Mai 2012 Numéro spécial





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titreMai 2012 Numéro spécial
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Mai 2012 Numéro spécial maisonnee

Un lieu d'accueil au service de la personne en besoin de cheminement


Mot de la présidence
Voici un numéro spécial de La Maisonnée à l’occasion du centenaire du Collège Saint-Alexandre. Nous avons pensé vous offrir un bref historique de la Maison Alonzo-Wright de ses origines à nos jours.

Le Bâtisseur et premier occupant
Alonzo (1823-1894) était un petit-fils du pionnier Philémon Wright (1760-1839) qui avait émigré des Etats-Unis en 1800. Il était fils de Tibérius (1788-1841).

Il fut élu député à Québec sous l’Union (1840-1867), participa aux débats sur la Confédération (1863-1866) puis représenta son comté à Ottawa de 1867 à 1891, dans le parti de John A. MacDonald. À 40 ans, après une carrière de «gentleman farmer», il se lança en politique dans le parti favorable à la Confédération. Voici quelques dates marquantes dans l’histoire de la résidence qu’il fit construire sur les rives de la Gatineau, devenue ‘La Maison Alonzo-Wright’.

1854 : début de la construction 
1877 : rénovation et agrandissement
1905 : vente du domaine aux Pères spiritains
1906 : affectation à l’enseignement de l’agriculture
1912 : reconversion vers l’enseignement classique suivant le
programme des petits séminaires du Québec.

Tournants radicaux dans l’usage de l’édifice:
du Château d’Alonzo à la Maison d’enseignement


1906-1911 : Institut colonial franco-canadien. Construction de l’aile principale du Collège (1905-1906).
1912-1965 : Collège Saint-Alexandre (cours classique).
1913-1991 : Maison des Sœurs du Sacré-Coeur de Mortmaison.
1965-1990 : Collège (École secondaire) Saint-Alexandre pour garçons.
1990 à nos jours : Collège secondaire Saint-Alexandre mixte.

Constantes dans l’usage de l’immeuble de 1854 à 1991
Cet édifice patrimonial a toujours été voué à des services éducatifs

Alonzo y recevait ses collègues parlementaires et ses amis.
Son épouse, Mary Sparks, avait le souci d’aider les pauvres.

La bienfaitrice que sollicita Mgr Le Roy, Amicie Piou, veuve de J. Lebaudy, voulut en faire un centre d’enseignement aux immigrants de langue française.

Après la construction des immeubles abritant les classes et la résidence des pensionnaires, le siège originel du Collège devint un couvent pour les religieuses de la Congrégation des Sacrés-Cœurs de Mormaison, venues de France pour œuvrer au service des élèves résidents et des Peres Spiritains.

La maison fut mise à la disposition de la société en 1991 pour y permettre l’établissement d’une œuvre qui prolonge la mission de service du Collège.

La MAW réalise une facette de la mission sociale du Collège




Constantes dans l’évolution de l’œuvre de 1994 à 2012
Le cheminement vers les activités actuelles fut progressif.
Un professeur de l’Université Saint-Paul, M. Marc Brondex, psychothérapeute et superviseur, conseillé par divers professionnels, proposa au Collège Saint-Alexandre de consacrer la maison à une œuvre thérapeutique favorisant l’harmonie spirituelle et la santé globale (bio-psycho-socio-spirituelle).

On organisa d’abord des groupes de réflexion sur les préoccupations spirituelles. Comme on pouvait compter sur des professionnels de formation universitaire, des infirmières compétentes en psychothérapie et des travailleurs sociaux, on ouvrit la Maison à la pratique de la thérapie d’accompagnement.

De plus, on mit des locaux a la disposition des organismes voués à la santé sous toutes ses formes, tels le tai-chi, le yoga et la méditation, etc.

En résumé, on observe des constantes dans l’évolution de la Maison : l’immeuble patrimonial est devenu siège social d’un organisme (OBNL).

Des l’époque du député Alonzo et son épouse, la Maison était un lieu d’accueil et de compassion ; elle devint un lieu d’écoute depuis les tout premiers cheminements de 1991-1994, avant même l’obtention de la charte du Québec, le 6 janvier 1995.

C’est depuis toujours un lieu accueillant où ceux qui ont plus donnent à ceux qui ont moins; où l’on fraternise intensément. Il y a un style de communication propre à la Maison. On y a toujours été chaleureux et amical.

De nombreux visiteurs, gens modestes et personnages de marque, l’ont noté: la Maison a une âme. On perçoit une paix secrète qui imprègne ses murs et se dégage de ses plafonds. C’est vraiment un lieu béni.

Un rare phénomène de vitalité

alonzo

Il est exceptionnel de voir, dans une activité conforme à son histoire, un édifice patrimonial qui a connu autant de changements tout en affirmant la continuité de sa culture profonde.
La Maison passa d’un propriétaire d’ascendance étatsunienne par son aïeul à une communauté de Français d’Europe, quand le père Amet Limbour négocia l’achat du domaine en 1904-1905; elle évolua d’une vocation technique (Institut colonial voué à la formation d’immigrants qui allaient devenir agriculteurs) à celle de la formation générale (enseignement classique). Quand elle fut remplacée par les édifices modernes du Collège, elle a évolué harmonieusement avec son temps.







mai_12

Alonzo fit bâtir la maison
La vocation du domaine d’Alonzo fut transformée par son acquisition à des fins éducatives selon l’idéal du fondateur, Claude Poullart des Places.



Voici des personnages marquants
dans l’histoire de la congrégation spiritaine


Cl.Poullart
des Places

le père Jos Liebermann.

le père
P. Laval

le père
P.Barotier

Mgr J.
Shanahan


mai_14
Monseigneur Alexandre
Le Roy envoya à notre pays le p. Amet Limbour en 1904 afin d’y acquérir un vaste domaine. Son choix s’arrêta finalement sur le bien d’Alonzo Wright, qu’il acheta en janvier 1905.mai_140

Mgr Le Roy rencontra la veuve de Jules Lebaudy (1828-1892), Amicie Piou (1847-1917, dame de grande foi (auteure d’un ouvrage religieux) qui voulait mettre sa fortune au service d’œuvres sociales comme sa fille, comtesse de Fels, qui avait ses œuvres de charité. Mgr Le Roy obtint une somme suffisante pour acquérir un domaine destiné à l’enseignement. La Maison servit à la formation agricole (Institut colonial) et devint plus tard le siège d’un collège classique (1914).
Madame Amicie Piou, veuve d’un entrepreneur qui avait fait fortune dans le raffinage du sucre des Antilles, souhaitant aider les pauvres en retour du travail qui avait enrichi son mari, finança l’achat du domaine.

Depuis la mort de son mari, elle consacrait
ses revenus à des œuvres sociales, qu'elle administrait depuis un tout petit appartement où elle vivait modestement.

Elle fonda le Groupe social des Maisons Ouvrières. Sa noble œuvre est toujours active dans la Ville-Lumière: on la voit identifiée ci-dessous.

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L’Ancien Château d’Alonzo Wright, résidence d’été du député surnommé le « Roi de la Gatineau », connut avec le temps un usage social toujours plus accentué.coffre

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Après un siècle, il est devenu un lieu de partage du savoir. Sa vocation sociale fut inaugurée sous la forme d’une école d’agriculture pour immigrants et elle se poursuivit dans l’éducation à l’ère des collèges classiques jusqu’à 1967. Elle sut s’adapter à la réalité de l’enseignement secondaire démocratisé par la réforme de l’enseignement au Québec en 1967.
Devenue résidence des religieuses des Sacrés Cœurs au service de la communauté des pères spiritains, alors que les activités d’enseignement se déroulaient dans les locaux plus récents du collège, la Maison fut mise à la disposition d’une œuvre sociale en 1991 au départ à la retraite des toutes dernières résidentes.
Depuis 1995, les mots Maison Alonzo Wright identifient une œuvre sociale de plein droit connue sous le nom de son immeuble patrimonial. Sa devise s’énonce en ces trois mots: Accueil, écoute et partage.

Un professionnel de la psychothérapie qui pratiquait des activités artistiques, Marc Brondex, fut l’initiateur du projet de centre de santé bio-psycho-spirituelle
qui devint petit à petit l’œuvre dite MAWmai_1.jpg

mai_1.jpg


Cet organisme tout récent (sa charte remonte au 6 janvier 1995) fut confié en octobre 1998 à un animateur généreux, de longue expérience qui sut rassembler les forces du milieu bien qu’il n’eût pas habité la région de l’Outaouais depuis plusieurs décennies.

Cette tâche de pionnier fut assumée intégralement par le prudent père Maurice
qui releva le défi avec un courage inventif, tel un jeune travailleur social tout heureux de se dépenser pour bâtir du neuf. Ce devait être sa dernière carrière au service des autres. Une maladie du cœur le guettait; durant une nuit de janvier 2002, il nous fut enlevé tout doucement durant son sommeil. L’œuvre continue dans l’esprit qu’il lui a insufflé.
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Tous nos remerciements à CopieXpert Plus qui assure gracieusement la production du bulletin La Maisonnée

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