Avant Propos





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Une nouvelle approche : le festival équitable


Musiques Vivantes

Date de création : 1976, 30ème édition en 2005

Lieu : Parc du Lac de Courcouronnes (91), Ile de France, France

Réseau d’appartenance : Aucun

Organisateur : MJC / CMT de Ris Orangis

Scènes : 3 espaces scéniques en simultané

  • Le Parquet de Bal

  • Le Cabaret

  • Le Chapiteau

+ 1 salon-marché des Musiques et Danses du Monde
Equipe : 22 personnes de la MJC dont 4 du CMT, directeur et service comptable MJC, plus personnel technique intermittent et vacataires accueil.
Ouverture :

  • Période : sur toute une journée, le samedi, en mai en fonction calendrier sauf Pentecôte

  • Régularité : annuel

  • Rayonnement géographique : Régional

  • Nombre de représentations par an : 28 en 2005

  • Clôture programme : fin novembre


Programmation :

  • Genre de festival : Musique équitable

  • Type de programmation: Musiques et danses traditionnelles d’En France et d’Ailleurs

  • Responsables de programmation : M. Jean-Patrick Hélard et Mme Pascale Dauriac

  • Nombre d’artistes invités : 200 artistes environ (28 groupes de 7-8 musiciens)


Activités périphériques :

  • Jeux traditionnels et insolites du monde et des régions

  • Contes

  • Rencontres amateurs de peinture festive

  • Café du Monde / rendez-vous rencontres avec les artistes du Festival


Fréquentation :

  • Nombre par an : 7 000 spectateurs

  • Prix moyen : 16€ en pré-vente pour la journée de 13h à 1h du matin

  • Politique de prix : gratuit pour les moins de 14 ans

Politique de bons de soutien, vendus par carnet de 10 billets à vendre à ses amis.
Budget : 200 000€ hors masse salariale interne.

2.3.1 Commentaires sur le Festival Musiques Vivantes



Le Festival des Musiques Vivantes est un de ces festivals pionniers qui a su évoluer avec son temps pour devenir un incontournable de la saison des musiques du monde. Malheureusement arrêté l’année dernière, il n’en reste pas moins un cas très intéressant à étudier. Manifestation s’appuyant au départ sur le mouvement folk, il s’est petit à petit élargi aux musiques régionales puis à des aires culturelles au niveau mondial. L’aspect le plus marquant de ce festival est sans conteste son positionnement artistique affirmé qu’il a nommé lui-même sous un concept nouveau de « Musique équitable ». Et, au-delà de sa programmation c’est toute une démarche qui en fait un exemple à suivre. Mais si l’artistique apporte reconnaissance et légitimité, un festival reste une manifestation coûteuse qui sans budget ne peut se développer et même exister. Ce fut le cas du Festival des Musiques Vivantes qui dut s’arrêter faute de moyens…
Un concept fort : festival de « Musique équitable »

Cette notion de musique équitable apparue lors de la dernière édition du festival n’est en fait qu’un cadre, donné à une démarche défendue depuis les débuts du festival. L’intérêt ici est cette idée d’équité, ligne directrice qui guide toutes les relations qu’entretient le festival avec les artistes, le public ou les musiques mêmes. Elle se matérialise par une répartition égalitaire des différents répertoires permettant ainsi la diversité culturelle ; un traitement équitable des artistes qui en sont les représentants ; qu’ils soient professionnels ou amateurs, notamment à travers le respect méticuleux du droit du travail ; et enfin, des rapports de collaboration et de convivialité avec les publics. C’est donc ce positionnement artistique engagé qui distingue fortement le festival des Musiques Vivantes de toute autre manifestation.

Un autre aspect distinctif vient de l’orientation de la programmation, essentiellement tournée vers la tradition orale qui privilégie les musiques de fête, de danse, familiales, plus abordables par exemple que la programmation plus intimiste du Festival de l’Imaginaire ou des Orientales de St Florent-le-Vieil. Le festival n’étant pas dans un projet de formation d’un public, ce qui prime lors de cette journée festive c’est le jeu, le plaisir, la convivialité et le sourire. C’est une donnée très importante qui révèle encore une fois la primauté de l’émotion sur la connaissance, et les réelles attentes du public. Et l’équipe pense à juste titre que ce positionnement fort leur a toujours valu d’être reconnu, en particulier par les sociétés professionnelles qui les ont aidés chaque édition de son existence.
Un projet collectif

Collectif par la façon de monter la programmation mais également par le travail d’équipe réalisé tout au long de l’année. En effet, c’est bien sur une co-élaboration du projet que chaque édition a été préparée. Ce collectif de programmation se composait d’une dizaine de personnes, dont des bénévoles, sollicités en fonction de leur centre d’intérêt sur une aire culturelle particulière (musique irlandaise, Mongolie, Afrique, …). Ces trois cercles de consultation permettaient de rassembler des propositions qui étaient ensuite évaluées par des gens qualifiés, pour donner leur aval. Chaque édition impliquait donc un grand nombre de personnes, la programmation devenant le fruit d’un travail d’équipe, porteuse du projet collectif.

Au-delà de la programmation, le festival n’est pas vu comme un événement sans lendemain mais comme un projet avec un avant et un après. Il est en fait le « point d’orgue » d’une année de travail avec toute une équipe de passionnés, militants. Des activités périphériques telles que le travail avec l’école de musique, les concerts annuels, le conseil à la programmation ou encore les tournées prenant place tout au long de l’année. Ainsi, ce projet collectif est l’occasion de mettre en synergie différentes énergies et de profiter de l’expertise de chaque. Car chacun n’était pas forcément à même de pouvoir porter une appréciation sur certaines danses ou musiques. Cela participe aussi de la convivialité du festival.
Un fondement : la participation du public

Quelque chose qui apporte une valeur ajoutée non négligeable à ce festival est l’implication de la population notamment dans la promotion de la manifestation. Comme le souligne M. Hélard, la participation du public « est un des fondements du festival pour qu’il ne soit pas seulement consommateur »53. Ainsi, cette participation active prend forme à travers le bon de soutien à l’événement. Ne fonctionnant avec aucune billetterie, ce bon de soutien permettait d’assister à tous les spectacles pour la modique somme de 16€. Le public était d’autant plus investi qu’« il était lui-même diffuseur de ces bons de soutien auprès de ses réseaux de connaissances ». Par ailleurs, il ne l’était pas uniquement par le bon de soutien mais aussi par le bal, différents parquets de bal étant installés pendant la manifestation. Certains ne venaient que pour danser toute la journée. Ce fondement semble avoir été l’une des raisons de la longévité du festival, la proximité et la convivialité faisant le reste.
Une fragilité économique fatale

Sa faiblesse vint du fait que l’équipe n’a jamais trouvé les financements pour pérenniser les coûts de fonctionnement de la manifestation. Vingt deux personnes travaillaient en intermittence sur le festival et les autres activités de la MJC ; du coup, la structure qui portait l’événement s’est trouvé fragilisée, et c’est le festival qui a du être arrêté. Reposant principalement sur des subventions publiques, le festival dépendait de leur bon vouloir. Et malgré les rencontres avec les structures qui les soutenaient pour les avertir de la situation, la volonté de la majorité d’entre elles d’aider à maintenir le festival, l’une des instances a refusé d’aider davantage et les autres n’ont pas joué de leur poids pour renverser sa décision… Là, on retient la nécessité d’indépendance financière indispensable à la pérennisation d’un festival, le cas du Festival de Martigues, exemplaire.
D’autres caractéristiques méritent de s’y attarder un peu, comme la durée du festival ou la concurrence subie par celui-ci. Dans le débat sur la durée idéale d’un festival, il semble qu’une journée de festival semble trop juste, surtout lorsque l’on souhaite développer des relations que ce soit avec les artistes invités ou le public. C’est sans doute frustrant...

Par ailleurs, le festival rencontrait de plus en plus de difficultés dans le développement de la diffusion, et ce en relation directe avec la concurrence faite par les grosses institutions. Ils avaient de plus en plus de mal à avoir les moyens de faire venir les groupes parce que plus le secteur s’organise, plus les groupes sont chers… De plus, les grosses structures profitaient de leur position pour introduire des clauses d’exclusivité, ce qui limitait d’autant leur marge de manœuvre.
Les enseignements d’un festival comme celui-ci issu de l’éducation populaire sont dans un premier temps qu’il faut concevoir un festival dans des relations de réseau pour dépasser les problèmes de diffusion. De plus, le cadre d’un festival est extrêmement important. On ne peut pas simplement imaginer transposer un événement d’un endroit à un autre, ça ne fonctionnerait pas. « Le festival est un ensemble, ce n’est pas seulement les groupes, c’est un contexte. ». Enfin la force de conviction d’un positionnement affirmé est garant d’une certaine reconnaissance du milieu professionnel et médiatique.
Nuits Métis

« Echanges et rencontres… »
"En Occident, tout est basé sur la verticalité des harmonies. En Afrique, c'est l’horizontalité qui nous intéresse... On n’a jamais vu un monde simplement debout ou couché: c’est la fusion des deux qui fait l’univers". Ray Léma, musicien.
Date de création : 1994, 13ème édition en 2006.

Lieu : Marseille

Réseau d’appartenance : aucun

Organisateur : Association Nuit Métis

Scènes :

  • Parc Le Grand Pavois - Septèmes-Les-Vallons

  • Kiosque à musique - Salon-de-Provence

  • Salle du Bois de l’Aune - Aix-en-Provence

  • Centre social Jacques Brel - Port de Bouc

  • Le Nomad Café - Marseille

  • Collège Izzo – Marseille

  • Théâtre de la Sucrière – Marseille

  • Afriki Djigui Theatri – Marseille

  • Le Kaloum – Marseille


Equipe : 5 permanents

Ouverture :

  • Période : du 18 juin au 1er juillet

  • Régularité : annuel

  • Rayonnement géographique : National

  • Clôture programme : Janvier


Programmation :

  • Genre de festival : Festival de coopération internationale

  • Type de programmation: Musiques d’Afrique de l’Ouest, actuelles, arts de la rue

  • Responsable de programmation : M. Ambrogiani

  • Créations : 2 créations par an


Activités périphériques :

Pendant le festival : Installations plastiques et vidéo

Actions de développement durable :

  • Festival dans le Sahara en Algérie

  • Création du Centre Wakili à Conakry (Guinée)

  • Construction d’une résidence d’artistes à Béni Abbés (Algérie)

  • Développement de carrière du groupe Ba Cissoko

  • Nouveau partenariat avec l’Espace Aréma à Lomé (Togo)

  • Réalisation des chantiers-jeunes internationaux avec ASF (Animateurs Sociaux Urbains Sans Frontières) et le centre social La Gavotte Peyret (Marseille)


Fréquentation :

  • Politique de prix : Entrée gratuite à toutes les soirées sauf la Nuit Métis à 15€ (TR : 7)



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