De la franc maconnerie a montpellier





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Et également Jean Antoine Chaptal comte de Chanteloup, Pair de France (1756 1832) Conseiller d’état, Ministre du consulat et de l’empire pair de France, initié en 1789, Ministre de l'Intérieur sous le Consulat, sénateur, professeur à l'Ecole Polytechnique, Créateur d’une usine chimique à Montpellier où il dirige la fabrication des poudres et salpêtres.

Président du Club des Amis de la Constitution et de l'Egalité de Montpellier, il est également l’auteur du « catéchisme à l’égard des bons patriotes ».

Docteur de la Faculté de médecine de Montpellier titulaire à 25 ans d’une chaire de chimie à Montpellier. Il travaille sur l’agriculture et surtout la viticulture, sur l’œnologie et il invente le sucrage des moûts appelé la chaptalisation.

Il est également l’ami d’un autre maçon célèbre, mais américain Georges Washington.
Une autre sorte de Maçonnerie apparait également à Montpellier avec la création de « L’académie des vrais maçons » qui adopte en 1778 la maçonnerie hermétique en 6 degrés Il s’agit d’une Franc-maçonnerie fondée par Dom Pernety et ses disciples, lui aussi théosophe et alchimiste, bénédictin à Saint-Germain-des-Prés, et enfin bibliothécaire de Frédéric II Roi de Prusse qui a d’ailleurs tenu un rôle essentiel bien que contesté dans l’organisation des 25 premiers degrés du Rite Ecossais Ancien et Accepté.
Enfin il convient d’insister sur le rôle joué à Montpellier par la loge « Les Cœurs Réunis » créée le 29 novembre 1781 GO qui comprendra jusqu’à 150 membres, et surtout des officiers russes qui fonderont plus tard à Saint Petersburg la loge « Les Elus du Nord ».
Je pourrais vous citer encore dans ce siècle d’autres Franc maçons dont les noms sont familiers aux Montpelliérains

le F Amédée Poujol Avocat à la cour d’appel, ancien bâtonnier de l’ordre, membre du conseil du département

Léon de Lunaret, Gaston Bazille, Louis Tissié, Assas, Montlaur

Vignier financier du greffe des états du languedoc Moulignier pâtissier en 1788-1789 et

Roettiers de Montaleau fils qui jouera également un rôle essentiel dans la Franc Maçonnerie

Cazalis 32° docteur médecin et licencié en droit 21 rue des grenadiers,
Mais je vais un instant laisser Montpellier pour revenir avant de quitter ce siècle sur un élément important, concernant la Franc Maçonnerie Française.
De fait, en 1772 trois « obédiences » étaient en activité ; la « Grande Loge », « le Conseil des Empereurs d’Orient et d’Occident » et « la Grande Loge de Paris Ditte de France »

Les deux premières décident de créer la « Souveraine et très respectable Grande Loge de France » qui remet immédiatement en cause l’inamovibilité des VM, pour contrecarrer les VM parisiens, lesquels étaient donc inamovibles et propriétaires de leurs loges et dirigaient « la Grande Loge de Paris Ditte de France »
Cette « souveraine et très respectable GLDF » est transformée en Grande Loge Nationale Indépendante. Avec 111 loges de provinces et seulement 13 loges parisiennes sur 81. Elle sera d’ailleurs déclarée illégale par la Grande Loge de France « maintenue » qui continuera d’exister jusqu’en 1799. Voir le Grand livre d’architecture de la Grande loge de France 5789-5798
Après sa création, la « Grande Loge Nationale Indépendante » prendra le nom de « Grand Orient de France » en 1773, et ce sera là l’acte de naissance du premier Grand Orient de France.

Celui-ci disparaitra d’ailleurs après la révolution en 1792 pour des raisons financières.

Il sera reconstitué en 1796 et 1799.
II - LA REVOLUTION ET LE XIXème SIECLE
En France, la révolution va entrainer le déclin de la Franc maçonnerie notamment à cause de l’interdiction de se rassembler et de la multiplication des enquêtes de police.
Un frère se distingue à Montpellier c’est Jean-Jacques Louis Durand 1760-1794 le premier maire de Montpellier, il a 30 ans et il est élu grâce au désistement de Monsieur de Ballainvilliers qui avait pourtant obtenu 75% des suffrages.

Il était également Président de la cour des comptes, et lui aussi Grand Prévost des pénitents bleus.

Pendant la Convention il refusa d’appliquer à Montpellier les consignes de la terreur et se verra de ce fait convoqué à Paris d’où il ne reviendra plus, emprisonné, jugé et condamné, il « profitera » (si je puis dire), de l’invention d’un autre frère, parisien celui-là, le Frère Guillotin inventeur d’une machine permettant de « décoller » la tête avec moins de risque de souffrance.
Un autre Frère se distingue également c’est Joseph Cambon, protestant, négociant en toiles, élu député de l’Hérault à l’Assemblée législative en 1791, qui votera la mort de Louis XVI, et qui fait partie dès avril 1793 du comité de salut public.

On lui doit la loi sur la confiscation des biens du clergé et la suppression du budget des cultes et donc la première séparation de l'Église et de l'État

Il s’illustre par sa participation à la rédaction des cahiers de doléance, et par son action déterminante dans la mise en accusation de Robespierre.

A Montpellier, il crée en 1790 un cercle de réflexion « Le Club » « dont près d’un quart des 400 membres sont franc maçons » Une rue de Montpellier porte encore son nom au centre-ville.
Nous pouvons également citer Charles Bonaparte qui n’est pas Montpelliérain mais qui est venu y finir ses jours à partir de 1784 pour consulter un collège de médecins renommés. Il décèdera le 24 février 1785 d’une tumeur à l’estomac.

Son appartenance maçonnique est connue par l’initiation de son fils Jérôme qui était qualifié de Lowton, ou louveteau, c’est-à-dire de fils de maçon.

Il est tout d’abord inhumé dans un des caveaux des pères cordeliers dans l’église de l’ancien couvent des Cordeliers situé rue de l’observance (actuelle rue de Verdun) devenue jusqu’en 1870, le temple de la communauté réformée de Montpellier. Par la suite, et à l’insu de Napoléon, il sera transporté au château de Mortefontaine dans l’Oise.
Un autre frère se distinguera encore et beaucoup plus que les autres, c’est Jean-Jacques Régis Cambacérès

En fait il faudrait une conférence entière pour parler de Cambacérès.

Il est né à Montpellier le 18 octobre 1753, d’un grand père et d’un père Franc Macon et a été initié à 19 ans en 1772 dans la loge de son grand-père.

Président du tribunal criminel de l’Hérault, député à la Convention il votera quant à lui contre la mort du Roi, législateur, véritable auteur du code civil Napoléonien.

A partir de 1794 il est au gouvernement de la France, deuxième consul après le coup d’état de brumaire, puis archichancelier de l’empire. Napoléon ne peut pas se passer de sa puissance.

Créateur de l’Ecole normale, de l’Ecole des langues orientales, de l’Ecole polytechnique, des écoles de santé et des écoles centrales, du corps des auditeurs au Conseil d’Etat

Il est Membre à Montpellier de la confrérie des Pénitents Blancs.

C’est lui qui amènera Napoléon à se servir de la Franc Maçonnerie plutôt que de la détruire.

Il va par ailleurs développer une vie maçonnique importante n’ayant de cesse de tenter d’unifier la Franc maçonnerie en France. Et afin de contourner la résistance des différentes obédiences,

Il devient dignitaires du Grand Orient et de La Grande Loge de France.

Ainsi que Souverain Grand Commandeur du Suprême Conseil des Souverains Grands Inspecteurs généraux de la Haute Maçonnerie pour la France,

Grand Maître d'honneur de la Grande Loge provinciale de Heredom, Médaille

Grand Maître de la Mère Loge du Rite écossais philosophique,

Grand Maître de l'ordre des Chevaliers bienfaisants de la Cité sainte,

Protecteur du Rite primitif les Philadelphes de Narbonne,

Grand Maître des quatre Directoires du Rite rectifié de Besançon, Bordeaux, Lyon et Montpellier

Il n’oublie pas pour autant sa loge mère, et on le retrouve en 1807 à Montpellier, où il assiste, avec le préfet et les autorités judiciaires, à une tenue commune de la Parfaite Union, des Amis Réunis et de l’Ancienne et la Réunion des Elus.

En juin 1814, il fait savoir aux diverses obédiences maçonniques qu’il démissionne de toutes ses charges et dignités « pour des raisons de santé et de voyage » et souhaite ne plus être qu’un simple frère.
Nous entrons dès lors en 1811, suite à la mise en application du Code Pénal Impérial, et jusqu’en 1822, dans une période où le pouvoir va à nouveau se méfier des loges.
En 1811 une enquête est demandée à l’ensemble des préfets. Pourtant nous sommes encore sous l’empire

« Dans l’Hérault elle est menée avec force et vigueur. Les Sous-préfets rappellent les maires des communes des villes maçonniques à leur devoir c’est à dire fournir tous les renseignements demandés par les modalités de l’enquête et donc la liste des membres dont la récapitulation globale est conservée aux archives de l’Hérault »

Dans d’autres départements comme à Marseille le préfet lui-même étant Vénérable de la Mère Loge Ecossaise, les enquêtes sont beaucoup moins diligentées.
Un exemple, à la suite de ces enquêtes, la loge « la parfaite humanité » de Montpellier est fermée par le préfet. Plus tard, elle fera en 1815 une demande de réouverture en faisant le serment de se soumettre aux directives imposées par le pouvoir.

La maintenance de l’activité maçonnique restant subordonnée au ralliement à la Restauration.
Les loges ne seront à nouveau tolérées officiellement qu’en 1822 grâce à l’action du ministre DECAZES ami de Louis XVIII.
D’ailleurs, Louis XVIII (Roi de 1814 à 1824) est accueilli par les FM de Montpellier comme Louis le Désiré et en janvier 1816, la Loge « les Amis réunis dans la bonne foi » décide d’ériger un buste en son honneur. Mais on ignore ce qu’il est devenu.
Sous Charles X (Roi de 1824-1830) (Martinez) la méfiance revient et « nous avons un exemple du résultat de l’infiltration de la police dans les ateliers.

Le Préfet de l’Hérault, CREUSET de LESSER, sur dénonciation d’une « Mouche » dans la loge de Misraïm de Montpellier fait procéder à sa fermeture et à la saisie de sa correspondance. »

Cet évènement met d’ailleurs en évidence la présence à Montpellier d’une loge de Rite Egyptien, rite importé en France à la suite des voyages en Egypte de Bonaparte.
A noter qu’en février 1834 il existe un Cercle de la Grande Loge qui comprend 127 membres et qui lui aussi se soumet aux rigueurs policières.

Parmi ses fondateurs nous trouvons des notables aristocrates plus légitimistes qu’orléanistes comme Gabriel de Paul, Le Vicomte René de Forton et le Comte Raymond de Brignac.
Et cette méfiance perdure puisqu’en 1845 un décret du maréchal Soult interdit aux militaires d’adhérer aux loges.

Nous abordons alors l’époque de la « campagne des banquets » qui prépare la révolution de 1848 et qui est également animée par de nombreux Francs-maçons, lesquels adresseront d’ailleurs une Déclaration des principes de la FM aux candidats à l’assemblée.
Nous n’avons pas retrouvé de trace de ces réunions à Montpellier, mais au niveau national le gouvernement les interdit rapidement en se basant sur la loi du 28 juillet 1848 concernant « les réunions non publiques de caractère politique ».
Puis dans les années 1870 les frères se divisent entre les versaillais et les communards et de nombreuses tentatives ont lieu auprès d’Adolphe Thiers pour faire cesser cette révolte.

Au passage il faut savoir que l’écrasement de la Commune va entraîner des arrestations et des exécutions nombreuses parmi les FM.

Les Francs-maçons Communards sont d’ailleurs désavoués par leurs obédiences. Et nous entrons à nouveau dans une période où les FM ont à faire face aux persécutions d’un gouvernement inspiré par l’église catholique.
Le Grand Orient bascule alors dans le camp du progressisme républicain et révise en 1877 son livre des Constitutions en supprimant définitivement l’article qui affirmait l’existence du GADLU. Il déclare alors « qu’un Franc-maçon n’a nul besoin de croire en Dieu et en l’immortalité de l’Ame ».
Je vous précise que trois approches différentes existent dès lors au sein de la Franc Maçonnerie concernant le Grand architecte de l’univers.

Celle définie désormais par le Grand Orient qui rejette la notion de GADLU ;

Celle définie par la Franc-maçonnerie Anglo-Saxonne, et qui sera reprise par certaines obédiences françaises, selon laquelle le GADLU est Dieu et sa vérité révélée sans contestation possible et plus exactement le Dieu des religions du Livre, c’est-à-dire de la Bible ;

Et celle définie par la Grande Loge de France, ou plutôt par le rite pratiqué par l’ensemble des loges de la Grande Loge de France, selon laquelle le GADLU peut être considéré comme un principe créateur et ordonnateur derrière lequel chaque frère peut mettre ce qu’il veut ou ce qu’il croit.
Cette époque est néanmoins le commencement d’un grand combat vers la séparation des Eglises et de l’état.

Un combat qui est plus particulièrement celui du Grand Orient de France et qui est intimement lié avec celui du parti Radical-Socialiste. Ce combat durera jusqu’à la promulgation de la loi de 1905 présentée par Aristide Briand qui lui n’était pas franc maçon.

Ces idées sont largement présentées dans le journal « Le Petit Méridional » dont nous reparlerons tout à l’heure.
Nous assistons d’ailleurs, durant cette période, à des échanges épistolaires entre Monseigneur Le Courtier Evêque de Montpellier qui écrit aux Francs-maçons « Contentez-vous de vous constituer en société de secours mutuels, de recueillir la part des pauvres, d’exercer la bienfaisance ; donnez le triste palliatif de l’aumône en attendant que le travail libre, l’ordre et l’économie aient supprimé la pauvreté » ;

Et à qui le Docteur et Frère François Barthes Vénérable Maître à Montpellier répond en lui demandant de bien vouloir étudier l’Ordre afin qu’il prenne conscience qu’au lieu d’excommunier les Francs-maçons catholiques il puisse voir en eux d’infatigables et ardents coopérateurs.
D’ailleurs dans cet esprit, en mars 1879, se crée notamment à Montpellier l'œuvre des "Fourneaux démocratiques", subventionnés par le parti républicain mais gérés par les Loges, en réplique aux "Fourneaux économiques" de la société Saint-Vincent-de-Paul" et qui venaient en aide aux pauvres.
« Et toujours procédant du même combat, le Grand Maître du Grand Orient Louis Lafferre, député de Béziers, est à l'origine, en 1904 de la suppression de la "Clause de liberté de conscience", qu'il argumente en ces termes: "Nous ne sommes pas seulement des anticléricaux, nous sommes véritablement les adversaires de tous les dogmes et de toutes les religions. Nous sommes, si j'ose m'exprimer ainsi, aussi antireligieux que nous sommes anticléricaux .... Le véritable but poursuivi, c'est la chute de tous les dogmes et la ruine de toutes les Eglises... "
Pourtant en 1847, il faut que vous sachiez que l’auteur du Minuit chrétiens, s’appelle Placide Capeau et c’est un Franc maçon négociant à Roquemaure dans le Gard.
Cette époque voit fleurir des journaux tels que « LA FRANCE D'OC » à Montpellier en 1894, créé par Paul Redonnel un militant de la future Action française, et encore un Frère de l’ordre des Rose Croix qui attaque violemment Drumont dans son journal avec une tonalité pro-dreyfusarde.

Edouard Drumont (1844-1917), profondément antisémite et anti maçon et dont le livre « La France Juive » est un tissus d’horreur.
Nous sommes malheureusement au début d’une période de montée de l’anti- sémitisme et de l’anti-maçonnisme qui atteindra son apogée avec Hitler.
La Rédaction de ce journal et son administration se situe 19 Faubourg de la Saunerie, Montpellier.

Et le Directeurs de la Rédaction s’appelle Achille Maffre de Baugé ;

Administration, Louis Ferrer.

Secrétaires de rédaction : Baron Pierre de Tourtoulon, Louis Berthomieu

Imprimerie J. Rascoussier, Montpellier.
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