Snd ont le plaisir de vous présenter «fiston»





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Monkey Pack Films et SND ont le plaisir de vous présenter

« FISTON »

réalisé par Pascal Bourdiaux
Avec

Kev Adams et Franck Dubosc
Durée : 1h28
SORTIE NATIONALE LE 12 MARS 2014
DISTRIBUTION

SND GROUPE M6

01-41-92-66-66

89 avenue Charles de Gaulle

92575 Neuilly sur Seine Cedex
PRESSE
AS COMMUNICATION / Sandra Cornevaux – Julien Saunier

01-47-23-00-02

8, rue Lincoln – 75008 Paris

juliensaunier@ascommunication.fr
Matériel téléchargeable sur www.snd-films.com

www.facebook.com/FISTONLEFILMOFFICIEL

#FISTON

Twitter :@SNDfilms
L’HISTOIRE
Depuis qu’il a 7 ans, Alex n’a qu’une obsession : séduire Sandra Valenti, la plus jolie fille d’Aix en Provence et, à ses yeux, la plus jolie fille du monde. Aujourd’hui, il lui faut un plan infaillible pour pouvoir enfin l’aborder. Il décide de s'adjoindre les services d'Antoine Chamoine qui presque 20 ans auparavant, a séduit Monica, la mère de Sandra.


Pascal Bourdiaux
Fiston, comme son titre semble l’indiquer, est-il une comédie sur la filiation ?

Le père du jeune homme incarné par Kev Adams est absent tandis que le personnage joué par Franck Dubosc est un père qui s’ignore, il n’y a donc pas de relation père fils directe. On peut parler pourtant d’une forme de filiation entre Antoine et Alex dans le sens où l’aîné va finir par prendre soin du plus jeune comme s’il était son fils. Mais je crois qu’il s’agit avant tout de transmission. Elle s’effectue d’une génération à une autre, Alex devant faire face aux mêmes problèmes qu’Antoine vingt ans plus tard. Fiston est d’ailleurs un mot qui n’est pas forcément employé par un père, mais par quelqu’un de plus âgé, de protecteur.

Le conflit générationnel est justement un ressort comique très présent dans le film.

Oui parce que c’est souvent un choc. Dans sa voiture, Antoine met une cassette de Piaf dans l’autoradio. Or Alex ne sait même pas ce qu’est une cassette, alors Piaf… Ce qui est intéressant à dire c’est que les plus jeunes apprennent évidemment des adultes, qu’ils se construisent dans cette opposition avec eux, mais qu’on apprend beaucoup aussi de nos enfants. Ils nous rééduquent, nous aident à ne pas être largués. A condition d’être à leur écoute bien sûr.
Fiston n’est-il pas une sorte buddy-movie ?

Oui, car il s’agit d’un tandem classique de cinéma fondé sur l’antagonisme de deux personnages dissemblables qui se rencontrent et vont vivre ensemble une aventure. Et comme dans pas mal de buddy-movies, on devine assez rapidement, en dépassant les a priori, qu’ils ont beaucoup plus que prévu en commun.

Comment définiriez-vous Alex et Antoine, vos deux personnages principaux ?

L’un vit seul avec sa mère. Il traverse l’adolescence en se créant des amis virtuels, de petits robots qui peuplent sa chambre. Il a un look et une coupe de cheveux « has been », personne ne lui adresse la parole. Il est enfermé dans une obsession : son amour pour Sandra. Mais comment la séduire ? L’autre s’est coupé du monde à cause d’une histoire d’amour qu’il a vécu, vingt ans plus tôt, avec justement Monica la mère de Sandra, et dont il n’a pas réussi à se remettre. Il est planqué derrière la montagne où il habite, planqué encore derrière sa barbe de Robinson qui dénote également une forme de laisser-aller. Ce qui était intéressant c’est de montrer la rencontre forcément explosive de ces deux solitudes, de ces deux personnages dont on fait la connaissance alors qu’ils sont au creux de la vague.

Le rire naît parfois de thèmes difficiles, la différence, l’absence de communication, les douleurs liées à l’adolescence. Est-ce le propre d’une comédie pour vous ?

La comédie c’est de la tragédie plus du temps, une forme de recul. C’est Woody Allen qui l’a dit, pas moi. Je voulais qu’on puisse rire de choses graves mais surtout que les personnages soient le plus crédibles et le plus réaliste possible, qu’on se dise qu’ils existent dans la vraie vie. Alex et Antoine ne sont pas des loosers, ils représentent le commun des gens. Ils sont juste en manque affectif et d’une tendresse terrible.
Ne sont-ils pas quand même des loosers dans le domaine de la séduction ?

Bien sûr, mais d’où cela vient-il ? Je crois surtout, et j’y crois fondamentalement, que nous sommes plus équilibrés, plus forts, dans une vie amoureuse à deux que seul. Leurs maladresses, leur pseudo beauferie, leurs échecs cuisants, tout cela est extrêmement lié au fait qu’ils sont mal dans leur peau. Ils tentent de survivre comme ils peuvent parce qu’ils ont tout simplement perdu confiance. Et tout cela les place forcément, comme n’importe qui, en état de faiblesse.
Petit à petit, les personnages se transforment. La métamorphose est-elle une thématique qui vous est chére ?

Rien de plus intéressant que l’évolution d’un personnage confronté à des événements. Les miens s’apprivoisent, tentent, se plantent et finissent par s’épanouir. Concrètement, les coiffures, le maquillage, le look évoluent également sans que cela se voit trop  : Franck et Kev, au fil du film, deviennent de plus en plus beau, parce que l’amitié, l’amour et le bonheur rendent beau. Il me semble que c’est aussi ce qui passionne et ce qui touche le spectateur, de voir naître ou renaître un personnage.
Comment avez-vous choisi Franck Dubosc et Kev Adams ?

J’avais envie de travailler avec Franck depuis longtemps. J’avais adoré sa composition dans Incognito. J’avais le sentiment que nous pouvions créer un personnage qui tranche avec ce qu’il fait habituellement, que cette histoire était écrite pour lui. Franck est un acteur ultrasensible, un énorme bosseur très à l’écoute qui cherche en permanence et qui propose énormément de choses au quotidien. Kev avait déjà été pressenti par la production. Je le connaissais moins. J’ai regardé les premiers épisodes de Soda. C’était son premier grand rôle au cinéma et il est de toutes les séquences. Kev a été une véritable découverte. Ce garçon est un comédien né qui percute très rapidement et qui a une présence rare pour un jeune homme de 22 ans. Je crois savoir qu’il a beaucoup stressé le premier jour, qu’il n’avait pas dormi la nuit précedente, mais cela ne s’est pas vu. Au contraire, j’ai vraiment eu le sentiment d’assister à la naissance d’un grand acteur.
Le fait qu’ils viennent tous les deux de la scène, qu’est-ce cela a apporté de plus sur un tournage ?

Une force de propositions que j’ai adoré. Dès la lecture du scénario que nous avons faite en commun avec l’auteur, Daive Cohen, durant trois jours, Franck et Kev ont commencé à nous faire des suggestions qui ont renforcé le texte. Leur apport a été le même durant le tournage. Franck proposait des vannes à Kev et Kev n’était pas en reste non plus. Ce partage sincère, sans problème d’ego, était forcément enrichissant d’autant plus qu’il nourrissait les liens entre leurs personnages. Et il faut reconnaître que leurs déconnades permanentes ont créé une ambiance très, très joyeuse sur le plateau.
C’était le dernier rôle de Valérie Benguigui avant sa disparition. Comment aviez-vous construit le personnage avec elle ?

Je n’imaginais personne d’autre qu’elle dans ce rôle. Valérie a adoré ce personnage de maman très protectrice parce qu’elle s’y retrouvait totalement. Elle aimait beaucoup le côté cash de cette mère qui se bat seule depuis toujours, ses frustrations qui débordent parfois, le rapport frontal et souvent obsessionnel qu’elle a avec son fils et qui créé de nombreuses situations comiques.
Le film lui est dédié et se termine sur un fou rire en bonus générique…

Ce four rire entre Valérie et Franck a duré presque deux heures. Nous avons décidé d’en montrer quelques minutes parce que c’est ce que Valérie incarnait. Elle était la joie de vivre personnifiée. Je savais qu’elle était malade mais cela ne s’est jamais vu. Elle rigolait tout le temps, elle était très chaleureuse.
Pourquoi avez-vous choisi Nora Arnezeder pour incarner l’objet de tous les fantasmes du jeune Alex ?

Pour le rôle de Sandra, j’avais envie d’une beauté implacable. Nora, outre le fait qu’elle soit une excellent actrice, était la personne idéale : on la voit une fois, on comprend tout de suite pourquoi Alex est raide dingue d’elle. J’aime ce côté un peu froid qui la caractérise et en même temps cette impression de grande fragilité qu’elle peut dégager.

Pour quelles raisons avez-vous demandé à Helena Noguerra d’incarner sa mère ?

Elle est souvent étonnante de fraicheur et elle m’avait totalement bluffé dans l’Arnaqueur. Helena est une comédienne formidable dont, il me semble, on exploite pas assez le talent. Son rôle dans Fiston est un peu un contre-emploi puisqu’elle incarne Monica la maman, pharmacienne très sérieuse, de Sandra. J’avais envie qu’on sente qu’elle est légèrement rigide dans ses relations avec sa fille mais que sous des dehors un peu « cliniques » sommeille encore la bombe qu’elle a été vingt ans plus tôt.
Que vouliez-vous raconter au fond, qu’on a besoin de modèles pour se construire et trouver sa voie ?

Ce n’est pas seulement une question de modèle. Le plus jeune prend des leçons mais l’adulte aussi car il se retrouve en lui. Le parallèle entre les deux histoires était amusant à montrer. Mais surtout, c’est l’échange qui compte et comment, à travers cet échange, ils sont plus forts et plus heureux, comment ils se redonnent mutuellement goût à la vie.
Kev Adams
Quelle a été votre réaction à la lecture du scénario de « Fiston » ?

J’ai eu immédiatement envie de participer à ce film. Premièrement parce qu’il s’agissait d’un rôle écrit un peu sur mesure pour moi par Daive Cohen avec qui je travaille depuis quelques années. J’y retrouvais exactement ce que j’avais envie de faire au cinéma : incarner quelqu’un de mal dans sa peau qui est à la recherche de son identité et qui va finir par la trouver. La seconde raison pour laquelle j’ai été emballé c’est que j’avais envie de me confronter à un acteur installé dans le paysage du cinéma français, envie de créer un vrai choc de générations. J’ai toujours adoré les duos comiques proposés par le cinéma, notamment celui formé par Gérard Depardieu et Pierre Richard qui a marqué mon enfance.
Connaissiez-vous le travail du réalisateur Pascal Bourdiaux ?

Quand j’ai su qu’il allait mettre en scène Fiston, j’ai évidemment regardé Le Mac, son premier long-métrage, dont j’ai pensé beaucoup de bien. J’ai été séduit par sa façon de mettre en scène. Lui aussi, de son côté, s’était intéressé à mon travail ce qui m’a fait, bien sûr, très plaisir. C’était une forme de respect mutuel qui a présidé tout le tournage.
L’idée de vous retrouver, pour votre premier grand rôle, face à Franck Dubosc qui exerce le même métier que vous sur scène, était-elle rassurante ?

Totalement, et aussi très motivante. Franck a beaucoup d’expérience alors que je suis un très jeune comédien ; cette rencontre m’a donc permis d’apprendre beaucoup. Franck adore partager ce qu’il a vécu, ce qu’il vit, ce qu’il aime ou pas. J’étais évidemment friand de toutes ses anecdotes et très à l’écoute de ce qu’il pouvait dire sur les scènes que nous jouions.
Comment définiriez-vous, Alex, votre personnage ?

C’est un jeune homme qui s’est réfugié dans l’amour qu’il a pour cette jeune fille, Sandra. Il est tellement obsédé par elle que tout le reste s’est effacé et qu’il a un peu oublié de vivre. Il n’a pas de vie sociale, pas d’amis, il parle peu avec sa mère, on comprend que son père est parti très tôt. Il a eu un coup de foudre très jeune pour elle, il l’a suivie de classe en classe et il se réveille alors qu’il est à la fac. Il veut passer à l’acte. C’est un personnage très intéressant car il est totalement dans l’air du temps. Je pense ici à tous ces jeunes ou moins jeunes qui s’enferment, sur internet, dans une forme de solitude.
Il y a tout au long du film une évolution physique importante du personnage qui va vers l’épanouissement mais il part de loin. Est-ce gratifiant pour un acteur de 22 ans de s’enlaidir, ou est-ce difficile ?

Je suis humoriste. Cela m’est égal de me déguiser, de m’enlaidir, d’être ridicule. Au contraire, plus je suis moche plus je trouve ça drôle. Je ne me trouve pas particulièrement beau donc il me semble que Pascal Bourdiaux n’a pas eu beaucoup d’efforts à faire pour m’enlaidir : une sale coupe de cheveux, quelques boutons et le tour était joué. Et puis, quand vous êtes moche cela vous ôte toute inhibition face à la caméra. Est-ce que je suis bien, est-ce le bon angle, est-ce que ma peau brille ou pas ? Vous ne vous posez plus ce genre de questions, vous êtes moche, point. Il ne vous reste plus qu’à jouer et à tout donner.
Quelles indications vous avait données Pascal Bourdiaux ?

J’ai beaucoup travaillé avec une coach qui est une de ses amies. Pascal m’a alerté très rapidement : « ce personnage a quasiment été écrit pour toi, plus tu vas vouloir aller le chercher loin moins tu le trouveras. Cherche en toi, propose, je ne t’imposerai rien. » C’est ce que j’ai fait pour la coupe de cheveux du début, pour certains délires par la suite. Pascal est un super partenaire, quelqu’un de très doux qui installe un climat de confiance avec les acteurs ce qui est forcément bénéfique au film. Mais il sait aussi exactement ce qu’il veut. J’avais très envie, par exemple, d’être dans l’énergie du one man show, un peu exubérante, mais il m’a canalisé très vite en me faisant comprendre que cela allait nuire à l’évolution du personnage.
L’adolescence est un thème que vous avez beaucoup exploré sur scène et à la télévision. En quoi est-ce différent dans ce film ?

« Fiston » est l’histoire d’un jeune homme pas celle d’un ado. Enfin, il est dans une fin de crise d’adolescence un peu tardive, mais il n’est plus sous l’autorité parentale. Il est seul dans sa tête.

On sent qu’il en veut à sa mère, qu’il a eu envie de lui parler mais qu’il ne le fera plus. Il veut devenir l’homme qu’il a toujours rêvé de devenir mais pour cela il doit régler le problème avec cette jeune fille. Ce que j’ai pu raconter jusqu’à présent, sur scène par exemple, concernait strictement les problèmes d’adolescence, ceux des 15-20 ans. « Fiston » touche plus les jeunes adultes d’autant qu’il est très rare qu’un adolescent reste amoureux de la même personne aussi longtemps, on est très volatil à cet âge-là. Le rêve de cette Sandra à qui il n’a même jamais adressé la parole est plus un rêve d’adulte. Le film ne respecte d’ailleurs pas les codes du teen-movie dans lequel tout se termine bien.

Disons que « Fiston » est un film passerelle entre l’adolescence et l’âge adulte.
L’un des ressorts comiques du film ne naît-il pas surtout dans l’opposition des générations ?

Nos deux personnages se chambrent beaucoup concernant leur âge. Franck et moi avons adoré faire ça sur le plateau mais aussi en dehors. Nous nous sommes immédiatement installés dans ce conflit générationnel. Nous avons commencé dans le train, carte jeune contre carte vermeille. Tous les soirs, je frappais à la porte de sa chambre d’hôtel et je lui criais : « on va en boite papy ? ». Mais la relation était belle et cela se ressent dans le film. Ils se moquent sans cesse l’un de l’autre, mais il n’y a jamais de méchanceté entre eux. On devine que, très rapidement, ils s’aiment beaucoup. C’est, je trouve, une véritable histoire d’amitié montrée avec finesse. Rien n’est ostentatoire.
Petit à petit on se dit qu’il cherche également un père, un modèle en tout cas…

Bien sûr que chez Alexandre il y a un manque de repères masculins. Quand il demande à Antoine de lui apprendre à draguer, il veut dire « apprends-moi » tout court. Apprends-moi la vie. Il est prêt à tout pour ça, pour se construire. C’est ce qui donne le côté magique à cette relation et touchant au film.
Vous êtes-vous senti à l’aise dans les scènes plus romantiques, dans la scène du baiser notamment, avec Nora Arnezeder ?

Je n’ai pas été plus à l’aise dans ces scènes que dans celles où je dois me faire frapper, encore moins dans celle où je danse et pour laquelle j’ai eu un peu de mal à trouver mes repères par rapport aux caméras. Je le dis franchement, c’est un film qui m’a demandé beaucoup d’énergie pour aller puiser dans des palettes de sentiments différentes. Chaque jour a été difficile, tout était difficile, mais quelle école formidable.
Est-ce que vous partagez avec Franck Dubosc cette envie de vous exprimer au cinéma, de devenir acteur à part entière tout en poursuivant le one man show ?

J’adore la scène, cette possibilité unique de pouvoir parler directement aux gens, c’est une drogue. Mais je voulais être acteur bien avant de penser à devenir comique. Je rêve de cinéma depuis que je suis enfant. Le cinéma c’est magique.
Quels rapports avez-vous tissé avec Valérie Benguigui qui joue votre mère dans le film ?

Valérie était vraiment une femme formidable, quelqu’un de totalement amoureuse de son métier. Valérie était déjà malade et pourtant elle avait plus la pêche que n’importe qui d’autre sur le plateau y compris quand on finissait de tourner à trois heures du matin. Le César qu’elle venait de recevoir pour son rôle dans « Le Prénom » l’avait totalement libérée et avait donné une force inouïe à son jeu. Valérie était enfin reconnue et elle en éprouvait une joie et un plaisir très communicatifs. J’ai eu beaucoup de chance de la rencontrer et de tourner avec elle. Valérie est hilarante dans « Fiston ».

Franck Dubosc
Qu’est-ce qui vous a le plus attiré à la lecture du scénario de « Fiston » et qui vous a donné l’envie de vous lancer dans cette aventure ?

La drôlerie de l’histoire, l’émotion qu’elle suscite, les rebondissements qu’elle comporte. Il est rare de lire un scénario, d’être tenu en haleine et de se dire à chaque page : « tiens, qu’est-ce qu’il va se passer ? » Cela m’intéressait également de me confronter à un jeune acteur, de jouer le plus vieux, disons, pour une fois, le personnage plus installé face au jeune fou. Je n’avais pas imaginé que Pascal Bourdiaux irait aussi loin, que la métamorphose des personnages serait aussi forte, qu’elle se ferait autant physiquement que moralement. Quand je vois le film, je me dis que c’est un rôle vraiment plaisant à jouer.
Comment, justement, avez-vous construit le personnage  d’Antoine face à celui d’Alex incarné par Kev Adams ?

J’étais, au départ, un peu bloqué par l’idée d’incarner ce mec très mature, dominant. Je craignais qu’avec ma gueule de Patrick Chirac, ce ne soit pas évident. Je ne suis pas Jean Reno ou Gérard Lanvin. J’ai laissé pousser ma barbe et cela m’a aidé à entrer dans la peau du personnage ; je me suis mis naturellement à parler de façon plus grave, plus posée. Mais l’histoire voulait qu’Antoine cesse, à un moment, de se planquer derrière cette pilosité à la Robinson Crusoé, qu’il s’ouvre, se dévoile plus. Il a donc fallu que je me rase et pour conserver, malgré tout, un peu de sévérité j’ai eu l’idée de porter des sous-pulls qui me donnent ce côté rigide, un peu coincé. Ce ne sont que des artifices, bien sûr, mais pourquoi ne pas s’en servir ?
Au départ, votre personnage est comme reclus, enfermé dans sa solitude. Qu’est-ce qui a motivé cette mise à l’écart du monde et qu’est-ce qui, profondément, le décide à en sortir ?

Antoine se voyait comme un grand séducteur, une sorte de vedette locale, puisqu’il sortait avec la plus jolie fille d’Aix dont il était vraiment amoureux. Et puis elle l’a planté. Il est meurtri, sûrement triste et, en fait, il a surtout un peu honte. C’est une défaite qu’il n’arrive pas à assumer. Quand, des années après, il comprend qu’il va aider ce jeune homme à séduire la propre fille de celle qu’il a aimée, Antoine voit immédiatement dans cette situation une possibilité de vengeance. Il veut faire souffrir cette gamine, à travers Alexandre, comme lui a souffert. Mais heureusement « Fiston » est une comédie surprise qui rebondit là où on ne l’attend pas du tout.
Est-ce toujours intéressant pour un acteur de défendre un personnage qui tire plus vers le looser, d’oser certaines transformations ?

C’est même ma spécialité. Je n’ai pas un physique de petit gros moustachu. Il faut que je ridiculise un peu mes personnages pour me sentir plus à l’aise et pour les rendre drôles. Enfin, il faut les sauver. Un looser comme Antoine est forcément sympathique s’il retrouve un peu d’humanité. Sinon on peut vite tomber dans l’archétype de l’idiot ou du salaud. Ce qui n’est pas le cas.
D’une certaine façon, vous défendez aussi la figure paternelle, cela a-t-il entraîné une forme de paternalisme vis-à-vis de Kev ?

Cette dimension de père de substitution existe sûrement dans le film mais ce n’était pas l’essentiel de ma préoccupation. Pour moi, Antoine et Alexandre représentent deux générations de tocards un peu perdus. Kev ne m’a jamais fait sentir que je suis son aîné, sauf de façon très positive quand il m’écoutait en tant qu’artiste, et Dieu sait que ce garçon est à l’écoute, qu’il a soif d’apprendre et que c’est une grande force. Je n’ai jamais eu une attitude avec lui qui ressemblerait de près ou de loin à du paternalisme. J’ai plus ressenti le côté mature, expérimenté que le côté papa. Dans ma tête, je suis encore un gamin, je doute beaucoup et c’est parfois Kev qui me rassurait. Quand quelqu’un est à votre écoute comme il l’était on ne se sent pas du tout supérieur, on se sent aimé.
Comment avez-vous trouvé Kev dont c’est le premier grand rôle au cinéma ?

Il est hallucinant de perfectionnisme. Il connaît déjà un énorme succès et il en veut plus. Il a raison. Il a encore le temps de monter bien plus haut. Après il faudra rester au sommet. Kev est en même temps d’une grande fraîcheur, il vit les yeux écarquillés, c’est important. Quand je le vois, je repense à mes débuts mais sans nostalgie. Au contraire, il me donne de la vigueur, comme s’il prolongeait mon envie de réussir. Cela se ressent dans le film.
En quoi le fait que vous veniez tous les deux de la scène a-t-il pu nourrir le scénario, les dialogues et le rythme de cette comédie ?

Nous partageons le même sens poussé de la rigueur. Quand vous faites de la scène, vous savez que chaque détail compte, que rien n’est jamais acquis, qu’il faut plaire au public. Kev, qui est très jeune, et pourrait être plus en dilettante, sort en fait du même moule que moi : c’est un bosseur acharné. Nous avons discuté du texte en amont du tournage mais sans jamais imposer notre point de vue. Nous avons émis, lui et moi, des propositions en tenant compte de l’avis de chacun, Kev assurant un peu plus sur la partie « jeune » du film, moi un peu plus sur le rythme. Pascal Bourdiaux et Daive Cohen qui est un auteur d’une efficacité redoutable, ont toujours été, associés à nos réflexions. Sur le plateau, il nous est aussi arrivé d’improviser au cours des répétitions de certaines scènes. Nous gardions ou nous jetions ce que nous venions d’inventer selon ce que Pascal en pensait.
Quel genre de réalisateur est Pascal Bourdiaux, comment travaille-t-il ?

J’avais peur qu’il nous donne systématiquement raison sous prétexte que c’est notre métier de faire rire, mais il ne s’est jamais laissé dépasser par notre enthousiasme d’artistes comiques. Il s’est approprié une histoire dont il n’était pas l’auteur et il nous a laissé apporter ce qu’il aimait de nous sans jamais nous dire ce qu’il n’aimait pas. Il a su me pousser tout doucement à faire certaines choses dont je n’étais pas très sûr et quand j’ai vu ce qu’il avait gardé, je me suis dit que j’avais eu raison de lui faire confiance. Pascal est un être calme et gentil qui nous a donné envie de donner. J’adore travailler avec des gens gentils qui vous font des compliments, qui vous montrent l’amour qu’ils vous portent au bon moment, pas forcément tout le temps.

Qu’est-ce qui est le principal ressort comique du film selon vous ?

Jeune et moins jeune, face à face, la différence était forcément intéressante à traiter, à accentuer parce que cette opposition touche tout le monde. L’opposition, donc le conflit. L’humour vient de là, l’émotion aussi puisqu’on comprend parfaitement que la rencontre de ces deux êtres solitaires et un peu égarés si elle est d’abord un choc frontal et comique va aussi leur permettre d’évoluer très progressivement, de devenir plus heureux.
Il y a, à la fin du film, comme une dédicace, un énorme fou rire avec Valérie Benguigui ? Que s’est-il passé à ce moment ?

Je n’ai rencontré Valérie qu’une seule journée. Nous devions tourner deux films ensemble par la suite. Comment raconter ce qu’il s’est passé au cours de cette journée. Même génération, même sens de l’humour, oui… peut-être que cela nous a rapproché… Mais je dirais surtout que notre relation a été placée sous le signe du magique. Alors, il y a eu cette scène, tournée à deux heures du matin, et quelque chose dans nos regards, une étincelle qui a mis le feu aux poudres pendant plus d’une heure avec toute l’équipe qui patientait et nous pliés de rire, complètement barrés ailleurs. En rentrant, dans la nuit, je me suis dit que j’avais hâte de retrouver Valérie, qu’on allait bien se marrer dans les mois à venir. Elle était irrésistible.


Filmographie de Pascal BOURDIAUX
Réalisateur
FILM TALENTS

34/36 rue du Louvre

75001 PARIS
CINÉMA
2014 FISTON

Producteur : Monkey Pack Films

Réalisateur

2010 LE MAC

Producteur : La Petite Reine.

Scénaristes : Vincent Lambert, Thomas Langmann
TÉLÉVISION
2007-2008 QUE DU BONHEUR

TF1
LES LUIGI’S – Programmes courts pour Canal +
2005-2006 BANDE DE OUF

2ème et 3ème saison

France 2
1999-2004 UN GARS, UNE FILLE

France 2

Sept d’Or Divertissement

UN GARS, UNE FILLE : ON THE ROAD - Documentaire de 52 mn

France 2
PUBLICITÉS
1997-2002 VOLKSWAGEN

Producteur : Bandits Production
ASSURANCES EUROFIL (3 spots)

Producteur : Bandits Production.
YGENA

Producteur: Bandits Production

WEIGHT WATCHERS

Producteur: Bandits Production
CLIPS
1997-2002 Akhenaton « J’ai pas de face »

Producteur : Bandits Production

(Nomination aux Victoires de la Musique).
Eddy Mitchell « J’suis ton hommes de Paille »

Producteur : Bandits Production
Alain Chamfort « Majorettes »

Producteur : Bandits Production.
Busta Flex « J’fais mon Job à plein temps »

Producteur : Bandits Production
DIVERS
2000-2005 DES RACINES ET DES AILES - Générique

France 3
TOP MODELE 2006 - Générique

M6
LES BONNES MANIERES - Générique

M6
STAR ACADEMIE - Générique

TF1
1996-1997 Réalisateur à l’unité Interprogrammes de ARTE

Filmographie de Kev ADAMS
CINEMA
2014

FISTON

Réal. Pascal BOURDIAUX
2013

KIDON

Réal. Emmanuel NACCACHE

LES PROFS

Réal. Pierre-François MARTIN-LAVAL

LES CROODS

Réal. KIRK DEMICCO et Chris SANDERS
2012

RONAL LE BARBARE

Réal. Thorbjørn Christoffersen, Kresten Vestbjerg Andersen, Philip Einstein Lipski

LE LORAX

Réal. Chris RENAUD
TELEVISION

2013

SODA – Saison 3

2012

SODA – Saison 2

2011

SODA – Saison 1
THEATRE

2013

VOILA VOILA

De Kev Adams et Edouard Pluvieux

Msc. Serge HAZANAVICIUS

Bataclan et tournée
2012

THE YOUNG MAN SHOW

De Kev Adams et Edouard Pluvieux, John Eledjam, Mike Quiroga

Msc. Serge HAZANAVICIUS

Olympia
2011

THE YOUNG MAN SHOW

De Kev Adams et Edouard Pluvieux, John Eledjam, Mike Quiroga

Msc. Serge HAZANAVICIUS

Casino de Paris et Palais des Glaces
2010-2011

THE YOUNG MAN SHOW

De Kev Adam et Edouard Pluvieux, John Eledjam, Mike Quiroga

Msc. Serge HAZANAVICIUS

Petit palais des Glaces et Théâtre du temple
SCENARISTE

TELEVISION

2013

SODA – Saison 3

2012

SODA- Saison 2

2011

SODA – Saison 1
THEATRE

2013

VOILA VOILA

Co-écrit avec Edouard Pluvieux
2012-2010

THE YOUNG MAN SHOW

Co-écrit avec Edouard Pluvieux, John Eledjam, Mike Quiroga


Filmographie de Franck Dubosc
Cinéma – interprète
2014 BARBECUE – Eric Lavaine

FISTON – Pascal Bourdiaux

2013 SMS – Gabriel Julien-Laferrière

BOULE ET BILL – Alexandre Charlot et Franck Magnier

2012 LES SEIGNEURS – Olivier Dahan

PLAN DE TABLE – Christelle Raynal

10 JOURS EN OR – Nicolas Brossette

2011 BIENVENUE A BORD – Eric Lavaine

LE MARQUIS – Dominique Farrugia

2010 CAMPING 2Fabien Onteniente

2009  CINEMANYann Moix

INCOGNITOEric Lavaine

2008  DISCO – Fabien Onteniente

ASTERIX AUX JEUX OLYMPIQUES – Thomas Langman et Frédéric Forestier

2006  CAMPINGFabien Onteniente

2005  IZNOGOUD - Patrick Braoudé

2004  AU SECOURS J’AI 30 ANSMarie Anne Chazel

2003 LE MONDE DE NEMO – Andrew Stanton et Lee Unkrich (voix de Marin)

1998 TRAFIC D’INFLUENCEDominique Farrugia

LE CLONE – Fabio Conversi

1997 RECTO VERSOJean-Marc Longval

1986 JUSTICE DE FLIC – Michel Gérard et Patrick Bourgue

1985 A NOUS LES GARCONS – Michel Lang

CINEMA – Scénariste
2010  L’AMOUR C’EST MIEUX A DEUX – idée originale

CAMPING 2

2008 DISCO

2006 CAMPING – idée originale

ONE MAN SHOW
2014 A L’ETAT SAUVAGE – Palais des Sports et en tournée

2013 A L’ETAT SAUVAGE – Casino de Paris et en tournée

2010 IL ETAIT UNE FOIS – L’Olympia et en tournée

2009 IL ETAIT UNE FOIS – Palais des Sports et en tournée

2008 IL ETAIT UNE FOIS – en tournée

2006 ROMANTIQUE – Palais des Sports et en tournée

2005 ROMANTIQUE – L’Olympia et en tournée

2004 ROMANTIQUE – Bataclan et en tournée

2002 J’VOUS AI PAS RACONTE ? – Casino de Paris / Olympia / Zénith de Paris et tournée des Zénith

2002/2001 J’VOUS AI PAS RACONTE ? – Tournée francophone

2001 J’VOUS AI PAS RACONTE ? – Comédie Caumartin

2000 J’VOUS AI PAS RACONTE ? – Splendid

1999 J’VOUS AI PAS RACONTE ? – Splendid et Théâtre de dix heures

Liste artistique


Alex

Kev ADAMS

Antoine

Franck DUBOSC

Sandra

Nora ARNEZEDER

Sophie

Valérie BENGUIGUI

Monica

Helena NOGUERRA

Elie

Alice ISAAZ

Benoit Legrand

Laurent BATEAU

Alex primaire

Arto BARUSSAUD

Sandra primaire

Emmy STEVENIN

L'étudiant

Marvin BENHAIM

L'étudiante

Eva LEONARD

Le mec à vélo

John ELEDJAM

Anais la pharmacienne

Rebecca AZAN

Fille fast-food

Barbara BOLOTNER

Le serveur restaurant

Gregory DI MEGLIO

Etudiante Claire

Manon GUIDONI

Etudiante Amphi

Doriane BRUNET

Stéphane

Irvin PALLARDY

Directeur de la banque

Jean-François MALET

Le Policier

Arsène MOSCA

Le commissaire

Guy LECLUYSE

La boulangère

Géraldine LOUP

Le boulanger

Fabien BAIARDI

Gigi

Danièle EVENOU

Gigi jeune

Analisa KEBAILI

Liste technique

Réalisé par Pascal BOURDIAUX

Scénario et dialogues Daive COHEN
Produit par Jean-Yves ROBIN et Elisa SOUSSAN

Coproduit par Cyril COLBEAU-JUSTIN et Jean-Baptiste DUPONT
Production executive : Marc STANIMIROVIC, Hervé BELLECH, David GIORDANO

Direction de production : Ludovic NAAR
Casting roles Dany HERICOURT

Musiques originales composée et réalisée par Alexis RAULT
Chef opérateur Yannick RESSIGEAC

Décors Pierre QUEFFELEAN

Costumes Laurence CHALOU
Chef monteur images Florent VASSAULT

Chef opérateur son Dominique LACOUR

1er assistant réalisateur Fabrice CAMOUIN
Une production Monkey Pack Films

En coproduction avec LGM Cinéma / M6 FILMS / SND

En coproduction avec Nexus Factory et Ufilm en association avec Ufund

Avec la participation d'OCS / Ouest Provence

Crédit photo : Mika COTTELLON / Marion MAITREJEAN

Rédaction du dossier de presse : Ghislain LOUSTALOT

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