Les 7 prénoms numériques septénaires Nande





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Les 7 prénoms numériques septénaires Nande

Aspect structurel

Léonard Kambere Muhindo

Licencié en Français - Linguistique Africaine.

Bien des Nande savent qu’il existe des noms d’ordre de naissance que le présent article désigne par Prénoms. Ils sont même des numériques et septénaires, et ce, au regard de leurs combinaisons ainsi que de leurs compositions phonologiques combien septénaires qui caractérisent chacun de ces septuples stéréotypés, noms relatifs au gender. Pourquoi 7 prénoms et non 2, 3, 4, 5 ou 9,10, 12 ? Pourquoi septénaires seulement ? Pourquoi heptagramme ? Qui en serait l’auteur ? Ce texte tente de répondre à ces questions sous l’aspect structurel uniquement.

Prénom, Nande

437

509-525

24 septembre 2010

1 septembre 2009

Introduction


La première partie de cette étude relative au septuple a déjà été publiée sous le titre de : « La symbolique du nombre 7 chez les Nande »1. Elle s’est intéressée plus à l’aspect anthropologique dans lequel on retrouve un élément anthroponymique, en guise d’avant-goût, sous forme d’un proverbe : « Amena n’irinda », traduisez « Les prénoms sont au nombre de 7 »2. Faudra t-il rappeler que cette communauté bantu de la vallée du Nil est située aux pieds du Mont Ruwenzori, autour du Lac Edouard, dans la Province du Nord-Kivu en RDC ? La liste exhaustive de ces 7 prénoms, sinon, de 14 y figure, sans être examinée pour autant.

La présente analyse, qui se veut linguistique, de la sous-branche onomastique, planchera sur ces 7 prénoms qui sont à la fois génériques, numériques et septénaires. Autant, démontrera-t-elle que le septénaire chez le Nande n’est pas seulement l’apanage de l’Anthropologie ni de l’Ethnologie, et encore moins de la Sociologie, mais aussi et surtout, de l’Arithmétique, de la Linguistique, de la Médecine, mieux, de l’Interdisciplinarité.

Pourquoi prénoms et non pas noms, comme croit-on savoir ? Tout simplement parce que, les prénoms, chez les Nande sont définis comme des noms particuliers par lesquels on distingue les membres d’une même famille biologique, ayant souvent, si pas toujours, un même patronyme.

Prénoms, ensuite, car, ce sont des noms donnés par la mère, juste à la naissance même, en puisant sur la gamme préexistante relative aux deux genres que la communauté a bien voulu disponibiliser, selon les circonstances socio-historiques de la personne identifiée et qui forcément, relie l’enfant à sa mère.

Prénoms, enfin, car, ils précèdent les véritables noms propres qui identifient le mieux les individualités et qui sont donnés par le père de famille, selon les circonstances de naissance bien déterminées : joie, peine, bonheur, malheur, patience, surprise, guerre, conquête, victoire, pluie, saison, etc. Puisque les noms sont individuels, les prénoms sont plutôt communs à chaque famille de cette communauté nande, qu’ils caractérisent d’ailleurs.

Mais, pourquoi numérique ? Puisque ces prénoms numérotent, avec une précision scientifique, l’ordre de naissance de chaque enfant né dans une famille, et cela surtout, par rapport à la mère, même du deuxième lit. Pour Pythagore et ses disciples, « le nombre est le principe qui régit l’ordre et l’harmonie de l’univers ». Cette numérotation rigoureuse organise systématiquement et harmonise automatiquement la succession dans la famille, en établissant la hiérarchie, et partant, règle la question du partage ainsi que de la succession tout en évaluant à la fois la progéniture.

Septénaire, enfin, parce que les nombres cardinal et numéral, sont figés en 7. Qu’il s’agisse des garçons ou des filles. L’effectif est donc rigoureusement fixé au septuple. Il apparaît après analyse que, généralement, tous ces prénoms sont phonologiquement composés de 7 lettres dont, 3 syllabes : 3 voyelles et 4 consonnes. Quelle rigueur ! dira-t-on. Ce sont des heptagrammes.

Ces quelques particularités ainsi énumérées, constituent l’essentiel de cette partie à double objet : sémantique et structurel. Pour l’instant, c’est ce dernier aspect fondé sur une formule qui intéressera cette réflexion, surtout qu’il justifie l’originalité ainsi que l’opportunité de cette recherche. La sémantique, peut-être plus intéressante encore, pourra faire l’objet d’une étude ultérieure.

Il ne s’agit pas de chercher à réinventer la boussole de l’histoire, mais, d’observer les phénomènes maîtrisés et de faire observer, avec un œil analytique, sinon critique, les éléments phonologiques constituant les 7, 14, si pas les 28 prénoms numériques nande qui passent pour une particularité dans la vallée du Nil, dans la sous-région des Grands-Lacs africains.

Aspect structurel


Pour bien appréhender ces phénomènes plafonnés au nombre 7, la méthodologie consistera à délimiter les caractères arithmo-structures de ces prénoms. Elle fonde ainsi un objet nouveau, si pas une nouveauté. Il n’est donc pas question de traiter, comme toujours, de patronymes ni d’éponymes, encore moins de teknonymes, et surtout pas d’anthroponymes de circonstance, d’emprunt, très présents dans toutes les organisations sociétales bantu dont les études sont fondées sur l’étymologie et la sémiologie. Il s’agit plutôt de décrypter phonologiquement cette catégorie d’identités stéréotypées qualifiée ici des prénoms qui répondent à la formule de 3 et 7.

La Structure de 7 Prénoms Numériques Septénaires Nande.


La structure des prénoms numériques nande est fondée sur le nombre 7, tandis que l’effectif exhaustif y afférent est arrêté au nombre de 28, soit 7x4. Les différentes versions présentées sont le fruit des locuteurs dans le temps et dans l’espace. Ils sont dictés par plusieurs mobiles dont l’économie linguistique ou encore des messages sociologiques et/ou anthropologiques. Elles entament même la substance structurelle. La version dite originale respecte le caractère arithmo-structurale numérique, alors que les autres versions le négligent.

La variété des préfixes nominaux à travers ces prénoms témoigne de la capacité de ce peuple à dresser le portrait de chaque personne identifiée. Ainsi, exprime-t-elle le degré de plaisanterie ou de courtoisie. Ces préfixes sont autant des diminutifs que des augmentatifs. Ils sont, soit des péjoratifs, soit des majoratifs. On y reviendra, dans l’avenir, avec force détails.

Inventaire des Prénoms Numériques Septénaires Nande


Il est question de relever la liste exhaustive des prénoms numériques nande que les différents prédécesseurs ont dressée partiellement. Ce tableau renseigne donc sur l’effectif de 28 prénoms que prévoit le vieux nande. Les précurseurs en la matière ont occulté certains d’entre eux que ce texte ne peut pas manquer de mentionner. Il s’agit de 7 prénoms suivants : Lusenge, Kambolu, Kiyiro, Kamuha, Kambasu, Katsira-Bwenge et Kalibanda.

Cas des garçons



Dans la version originale, on remarquera un jeu des préfixes dépréciatifs, mais familiers « Ka », l’appréciatif mélioratif « Mu- » et le dépréciatif péjoratif « Ki ». C’est autant dire que l’on s’aperçoit du haut degré de cette organisation sociétale qu’ont prévu les variétés des préfixes. Ceux-ci expriment les relations de plaisanterie, de moquerie, de dédain, de provocation, d’une part, et de l’autre, de vedettariat, de courtoisie et d’excellence. On constatera, que ce jeu des préfixes est manifestement absent dans les langues indo-européennes.

Cas des filles



Il est important de signaler que l’aspect structurel ici signifie, dénombrer d’abord les éléments phonologiques constitutifs de chaque prénom, après avoir fait observer leur classement, selon l’ordre de naissance. Il sera donc question de prouver que cette rigueur d’identification en numérotation septénaire, est un acte réfléchi, une spécificité de comptabiliser les unités segmentaires de ces 7 constituants, afin de se rendre compte si cette façon de faire est préméditée, élaborée ou fortuite, comme l’aurait voulu à travers la Sainte Bible, le Bon Dieu qui « avait tout ordonné avec mesure, nombre et poids » (Sagesse 11,20). Les prénoms génériques et numériques septénaires nande, respectent-ils cette rigoureuse structure d’intention divine comme Imanuel, Gabriel, Michaël, Raphaël et autres Abraham, Salomon, Jéhovah dont les noms sont tous, curieusement, composés de 7 lettres ?

La Structure numérique uniforme.


Phonologiquement, les prénoms nande sont conçus sur mesure, nombre et poids. Ils sont tous génériques (c’est-à-dire appartenant aux deux genres) et limités strictement au nombre total de 7. Les uns sont exclusivement féminins, tout comme les autres sont typiquement masculins. Cette symétrie se conforme à une rigueur scientifiquement structurelle, et cela, d’une manière uniforme, à l’instar d’un théorème ou d’une formule chimique. On a l’impression que la lexicométrie fut depuis longtemps de mise chez ce peuple africain, alors que l’Occident ne la découvrira comme nouvel objet scientifique qu’en 1968 avec P. Guiraud qui a écrit en 1960 dans Larousse : « Problèmes et Méthodes de la Statistique Linguistique ».

Par ailleurs, les prénoms nande sont-ils polysémiques pour autant qu’ils sont à la fois génériques, numériques et septénaires ? Comment les constater ? Le tableau ci-contre illustre bien ces phénomènes sémiologiques considérés comme des éléments mathématicaux prémédités.

En effet, lorsqu’on cite tel prénom dans cette gamme préexistante, celui-ci renseigne qu’il s’agit d’un nom commun de la communauté nande. C’est donc le signifiant qui renvoie directement au signifié ou au double, au triple, si pas à la quadruple signification, entendez, le genre et le numéro d’ordre de naissance dans cette famille, en renseignant en même temps sur la taille de la personne, ainsi que sur la succession déjà organisée. C’est un langage « dénoté » et « connoté », mieux, « codé ». Roland Barthes, l’une des figures de proue qui ont élevé la sémiologie au niveau de la science, aurait dû y trouver le meilleur exemple pour illustrer sa science, surtout lorsqu’on sait que, ces prénoms ainsi que leurs synonymes, ont des nuances qui les différencient les uns des autres dans leurs communautés.

Tableau n° 1 : La série des 7 prénoms numériques des garçons



Peut-on en dire autant des filles ? Le tableau suivant y répond :

Tableau n° 2 : La série des 7 prénoms numériques des filles



Observation faite, le nombre 7 passe pour le fondement du système numérique des prénoms nande, sauf exceptions qui, d’ailleurs, confirment la règle. Il en est de même pour le nombre 3 comme l’élément fédérateur qui caractérise le principe et partant, en constitue une formule syllabique.

On remarquera que les prénoms nande procèdent par préfixation. Le préfixe le plus familier et le plus usité est le diminutif péjoratif « Ka ». Faudra-t-il signaler qu’il est variable, selon les apparences de naissance ou de croissance ! Ainsi devient-il Mu- ou Ki-, selon le cas.

On remarquera également que toutes les 5 voyelles de l’alphabet français sont présentes dans cette langue nande au travers de ces 14 prénoms numériques : a, e, i, o et u. Par contre, on y dénombre 16 consonnes, au lieu de 21, soit : k, m, b, r, l, n, z, j, t, g, s, h, d, b, y, et w. Donc, les c, f, q, v, et x sont visiblement absentes, bien que c (Cimbere), P (Palukuu) et G (KaBuGo) existent bel et bien, mais dans les synonymes.

Par ailleurs, la notion de syllabe relève du domaine poétique, mieux, de l’écriture. On ne saurait savourer les merveilles plurisyllabiques que, si on ne sait pas lire. Or, selon les spécialistes du domaine, entre lire et écrire, le pas est vite franchi.

C’est ici que la tentative de matérialiser cette nouvelle approche fondée sur la fréquence, attribut statistique essentiel, se précise. Il s’agit de prélever la fréquence des nombres répétitifs de chaque phonème numérique considéré dans chaque prénom. Cette fréquence-référence numérique fonde ainsi un objet nouveau : les caractères statistiques des prénoms, comme le souligne P. Guiraud, un des pionniers de la Statistique Linguistique qui innova en 1960, avec les caractères statistiques du vocabulaire dans un texte.

Concrètement, la composition numérique en voyelles et en consonnes de chaque prénom attirera l’attention du lecteur pour en abstraire la quintessence. C’est ici aussi qu’apparaît l’impertinence des prénoms analogiques, donc non rigoureux, opposés aux numériques trop précis et rigoureux, retrouvée uniquement en Afrique des Grands Lacs, du moins jusqu’alors. La logique combinatoire n’y est pas de reste.

Les combinaisons Systémiques des 7 Prénoms Numériques Nande


Chez le Nande, on considère qu’un couple normal devrait mettre au monde le minimum de 7 enfants et le maximum de 14. Ainsi, a-t-on 7 prénoms par sexe, dont l’ensemble donne le double. 7 x 2 atteint donc le plafond dit « omutendere ». Ici le nombre 14 renvoie à la fois tant à la multiplication qu’à la sommation. Ces prénoms obéissent à ce système numérique rigoureux fonctionnant d’une façon stéréotypée. En voici deux cas, parmi tant d’autres.

Cas d’intrusion


Il arrive fréquemment qu’il y ait changement de sexe dans la série septénaire. Celui qui vient opérer cette modification s’appelle « Muhindo » pour un garçon et « Kahindo », pour une fille. Ces sont des « intrus » dans la série. Ce changement, mieux, ce cas flottant, peut intervenir à n’importe quel numéro d’ordre de naissance et fait modifier automatiquement et systématiquement la succession dans la série comme l’indique mieux ce tableau :

Tableau n° 3 : La série des 7 prénoms numériques des hommes avec intrusion d’une fille



On comprend maintenant qu’il n’est pas obligatoire d’épuiser toute la gamme, quand bien même on serait à la fin de la série. L’important, c’est d’atteindre le maximum prévu : 7. Il pourrait arriver aussi que la naissance de deux ou plusieurs filles intervienne successivement dans la série de garçons et vice-versa. Cela également va bouleverser l’ordre automatiquement et systématiquement. Le tableau n°4 qui suit illustre mieux ce propos.

Tableau n° 4 : La série des 7 prénoms numériques des hommes avec intrusion des filles



Bref, un « Kambale » ou une « Kahindo » n’est pas nécessairement un deuxième enfant, mais plutôt un deuxième fils ou une deuxième fille, sinon un nième.

La Combinaison des Prénoms Numériques Systémiques Mixtes


La combinaison consiste à faire le mixage des séries de sexes dans toutes les positions possibles, selon que la progéniture commence par un garçon (+) ou une fille (-), représentée dans ce tableau par les signes positif et négatif : + et -.

La première colonne présente la série des 7 garçons qui se succèdent sans interférence. La 4ème colonne en est l’inverse, tandis que la 2ème et la 3ème colonnes présentent la succession des prénoms de sexes combinés : garçons/filles ou filles/garçons. Les prénoms des filles sont écrits en gras.

Tableau n° 5 : La série des 7 prénoms numériques mixtes



On remarquera, pour la première et la quatrième colonnes, que le modificateur « Muhindo » ou « Kahindo » vient en 8ème position piloter la suite de la série. Il annonce le changement de sexe. Ainsi, après le 7ème, on reprend toute la série, excepté le fils aîné ou la fille aînée, pour la simple raison que le train n’a qu’une seule tête, ainsi dans la philosophie des Nande.

Ces noms d’ordre de naissance signalent aussi bien le sexe de l’enfant que l’appartenance ethnique, où que l’on se trouve. Cette catégorie de nomenclature fait office de recensement des prénoms, mieux, de la nationalité nande. Strictement limités au nombre de 7, ces noms stéréotypés et communs à tous les Nande traditionnels, numérotent scrupuleusement l’ordre de naissance. Ce qui explique le titre « Les 7 prénoms numériques septénaires nande » donné à ce texte.

Par ailleurs, cette façon d’identifier le bébé qui vient de naître a comme rôle majeur d’empêcher tous les curieux et autres jeteurs de mauvais sort, de toucher le bébé dans son berceau, s’il y en avait, sous prétexte de vérifier son sexe, celui-ci étant déjà connu. C’est donc une façon de s’assurer d’une marge sécuritaire sur ce sujet fragile.

On se retrouve donc devant une série de 14 prénoms ou de 7 double, soit : 7 + 7 = 14 = 7 x 2. Cet exercice est un témoignage éloquent qui prouve que le Nande traditionnel savait très bien effectuer les 4 opérations fondamentales, pour autant que le principe voudrait que, quiconque sait additionner sait aussi soustraire, par parallélisme de forme. Il en est de même de celui qui sait multiplier et qui, par conséquent, sait aussi diviser.

Héritage Insensé des Prénoms Numériques Nande


Depuis un certain temps, on assiste impuissant à la désacralisation de la culture identitaire nande. Si tous les noms propres des personnes peuvent être hérités, les prénoms numériques eux ne peuvent pas l’être, pour la simple raison que chaque enfant a forcément un numéro d’ordre de naissance propre à lui, numéro qui peut être bien différent de celui de son père, autant que de sa mère. Si c’est le cas ou non, il peut porter le même numéro d’ordre de naissance que son géniteur. Ce qui peut arriver est à ranger dans les cas de pures coïncidences.

Et quand bien même cela serait vrai, il n’y a qu’un seul enfant, par mère, qui pourrait prétendre à cette probabilité, soit un taux de prévalence de moindre importance. Et là encore, la tradition avait prévu un substitut, sinon, un élément complémentaire « Nga ise », traduisez, « comme son père ».

Avec la règle linguistique de la contraction vocalique a + i = i, « Nga ise » devient « Ngise ». Ainsi, « Kambere Ngise » signifie premier garçon de la famille, comme son père, puisque ayant occupé la même position numérique de naissance que son père. C’est ainsi que la belle-mère du père, par politesse et pour raison des relations d’évitement, ne peut pas prononcer le prénom de son beau-fils Kambere. Elle appelle « Ngise », l’autre étant sous-entendu. Ainsi, il y a lieu d’avoir la progéniture sous cette gamme :

    1e Kambere Ngise

    2e Kambale Ngise

    3e Nzereka Ngise

    4e Kakule Ngise

    5e KaTembo Ngise

    6e Kambusa Ngise

    7e KaTungo Ngise

Aujourd’hui, cette négligence qui frise l’ignorance, entraîne beaucoup de conséquences gênantes et autres confusions ridicules telles Kambere Muhindo. Que cela veut-il dire ? Qu’on est à la fois le tout premier enfant garçon de la mère (Kambere) et en même temps le tout premier fils après une aînée fille (Muhindo) de ladite mère. Comment peut-on occuper les deux numéros à la fois par la même personne, sans passer pour un confusionniste ?

Les « hérésies » de ce genre conduisent aussi à l’identité de type Paluku Tshongo, comme si l’on pouvait à la fois être le premier (Paluku) et le second fils (Tshongo) d’une même mère ou encore Kanyere Kavira, pour dire première (Kanyere) et deuxième fille (Kavira) à la fois.

Or, on sait que le Munande appartient au système patriarcal. Mais, ce n’est pas nécessairement parce qu’on est premier garçon de la famille, même si on est septième, qu’on mérite d’hériter le prénom numérique de son géniteur biologique sans tenir compte de la position numérique de chacun dans sa famille.

Cette observation culturelle nous épargnerait de tous les avatars du genre Masika Katsuva, Kambale Tshongo et bien d’autres Kambere Paluku, Kaswera KaBugho qui font un mélange insolite, et partant, déconcertent tout observateur averti. Il est donc insensé d’hériter ce genre des prénoms ou encore de le faire hériter. On est ainsi fixé.

Le Sort Incertain de la Structure des Prénoms Numériques Septénaires Nande


Lorsqu’on s’intéresse à l’histoire du Munande en RD Congo, on s’aperçoit qu’en 1967, M. Tshongo Lambert, alors élève finaliste à l’Athénée de Butembo, fut proclamé « lauréat » de la Section Littéraire du pays. Puis, plus rien. Les informations en provenance de Kinshasa renseignent que le peuple nande aurait été ciblé par des correcteurs des examens d’Etat, suite à l’identité stéréotypée de ces membres. Ceci pourrait expliquer le fait que cette nomenclature commence à être évitée.

Dix ans après, le Général Katsuva Daniel ainsi que M. Paluku Denis avaient été accusés d’être des conspirateurs du régime Mobutu et auraient été mis aux arrêts pour cette raison. La chasse à l’homme qui portait ce type de prénom aurait, dès lors, été organisée par le régime. A partir de ce moment, aucun parent nande ne veut plus de ces identités fichées. Et ceux qui en ont, s’en débarrassent, car, jugés encombrants, sinon, très dangereux. C’est ce qui aurait sérieusement affecté la survie de ces prénoms d’identités ethniques.

Et même alors, la survivance structurelle des prénoms numériques et génériques nande est toujours douteuse, s’il faut s’en tenir aux usagers qui ne perçoivent pas encore la pertinence structurelle de ces identités particulières reposant sur un fond septénaire.

En effet, avec le modernisme teinté de liberté, certains utilisateurs de la diaspora déforment l’architecture rigoureuse prénominale, soit par plaisir, soit par contagion du milieu. Ainsi, on substitue des diminutifs aux prénoms qui affectent, malheureusement, les valeurs structurelles combien numériques et sémantiques, sans peut-être le savoir, ni le vouloir, en amputant les syllabes et autres lettres qui ne sont pas sans incidence. Par ces innovations, inutiles par ailleurs, on ignore qu’en voulant embellir, on déforme parfois jusqu’à rendre obsolète l’élément fondateur septénaire autant que le fédérateur trois.

Tableau n° 6 : Exemples des prénoms originaux comparés aux abrégés



Ce rappel à l’ordre renseigne que ces prénoms sont porteurs d’un puissant instinct de survie et tout Nande est invité à le savoir, pour mieux le sauvegarder. L’ignorance de ce concept combien précieux ramène facilement à la profanation, au viol, en voulant, certes, faire de l’économie linguistique. Cela est depuis d’application à telle enseigne que l’on ne retrouve aujourd’hui plus de Nzanzu que Kasanzu ; de Mathe que de Kamathe ; de Ndungo que de KaTungo ; de Mbusa que Kambusa.

Bref, actuellement, pour ces cas d’espèce, moins de 10% porte ces homonymes originaux. Autrement dit, on déleste ce patrimoine culturel de sa substance initiale, sans réaliser, en contrepartie, un gain équivalent. C’est ce qui inquiète. « Ce qu’on pleure si fort, ce n’est pas la disparition de l’histoire, c’est ce poids ou l’effacement de cette forme d’histoire qui était en secret » que ce texte tient à préserver. C’est aussi l’expression de ce poids culturel qui fait la fierté et la particularité de toute une entité socioculturelle qu’il faudra à tout prix préserver et conserver.

Il en est de même de multiples cas de synonymes signalés plus haut. Ces synonymes ne tiennent pas compte forcément de la rigueur septénaire qu’observaient les aïeux. Ainsi, affichent-ils des prénoms assimilés sans commune mesure ou encore des prénoms d’emprunt, tels : Paluku, Masika, Kamuha, Kasoki, Kasereka, KanzyaBake, KatsiraBwenge, etc. qui comptent, soit 6 lettres, 8 ou 10, soit encore 13.

On est là devant des euphories précipitées qu’il conviendrait combattre pour ne plus continuer de cautionner cette déstructuration méchante et involontaire qui affecte les éléments trinitaires et septénaires combien fondamentaux. C’est ainsi qu’Aimé Cesaire déclara, à Miami, à l’Université Internationale de Floride qu’ « une civilisation qui ruse avec les indices culturels est une civilisation moribonde ».

C’est peut-être le moment propice de répéter avec Alain Fauka de la Radio France Internationale (RFI), dans sa célèbre émission « Archives d’Afrique » : « Nul n’a le devoir d’effacer la mémoire d’une page d’histoire d’un peuple ; car un peuple sans histoire, est un monde sans âme ».

Moribond ou sans âme, le message passe pour qui veut apprendre et comprendre. Notre rôle a été celui de recouvrer, de partager et de protéger cette culture qui se retrouve aujourd’hui sur une pente raide. Ce rôle est souvent, si pas toujours, téméraire. On en est conscient. Mais, que faire si le prix est de sauvegarder ce que nous avons ou savons encore ?

Justification du nombre 7


Pourquoi ces stéréotypés prénoms sont au nombre de 7 et non de 2, 3, 4, 5, 6 ou 10, 12 etc. ? La réponse n’arrive pas aisément dans ce domaine sans le concours des sciences auxiliaires. Le recours à l’Anthropologie, à la Sociologie, à l’Ethnologie, à la Linguistique et à l’Arithmétique, c’est-à-dire à l’interdisplinarité est vivement souhaité.

Il nous souviendra que le précédent article publié dans cette revue relatif à la symbolique numérique septénaire nande, à essence anthropologique, a démontré suffisamment que 7 est le référent culturel de prédilection de cette communauté. Il a évoqué également l’élément arithmétique septuple comme référence pour justifier la raison de la cause.

En effet, contrairement à la majorité des comptages des langues de l’Afrique subsaharienne qui raffole du système décimal, à l’instar des égyptiens de l’antiquité, et bien d’autres Indiens, Arabes, il existe certaines exceptions qui renseignent sur l’existence d’autres systèmes, dont, par exemple, le duodécimal, le sexagésimal, le vigésimal et autres quinaire et/ou septénaire dont le Nande3.

En dehors du Munande, on retrouve l’expression malinda Biri chez les voisins directs Hunde qui réalisent malinda ma Biri pour dire aussi 14, sans que 7 ne soit nécessairement considéré comme une base arithmétique de la comptabilité ou encore comme système mathématical. Ainsi, l’expression existe pour fixer obligatoirement la dot à 14 chèvres.

Cette proximité géographique, sociologique-ethnographique pousse Jean-Baptiste Murairi à conclure que l’existence de cette pratique numérique identitaire nande est plutôt récente pour autant que Hunde et Nande ont des ancêtres communs, donc une coutume commune, depuis des lustres. « Ces noms représentent l’histoire immédiate de ces personnes et font partie du patrimoine familial, clanique ou ethnique banande, telle une marque génétique, indélébile »4.

Ce que Murairi ne dit pas, c’est que le Kihunde, tout comme la plupart des langues Bantu, a le préfixe verbal ku- à l’infinitif présent et non eri- comme en Kinande. Il ne dit pas non plus pourquoi le système septénaire n’existe pas, ou plus, chez les Hunde. Ces deux différences sont fondamentales pour autant qu’elles soient d’ordre linguistique et mathématique. Méritent-elles d’être balayées aussi facilement ? Une étude approfondie en interdisciplinarité pourrait permettre d’avancer dans la compréhension du sujet. On pourra même évoquer le cas des Luhya du Kenya qui additionnent aussi 7 de 1 et 2 pour dire 8 et 9. Mais, cela ne constitue nullement un système, car, cette langue respecte plutôt le système décimal. On y reviendra ultérieurement dans un article qui y sera consacré.

Mais, comme signalé dans notre précédent article, l’unité de mesure en toute chose chez le Nande, est plutôt le nombre 7, au lieu de 10, 12, 6 ou 5, 4 comme toujours. Ainsi, avions-nous écrit qu’une femme qui parvenait à réaliser la performance de naissance de 14 enfants, soit 7 x 2, était d’office médaillée et exemptée de tout impôt. Car, l’effectif escompté de la reproduction est le septuple.

Aussi, la sémantique de Katungo, du verbe eriTunga=clôturer, ne signifie-t-elle pas que c’est le dernier de la série ? Chez les Mbuza de l’Equateur, on appelle le denier enfant né Matunga. On pourra citer le synonyme de la dernière fille Nzyabake, qui veut dire : il m’en reste très peu (dans la réserve) pour ne pas dire : il n’y en a presque plus ; j’en ai assez ; etc.

A cet effet, en Médecine, plus particulièrement en Obstétrique, dans le cadre du Planning Familial, Maternité et Santé, l’accouchement à haut risque commence à partir du 7ème enfant, dans le cas de la multiparité. « Les facteurs qui influencent les mortalités maternelles néonatales sont :

    1. Grossesses trop nombreuses : > 7

    2. Grossesses trop rapprochées : < 3 ans

    3. Grossesses survenant trop tôt : < 20 ans

    4. Grossesses survenant trop tard : > 35 ans »5

Ce qui intéresse pour l’instant, c’est plutôt « le facteur à haut risque » (AGR) relatif à une primipare (6ème grossesse et suivantes).

Bref, le 7ème enfant est donc une alerte hors cote! Une exception. Il est une chance, sinon le maximum possible. Alors, quelqu’un qui brave ce record, mieux, qui le double, ne peut qu’attirer admiration et félicitation. Donc, le nombre 7, comme chiffre fédérateur du système, constitue l’ontologie du peuple nande. C’est le sacré chiffre, sinon le chiffre sacré. Le recours à ce nombre pour inventorier une progéniture n’est qu’une expression de la manifestation des indices culturels de cette base mathématicale.

En outre, il n’y a pas que la naissance qui intéresse le nombre 7 chez le Munande. La mort y recourt aussi souvent, si pas toujours. Pour agrémenter le deuil d’un homme marié, on organise la danse OmukoBo dont parle feu le R.P. Lieven Bergmans. Cette danse mortuaire « Omukovo (erikova, se succéder), qui a par ailleurs comme support matériel 7 tam-tams, (Cfr. tableau 6) est une danse exécutée après l’enterrement où l’on se sert de sept tambours par leur dimension »6. Cette danse relève d’une haute philosophie de la mort : Dieu a donné, Dieu reprend ; qu’Il soit donc loué (Cf ; Jb 1,21).

Habituellement, ces réjouissances se déroulent pendant deux à trois jours. Si le défunt (ou sa famille) possède beaucoup de biens, elles peuvent durer toute une semaine, soit 7 jours.

Tableau n° 6 : Les noms des 7 tambours de la danse funéraire OmuToBo



On comprendra, dès lors, que le nombre 7 est l’Alpha et l’Oméga de la culture nande. On ne peut qu’y recourir en tout temps et à contretemps.

Observations


Les prénoms nande sont semblables aux « noms premiers » luba, « noms courants par lesquels les individus sont désignés dans la vie de tous les jours, aussi bien dans leur communauté qu’à l’extérieur de celle-ci »7. Aussi, tout ce qui est numérique est-il réputé précis, parfait, rigoureux, digitalisé, codifié par rapport à ce qui est imprécis, archaïque, mécanique, pour ne pas dire, analogique, donc non rigoureux dans sa structure. Pourtant, ces prénoms numériques, semble-t-il, n’existent pas chez les peuples de tradition hellénique ainsi que chez leurs acolytes romains et autres anglo-saxons.

La question que l’on devrait se poser désormais est celle de savoir si la culture nande avait une écriture. Si non, comment pouvait-on ordonner et formaliser l’usage des syllabes sans savoir qu’il existât une famille de lettres communément appelée alphabet et qu’elles sont organisées grâce au comptage des voyelles et consonnes pour en constituer des syllabes uniformes ? Symétriques ?

Pour justifier le degré élevé de cette structure numérique, où les nombres cardinal et ordinal se croisent avec ménagement, on pourra même dresser le graphique des axes des abscisses et des ordonnées, notions algébriques fondées sur le septénaire :

Tableau n° 8 : Les 7 prénoms numériques septénaires en abscisses et ordonnées



Le génie nande réside, à nos yeux, dans le système automatique d’identité fondé sur le nombre 7, comme le signale ce schéma. Ces stéréotypes des prénoms, cette répétition systématique formelle et régulière, ne découlent pas d’un simple hasard, comme on serait tenté de le croire. Il s’agit du fruit d’un dur labeur, d’un savoir réfléchi et ordonné, au regard de la rigueur qui entoure la composition des phonèmes : 4 consonnes, 3 voyelles, 7 lettres, mieux, 3 syllabes obligatoirement, dont le total de 7 + 3 fait 10, le nombre sacré du Pythagorisme8. C’est donc une formule sacrée.

On peut, dès lors, se permettre de dire que les feux du Structuralisme de Lévi-Strauss ou de Ferdinand Saussure s’étant quelque peu éteints tôt, l’heure est aux interrogations de cet abandon précipité, mais, pérennisé chez les Nande. Par contre, ceux de la Sémiotique de Roland Barthes restent toujours entretenus avec tous ces effets dévastateurs dont les différents degrés de significations : Dénotation et Connotation9. Or, ces deux méthodes ou sciences datent du 20ème siècle seulement, par rapport à la tradition millénaire nande, sinon séculaire.

Quoi qu’il en soit, depuis quatre siècles que l’homme Blanc a débarqué à l’Est de l’Afrique et progressé vers le centre, bien des écrits relatifs à la région des Grands Lacs Africains rivalisent de thèmes dans plusieurs publications de revues scientifiques de grande valeur. Curieusement, ces ouvrages et articles ne révèlent pas du tout les spécificités phonologiques du nombre 7 contenues dans la présente réflexion. Même l’ouvrage de référence « Entre les Lacs Victoria, Albert et Edouard »10 du R.P. Julien Gorju qui célèbre le nombre 9 chez les Hima et 12 chez les Ganda, ne mentionne pas l’uniformité syllabique du sacré numérique septénaire, pourtant très présent dans l’aire culturelle circonscrite.

Conclusion


Tout au long de cet article, trois préoccupations ont été relevées, notamment le pouvoir reconnu au gender, bien que le Munande appartienne au système patriarcal. En effet, non seulement parce que ces prénoms sont attribués à la maternité par la mère et à partir d’une gamme prévue par le code communautaire, mais aussi et surtout, parce que ces prénoms sont relatifs à chaque mère, tant dans les liaisons maritales monogamiques que polygamiques, voire des singletons. Ainsi, chacune d’elles a son Kambere. Autant de Kambere, autant de mères.

Aussi, nous avons relevé en le fustigeant le comportement de certains parents qui font de manière abusive hériter leurs prénoms à leurs progénitures.

Enfin, nous avons fait observer que cette identification-numérotation est une des caractéristiques importantes de la prévention sociale. Elle renseigne sur les responsabilités de chacun en cas d’héritage. Mieux, elle règle la question de succession susceptible d’imploser la famille lorsqu’il y a décès d’un parent.

Tout compte fait, chaque prénom nande contient généralement 7 lettres, formant obligatoirement 3 syllabes, dont 3 voyelles et 4 consonnes. La comptabilité de ces prénoms stéréotypés se plafonne forcément à 7 prénoms et par sexe, fonctionnant automatiquement et systématiquement, tout en indiquant la nationalité du porteur.

Cette formule, avons-nous dit, n’a rien d’accidentel. Le Nande l’a certainement conçue à dessein. Peut-être aussi pour contrer les infiltrés afin de sécuriser les siens.

Et quand bien même ce fait serait aussi banal, il y a matière qui incite à la réflexion. Le Père Ghislain Tshikendwa Matadi ne croyait pas si mieux l’écrire : « Quand un fait, aussi banal qu’il soit, se répète, c’est qu’il est porteur de sens. Il doit, dès lors, être soumis au crible de la réflexion et de l’analyse objective pour qu’il ne devienne pas purement un fait banal »11.

Donc, la répétition formelle ou banale des nombres ici récurrents, c’est-à-dire 3 et 7, est à prendre et à comprendre dans ce sens. En statistique, cette fréquence cesse d’être un simple hasard, un cas fortuit, un phénomène banal pour autant que cette répétition, évidence patente, constitue plutôt une règle, voire un théorème, une loi que nous nous permettons de libeller comme suit :

Les prénoms nande sont numériques et septénaires. Au total 7 par gender, ils sont régis par les nombres sacrés 3 et 7 qui donnent 10 au total. Ces septénaires doublés des trinités en tant que principes cardinaux, passent ainsi pour les meilleurs indices du Pythagorisme qui puisse exister comme manifestation culturelle.

1 KAMBERE Léonard, La Symbolique du Nombre 7 chez les Nande, Congo-Afrique (mai 2007) n° 415, pp. 331-354.

2 KAMBERE Léonard, Idem, p. 349.

3 Lire notre article précédent, Congo-Afrique (mai 2008) n° 415, pp. 331-354.

4 MURAIRI Jean-Baptiste, Les Bahunde, Aux pieds des volcans Virunga (RDC), p. 237.

5 Formation des Prestataires de soins en maternité, inédit, Avenue Bangala, Commune de Kintambo, Kinshasa, RD Congo, novembre 2006.

6 BERGMANS Lieven, Les Wanande, Tome III, Une peuplade aux pieds des monts de la lune, éd. ABB, Butembo, RD Congo, 1973, p. 145.

7 Faik NZUZI Clémentine, Les différentes catégories des noms propres des personnes dans la société Luba, in Zaïre-Afrique (novembre 1999), p. 557.

8 BRUNSCHVICG Léon, Le rôle du Pythagorisme dans l’évolution des idées, Hermann & Cie, Editeurs, Paris, 1937, p. 10.

9 Michel FOULAULT cité par Régine ROBIN, Histoire et linguistique, Armand Collin, Paris, 1973, p. 7.

10 R.P. GORJU Julien, des Pères Blancs, Entre les Lacs Victoria, Albert et l’Edouard, Ethnographie de la Partie Anglaise du Vicariat de l’Uganda, Origines, Histoire, Religion, Coutumes, Rennes-Imprimerias, OBETHUR 1920, 365 pages.

11 TSHIKENDWA Matadi Ghislain s.j., « Pourquoi ce recours si facile à la violence ? », in Congo-Afrique (avril 2007) n° 414, p. 228.

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