Résumé de l’histoire





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La couverture et cette toute première entrée dans l’album nous entraînent dans un grand écart visuel, dans des oppositions, des ruptures.

Dès ces 2 pages on sait:

    • qu’il y aura sans doute quatre personnages (grâce au titre)

    • qu’il y aura quatre personnalités différentes, chacune « jouant sa propre partition » (l’illustration a complété le titre)




  1. Page du para texte éditorial

On se retrouve de nouveau confronté au chapeau rouge qui continue à être dégagé des lois de la physique, s’élève encore plus, adopte une taille plus réduite et conserve son ombre.

Par cette reprise, le chapeau devient fil conducteur (fil rouge), emblème, bannière, signe, de toute façon, élément de repère primordial à prendre en compte; et pour le lecteur qui a déjà rencontré l’œuvre de Magritte, il mène celui-ci vers un horizon d’attente: Va-t-on à la rencontre de l’univers de René Magritte ?


  1. Lecture page par page

Numéros des pages

lecture

particularités

références

1

Le chapeau rouge retrouve un ancrage dans la réalité puisqu’il est posé sur la tête d’un personnage (femme promenant son chien)

Rupture 1: ce n’est pas une femme, c’est un gorille accompagné d’un enfant singe

Rupture 2: le regard repasse sur le chapeau rouge et glisse le long de la balustrade jusqu’à l’autre chapeau. Le chapeau redevient signe

Un univers rassurant, presque banal: une maison avec pelouse et barrière devant, forêt derrière

Un univers qui n’est pas si banal que cela, c’est celui d’Anthony Browne

Un univers finalement étrange sous son aspect banal

Edward Hopper:

Maison près du chemin de fer, 1925

Maison victorienne, 1925


René Magritte:


La boîte de Pandore, 1951

2



Maintenant on sait que dans cet album, les illustrations qui s’offrent en 1ère lecture (lecture superficielle) sont à fouiller. Il faut y chercher l’intrus, l’insolite, l’étrange ; et que cet étrange est à relier à un référentiel.

Une construction spatiale particulière:


- 1er plan = gros plan => tout ne rentre pas dans l’image ( chien à D – sans doute enfant à G)

- arrière plan très lointain avec forme arrondie qui se retrouvera à chaque fois (comme 1 prise de vue avec un très grand angle)

- pas de plan intermédiaire



éléments déroutants: le Petit Prince de Saint-Exupéry près d’un réverbère couronné



Saint-Exupéry:

Le Petit Prince

L’allumeur de réverbère

3



C’est une scène de parc public.

Sur la gauche, existe un autre personnage, un autre univers peut-être, qui semble intéresser le « garçon ».


Les chiens: ce sera 1 constante dans toutes les scènes de parc sauf les entrées et sorties


Cadrage coupure à G

Un arbre diffère des autres avec son tronc penché (devant les autres au tronc vertical)

Les ombres: l’homme dans le sous bois promène une ombre crocodile, l’arbre penché a une ombre flamme


Les frondaisons réalisées par petites touches de peinture (de même que l’herbe)

René Magritte:

Le principe d’incertitude, 1944
Georges Seurat: 1884

Un dimanche d’été à la Grande Jatte,

Paul Signac:

Le sentier de douane, 1905

4

Dans ce parc, ouvert à tous, se révèlent des univers différents, séparés par le fût d’un réverbère qui coupe l’image tel une frontière infranchissable ; univers distincts marqués par les attitudes corporelles, les vêtements.

Les frondaisons et la photo à la une du journal annoncent le cri de la mère qui apparaît à l’illustration de la page suivante



Les ombres l’ombre crocodile est devenue indépendante, celle de l’arbre penché se troue

Les frondaisons s’ébouriffent et crient




5

La mère est toute à son cri. L’arbre, tout à D en arrière plan, est poussé hors cadre par le souffle et il en perd ses feuilles.

Construction de l’espace: cf page 2


Edouard Munch:

Le cri, 1910

6

Illustration très proche de la couverture ; on peut chercher les différences (chiens, massifs du fond de chemin)




Diverses photographies présentant cette perspective et cette symétrie (Le Taj Mahal, perspective d’eau et de palmiers)

David Hockney:

Le parc des sources, Vichy, 1970

7

Image lisse, léchée, baignant dans une belle lumière dorée de fin de journée


Rigidité, austérité de l’attitude de la mère => présence physique forte

Opposition entre le traitement lisse du ciel, de l’allée, du mur, des piliers, du trottoir et le pointillisme minutieux des arbres et arbustes

Les traces de pas (d’une seule personne, alors qui les laisse ?) en feuilles mortes

Les flammes: au niveau de l’arbre, de la pointe sur la grille


Georges Seurat: 1884

Un dimanche d’été à la Grande Jatte,

Paul Signac:

Le sentier de douane, 1905

René Magritte:

L’échelle de feu, 1939

Les droits de l’homme, 1947

Richard Lindner:

La rencontre, 1976

8

Le personnage est isolé dans sa solitude (même si le chien est là, il n’a pas d’existence propre, il est englobé dans la silhouette générale), cerné par un contour d’ombre, plaqué sur le fond blanc. Il nous parle d’un monde morne et triste.

Couleurs grisées

David Hockney:

Christopher Isherwood et Don Bachardy, 1968

Alberto Giacometti


Portrait de Jean Genet, 1955

9


Image de tristesse, de spleen, de désespérance montrant un univers déshumanisé:

tours aveugles, mur de briques surmonté de tessons de bouteilles et d’un grillage serré, tag, caniveau avec détritus et rat, arbres dénudés, noirs, courbés (même chose pour le lampadaire éteint). L’automne a fait place à l’hiver.

personnages juxtaposés sans liens entre eux, sans communication: passants courbés, et Père Noël mendiant, réduits à l’état « d’objets » comme les personnages des toiles qui se noient dans leurs larmes.


Tableaux posés sur le trottoir, personnages transformés adoptant la désespérance ambiante

Franz Hals:

Cavalier souriant, 1624

Léonard de Vinci:

La Joconde, 1505

10

Illustration à mettre en parallèle avec celle de la page 2 On peut comparer les couleurs, les attitudes et les mettre en relation avec ce qu’on a déjà repéré des personnages.

Eléments insolites:


Mary Popins qui s’envole avec son parapluie

Les fumées des 2 grosses cheminées qui ne vont pas dans le même sens

Le mouvement de la queue du chien

Giacomo Balla:

Dynamisme d’un chien en laisse, 1912


11

Le parc est devenu sous-bois.

Rupture: Le parc, devenu sous bois, nous entraîne dans un univers mystérieux, végétal (tout est vert), dense, figé, inquiétant, dans lequel les deux chiens passent, fantomatiques. C’est le monde de l’insolite, de l’illusion, du détournement.


Eléments insolites:

Le réverbère qui diffuse un halo bleuté en plein milieu du bois

Un tronc d’arbre coupé par la course des chiens

Des racines pieds sur l’arbre du 1er plan

Des arbres éléphants au fond

André Derain

La forêt de Fontainebleau
René Magritte:

L’empire des lumières, 1954
Le blanc-seing, 1965

Le modèle rouge, 1937

L’île au trésor, 1942


12

L’image renvoie à l’idée de solitude : « l’homme » est seul, enfermé derrière son journal, devant un arrière plan hivernal (même si l’herbe y est trop verte)


Dans le journal, une photo de la une reprend le tableau de Munch (élément relevé précédemment)

Eléments insolites : une sorte de gag visuel, lié directement à l’association des 2 plans (plan rapproché et arrière plan lointain): sur le bonnet du personnage « poussent » 2 arbres et un banc occupe la place du pompon.

Construction de l’espace: cf. pages 2, 5 et 10



Procédé utilisé dans les séquences annonçant la publicité sur une chaîne de télévision nationale

Edouard Munch:

Le cri, 1910

13


C’est la même rue qu’à la page 9, pourtant tout est changé. Un relevé des transformations opérées s’impose : ciel étoilé, arbres redressés et parés de lumières, tours mosaïquées de lumières colorées, grillage disparu, cœur recollé sur le tag, trottoir propre, lampadaire prenant la forme d’un perce-neige, lumière chaude, c’est un monde ayant repris goût à la vie, au bonheur. C’est un monde où les hommes se regardent, communiquent, tissent du lien social et affectif.

Les lumières

Lampadaire fleur



King Kong sur le toit d’une tour
Personnages dansant: le Père Noël, la Joconde et le Cavaler souriant
La rose dans les dents de la Joconde
Les traces de pas de la fillette

Van Gogh:

La nuit étoilée, 1888
Le mouvement Art Nouveau qui utilise abondamment les formes végétales dans ses réalisations

Tiffany: lampe, 1900

Louis Majorelle:

lampe nénuphars, 1903

Le film King Kong

Franz Hals: Cavalier souriant, 1624

Léonard de Vinci: La Joconde, 1505

Ancienne pub pour un dentifrice devenue archétype

14

L’image est dénudée, grise, le dessin est griffé, comme une gravure. L’enfant est seul dans un espace vide s’ouvrant sur des perspectives vides, image d’un univers de vacuité, d’enfermement.




Maurits Cornelis Escher:

Escalier sous voûtes, 1931

15

On retrouve l’idée de solitude, de tristesse de l’illustration précédente avec en plus une menace imprécise mais réelle marquée par cette ombre chapeautée qui se répète à l’infini dans les nuages, l’arbre et les réverbères.

La joie, l’insouciance n’appartiennent pas au monde du « gamin ». Elles font partie du monde des enfants qui jouent au loin (repérables à leurs vêtements aux couleurs vives).

L’ombre à chapeau




Le ciel bleu et les nuages enfermés

Les lampadaires

Les arbres squelettisés


Le film de Fritz Lang: M le Maudit

René Magritte:

La grande famille, 1963

Décalcomanie, 1966

L’empire des lumières, 1954

La recherche de l’absolu, 1960


16

Une image coupée en 2 par le fût d’un lampadaire, 2 regards opposés sur le monde (les yeux sur la base du lampadaire regardent dans des directions opposées) , une ambiance bipolaire :

- d’un côté, le monde du gamin, gris, terne (paysage hivernal) où chacun va seul, sans entraide (tandem)

- de l’autre, celui de la fillette, plein de fantaisie (les 2 tours devenues château, le réverbère une jonquille), plein de joie (couleurs claires, lumineuses, paysage printanier)

Pourtant des passages existent entre ces 2 mondes opposés. Les chiens en ont trouvé un, le regard des enfants, un autre.







17



La présence de la fillette apporte de la couleur à l’univers du gamin. Apparaissent des percées de bleu dans le ciel de tourbe, les ombres au sol se déchirent, les arbres et les perce-neige fleurissent, les chapeaux s’éloignent.

Elle lui montre une voie brillante, lisse, droite (toboggan) qui lui permettra d’exister (son reflet apparaît dans le métal du toboggan) et de prendre pied, de s’ancrer de façon stable (comme le toboggan)








18

Un paysage à la composition géométrique faite d’horizontales (l’herbe, l’allée, la balustrade, les arbres fleuris, le ciel et même la course des chiens) et de verticales (les statues sur leur socle, les balustres, le pot à fleurs et l’axe de symétrie). On peut faire rechercher toutes les lignes de construction de cette image.

Le chapeau (présence implicite de la mère) est encore là.

Des éléments insolites: les statues, leur attitude, leurs éléments de costume, les accessoires, et pour celle de G, une impression de « presque vie »

L’image répétitive obtenue par les vides de la balustrade: des profils affrontés ou opposés

René Magritte:

Les verres fumés, 1951
Le chant de la violette, 1951

Maurits Cornelis Escher:

Huit têtes, 1922

Limite circulaire IV, 1960

René Magritte:

Le mois des vendanges, 1959

19

Une scène de jardin d’enfants

Un cadre fait du jeu-échelle qui limite l’univers des 2 enfants

Une végétation traitée différemment (en frise aux feuilles développées et détaillées)

La vitesse du balancement de la fillette



Le douanier Rousseau:

Le rêve, 1910

Matisse: Vitrail de la chapelle du Rosaire, 1947 - 1950

La représentation de la vitesse est une des préoccupations du futurisme

Giacomo Balla:

Velocita astratta, l’auto e passata, 1913


20

Un univers intimiste, doux, spécifique aux 2 enfants, un univers de liberté (ils sont dans un mouvement d’ascension)

Une prise de vue en contre plongée

Des couleurs pastelles en petites touches





Paul Signac:

Le sentier de douane, 1905

Léo Gestel:

Arbre d’automne, 1910

Jacques Gruber:

Vitrail Le tulipier, 1899

21

C’est une ambiance de mélancolie, de fin de journée, de fin de quelque chose ; la mère remet la main sur l’épaule de son fils et l’entraîne loin de ce qu’il vient de vivre ; on lit un regret chez le gamin qui se retourne et laisse des traces de pas en pétales roses (il perd progressivement du merveilleux vécu à l’illustration précédente)


Elément insolite la statue de Cupidon gorille

Edward Hopper:

Shakespeare au crépuscule, 1935
Canova:

Cupidon, bronze du XVIIIème


22

Une entrée dans un monde de féerie enfantine, de fantaisie, de plaisir, de couleurs, de lumière

Des arbres étonnants: arbre fraise, arbre au tronc vermillon

Une tour et un réverbère multicolores

Un réverbère couronné

Des rondeurs


David Hockney:

Arbre pacifique, 1964

Univers de dessins animés, de parcs d’attraction

Le monde de Botero

23
23 (suite)

C’est l’évocation de la colère, de l’indignation

Cadrage et construction de l’espace:

cf page 5, cf page 12 (gag visuel: autour des chiens)

point de vue en contre plongée créant un raccourci saisissant et imposant

des caractéristiques liées à la BD : des éléments qui s’envolent (chapeau, fleurs du foulard), les traits (devenus coups de pinceau) qui accompagnent le chapeau



Le Caravage (Michelangelo Merisi)

La cène à Emmaüs, 1600

Robert Delaunay


Tour Eiffel, 1926

Air, fer et eau, 1936

24

On est dans un univers de rondeur, de douceur visuelle et gustative (les arbres fruits), d’abondance et de joie de vivre, de couleurs gaies et lumineuses, mais barré par la mère et son chapeau, marquée de nombreux triangles, isolant le gamin de cet environnement

Des éléments insolites: une bordure d’arbres fruits

René Magritte:

Les belles réalités, 1964

La chambre d’écoute I, 1953

25

Image à mettre en relation avec l’illustration de la page 17

L’axe de la balançoire reprend la rampe du toboggan, mais cette fois le gamin est en bas, bien posé sur le sol, ancré dans la réalité, tandis que la fillette qui se plait dans l’imaginaire, est dans les airs, et se découpe sur une forêt d’arbres têtes.


Des réverbères Père Noël
Des éléments insolites: des arbres aux frondaisons en forme de tête (de gorille bien sûr)



Giuseppe Arcimboldo:

Le printemps, 1573

Salvador Dali:

Les trois sphinx de Bikini, 1947

26

Un monde ludique et joyeux

De multiples éléments insolites:

Un Poséidon gorille (avec la posture du David de Michel-Ange), des Tritons gorilles, une fontaine aquarium

Des arbres aux troncs multicolores,

Des arbres aux frondaisons baleines (queue, souffle)

Michel-Ange (Michelangelo Buonarroti) David, entre 1501 et 1504

David Hockney: Arbre pacifique, 1964

René Magritte: Le domaine d’Arnheim, 1962

L’île au trésor, 1942

27

Une scène de fête, de jeux dans un univers clos où seuls les animaux et les enfants ont leur place

Un univers de lumière contenu dans une cadre manège, entouré de nuit

René Magritte:

L’empire des lumières, 1954

David Hockney:

Arlequin, 1980

28

Scène nocturne dans un paysage déjà visité à la page 6 et sur la couverture, mais cette fois, les ombres strient l’herbe de bandes rayonnantes tandis que quelques petites touches de lumière animent les feuillages.

Les enfants sont nimbés d’une aura lumineuse, illustrant la chaleur de l’amitié



William Degouve de Nuncques:


Nocturne au parc royal de Bruxelles, 1897


29

Le retour à la maison du gamin et de sa mère. Le chapeau est toujours présent, représenté 4 fois, superposé même (celui, rouge de la mère, surmonté de celui de pierre du pilier). Mais son poids, renforcé par la main posée sur l’épaule du gamin, ne suffit plus à le faire rentrer dans le moule initial; en effet, pour la première fois, l’ombre du gamin se différencie de celle de sa mère. Il est comme libéré par ce qu’il vient de vivre et qu’il regarde encore.







30

Un retour à la maison avec un souvenir heureux
Une installation cadre

Le décor de la tasse reprend une scène de parc avec les chiens


David Hockney:

Fuji-Yama et fleurs, 1972
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