Interview croiséE





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date de publication18.05.2017
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typeInterview
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ALANDRA FILMS

présente




Un film de Jonathan HELPERT

Avec Pierre DELADONCHAMPS, Julia PIATON, Laura BOUJENAH,

Maxime DAMBRIN, Esther COMAR, Julie JUDD,

Benjamin WANGERMÉE, David ATRAKCHI

Produit par

Déborah HELPERT – ALANDRA FILMS
Coproduit par

Dominique MONÉRA – VISTALE PRODUCTIONS

Alain PANCRASI – Odile McDONALD - Laurent BACRI – LE CERCLE

Philippe AKOKA et Alain PEYROLLAZ – GOOD LAP PRODUCTION
2015 / France / Durée : 1H26
SORTIE LE 13 JANVIER 2016
DISTRIBUTION

BLUE MOON DISTRIBUTION

29 Rue Lemercier 75017 Paris

contact@bluemoondistribution.com

RELATIONS PRESSE

GUERRAR AND CO

François Hassan Guerrar

57, rue du Faubourg Montmartre – 75009 Paris

Tél : 01 43 59 48 02

Guerrar.contact@gmail.com
PROGRAMMATION

Jean Claude BORDES

Tel : 06.08.02.93.82

bordes.jcm@gmail.com

Yann VIDAL

Tel : 06.59.07.16.70

yannvidal@me.com
matériel disponible sur www.bluemoondistribution.com
SYNOPSIS
Robert d’Eglantine, un créateur de jeux vidéo, spécialiste de physique quantique, invite des amis dans son château perdu dans la campagne afin de leur faire partager une expérience… Selon ses calculs, à 23h37, une faille s’ouvrira dans le continuum espace-temps, et les projettera 70 ans en arrière, en mai 1944, en pleine occupation allemande. Jeu de rôle savant ou véritable voyage dans le temps ? Les événements qui se dérouleront au cours de leur séjour pourraient changer le cours du temps… 

INTERVIEW CROISÉE

Jonathan Helpert (Réalisateur) et Déborah Helpert (Productrice Déléguée)

Pourquoi avez-vous eu envie pour votre premier film de vous frotter au cinéma de genre et à l’exercice particulier du voyage dans le temps…


Jonathan Helpert : L’envie vient d’un goût personnel. Du souvenir de films que j’aime. Que nous aimons devrais-je dire, car  dans la famille Helpert c’est un goût transgénérationnel (rires) puisque mon père adore le cinéma fantastique et les histoires de voyage dans le temps que, sur ses conseils, nous avons beaucoup regardé pendant notre enfance avec Déborah. C’est un cliché mais j’ai grandi avec Retour vers le futur dont j’ai du regarder plus de 500 fois la cassette. Je connais tous les dialogues par cœur (rires). C’est ce film qui m’a donné envie de voir d’autres fictions sur les voyages temporels comme Fréquence Z ou le classique La Machine à explorer le temps.

Qu’est-ce qui vous plait tant ?

Jonathan Helpert : J’adore ces histoires car elles représentent pour moi le fantasme absolu. Aller dans le futur ou le passé, changer le destin… Mais en tant qu’auteur c’est un sacré challenge. On est à la fois très libre et en même temps très claquemuré par la réalité historique…

Quand on a commencé à poser le scénario, on s’est rendu compte que c’était très excitant à écrire. Tout en demandant une rigueur extrême. On a commencé par se demander comment nous allions expliquer ce voyage. Puis par déposer les contraintes. Les unités de lieu et de temps. Il fallait que l’action s’étende au maximum sur un jour et demi. Car d’emblée nous ne voulions pas de preuves tangibles de ce voyage dans le temps. Ni d’évidence du contraire. Une exigence d’écriture qui du coup nous a poussé à faire gaffe à tous les dialogues, à ce que les personnages se disaient et à quel moment ils se le disaient. Ni trop tôt. Ni trop tard. Toutes les scènes étaient relues plusieurs fois, inscrites sur des post-it que nous positionnions et déplacions sans cesse sur un grand mur. Mais une fois que cette construction souvent compliquée et précise a été édifiée, le reste de l’écriture fut plus simple.

Le huis clos crée du mystère...

Jonathan Helpert : Dès que l’on commence à reconstituer et à partir dans quelque chose de grandiloquent on perd le suspense. Là, l’idée motrice est qu’ils sont prisonniers du château. On ignore ce qui se passe dehors. Cela donne une pression qui, je l’espère, est assez flippante.

Déborah Helpert : Quand on ne peut sortir d’un lieu et que l’on ne peut pas vérifier ce qu’il s’y passe, la pression est toujours beaucoup plus forte. Nous sommes à trois semaines du débarquement. L’enjeu historique est énorme et si jamais d’une façon ou d’une autre les héros du film provoquent une interaction avec les événements, ou divulguent une information qui peut changer le cours des choses, la machine peut s’enrayer et avoir des conséquences dramatiques. Le moindre faux pas peut être fatal.

Il y a eu plusieurs versions du scénario ?

Déborah Helpert : Oui car il fallait donner corps à cette histoire. Choisir les bons profils psychologiques qui puissent incarner les différentes hypothèses de cette histoire. Préserver sans jamais résoudre la balance entre le vrai et le faux. Ont-ils réellement voyagé dans le temps ou au contraire pas du tout ? Les personnages se renvoient sans cesse la balle. Certains nous poussent à croire comme eux que le voyage a vraiment eu lieu. D’autres nous persuadent en revanche que c’est une farce. C’était vraiment par les protagonistes et le dialogue qu’allait s’élaborer le suspense qui est tout l’enjeu de ce film et la manière de  tenir jusqu’au bout en haleine le spectateur.

Pour quelles raisons avez-vous choisi le contexte historique de la seconde guerre mondiale ?

Jonathan Helpert : Cette idée est née de recherches que nous avons effectuées. Nous avons découvert que les nazis cherchaient à expérimenter le voyage dans le temps. On n’a rien inventé (rires). Ils étaient en quête d’une arme ultime qui leur permettrait de gagner la guerre et Hitler était persuadé que ce serait le voyage dans le temps. Ça a l’air fantaisiste comme cela mais c’était une vraie quête scientifique de leur part. Le SS du film, Hans Kammler, a véritablement existé. Il était l’un des pontes de l’Ahnenerbe et aurait travaillé d’abord sur des jets de propulsion avant de se lancer dans la physique quantique. Et c’est de là que serait née la création d’une immense cloche temporelle…

Déborah Helpert : Une cloche appelée Die Glocke et qui aurait été fabriquée au cœur des montagnes polonaises. Et à la fin de la guerre les nazis ont décidé d’exécuter leurs propres officiers et d’assassiner tous les scientifiques en charge de ces recherches afin que rien ne tombe dans les mains des alliés. Même la mort d’Hans Kammler reste un « mystère » car, les alliés sont arrivés en Pologne, la cloche avait disparu et lui aussi. Point de départ des nombreuses théories (rires) mais qui ont donné naissance à énormément de littérature. On dit même que cette cloche aurait été retrouvée en 1963 en Pennsylvanie. Kammler aurait-il voyagé dans le temps ? Il n’empêche que l’homme a existé et qu’il a été décoré comme le rappelle notre scénario. De là nous avons imaginé qu’il ait pu poser un piège temporel et que la date à laquelle retournent nos héros ce n’est pas eux qui l’ont choisie mais bien Kammler.

Chaque scène possède son propre cliffhanger à travers une réplique ou une image manquante… qui exacerbe l’effet de suspense.

Jonathan Helpert : Cela vient de mon père (rires) qui dit toujours qu’il faut finir une scène sur l’avant dernier dialogue. Ne jamais avoir de point final. Ce qui n’était pas naturel chez moi au début car j’ai plutôt tendance à expliciter, à démontrer. Mais il ne cessait de me dire de supprimer les dialogues explicatifs et d’arrêter la scène plus tôt. Et cela a continué au montage… Lorsque le personnage de Pierre Deladonchamps couche avec la jeune résistante et lui demande de voir sa blessure, j’avais shooté le contrechamp et l’on voyait cette blessure. Mais je me suis aperçu au montage que cela était trop explicite et induisait la réalité du voyage dans le temps. Je l’ai donc supprimé pour remplacer le plan par celui d’une tomate dans une assiette filmée serrée. Même effet mais en décalé et ironique

Il y a aussi tout un humour en filigrane dans le film. Une ironie sous jacente…

Jonathan Helpert : L’idée était aussi de s’amuser. De jouer avec des références de titres, des clins d’œil à d’autres films. Le château, cet enfermement est un hommage à Agatha Christie et à son célèbre « Dix petits nègres ». Nous avions envie de jouer la carte de l’humour à travers les personnages, leurs antagonismes, leurs décalages.

Déborah Helpert : Il en faut dans ce genre d’histoire. Il y a la fois de l’humour dans les répliques et un côté ludique dans la manière de brouiller les pistes de jouer avec le spectateur.  Des citations ou des clins d’œil comme le costume de l’allemand qui est exactement celui d’un des personnages d’Indiana Jones.

Comment avez-vous pensé la mise en scène ?

Jonathan Helpert : Tout le challenge du film au scénario puis à la mise en scène est de sauter sans cesse de la crédulité à l’incrédulité des héros mais aussi du public. Cela donne par exemple la scène où débarque la jeune résistante. Elle est seule face à eux et les sept autres personnages sont réunis dans un même cadre. Cette solitude la met en position de force par rapport aux autres. J’ai juste insisté là-dessus en la filmant très légèrement en contre plongée, la caméra un peu en dessus de la ligne de son regard. Ce qui donne la sensation qu’elle est prête à attaquer. Et pour le contre champ j’ai inversé le principe en les filmant en très légère plongée. Ainsi, malgré leur nombre, ils semblent être sur la défensive.

Déborah Helpert : Et cela participe à l’implication du spectateur qui est ainsi investi dans l’histoire et trouve sa place par projection dans le groupe d’amis.

D’où l’emploi du scope ?

Jonathan Helpert : On m’a pourtant invité à y renoncer durant la préparation en me disant que j’allais galérer et que le scope était seulement pour les paysages. Mais justement je voulais filmer l’intérieur de la maison comme un immense paysage. Avec des personnages partout et donc la nécessité d’avoir de l’espace et donc de choisir le scope. Ce qui permettait aussi de moins découper. Filmer en continu, sans raccord, en rajoute dans l’ambiance Agatha Christie. Et puis il me semblait important sur le plan narratif de filmer en « temps réel » les déplacements des personnages à l’intérieur du cadre. Les suivre et mettre en avant les corps, les mouvements.

Cela a des conséquences sur le jeu d’acteurs. Vous captez des silences, des hésitations dans le temps réel…

Jonathan Helpert : Je tenais à ces temps morts qui ne le sont pas en réalité car ils me permettaient d’insérer des sons réels, le crépitement d’un feu de cheminée, le parquet qui grince, le vent qui souffle, le bruit de la nature en arrière fond… conférant de cette manière une véritable personnalité à la maison.

Et distille un rythme très particulier au film…

Jonathan Helpert : Trouver le bon tempo, la bonne cadence, a été peut-être l’une des choses les plus difficiles à concrétiser. Plutôt que de les surcharger d’indications et après leur avoir expliquer la scène, je faisais écouter aux acteurs 30 secondes de musique de film au tout début de chaque prise, juste après le clap et avant qu’ils ne commencent à jouer. Cela les mettait dans l’ambiance ce que je cherchais à obtenir. Et rejaillissait également sur le travail des techniciens qui voyaient du coup beaucoup plus concrètement et simplement ce que je souhaitais comme vitesse d’exécution. Cela a par exemple très bien fonctionné pour trouver les bonnes vitesses de travelling que je souhaitais assez lents.

Comment avez-vous choisi vos acteurs pour ce casting assez disparate en apparence, qui balaie un large spectre de type de jeu et de corps et qui pourtant à l’écran constitue un groupe homogène et complémentaire…

Jonathan Helpert : Je les ai d’abord choisi un par un par rapport à l’idée que je me faisais du personnage.  J’avais en tête des morphotypes. Je savais que le parachutiste américain serait un grand beau mec imposant. Et qu’en revanche celui qui jouerait Philippe Pétin serait plus petit, un peu nerveux et rigolo. C’est vrai en revanche qu’après, lorsqu’il fallait composer un plan et l’harmoniser, il fallait sans cesse réfléchir à diverses dispositions des acteurs et actrices dans le cadre. J’en essayais beaucoup au moment des prises, moins en fonction du dialogue d’ailleurs que des physiques, que cela crée quelque chose d’un peu bizarre ou insolite. Qu’un personnage leader d’une séquence soit derrière les autres, sa tête dépassant à peine, crée selon moi un décalage intéressant.

On peut imaginer que produire un tel film n’est pas aisé…

Déborah Helpert : C’est compliqué car nous marchons sur les plates bandes des américains tant sur le plan du fantastique que du thriller. Les partenaires aiment le scénario mais redoutent le fait que ce soit mis en scène par un français. Nous sommes réputés pour la comédie ou les films sociaux mais beaucoup moins pour le cinéma de genre. Or nous commençons à savoir faire. Hollywood a récupéré pas mal de cinéastes français connus pour leur savoir faire. Tout le pari était ici de convaincre les producteurs que l’on pouvait nous aussi parvenir à faire ce genre de film. Mais arriver avec un premier film, fantastique et porté par un casting sexy, cohérent, que l’on a soigné mais sans réelle tête d’affiche… tout cela faisait beaucoup (rires) et nous positionnait en outsider. Mais rien n’a entamé notre envie de faire le cinéma dont on rêvait, un cinéma d’aventures qui entraîne les spectateurs dans un univers éloigné de leur quotidien.

FICHE ARTISTIQUE
Zack FINKLESTEIN David ATRAKCHI

Catherine BÉNICHOU Laura BOUJENAH

Mathilde BARTHÉLÉMY Esther COMAR

Robert d’EGLANTINE Maxime DAMBRIN

Louis LEGAREC Pierre DELADONCHAMPS

Elsa ORSIC Julie JUDD

Lynn FOOLEY Julia PIATON

Philippe PÉTIN Benjamin WANGERMÉE

Hans KAMMLER Jochen HÄGELE

Otto PUPPENDORF Pierre-Marie SCHNEIDER

Soldats allemands Philippe WEISSERT

Josselin NOTTET
FICHE TECHNIQUE
Réalisateur Jonathan HELPERT

Scénario Jean HELPERT

François ARMANET

Productrice déléguée Déborah HELPERT

Coproducteurs Dominique MONÉRA

Alain PANCRAZI

Laurent BACRI

Odile Mc DONALD

Philippe AKOKA

Alain PEYROLLAZ

Directeur de production François ENGINGER

Scripte Bahijja EL AMRANI

Directeur de la photo Philipp BABEN DER ERDE

Chef électricien Christophe MORAU

Chef machiniste Thibaud CLOAREC

Ingénieur du son Joseph de LAAGE

Chef costumière Jacqueline BOUCHARD

Chefs coiffeuses Joëlle DOMINIQUE

Anna RIVIÈRE

Chefs décorateurs Michel CHÊNE

Cathy TERRASSE

Monteur Olivier MICHAUT
Musique Olivier LLBOUTRY

Emmanuel D’ORLANDO
Avec le soutien du Département de la Charente Maritime

et de la région Poitou-Charentes

en partenariat avec le CNC

© ALANDRA FILMS 2015

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