Bibliographie non exhaustive de documents et oeuvres relatives au Rwanda





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re-sortie: Une saison de machettes (du 18 au 28 juillet 2007) Au Petit Louvre, Chapelle des Templiers

"BACK HOME": Il s'appelle Jean-Bernard Rutagarama. Survivant du génocide rwandais de 1994, exilé, il est rentré récemment dans son pays et a lui-même filmé son retour avec un caméscope. Résultat : le film "Back home" (retour au foyer), qui vient de sortir au Royaume Uni. Zoe Murphy, de la BBC, l'a rencontré. Jean-Bernard Rutagarama est un homme grand et mince, fils d'un extrémiste Hutu et d'une mère Tutsi, dont il a hérité les traits, typiques de ce groupe ethnique. En 1994 (à l'âge de 17 ans), cela avait failli lui coûter la vie.
Cette année-là, plus de 1000.000 personnes, Tutsis ou Hutus modérés, avaient été massacrées par des milices hutu. Tout avait commencé le 6 avril, quand l'avion transportant le président rwandais de l'époque, Juvénal Habyarimana, avait été détruit alors qu'il survolait Kigali. L'incident avait donné le coup d'envoi aux tueries. Des massacres, le Rwanda en avait déjà connu. Mais selon JB, personne ne s'attendait à ce qui allait suivre.
"Les stations de radio émettaient de la propagande, appelant les Hutus à écraser les Tutsis, qu'elles traitaient de 'cafards'. Les tueries s'étendaient d'un village à l'autre" se souvient JB. "C'est alors que j'ai commencé à avoir peur pour ma propre vie". Cette peur, cette horreur, le jeune homme les décrit dans son film, le premier du genre à être réalisé par un survivant. De justesse:


La ligne de front dans le conflit gagnait Kigali. Et son père avait emmené ses trois enfants à la frontière du Zaïre - l'actuelle RDC. Il avait déjà divorcé, et il était donc parti, laissant son ex-épouse seule, à faire face aux milices. "Au premier poste de contrôle, ils m'ont ordonné de sortir de la voiture" raconte JB. "J'étais bien plus grand que le milicien qui était devant moi. Il m'a regardé avec un sourire, comme pour me dire que mon voyage s'arrêtait là". "En regardant ses yeux, je voyais qu'il voulait me tuer. La machette qu'il avait à la main était maculée de sang. Lui et ses collègues plaisantaient, et disaient que cela faisait pas mal de temps qu'ils n'avaient pas tué quelqu'un".
JB se souvient : "mon père les a suppliés. Il leur a dit que ce n'était pas ma faute si j'avais des traits tutsis. Qu'il avait fait un mauvais choix et épousé une femme de ce groupe ethnique. Alors, les miliciens se sont contentés de me donner des coups de pied et de poing. C'était un des moments où j'avais frôlé la mort".
Dans son film, JB fait apparaître les liens complexes qui l'unissent à son pays d'origine, et ses problèmes identitaires, après ce départ, et les années d'exil en occident.
Arrivé dans un camp de réfugiés à Goma, son frère et lui avaient trouvé du travail, devenant interprètes pour deux journalistes occidentaux. "Ils nous ont engagés, et d'une certaine façon, ça nous a sauvés" selon JB. "Ils partageaient leur nourriture avec nous, et nous donnaient des bouteilles d'eau". "Mais l'opinion internationale avait trouvé d'autres centres d'intérêt, l'actualité s'était déplacé ailleurs, et les journalistes étaient partis, non sans avoir dit que si un jour nous arrivions à nous sortir de notre camp, nous devions les contacter. Et c'est ce que j'ai fait".
JB était parvenu à gagner le Kenya, où l'ambassade britannique lui avait accordé l'asile au Royaume Uni. Les deux journalistes l'avaient accuilli chez eux, devenant pour lui des sortes de "mères adoptives". "A un moment donné", estime le jeune homme, "le courant est passé entre nous. Ils ont commencé à m'apprécier. Je ne sais pas pourquoi, et ils ne peuvent pas le dire". Pendant ce temps, son frère était retourné au Rwanda, pour essayer de connaître le sort de leur mère. Et par bonheur, il l'avait retrouvée : elle était en vie. Son frère, hélas, n'avait pas survécu à son retour au pays. Ayant échappé au génocide, il avait succombé au paludisme.

Mais au-delà de la tristesse que lui a causé cette perte, dans "Back Home" JB nous fait partager avec lui la joie immense du moment où il a retrouvé sa mère, qu'il avait longtemps cru morte dans le génocide. "Pour une Tutsi, avoir survécu en 1994, ça tient du miracle", souligne JB, " je n'avais jamais pensé que je pourrais un jour la tenir de nouveau dans mes bras. Et pourtant, c'est exactement ce que j'ai fait. C'était un des plus grands moments de ma vie". Un moment d'une grande intimité qu'on peut partager avec lui, qu'on peut voir. Peut-être parcequ'à l'origine, il n'avait pas prévu de faire jouer son film à un grand public. Pour lui, il s'agissait plutôt de tenir une sorte de journal personnel qu'il pourrait montrer un jour à ses petits-enfants.

Au Rwanda, près de 12.000 tribunaux populaires, appelés "gacaca", ont été mis sur pied, les juridictions "normales", submergés par la foule immense des suspects, n'ayant pas les moyens de les juger tous. Les accusés traduits devant ces instances demandent pardon aux familles de leurs victimes, et plaident pour être réadmis au sein de la société. "Je crois que les gens ont un besoin, une soif, de réconciliation" estime JB, "et c'est cela qui fait marcher les gacaca". Mais il ajoute, sceptique : "certains se servent de ces tribunaux comme d'un moyen pratique d'échapper à des sanctions. Ils avouent, et tout est pardonné".

"Plus jamais ça" ? "j'espère que les gens ne fermeront pas les yeux" Darfour : "le Rwanda au ralenti" Dans un sens plus général, JB voit dans son film un "outil éducatif", pour permettre aux gens de prendre conscience de l'horreur des génocides. Au Darfour, par exemple, où les forces gouvernementales et les milices arabes janjawid sont accusés de crimes contre la population noire de la région. Pour JB, c'est "le Rwanda au ralenti".

"J'espère" dit-il "que quand les gens sauront ce qui s'est passé dans mon pays, ils ne fermeront pas les yeux, et ne permettront pas un nouveau génocide".


Munyurangabo (Sélection Cannes 2007, UN CERTAIN REGARD)
Après avoir volé une machette sur le marché de Kigali , Munyurangabo et son ami, Sangwa, quitte la ville et partent sur les traces de leur passé.
Munyurangba veut se venger de la mort de ses parents tués lors du génocide, et Sangwa souhaite voir la maison qu'il a fuie quelques années auparavant. Les garçons restent plusieurs jours sur place alors qu'ils n'avaient prévu de n'y passer que quelques heures. Issus de deux tribus rivales, leur amitié va être mise à l'épreuve.Casting :
Lee Isaac Chung (Réalisation) , Jeff Rutagengwa ("Munyurangabo") , Eric Dorunkundiye ("Sangwa") , Jean Marie Nkurikiyinka ("Père de Sangwa") , Jean Pierre Mulonda Harerimana ("Gwiza") , Edouard Uwaya B. ("Poète") , Narcicia Nyirabucyeye ("Mère de Sangwa") , Etienne Rugazora ("Père de Ngabo") , Lee Isaac Chung (Scénario)
Coup d'essai... 'Munyurangabo' est le premier film de Lee Isaac Chung
A l'été 2006, les producteurs du film, Samuel Anderson, Jerry Lund , et le réalisateur sont partis au Rwanda pour donner des cours de cinéma au Rwanda . Là-bas, Lee Isaac Chung et ses partenaires décident de produire un film avec leur étudiants sur les enfants des rues. C'est ainsi qu'est né l'idée de 'Munyurangabo'.

Première du documentaire "Rwanda Rising"
A l'Hotel SERENA s'est déroulé vendredi 30/03 l'ouverture du Festival de Cinéma au Rwanda. Après l'arrivée des invités vers 19h15', le mot de bienvenu a été prononcé par Mr Eric Kabera, fondateur du Rwanda Cinema Center. Il a présenté en bref le thème du festival de cette année aux invités et a tenu a remercié aussi les partenaires du festival.

L'hôte du jour a été l'Ambassadeur Andrew Young qui était venu présenter en Première au Rwanda son documentaire intitulé : "Rwanda Rising". Andrew Young est un activiste américain en droits civiques, membre du Parti démocrate, ancien maire d'Atlanta et premier ambassadeur afro-américain aux Nations Unies. Ce documentaire rélate un apercu de l'historique du Rwanda en général et surtout l'espoir que les rwandais ont sur l'avenir du pays et de sa reconstruction, sujet clé du documentaire.

On peut voir dans le documentaire les interviews de son Excellence le Président de la République Paul KAGAME, le Président Bill Clinton, le président de la Banque Mondiale, le Ministre Romain MURENZI, le producteur Quincy Jones et autres.. Signalons la présence de la star de cinéma américaine Forest WHITAKER dans le documentaire (Le Dernier Roi d'Écosse - The Last King Of Scotland, Idi Amin - 2006) qui a prété sa voix en voiceover pour la traduction des voix en anglais.

 

Igishanga a été créé au Théâtre Paris-Villette en janvier 2002 et repris en octobre 2002 dans le cadre des Rencontres de la Villette, en décembre 2002, le 14 mai 2004, les 8 et 9 avril 2005. J'ai joué Igishanga plusieurs fois au Théâtre Paris-Villette, puis en tournée. Pourquoi y revenir encore ? Parce que d'une certaine façon je n'en reviens pas de ce texte, je n'y reviens jamais, je ne fais qu'en partir. Je finis toujours par éprouver l'envie joyeuse d'en repartir. Point de départ incontournable, l'oeuvre de Jean Hatzfeld, qui est tout sauf une suite de témoignages de rescapés du génocide rwandais. Non, chaque témoignage est un récit à la première personne du singulier. J'ai choisi ceux de Sylvie Umubyeyi (assistante sociale) et de Claudine Kayitesi (cultivatrice). Sylvie dit à un moment donné de son récit qu'après le génocide 'il faudra inventer de nouveaux mots'. Il ne s'agit pas d'un 'on ne peut pas le dire' mais non au contraire d'inventer et pousser la parole au centre de...
Africultures en partenariat avec Théâtre Paris-vous offre 3 places à gagner pour la représentation du 22 mars 2007 à 21h. N.B : Chaque place gagnée est valable pour 2 personnes.

infos: http://www.theatre-paris-villette.com


Le spectacle « Essuie tes larmes et tiens-toi debout !» a été conçu dans le cadre de la mémoire du génocide des Tutsi perpétré au Rwanda en 1994 et de la lutte contre l'idéologie génocidaire qui continue à être diffusée aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur du Rwanda et contre le négationnisme et le révisionnisme. « Essuie tes larmes et tiens-toi debout ! » est un spectacle total, c'est - à -dire qu'il est ouvert à tous les arts. Il est en effet composé de récits lyriques, de théâtre didactique, de monologues pathétiques, de chants de deuil et de danses de l'espoir, destinés à raconter de façon artistique l'histoire du Rwanda, à évoquer les horreurs du génocide, à expliquer la genèse de l'idéologie qui l'a engendré, à décrire ses effets traumatiques aussi bien sur les rescapés que sur les bourreaux, à consoler les éprouvés et à réconcilier le peuple du Rwanda avec lui-même. Il sortira au Canada en avril 2007, avec la Troupe de Théatre IZUBA!

Sorties 2006:

"Un Dimanche à Kigali": La comédienne française d'origine sénégalaise Fatou Ndiaye est restée sans voix, samedi soir, à la réception du prix d'interprétation féminine (meilleure actrice) que lui a décerné le jury de la 6é édition du Festival international du film de Marrakech (Fifm).

Appelée sur la scène de la grande salle du palais des Congrès de Marrakech, qui a abrité le Fifm (1-9 décembre), Fatou Ndiaye, native de Saint-Louis mais vivant en France, a essayé en vain la moindre réaction à ce prix qui récompense le rôle qu'elle a incarné dans le long-métrage canadien «Un dimanche à Kigali». Ce film retrace l'histoire d'amour d'un journaliste et cinéaste québécois (Luc Picard) envoyé au Rwanda pour faire un documentaire-reportage sur le sida, qui tombe amoureux de Gentille (Fatou Ndiaye) une serveuse de l'hôtel où il réside.

Il se sert de la menace de plus en plus lourde du conflit allant éclater d'un jour à l'autre, comme toile de fond à cette aventure amoureuse où le temps et les circonstances jouent contre les amoureux. Gentille, le personnage incarné par Fatou Ndiaye, est une femme désirée par tous les hommes qui la voient, l'entourent ou la pratiquent et qui finira par être violée, défigurée par les génocidaires qui assouviront pour ainsi dire des désirs si longtemps contenus. Visiblement surprise et très émue de cette récompense, Fatou Ndiaye a par la suite fait part à la presse de sa fierté de recevoir ce prix. Elle a également renouvelé, à l'occasion, son amour pour Marrakech et son festival.

"Kigali, des images contre un massacre": sortie en salles le 15/11/2006; projections de presse les 21/09 à 13h, 3/10 à 18h, 18/10 à 13h et 2/11 à 18h au Club Publicis, 133 avenue des Champs Elysées. Lire les documents de présentation sur le site Archives (page filmographie) ICI

Kigali, des images contre un massacre > Juin 1994. Kigali, capitale du Rwanda, est livrée aux massacreurs des milices extrémistes hutu et de l'armée rwandaise. Lors de l'attaque d'une paroisse où sont retranchés une centaine de réfugiés, l'auteur, à l'époque reporter-caméraman, est atteint d'une balle à la hanche. Dix ans plus tard, il retourne sur les lieux pour retrouver la trace des éventuels survivants et de ses éphémères « compagnons de route ». A partir de ce fil conducteur, ce film propose une réflexion sur le traitement médiatique et politique de tels événements.

Africultures en partenariat avec Magic Cinéma vous offre 10 places pour la projection du film 'Kigali, des images contre un massacre' de Jean-Christophe Klotz, le jeudi 19 octobre à 20h30. Projection suivie d'un débat en présence du réalisateur. N.B. : Chaque place gagnée est valable pour deux personnes.

infos: http://perso.orange.fr/magic.cinema/resonances_festival2006.html

fiche technique:LIRE ICI

Homeland (21/09/06) de Jacqueline Kalimunda

Un film tiré de J'ai serré la main du diable , mémoires du lieutenant-général Roméo Dallaire, mettra en vedette Roy Dupuis dans le rôle-titre. La réalisation du long métrage a été confiée au Canadien Roger Spottiswoode, créateur de Ripley under ground (2005) et Tomorrow never dies (1997). La rumeur voulait que son compatriote Yves Simoneau en soit chargé.Le tournage de Shake hands with the devil , titre original du film, commencera à la mi-juin à Kigali, au Rwanda.Le drame biographique racontera la difficile expérience du lieutenant-général durant le génocide rwandais de 1994, tel que relatée dans ses mémoires.

Radio-Canada, CBC, The Movie Network, Movie Central et Super Écran, avec la participation de Téléfim Canada et du Fonds Harold-Greenberg, sont associés à la production.

A reçu le prix de la communication interculturelle ex-aequo avec Et si Latif avait raison de Joseph Gaye Ramaka (Sénégal) au Festival Vues d'Afrique 2006, panorama africain et créole, dans la catégorie documentaires.

C'est un film construit et soucieux de l'aspect esthétique, qui souligne le contraste entre l'horreur des faits, la beauté des paysages et la douceur des souvenirs d'enfance et s'inscrit dans le registre de l'histoire personnelle, de l'émotion. En 1994, Jacqueline Kalimunda a vingt ans et vit à Paris, son père est enlevé par des hommes devant chez lui, au Rwanda, il est depuis porté disparu. Dix ans plus tard, la réalisatrice entreprend un voyage à travers le Rwanda jusqu'à la région de naissance de son père. C'est ce voyage à travers « Homeland » qu'elle filme, sous forme d'une quête personnelle ponctuée de rencontres, avec des survivants que la réalisatrice interroge. Ainsi la présence de Jacqueline Kalimunda dans le film est à la fois écoute de l'autre et introspection, sa démarche est ouverte, progressive, s'appuyant sur des questionnements personnels pour répondre à l'histoire, et aussi sur la parole des témoins.
Il s'agit également d'un film qui interroge la répétition de l'histoire, des événements tragiques, la réalisatrice retrace l'histoire du Rwanda en établissant un parallèle avec l'histoire de sa mère, qui a vingt ans lors des premières violences dans les années 1960-63 ; soulignant qu'à chaque génération se sont produits des massacres. Le film reste ainsi ouvert sur l'espoir (inquiet) que la troisième génération saura sortir de ce cycle de la violence. Le cinéma représente ici un moyen d'interrogation de l'histoire et participe d'un travail de mémoire.

 

Rwanda, du documentaire à la fiction: Après avoir présenté dans la Semaine internationale de la Critique son documentaire "Kigali, des images contre un massacre" issue de son expérience personnelle, le reporter de guerre Jean-Chritophe Klotz quitte sa veste de journaliste pour endosser celle de réalisateur de fiction. Il prépare un long métrage intitulé "Les zones turquoises", une référence à l'Opération turquoise menée par la France en 1994 au Rwanda, a-t-il expliqué à l'AFP. L'histoire, "qui se passe clairement au Rwanda pendant le génocide", est celle "d'un jeune homme qui croyait connaître le monde et qui en s'approchant de la tourmente va se brûler et en resortir transformé à jamais". Produit par Les films du poisson, le tournage pourrait débuter en 2007 "si tout se passe bien".

19 mai 2006

A R I

Deux films rwandais intitulés « Goretti » et « Isugi » viennent d'être primés aux 22ème Journées du Cinéma africain et créole qui ont eu lieu du 20 au 30 avril à Montréal au Québec, a établi l'Agence Rwandaise d'Information (ARI).

« Le film « Goretti » a reçu le prix « Images Femmes OXFAM Québec ». Le film « Isugi » a reçu le prix « Images de Femmes-Micheline Vaillancourt ». Par ailleurs, le film « Goretti » sera présenté au Festival International du Film pour la Jeunesse qui aura lieu à Séoul en Corée du Sud en Août 2006 » signale un communiqué émanant de KEMIT, une association sans but lucratif qui réalise des films documentaires sur le Rwanda d'après génocide.

En mettant la récompense « Prix Images de Femmes-Micheline Vaillancourt » au film « Isugi (25 minutes) » de la scénariste-réalisatrice rwandaise Odile Gakire Katese, le Jury souligne que le « scénario de ce film s'attache à nous faire partager les angoisses d'une adolescente et nous fait percevoir que toutes les conséquences du génocide rwandais sont autant de drames individuels », lit-on dans un message envoyé par les organisateurs du Festival de Montréal.

Isugi est une rescapée du génocide de 1994. Plus de dix ans après, sa vie est toujours hantée par le souvenir de ses parents disparus et elle doit en plus faire face au harcèlement de son père adoptif.

Tandis que pour le film « Goretti (13 minutes) » de Diane Igirimbabazi, les organisateurs du Festival déclarent : « Le Jury décerne le prix Image de Femmes OXFAM Québec au documentaire « Goretti » de Diane Igirimbabazi pour la sensualité des images qui confirme une direction photo exceptionnelle. Un film touchant et inoubliable qui a su traiter avec respect la vie au quotidien des orphelins du Sida. Un véritable petit bijou ! ».

Rappelons que les deux films ont été produits dans le cadre des activités de KEMIT, qui a pour devise de « construire un regard personnel sur la réalité et transmettre son message au moyen de l'outil audiovisuel ».

Dans la langue de l'Egypte ancien, le vocable « Kemit » signifie le continent noir ou l'Afrique. Le terme a été choisi pour désigner le nom d'une association sans but lucratif qui consacre ses activités à la réalisation de films sur le Rwanda d'après-génocide

 

Rwanda:

Les collines parlent



Trois fragments de procès devant les tribunaux populaires mis en place au Rwanda après le génocide de 1994. Trois tableaux sobres et tragiques pour dire toute la difficulté de la justice et de la réconciliation face à l'ampleur du drame.

Dix ans après le génocide rwandais qui, d'avril à juin 1994, fit quelque 800 000 victimes, majoritairement des Tutsis, mais aussi des Hutus refusant de tuer, Bernard Bellefroid a filmé trois des 12 000 Gacaca, tribunaux populaires mis en place par les autorités pour juger 500 000 suspects encore détenus. Formées de magistrats désignés en partie par la population pour instaurer "la vérité, la justice et la réconciliation", les Gacaca voient défiler les exécutants "ordinaires" du génocide : des massacreurs de voisinage, qui tutoient les rescapés et les appellent par leurs prénoms parce qu'ils les connaissent depuis toujours. Voici d'abord un homme encore jeune, Obéde, plutôt faraud dans sa chemise rose de prisonnier, qui plaide coupable et demande pardon comme une formalité. Accusé par des rescapés de certains assassinats qu'il refuse de reconnaître, devant un tribunal expéditif où siègent plusieurs de ses parents, il est remis en liberté avec une peine de travaux d'intérêt général. Devant une autre Gacaca, le vieux Gahutu, lui, nie en bloc, affirmant même qu'aucun Tutsi n'est mort dans sa commune. Il est condamné à trente ans de prison, après avoir repoussé toutes les tentatives menées par le juge pour ébranler son mutisme. Troisième et dernier tableau : les juges tentent de convaincre une veuve de pardonner à son beau-frère, qui a tué sous la menace des massacreurs son propre frère ; il sera remis en liberté lui aussi.

Dépouillement éloquent: D'une densité et d'une sobriété extrêmes, ce film produit par Jean-Pierre Dardenne plonge immédiatement le spectateur dans la réalité du génocide et le confronte aux limites - ou à l'impossibilité ? - de la justice. Il expose des situations inverses, d'une juridiction qui méprise ostensiblement les rescapés à une autre où la sévérité est maximale à l'encontre de l'assassin. à travers chacun des tableaux, maintenu dans une distance aussi respectueuse qu'éloquente, c'est toute l'ampleur de la tragédie qui s'impose avec force, mais aussi un travail de libération de la parole, étape nécessaire vers la réconciliation.

Lire l'Article de LIBERATION ICI

Mères Courage

Cette production documentaire de Léo Kalinda relate le parcours et le combat de ces Rwandaises immensément courageuses, qui, après avoir vécu le pire en 1994, ont fait preuve d'un courage exceptionnel dans leur quête de vie et de dignité:« Ces femmes qui ont résisté à un choc inimaginable représentent un exemple remarquable de résilience. Leur message d'espoir est inestimable." Les « mères courage » du Rwanda méritent toute notre admiration. Puisse une large diffusion de ce documentaire servir d'espoir aux êtres opprimés".
"Ils m'ont dit: "Nous n'allons ni te battre ni même te menacer du regard. Nous te tuerons méchamment en te violant."" Athanasie Mukarwego raconte son drame sans rage. Avec courage.

Du 18 avril au 4 juillet 1994, cette mère rwandaise a été violée, devant ses enfants, par plus de 500 hommes. "Sur moi, constamment, je sentais l'odeur de la sueur, de la boisson, du sperme."

Janette a vu sa mère se faire trancher la gorge et couper les jambes. Pour échapper au même sort, elle s'est réfugiée dans les marais. Après la guerre, elle est devenue l'unique soutien de sa famille. À l'âge de 13 ans.

Il y a 12 ans, au Rwanda, un million de personnes étaient massacrées dans ce qui a été le génocide le plus rapide de l'histoire. Aujourd'hui, les femmes qui ont survécu à l'horreur rebâtissent le pays. "Paradoxalement, le génocide nous a aidées", dira Athanasie en parlant des Rwandaises.

Au lendemain de la guerre, certaines de ces survivantes ont adopté plusieurs dizaines d'orphelins. D'autres ont dû travailler pour remplacer les hommes disparus. Elles sont devenues maçonnes, mécaniciennes, députées. Désormais, on reconnaît la valeur des femmes au Rwanda. Et le courage de celles-ci nous réconcilie avec l'humanité.

En fait, et c'est horrible à constater, la tragédie rwandaise n'aura pas eu que des conséquences négatives.

Or, les rescapés de cet été de machettes n'oublieront jamais. Si leur devoir est de panser des blessures, il est aussi de sauvegarder la mémoire d'un drame. Lors de rassemblements, des gens parlent des horreurs qu'ils ont vécues, nomment leurs assassins, replongent sans cesse dans ces souvenirs douloureux. Car la vérité guérit. Plus que tout.

Un dimanche à Kigali

Sortie en 2006: ICI

Le film, réalisé par Robert Favreau, met en vedette Luc Picard, Alexis Martin, Céline Bonnier, Erwine Veche, Fatou N'Diaye, Jean Fayolle, Louise Laparé, Luck Merville, Makka Kotto, Mireille Métellus.

Un dimanche à Kigali raconte l'histoire de Bernard Valcourt, journaliste québécois, un peu désabusé, parti à Kigali en 1993, pour tourner un documentaire sur le sida. À l'hôtel où il loge, il fera connaissance avec Gentille, une serveuse timide, d'une grande beauté. Gentille sert à boire aux diplomates, fonctionnaires, bourgeois rwandais et expatriés tandis que le pays se dirige vers la guerre civile.

Par le biais d'une grande histoire d'amour entre un homme, une femme et un peuple, un dimanche à Kigali nous fera découvrir l'histoire récente du Rwanda et nous aidera à mieux saisir les mécanismes du génocide.

Le film sortira dans les cinémas en 2006. Il s'agit de l'adaptation du roman Un dimanche à la piscine à Kigali de l'auteur québécois Gil Courtemanche. Pour voir les images de ce film, cliquez sur le lien suivant :

Bande-annonce Un dimanche à Kigali

 

Shooting Dogs

Sortie le 8 mars 2006

CRITIQUE sur Metulla

de Michael Caton-Jones, avec John Hurt et Hugh Dancy

Cette histoire est basée sur des faits réels et met en opposition deux personnes : un fervant catholique et un idéaliste. Michael, prêtre catholique anglais, installé depuis de longues années à
Kigali au Rwanda s'est lié d'amitié à un jeune enseignant-coopérant, Joe, dont c'est la première expérience africaine.
Embarqués dans la tourmente des premières heures de l'effroyable génocide rwandais, ils vont vite atteindre les limites de leur propre courage. Leur mission consistait à transmettre le savoir (scientifique ou spirituel), à aider les populations ; mais confrontés à de si terribles événements,
totalement impuissants, incapables de juguler la haine, ils n'ont qu'une alternative : rester et mourir ; ou fuir et trahir.

Le 8 mars prochain sort en France Shooting dogs, deuxième fiction projetée en France sur le génocide rwandais. Réalisé par Michael Caton-Jones, Shooting Dogs prend pour décor l'école technique officielle de Kigali, où quelques centaines de Tutsis, abandonnés par les forces armées internationales, furent sauvagement massacrés…

On reconnaît le Kigali d'avant la guerre, ces cabines téléphoniques improvisées à chaque coin de rues poussiéreuses, ces petits bars regorgeant de Primus et d'Amstel… Dès les premières images, le décor est planté : nous sommes en 1994, dans la capitale du Rwanda. Un jeune professeur coopérant anglais, Joe Connor incarné par Hugh Dancy, s'y trouve là pour enseigner aux jeunes Rwandais de l'école technique officielle, dirigée par un prêtre catholique anglais, Christopher, joué par John Hurt. La vie y est paisible, tout juste dérangée par des nouvelles inquiétantes : une amie journaliste de Joe lui apprend que des massacres ethniques de Tutsis ont eu lieu au stade national, et déjà, des animateurs diffusent sur une radio, qui ressemble à s'y méprendre à la funeste RTLM, des mises en garde contre l'ennemi intérieur… Puis vient le 6 avril : à l'école technique officielle, dans la nuit, les soldats belges de l'Onu apprennent à Christophe et Joe que l'avion du président Habyarimana a été abattu. Quelques minutes plus tard, nous voyons se presser contre les grilles de l'Ecole une centaine de Rwandais, tutsis, venus chercher refuge. Le prêtre hébergera et protégera ces condamnés à mort en sursis, contre les Interamwe que l'on voir rôder autour de l'école. Puis, abandonné par les soldats belges de l'Onu et les parachutistes français, le prêtre anglais tentera d'évacuer quelques enfants, cachés sous la bâche de son véhicule : il y parviendra, mais périra, tout comme disparurent la majorité des réfugiés de l'école technique officielle.

Le génocide montré
Contrairement à Hotel Rwanda, Shooting dogs ne suggère pas le génocide, mais le montre. D'où des images et des scènes de meurtre à la limite du soutenable. Le réalisme de cette fiction est renforcé par le choix du lieu de tournage, Kigali, ainsi que le casting : nombre d'acteurs et de figurants sont rwandais, parfois même survivants du génocide. Shooting dogs, film d'un implacable pessimisme, égrène malgré tout des notes d'espoir, sur fond de tragédie : ainsi, Mary, jeune écolière sauvée par le prêtre Christopher, parvient à rejoindre le Royaume-Uni, et revoie Joe, l'enseignant coopérant. Devenue une belle jeune fille, elle incarne cet espoir de renaissance. Ce qui ne l'empêche pas de poser la question qui hante nombre de Rwandais : pourquoi nous avez-vous abandonnés ?
Jean-Bernard Gervais

Le 11 avril 1994, les soldats de l'Onu quittent l'Ecole Technique Officielle (ETO) à la périphérie de Kigali, où étaient réfugiés plus d'un millier de tutsi, les livrant à leurs bourreaux hutu. Presque tous seront tués. Le film "Shooting dogs" leur est dédié.

A partir de cet épisode réel, le réalisateur Michaël Caton-Jones, qui a choisi la fiction plutôt que le documentaire pour toucher le spectateur et l'émouvoir, livre un film d'une force implacable où l'émotion est toujours présente.

Un prêtre catholique anglais, Christopher, interprété par John Hurt, et Joe, un jeune enseignant coopérant enthousiaste qui a le regard lumineux de Hugh Dancy, sont confrontés à la violence qui s'installe progressivement mais ne s'appelle pas une guerre: il n'y a pas d'ennemi déclaré, les soldats ne pourront tirer que sur des chiens, ce qui donne son titre au film.

L'avion du président Juvenal Habyarimana, un hutu qui, sous la pression internationale, a fait entrer des tutsi dans son gouvernement, explose en plein vol le 6 avril au soir. Les hutu accusent les tutsi de l'attentat. Le processus de haine, planifié de longue date, est déclenché.

Les soldats de l'Onu n'ont pour ordre que de "surveiller" le processus de paix moribond. Le bataillon de l'Onu commandé par le capitaine Delon, qui a installé sa base dans l'enceinte de l'ETO, accepte de protéger les tutsis et les européens qui s'y réfugient mais ne peut rien faire contre les miliciens hutu qui assiègent le bâtiment, armés de gourdins, de machettes et de kalachnikov.

Un responsable hutu, considéré comme le "cerveau du génocide", le colonel Théoneste Bagosora entre dans l'école et essaie de convaincre Christopher de lui livrer les tutsi, prétextant que "c'est aux Rwandais de protéger les Rwandais". Cet officier est actuellement jugé par le Tribunal pénal international d'Arusha (TPIR), devant lequel il nie toute participation au génocide.

Face à ces menaces, Joe fait entrer une équipe de télévision de la BBC pour alerter le monde entier et tenter de protéger les réfugiés. Mais ils ne peuvent qu'assister au départ des Européens emmenés par les forces françaises de l'opération Amaryllis, abandonnant les tutsi à la fureur des miliciens hutu.

Joe et Chistopher n'ont le choix qu'entre partir et sauver leur vie, ou rester et mourir. Le prêtre choisit de rester, sauve quelques enfants mais le paie de sa vie. Le génocide au Rwanda a fait au moins 850.000 morts selon l'Onu, essentiellement tutsi.

"Shooting Dogs", tourné en huit semaines à l'ETO et autour de la capitale rwandaise, s'est enrichi des nombreux témoignages de survivants, dont certains ont participé au tournage du film, rescapés de l'école ou parents de victimes, dont les visages défilent dans le générique de fin. Une musique du compositeur italien Dario Marianelli (auteur de la musique de "Sauf le respect que je vous dois", "Orgueil et préjugés" et "Les frères Grimm") entretient le climat poignant de ce long-métrage de 1H54.

La raison d'être du film est de "témoigner", confie David Belton, producteur et coscénariste, qui se trouvait en 1994 au Rwanda comme journaliste pour la BBC.




Sorties 2005:

"Rwanda, à travers nous, l'humanité."

Ce film belge s'inspire du spectacle présenté il y a deux ans, Rwanda 94, pour faire revivre aux spectateurs, à travers les témoignages de survivants et des images parfois insoutenables, l'odieux génocide. Un film troublant qui nous tire constamment les larmes des yeux.

«Rwanda, vivre la Réconciliation », Documentaire, 2005:.....voir ici

Un court-métrage rassemble six témoins du génocide rwandais

La réconciliation est au centre de ce film qui a été primé par l'assocation internationale de l'audio-visuel chrétien.

Veuve depuis le génocide de 1994, Immaculée vit avec ses six enfants dans une maison reconstruite. Avant la guerre, son appartenance ethnique n'avait aucune espèce d'importance. Peu après l'assassinat du Président Habyarimana, qui a marqué le début du génocide, Immaculée a appris que sa tribu était tutsie, et que son frère aîné (marié à une hutu) aurait à tuer ses proches «restés tutsis». Face à cette menace, elle prend la fuite avec ses cinq enfants, pour accoucher de son sixième dans la brousse. Dans des conditions précaires, et alors que des gens sont battus à mort autour d'eux, ses enfants l'aident.
Le témoignage d'Immaculée, avec cinq autres semblables, a été porté à l'écran dans le film documentaire Rwanda, Vivre la Réconciliation, primé en juillet dernier par l'Association Internationale de l'Audio-visuel Chrétien. Ce court-métrage met beaucoup l'accent sur le pardon et l'importance d'aimer son prochain, peu importe la gravité de ses actes passés.

La réconciliation, un besoin
Le Rwanda, pays déchiré, a besoin de réconciliation. La méthode du Gacaca, largement répandue dans le pays, est une formation contre la violence et une promotion pour la réconciliation, entre les victimes et les meurtriers. Certains privés aujourd'hui de famille et de toit, cherchent à se libérer d'un lourd passés, aux côtés d'anciens détenus, ex-tueurs. Leur meilleur outil de pacification reste la foi en Jésus-Christ, Sauveur inconditionnel, comme ils le proclament. «Il faut résilier notre contrat avec le diable, pour avoir accès au pardon et à la guérison», explique l'un des animateurs de la Gacaca, pendant le film. Aujourd'hui, la Commission Nationale pour l'Unité et la Réconciliation, fondée en 1999, a pour priorité de rendre le peuple rwandais responsable et non coupable, de son histoire, en lui proposant diverses méthodes. Devenir un chrétiens engagé, ou bien participer à des séminaires sur la réconciliation en sont deux. Sur un plan plus général encore, le gouvernement demande de manière pratique, et non théorique, de renoncer au tribalisme, du moins à son interprétation belliqueuse.

Obligation de tuer
Avant 1994, Hutus et Tutsis se disputaient sans relâche la tête du pays. A l'annonce de la mort du Président, atteint dans son avion par une roquette, les militaires hutu prennent le pouvoir en ordonnant à l'ethnie tout entière de libérer leurs terres de la présence tutsie, qu'ils accusent du meurtre. Ceux qui refusent de tuer sont sauvagement roués de coups, voire éliminés. Ce sera donc cent jours de massacre ininterrompu, pour 10000 morts au quotidien. Cette petite république à forte présence chrétienne était l'une des plus peuplées du monde.

Sometimes in April

bande annonce

Rwanda, 2004. Augustin est instituteur. Aujourd'hui, c'est le 07 avril, jour de la commémoration du début du génocide qui fit près d'un million de victimes, dix ans plus tôt. A cette époque, Augustin, soldat Hutu, était marié à une Tutsi. Au matin du 07 avril 1994, et après que, dans la nuit, l'avion du président Habyarimana ait été abattu à Kigali, les milices de l'Interahamwe se mirent à assassiner des citoyens Tutsis et des Hutus modérés. Augustin quitta son poste pour tenter de rejoindre sa famille… Bien qu'il veuille tirer un trait sur le passé, l'ancien soldat a décidé de se rendre au procès de son frère, qui doit se justifier auprès d'une commission du rôle d'incitateur à la violence raciale et criminelle qu'il a tenu en 1994…

Le sujet abordé s'avère très difficile à supporter. Ce massacre est réellement une horreur. Chaque scène est touchante et terrifiante à la fois, et les acteurs font preuve de brio pour interpréter de telles situations. « Sometimes in April » nous offre également un certain nombres d'information sur le suivi international du conflit et se veut particulièrement clair sur les origines de la tragédie. Un film qui permet d'en apprendre plus sur le génocide du Ruanda et qui s'avère extrêmement touchant.



Hôtel Rwanda

bande annonce



 

 

 

Sorties antérieures : Attention, ceci n'est pas une filmographie exhaustive 

JENNIFER DESCHAMPS, «Dieu est mort au Rwanda» 41 mn, Documentaire, 2005.

Rares sont les Rwandais qui ont renoncé à Dieu après le génocide. Ce documentaire leur donne la parole.

Isabelle, Innocent, frère Jean-Damascène.... Chacun à leur façon, ils racontent comment ils ont "perdu Dieu". Innocent, dont la famille a été massacrée dans une église, ne va plus prier le dimanche. Il n'a pas totalement perdu la foi : pour lui, Dieu est encore là "quelque part". Mais il se sent trop en colère pour tourner son regard vers lui... Isabelle, qui, elle aussi, a vu mourir sa famille, livre à la caméra son ressentiment et sa douleur. Ce Dieu qu'elle a supplié de sauver sa famille, ce Dieu qui n'a rien fait, elle le rejette aujourd'hui. "On priait pour qu'on ne nous tue pas. Mais ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi on a attendu tout ce temps-là ; pourquoi on n'a pas cherché à fuir ? On est restés chez nous en attendant que Dieu nous sauve. Et on nous a tués." Pour le frère Jean-Damascène qui a consacré sa vie à Dieu, cette perte constitue un déchirement. "Dieu a fui le Rwanda, lâche-t-il. Des hommes d'église ont participé au péché le plus abominable qui soit sur terre. En qui croire alors ? Où est Dieu alors ?" Il est l'un des rares à briser la loi du silence en vigueur dans la communauté ecclésiastique rwandaise aujourd'hui. Au fur et à mesure que le film avance, le spectateur comprend en effet que ces trois témoins constituent des exceptions. L'immense majorité des Rwandais continue à croire en Dieu. Si beaucoup d'entre eux ont choisi de quitter l'Église catholique, c'est pour se convertir au protestantisme ou aux mouvements religieux émergents : baptistes, évangélistes ou pentecôtistes. Isabelle confie à la fin du film que personne au Rwanda n'ose publiquement prononcer cette phrase : "Je ne crois plus en Dieu."

AGHION Anne, Au Rwanda on dit… La famille qui ne parle pas meurt , 54 min, Documentaire, France, 2004.

BEECKMANS Roger, Nos cœurs sont vos tombes, 75 min, Documentaire, France, 2004.

HAZAN David, GLUCKSMANN Raphaël et MEZEZRETTE, Tuez les tous, France, 85 min, 2003

En 1994, pendant trois mois, le Rwanda bascule dans l'horreur. L'armée Hutu, aidée de miliciens et de civils, va massacrer un million de Tutsi. Trois jeunes réalisateurs français, troublés par le rôle ambigu de la France, ont décidé de mener l'enquête, à la fois au Rwanda et en Europe, pour tenter de comprendre, froidement, les mécanismes qui ont permis la réalisation du dernier génocide du XXe siècle. Investigations, mise en perspective historique, interviews des acteurs et des rescapés de cette tragédie dressent le sombre tableau de l'enchaînement des faits et mettent l'accent sur la passivité de la communauté internationale dans cette affaire.

LAINE Anne, Rwanda. Un cri d'un silence inouï, Documentaire, France, 52 min, 2003.  

NDIAYE Samba Félix, Le Rwanda, pour mémoire , 68 mn, 2003

Le génocide des Tutsi et le massacre des Hutu modérés entre avril et juillet 1994 au Rwanda a fait un million de morts. À l'initiative de Fest'Africa, une dizaine d'écrivains africains se retrouvent en résidence d'écriture à Kigali, quatre ans après le génocide, et brisent ainsi le silence dans lequel les intellectuels africains s'étaient terrés. En mai 2000, à l'occasion de la parution des ouvrages inspirés du génocide, écrivains, intellectuels, artistes - Boubacar Boris Diop (Sénégal), Véronique Tadjo (Côte d'Ivoire), Benjamin Sehene (Rwanda), Nocky Djedanoum, Koulsy Lamko (Tchad) et Yves Simon (France) - se retrouvent au Rwanda pour parler de leurs expériences. "Rwanda pour mémoire" témoigne de leur démarche et de leur tentative de briser le silence des intellectuels africains sur le génocide de 1994.

SILVER Steven, Roméo Dallaire, le dernier des justes , 52 min, Documentaire, Canada, 2002.

GENOUD Robert et KAYIMAHE Venuste, Rwanda. Récit d'un survivant , 52 min, Documentaire, France- Rwanda, 2001.

HUGUES Nick et KABERA Eric, Cent Jours , 100 min, Fiction, couleur, Kenya, 2001.

JENNIFER DESCHAMPS, «Dieu est mort au Rwanda»

CHAPPELL Eric et EL TAHRI Jihan, L'Afrique en morceaux – la tragédie des Grands Lacs , 1h44, Documentaire, France, 2000.

GENOUD Robert, La France au Rwanda, 52 min, Documentaire, France, 1999.

DE HEUXCH Luc, Une république devenue folle, 73 min, Documentaire , Belgique, 1996.

De VILLERs Violaine, Rwanda, paroles contre l'oubli , 55 min, Documentaire, Belgique, 1996.

BRADSHAW Stephen et JONES Elisabeth, The Bloody Tricolor, 55 min, Documentaire, Grande-Bretagne, 1995.

LAFFONT Frédéric, Maudits soient les yeux fermés , 80 min, Documentaire, France, 1995.

BRADSHAW Stephen et JONES Elisabeth, The Bloody Tricolor, 55 min, Documentaire, Grande-Bretagne, 1995.

 

APRES 2010

 

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