Puis, il y a eu aussi un changement de paradigmes dans les sciences sociales. C’est un système de compréhension théorique.

Marcel Gauchet, changement de paradigmes dans les sciences sociales

C’est le retour de l’acteur dans la société. L’histoire est faite par les gens. Il faut forcément le passage par l’acteur. A ce moment, est revenu un nom dans la sociologie occidentale : Max Weber. Il a joué un rôle décisif dans les jugements de valeur et différentes motivations de l’acteur. Ce retour de l’histoire politique n’a pas conduit au retour de l’histoire politique de « grand papa ». Elle avait beaucoup changé sous l’influence de Max Weber. Elle intègre les autres domaines de l’histoire, la psychologie, sociologie, la culture. Elle s’est mise au carrefour des autres sciences humaines.

Raoul Girardet, mythes et mythologies politique

Etudie le chef, leader ; l’unité ; le complot et l’âge d’or = quatre mythes qui rythment l’imaginaire politique. Le thème du complot est très important actuellement.

A force de se rapprocher de la culture au sens large, les historiens politiques se sont intéressés à la culture politique. Pas des hommes politiques, événements mais de la culture politique : une vision globale du monde autour des problèmes du pouvoir d’après Berstein. On étudie des comportements, des personnalités. C’est l’histoire des représentations que l’on va voir. Cela fait partie de la redécouverte du nouveau paradigme. L’histoire n’est jamais l’histoire des événements mais de la représentation des événements. On s’intéresse à ce qui se passe dans la tête des gens qui participent à un événement, leur vision du monde. On agit en fonction d’interprétations et de représentations que l’on se fait. Une erreur, une illusion que avoir des effets énormes, mais historiquement c’est passionnant.

Chateaubriand a vécu sur le XVIIIème et XIXème siècle. Etait aux USA quand il était jeune puis raconte la prise de la bastille.

Mémoires d’outre-tombe, Chateaubriand

Démystification de l’événement par la minimisation des faits et la péjoration des acteurs et un ton sarcastique. Le 14 juillet devient une fête nationale à partir de la troisième république. On commémore la fête de la fédération et non pas la prise de la Bastille. Cousin de Tocqueville, installé en Bretagne, noblesse déchue de la révolution. Il détruit le mythe de la bastille. Tout le monde se rassemble car consciente qu’il se passe quelque chose d’important. Comment se fait-il qu’un événement aussi minable soit devenu si important ?

Mais la nation qui se trompa sur la grandeur du fait matériel, ne se trompa pas sur la grandeur du fait moral.

Berstein a dit : dans l’ordre de la culture politique, c’est la légende qui est réalité puisque c’est elle qui est mobilisatrice. Ce qui compte c’est ce qui va mobiliser les acteurs.

Il y a une structure élémentaire du passé, que l’on doit connaitre et qui est la vérité. Une certaine tendance des annales oubliaient les acteurs et disaient que c’était le mouvement qui importait. Aujourd’hui, approche plus subtile : comment les acteurs de la révolution avaient conscience de la hausse des prix, comment ils la percevaient. Oui ou non le déterminisme avec Tocqueville. On s’est aperçu qu’il y avait un yatus entre les faits et les conditions. Les gens ne font pas une révolution quand ils se pensent le plus malheureux et non pas quand ils le sont vraiment. C’est donc quand la situation se dégrade. Actuellement, hausse de la pauvreté mais le taux de pauvreté n’a jamais été aussi bas depuis Vercingétorix. La jeunesse française est la plus pessimiste alors que le pays le plus optimiste est le Nigéria. C’est aussi une histoire comparée que nous allons faire !

Marc Bloch « Projet pour l’enseignement d’histoire comparée des sociétés européennes »

Deux événements créent une rupture dans la politique européenne : la dislocation de l’empire romain et la naissance de l’islam. La conquête romaine est allée jusqu’au nord de l’Angleterre (le mur d’Adrien), le Danube et le Rhin  frontière de la limes. Le sud de l’Allemagne est romanisée donc catho ; idem pour le Danemark et Belgique romanisée. Il y a une histoire commune de l’Europe qui est permise par des courants transnationaux. Oppose une histoire politique et culturelle avec une histoire des réalités sociales qui transcendent les frontières politiques. Il y a des réalités transnationales. Les villes du nord se ressemblent qu’elles soient en France ou en Italie. On ne voit pas les vrais faits sociaux si on se concentre sur les frontières politiques. Si on ne fait pas d’histoire comparée, on se trompe sur son pays car elle permet de voir les vraies ressemblances mais aussi les vraies différences. Il ne s’agit pas de supprimer les frontières mais il faut comparer les pays. Ex : la révolution française a été présentée comme un phénomène unique préparée par la philo des lumières. Mais il faut d’abord comparer et connaitre les autres révolutions. Entre le Maroc et l’Algérie, il y a de vraies ressemblances et différences mais ce ne sont pas forcément celles des marocains et algériens. Histoire politique des représentations et comparée.
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